Jeux vidéo : actu PC et consoles sur le blog Chamboultout

Un peu moins de propagande dans mon Xbox Live. Siouplait-merci.

Posté par Dereck le 03.07.09 à 17:22 | tags : politique et jeu vidéo, propagande, microsoft, xbox 360

Depuis trois jours, le Major Nelson nous gratifie d'un reportage patriotique dans les rues de Bagdad et en Irak. Le constat est gentiment consensuel et rend hommage aux forces américaines basées dans le pays. Les segments filmés par l'équipe Microsoft et proposés gratuitement sur le Live pourraient passer inaperçus s'ils n'étaient pas exactement le type de pull-media propagandiste qu'on aimerait voir remisé au placard.

Ce qui me dérange, c'est de voir traîner ces reportages dans la sélection des segments Microsoft. J'entends les libéraux de base me dire "Personne ne te force à les regarder". Non. Mais rien ne m'oblige non plus à tolérer qu'un programme complaisant et politiquement partial vienne s'imiscer entre deux vidéo promotionnelles. J'ai la "chance" d'avoir écopé d'un XNE américain à cause des réglages de dashboard actifs lors de la mise à jour, de fait, je me retrouve avec les offres et informations américaines.

En fin de compte, cela ne me concerne pas. Ce n'est pas ma guerre et je n'ai aucune sympathie à avoir envers une nation venue réduire une autre en cendres pour des intérêts pétroliers. Toutefois, la plateforme sur laquelle les segments sont diffusés, et leur place dans la hierarchie des médias réduit une guerre bien réelle au niveau d'un bête produit marketing.

Si seulement c'était dans un but critique, voire anti-militariste. Si seulement. La nausée monte quand je vois Nelson et son caméraman traverser un pays ravagé comme s'ils étaient au club Med Tunis, gazouiller comme des pucelles en tirant des rafales de fusil d'assaut. Tout ce qu'il y a de plus beauf dans le fantasme d'une amérique souveraine et conquérante s'étale au fil des secondes.
La mascarade continuera jusqu'au 4 juillet, jour de l'Independance Day américain.

Oui, en fin de compte, cela ne nous concerne pas. Mais en tant que joueurs, devons-nous accepter ce genre d'escroquerie sur le marketplace d'une console ? Qu'en serait-il si chaque région faisait sa propre campagne de (dés)information politique ? Faut-il tolérer que les affinités patriotiques d'un constructeur lui permettent de diffuser de la propagande auprès de ses concitoyens ?

Lectorat, éclairez-moi, éclairez-nous.




Flash Wateufeuk : Shoryuken gériatrique et mémoire défaillante

Posté par Dereck le 03.07.09 à 13:17 | tags : cinema et jeux vidéo, retrogaming, capcom

 

Passé le titre, la déception. Vous vous attendiez à un article de fond sur le quotidien de Gouken, sa poly-arthrite rhumatisante, son incontinence nocturne, la façon dont il a dû accepter sa calvitie. Vous vous attendiez à la chronique d'un vénérable doyen du coup de latte, à un portrait émouvant du maître de Ryu et Ken appuyé par les confessions larmoyantes d'Akuma en caméra cachée.

Et bien que dalle, rien de tout ça.

C'est une excuse pitoyable pour vous sortir de la news de caniveau sur un film pourri. Aliens in the Attic est une comédie familiale américaine du genre stupide-régressif, dans laquelle des extra-terrestres incompétents veulent dominer la terre. En commençant par le grenier de la famille Pearson.
.

.
Vers 1:25 de cet interminable trailer chiant, les aliens plantent une sonde dans deux humains, qu'ils contrôlent comme des robots grâce à une manette. Il suffira qu'un jumeau Pearson s'empare d'un des deux joypads pour que les gags faciles s'enchaînent. Après tout, qui n'a pas envie de voir une grand-mère faire des salto arrière, skater sur une rampe d'escalier et coller un shoryuken bien senti au premier venu ?

Ne répondez pas tout de suite.

Dans l'histoire des exploitations abusives du jeu vidéo au cinéma, Aliens in the Attic est en retard d'environ 18 ans sur la transposition la plus cruelle et la plus drôle qu'on ait pu voir. La mort de Spencer dans le 6e Freddy en 1991 était aussi grotesque qu'elle était inventive.
Tout y est, du game-design rétro aux répliques pour nerd. "I got the Power Glove !" gloussait le grand brûlé.
.

.
Aliens in the Attic n'est qu'un sale scrub. Freddy Krueger Wins. Perfect.







Brèves de Paddle : Naoya Matsui

Posté par Dereck le 03.07.09 à 11:34 | tags : citation, industrie, psp, sony

Naoya Matsui, Directeur du Product Planning de Sony, plot-twister
"Nous avions prévu de lancer un modèle de PSP sans lecteur UMD depuis le tout début. Mais si nous avions simplement sorti le matériel, il n'y aurait pas eu grand chose à apprécier pour grand monde. Nous devions préparer l'environnement propice pour cela d'abord. Des choses comme le contenu transférable depuis la PS3 et le PSN, et le logiciel PC pour gérer les musiques et les films comme Media Go. {...}
Nous voulions la lancer lorsque la distribution de contenu numérique aurait été au niveau de celle du support physique. C'est ce sur quoi nous avons travaillé ces deux dernières années."


Si les arguments de Naoya Matsui semblent plausibles en surface, il faut alors se poser la question de l'UMD comme format imposé puis abandonné, de l'implantation du Blu-Ray face au HD-DVD et toutes ces fonctions accessoires qui sont venues se greffer tardivement sur un noyau malade.
On ne demande qu'à croire Matsui, mais quand on se penche sur la distribution numérique, constate qu'elle n'est toujours pas aussi implantée que les réseaux de revendeurs, et que sa présence n'a jamais dépendu que la bonne volonté de Sony, maître des clés pour le PSN Store.

L'avènement de cette distribution numérique aurait dû se faire en amont, par l'installation d'une technologie pionnière portée par Sony et non pas le forcing d'un format obsolète dès le lancement. A croire que les "conditions propices" se basaient avant tout sur un désamour global de l'UMD.

Il serait par ailleurs judicieux de la part de Sony de s'apercevoir que même si la sortie de la PSP Go est préparée depuis deux ans, il n'est pas obligé de la vendre au même prix qu'une PSP d'il y a deux ans.
Payer plein tarif pour early-adopter une vieille idée, quel bon plan marketing. Ne vous inquiétez pas, ils avaient également prévu depuis le début de passer pour des baltringues.

- Via -




Double Edged

Posté par Dereck le 03.07.09 à 09:22 | tags : indépendant, pause café, jeux flash

Les héros antiques avaient tous quelque chose de tragique. Hercule est mort empoisonné, Achille a été tué à cause de son point faible, Egée s'est jeté dans la mer quand Icare s'est brûlé les ailes au soleil. Le Héros de Double Edged ne peut donc pas être considéré comme un héros antique, déjà parce qu'il est bien vivant, mais aussi parce qu'il n'a aucune faiblesse ni état d'âme. Il a décidé de saisir sa gloire, par la gorge et de lui faire cracher ses 15 minutes de célébrité.

C'est un guerrier grec aux couilles d'acier qui veut se tailler une réputation dans le cadavre de ses adversaires. Et quitte à gagner du Street Cred, il va en profiter pour tataner des légendes de la mythologie grecque, du Roi Midas au Minotaure en passant par Thalos.

Double Edged s'articule autour d'un système de commandes simple qui rappelle énormément Final Fight dans son application. Les coups, le changement d'arme et les prises sont similaires, tout comme l'utilisation du spécial.

La référence n'est pas anodine puisque dès le boot du logo, après que le personnage ait détruit une statue pour y graver Nitrome, le sculpteur arrive et se lamente "Oh my statue". Le "Oh my car" du Bonus Stage de Final Fight est là dès les premières secondes du jeu. Les montures de Golden Axe et les baraques au QI de bulot de Double Dragon sont aussi de la fête.

L'aspect beat'em up d'arcade est renforcé par les power-ups et le cheminement du héros sur une carte arbitraire, du premier boss chétif au boss final. Tout est raccord, sauf peut-être la difficulté, trop légère pour vous écraser d'un Game Over trois baffes et demi avant le dernier stage.

Double Edged ne réinvente rien, mais il suit le cahier des charges du bon beat'em up avec assez de talent pour restituer le plaisir simple de la mandale pixelisée. Vous comprendrez mieux lorsque vous aurez pété les côtes d'un homme-lézard avec un poulet mort.

- Via -




PachterFacts : La Twittersphere Chuck-norrise l'analyste

Posté par Dereck le 02.07.09 à 11:23 | tags : industrie, geek

 

La PachterMania enflamme les tubes de l'interweb depuis hier et la publication du rapport de 200 pages établi par l'analyste de Webdush Morgan Michael Pachter. Les prédictions émises par Pachter ont suscité des réactions amusés, des indignations ou des soupirs d'exaspération suivant la tolérance de chacun. Pour certaines hypothèses en effet, ce ne sont plus les portes qu'on enfonce, mais les mouches qu'on encule.

A la manière des Chuck Norris Facts, les Pachter Facts viennent d'émerger sur le Twitterverse. Le mouvement existerait depuis des mois, mais selon la légende, tout commença par Alex Navarro d'Harmonix, lorsqu'il Twitta : "L'industrie du jeu vidéo a besoin d'un champion comme Pachter en tant que héros internet folk, du genre Chuck Norris ou Jason Statham"
Le journaliste Jared Newman enchaîna aussitôt avec "Lorsque Pachter se retrouve avec un Red Ring of Death, c'est lui qui envoie une boîte à Microsoft"

Il n'en fallait pas plus pour que le meme internet naisse, et que #Pachterfacts s'installe sur Twitter.
Florilège de Pachterfacts,pour ceux qui n'ont pas encore succombé aux sirènes de l'over-sharing :

1 - Nintendo a dû appeler sa dernière console la Wii parce que seul Pachter peut lancer une révolution
2 - Michael Pachter n'obtient pas ses prédictions de Dieu, c'est Dieu qui obtient ses plans de Pachter
3 - Quel que soit le mot que Pachter écrive dans Scribblenauts, il se transforme en or
4 - Pachter a poussé la Dreamcast à sa destruction, personne n'a le droit de projeter ses rêves sauf Pachter
5 - Votre peur ne fait que rendre Michael Pachter plus fort
6 - Michael Pachter est un descendant direct de Cassandre de Troie. Personne ne l'a crue elle non plus.
7 - Michael Pachter était le second tireur
8 - Michael Pachter a tenté de tuer le Metal. Et il réussit.
9 - Les japonais ont plus de 200 mots pour dire "Michael Pachter". Et chacun d'eux est vulgaire.
10 - La seule chose que Michael Pachter ne peut prédire est sa mort, parce qu'il est immortel
11 - Pachter peut, en fait, entrer comme bon lui semble dans le Mordor
12 - Pachter sait toujours quel est l'endroit exact où se trouve Carmen SanDiego
13 - Un jour, Jésus transforma l'eau en vin. Pachter répondit en transformant le Virtual Boy en DS.
14 - L'arrivée de Nostradamus a été prédite par Michael Pachter
15 - Michael Pachter ne joue pas beaucoup, mais quand vous savez exactement ce qui va se passer, la plupart des passe-temps sont ennuyeux


Pour les autres, consultez #PachterFacts.




Brèves de Paddle : The Michael Pachter Marathon

Posté par Dereck le 01.07.09 à 12:39 | tags : industrie, electronic arts, microsoft, sony, nintendo

 

Michael Pachter de chez Webdush Morgan est l'analyste de référence pour l'industrie du jeu vidéo. Il l'est parce que ses prédictions à moyen terme se retrouvent la plupart du temps invalidées par des évènements à court terme et que ses rares prises de position s'affaissent dès qu'on le remet à sa place.

Michael Pachter est un prophète aléatoire nous régale de ses prévisions impérieuses. En ce début de semaine, Pachter a été particulièrement loquace lors du Interactive Industry Report 2009, alors voilà le Top 15 des prédictions établies par Mickey les bons tuyaux :

1 - Le succès de la Wii dépend d'un taux d'adoption plus bas des technologies actuelles type TV HD
2 - La récession globale a aidé Nintendo aux dépends de ses concurrents
3 - La PS2 va perdre à hauteur de 64% toute influence sur les ventes de logiciels vendus
4 - Les ventes de logiciels PlayStation représenteront cette année 31% du volume écoulé
5 - Sony ne sécurisera aucune exclusivité tierce importante cette année
6 - L'industrie du jeu sur mobiles ne fera que doubler ou tripler d'ici 5 ans
7 - Les jeux sur mobiles ne sont qu'une mode
8 - L'intérêt d'Electronic Arts pour les jeux mobiles est mal placé
9 - EA Mobile, GLU Mobile et GameLoft sont voués à être peu bénéficiaires
10 - La WiiHD est un futur inévitable
11 - Les consoles portables vont préserver leur niche sans se faire dévorer par le jeu sur mobiles
12 - Les coûts de dévellopement vont pousser les studios à rentabiliser la current-gen
13 - Les ventes de consoles culmineront en même temps que les ventes de TV HD d'ici 10 ans
14 - Ce qui fera vendre OnLive sera sa fonction video conférence
15 - OnLine en tant que service autonome pourrait échouer s'il n'est pas le prolongement d'un autre service


Voilà de quoi sera fait votre futur. Le futur est un domaine merveilleux mais terrifiant, où les devins se prennent des coups de pied dans les couilles lorsqu'ils osent dire qu'une PSP Go à 249 boules est une arnaque.

- Via et Via -




Japon - Australie - Iran : Le filtrage du web part en vrille

Posté par Dereck le 30.06.09 à 14:42 | tags : gaming société, politique et jeu vidéo, geek, sexe et jeu vidéo

Japon
Suite aux modifications des règles de conduites et des sujets interdits dans les jeux érotiques japonais, plusieurs éditeurs ont décidé de bloquer l'accès de leurs sites aux visiteurs étrangers. Puisque le mouvement de contestation est venu de l'étranger, que le gouvernement japonais a baissé son pantalon, les studios l'ont pris très personnellement et contre-attaquent d'une manière inattendue.

Selon l'avant-propos publié sur le site de Minori, cette démarche vise à nous protéger de contenus pouvant nous choquer, mais aussi à nous faire comprendre que si nous voulons avoir notre dose de lolitas en bondage, il faudra faire pression sur le gouvernement japonais pour rendre aux studios leur "liberté d'expression".
Le message, bien qu'écrit dans un anglais maladroit, se situe entre l'isolationnisme primaire propre au Japon et sa politesse de superficie. Pour nous protéger et protéger leurs intérêts, les studios se referment sur eux-mêmes.

Minori, VisualAntenna et Yuzu_Soft sont les premiers d'un mouvement qui pourrait rapidement s'étendre à d'autres membres de l'Ethics Organization of Computer Software. Le marché de l'Eroge n'a pas besoin de l'occident pour tourner, il n'a pas besoin de son opinion pour sélectionner ses fétichismes. Raison de plus pour lui tourner le dos et poursuivre ses activités en vase clos.

A réclamer la transparence, les moralistes auront obtenu l'opacité. Bien joué.

Australie
Le pays reste un des rares à ne plus classer les jeux une fois qu'ils sortent de la catégorie 15+, mettant ainsi au placard la plupart des logiciels plus matures. Cette situation va se durcir avec un dispositif de filtrage du web que le gouvernement voudrait mettre en place, ne concernant pas que les magasins en ligne, mais toutes les pages dont le contenu ne convient pas au cahier des charges. Cela comprend les jeux en flash jugés trop violents, et les sites qui vendraient des jeux hors spectre du fameux label MA15+.

Alors que les classifications de films vont en Australie jusqu'à Restricted 18+ et X 18+, l'arrêt des classifications de jeux à 15+ pose un autre problème aux joueurs. Le filtre étant établi par le gouvernement, les joueurs majeurs n'auront pas la possibilité d'obtenir un passe-droit et d'accéder au contenu auquel ils ont droit, puisque la classification du contenu vidéoludique restera australo-centré.
En clair, un australien de 30 ans ne pourra plus jouer à World of Warcraft, auquel les autorités ont refusé un classement. Un exemple parmi trop d'autres.

Grâce à cette initiative, le ministre des Communications Stephen Conroy s'est vu attribué une nomination pour le prix de l'Internet Villain, décerné par l'industrie des FAI Anglais. D'autres challengers sont en compétition pour ce prix, dont le Parlement Européen pour sa gestion désastreuse du paquet télécom, et notre cher Président, pour son soutien inconditionnel au projet Hadopi.

Ils n'ont aucune chance. Aucun vieux con réac n'arrive à la cheville de notre Président.

Iran
De quoi les iraniens se plaignent, vraiment ? De la montée d'un extrémisme musulman moyen-âgeux ? D'élections truquées ? D'un Président complètement con et belliqueux, homophobe et raciste ? Ils osent se plaindre d'un blackout total des moyens de communication vers l'extérieur et crient au viol de leur liberté d'expression sous la muselière d'un Etat dictatorial, mais ne savent pas apprécier les bienfaits du régime en place.
Le preuve, si les téléphones portables, les sites de partage vidéo, et les communications via e-mail ou chats sont bloqués par le grand mur de feu iranien, les services de jeu en ligne comme le Xbox Live et les MMORPG ne souffrent pas encore de ces limites.

Franchement, se plaindre d'une guerre civile alors qu'ils ont encore le droit de jouer à World of Warcraft ? Ingrats d'iraniens, leur vie pourrait être bien pire. Ils pourraient vivre en Australie.

- Via, Via, Via et Via - Photo ©Kendall Anderson -




Flash Wateufeuk : Le soldes-ryu-ken d'Harvey Nichols

Posté par Dereck le 30.06.09 à 10:22 | tags : gaming société, geek

La période des soldes a commencé. La conquête du petit top à -40%, la bataille du jean slim à moitié prix seront parmi les récits épiques que les fashionatas raconteront le soir en pansant leurs plaies. Sur la commode et dans le dressing trôneront des trophées arrachées aux mains de "l'autre connasse".

Les soldes sont, lors du journal télévisé, un prétexte pour nous montrer des femmes hystériques qui se glissent sous les rideaux de fer des magasins, une déferlante de zombies affamés de 95% coton - 5% Elasthane. La fièvre consumériste les fait saccager les rayons, s'étriper pour un bout de tissu qu'il faut  posséder avant l'autre.
Pour nous autres gamers mâles, qui apprécions le confort rôdé de nos chaussures devenus chaussons, le port du pantalon qui nous laisse les boules en liberté, ce comportement nous laisse perplexes.

Comme chaque année, je regarde les reportages-marronniers sur les soldes de la même façon que je regarderais un documentaire du National Geographic sur les baleines tueuses. Je suis fasciné par cette combativité lorsqu'il s'agit d'imposer son monopole sur une culotte moche ou une robe mal taillée made in Paki-land.

Harvey Nichols, chaîne de magasins de mode anglaise, a tracé un parallèle entre le comportement de ses clients en pleine frénésie des soldes, et les jeux de combat. Pour faire le teasing de ses remises à 50%, Harvey Nichols a donc affiché des posters évocateurs dans plusieurs villes anglaises, sur lesquels s'affrontent des personnages habillés en Rodarte ou Alexander McQueen.
L'agence DDB de Londres a ici fait preuve d'humour et de dérision pour cette campagne, en mettant en scène l'agressivité des fashion victims.

La réalité est pourtant bien plus sombre. Je n'ai fait les soldes qu'une fois dans ma vie, mais j'y ai vu des choses qu'aucun homme ne devrait voir, des choses qu'on m'a fait jurer de ne jamais dire. J'ai surtout vu des choses hideuses que personne ne devrait accepter de payer un tel prix, même à 70%.

Non, mais vraiment, quoi, les imprimés tartan c'est so 2005.

*tousse*


Je voulais dire "Tiens, j'irais bien mettre une race à ce pédé de Mike Tyson dans Fight Night"

- Via et Via -




Le Combat Libre, tombeur de la Boxe Anglaise ?

Posté par Dereck le 29.06.09 à 14:35 | tags : sport, xbox 360, ps3, sony, microsoft, wii, nintendo

Au printemps 2009, Peter Moore, Président d'Electronic Arts Sports, exprimait ses doutes quant à l'avenir des sports de combat dans le jeu vidéo. "La boxe me parait malheureusement appartenir au passé du combat, et le Combat Libre me donne l'impression d'être le futur du combat. On regarde où va l'attention des gens et c'est quelque chose qu'on surveille de près."
Deux mois plus tard, alors qu'UFC 2009 de THQ sortait, Electronic Arts annonçait officiellement son label Mixed Martial Arts à l'E3 de Los Angeles. La réforme du jab est en marche.


Les Mixed Martial Arts ou Combat Libre sont un sport de combat pluridisciplinaire qui remonte à bien plus loin qu'on ne l'imagine. Après avoir passé trois ans au Japon, l'ingénieur Edward William Barton-Wright revint à Londres en 1898 pour s'entourer de maîtres et y fonder une école d'un nouvel art de self défense.
Sa méthode nommée "Bartitsu", incorporait l'apprentissage du Judo, du Jujutsu, de la savate, de la canne, de la boxe anglaise. Bien que son école ferma ses portes en 1902 faute d'élèves, Conan Doyle avait déjà rendu son concept célèbre en 1901 dans La Maison Vide du Retour de Sherlock Holmes, où Holmes expliqua avoir vaincu Moriarty en Suisse à l'aide de ses connaissances en "Baritsu".

L'idée pionnière de Barton-Wright tomba en désuétude et l'apprentissage de plusieurs disciplines resta pour les athlètes une façon de diversifier leur palette de coups. C'est avec le Pride Fighting Championship et l'Ultimate Fighting Championship que des promoteurs virent l'opportunité d'organiser des combats entre pratiquants de différentes écoles. {...}

- Lire la suite de la chronique sur Flu le Mag -




Michael Jackson's Moonwalker

Posté par Dereck le 29.06.09 à 10:43 | tags : retrogaming, sega, musique et jeux vidéo

Pendant que le monde s'apitoye sur la mort de Michael Jackson et fait de lui un saint après lui avoir craché à la gueule dans les années 90, nous autres gamers allons décider de l'honorer à notre manière.
Michael Jackson's Moonwalker est un beat'em up ultra classique développé par Sega en 1990, soit deux ans après la sortie du film. Suite au carton commercial de la VHS en 1989, Sega vit l'opportunité de faire un portage juteux et conçut le jeu d'arcade Moonwalker.

La borne s'étant peu exportée hors des Etats-Unis, nous ne connaissons souvent que le jeu Megadrive, une version light mais fidèle à l'original.

Moonwalker est sur le plan du game-design un standard dans son genre. On élimine des ennemis, on récolte des enfants kidnappés et à la fin du tableau, on nous guide jusqu'au combat de boss. Le tout se déroule dans des niveaux assez linéaires séparés en trois tableaux. A première vue dans Moonwalker, rien ne sort de l'ordinaire, si ce n'est son contenu profondément wateufeuk.

Michael Jackson corrige les ennemis à coup d'étincelles magiques entre deux "Oooh" suraigus. Son super-pouvoir est un chorus line magique pendant lequel il possède les adversaires pour les faire danser jusqu'à la mort.

Michael est un héros un peu glauque qui va ouvrir chaque porte et écarter chaque buisson à la recherche des enfants perdus. Le sprite des enfants étant tous le même, celui de Katie, on finit par se demander si Michael ne harcèle pas toujours la même petite fille dans tout le niveau jusqu'à ce qu'elle craque nerveusement.

Le point culminant du nimporte quoi n'est pourtant pas atteint quand Bubbles le chimpanzé arrive sur une étoile filante pour vous servir de GPS à boss. C'est lorsque Michael touche en premier un enfant spécial qui le transforme en robot surpuissant. Pas de plaisanteries sur Jordan Chandler, merci.

A l'époque, on avait 10 ans et Michael Jackson n'était pour nous qu'un extra-terrestre dansant, ingame et dans la réalité. Nous allons donc honorer sa mémoire en jouant à Moonwalker. L'homme qui marchait à rebours n'a pas fini de déambuler dans nos souvenirs.

- Via -


Voir aussi :
- Diaporama Les meilleurs clips vidéo de Michael Jackson
- Diaporama Michael Jackson et ses amis
- Diaporama Nerverland, le ranch de Michael Jackson
- Forum dédié à la mort du King of Pop
- Michael Jackson, toute toute première




James Barnett lache les fauves sur les jeux vidéo

Posté par Dereck le 25.06.09 à 13:37 | tags : art et gaming, geek, pc, valve, fallout

 

On avait eu le droit au Pop-Art et au pointillisme, voilà maintenant que le fauvisme s'incruste dans l'univers vidéoludique. Le fauvisme, mouvement pictural éphémère et expérimental, laissa néanmoins son empreinte dans l'histoire de l'Art grâce à son orientation coloriste radicale, son rejet de la profondeur et de la peinture conventionnelle lisse et vernie. De grands aplats de couleurs choisies arbitrairement qui reflétaient la vision du peintre et non pas un pseudo-réalisme dicté par l'académisme.

Le mouvement était d'ailleurs tellement disparate et diversifié que certains historiens de l'Art n'hésitent pas à remettre en cause son existence, préfarant le considérer comme une pensée commune au sein de jeunes artistes au début du siècle, plutôt qu'un réel code pictural uniforme, comme on peut l'appliquer à l'impressionisme.

James Barnett a réalisé des peintures de décors issus de Grand Theft Auto IV, Fallout 3 et Team Fortress 2, en utilisant le style des Fauves. Son postulat repose sur une observation : "Vous avez des équipes d'artistes et designers très talentueux, et vous essayez seulement d'imiter cette bonne vieille réalité ?"

Barnett a exploré chaque jeu pour trouver des points de vue qui feraient de bonnes compositions et les a conservé pour servir de base à ses tableaux. Le pastiche est réussi, le choix des compositions s'insère dans les oeuvres fauves sans dépasser du lot. Entre Port Oakes et Bateaux dans le port de Collioure, cent ans se sont pourtant écoulés.

Fabuleux coup de pub pour Barnett, qui vend son travail, prend des commandes, mais surtout recherche un lieu où exposer. Les historiens de l'Art et ceux qui ont vaguement fait un DEUG d'arts-pla soulèveront pourtant la question de la nécessicité et de l'utilité de telles peintures un siècle après la mort du mouvement. Ce type de pastiche a-t-il encore une justification en dehors de son intérêt esthétique, alors que le Fauvisme avait une raison d'être dans le contexte de 1905 ?

Nous laisserons les experts débattre du sujet entre eux. Chamboultout a épuisé son quota de culture raffinée pour l'année. Retour aux putes et aux blagues douteuses. Bordel de merde.

- Via -




La grande réforme des jeux érotiques japonais

Posté par Dereck le 24.06.09 à 14:34 | tags : sexe et jeu vidéo, gaming société, geek

Suite à des pressions médiatiques de plus en plus lourdes, l'industrie du jeu vidéo japonais vient d'instaurer des restrictions sur les jeux érotiques créés sur son territoire. Marché florissant, voire surdéveloppé, le jeu Hentai ou Eroge avait suscité début mai de vives réactions de la part d'un groupe féministe américain, Equality Now. Celui-ci a fait assez de bruit pour que les médias japonais induisent le public en erreur en communicant une interdiction des jeux érotiques, plus tard révélée comme une "intention". Une semaine plus tard, la mesure devenait réelle

L'Ethics Organization of Computer Software, l'EOCS, s'est senti forcée de rappeler à l'ordre les 200 membres de son organisation, constituté de studios de jeux et autres créateurs de visual novels. Ce que le groupe féministe désirait à l'origine atait l'interdiction des jeux vidéo érotiques où il était question de viol.
Comme base de son argumentation, RapeLay, le mouton noir dont Amazon avait dû se délester en mars dernier. Un bouc émisaire visible et finalement assez light par rapport aux pires eroge en circulation.

La démarche d'Equality Now et son lobbying ont mené à une interdiction zêlée qui dépasse de loin leur demande. La liste des thèmes bannis par l'EOCS comprend également des pratiques qui n'ont rien de malsain. C'est ainsi qu'on se retrouve avec une shit-list comportant :

Le viol - Le viol inversé - L'agression - L'agression inversée - Le viol collectif - Les relations sexuelles avec mineurs - La brutalité - Les filles vierges - L'adultère - Les rapports sexuels forcés - Les Gangbangs - Les étudiants - La zoophilie - Le bondage - Le pelotage dans les transports en communs - La prostitution volontaire des jeunes filles - L'inceste - La torture - Les entraves - La grossesse - Les esclaves sexuels - Les femmes enceintes - L'emprisonnement

Cette liste concerne les images, textes, jaquettes et noms des entreprises qui produiraient des jeux érotiques. Pas de chance pour ceux qui voudraient s'appeler Loli GangBang Games, il faudra changer de pays. Là où la décision prend une ampleur démesurée, c'est ue les euphémismes sont eux aussi interdits. Les lolitas qui mangent des glaces en maillot de bain ou les étudiantes qui mangent des fraises recouvertes de lait concentré ne passeront pas à travers les mailles du filet.

A titre d'exemple, il faut se souvenir des censures passées envers la présence des mineurs, telle l'interdiction de faire figurer des uniformes et sacs de maternelle, ou de représenter des enfants, l'obligation d'avoir des protagonistes d'au moins têtes de haut sans différence de taille majeure entre adultes et jeunes pour éviter toute confusion. De même, il est interdit de faire allusion à l'âge d'un personnage s'il a moins de 18 ans. Des mesures prises en 2001 et 2005 qui avaient déjà révélé une certaine prudence de la part de l'OECS.

Cette soudaine poussée de moralité pourrait bien s'étendre rapidement à d'autres médias si un quelconque lobby se décide à montrer du doigt l'énorme production de manga et animé érotiques que le Japon engendre chaque mois. L'attitude est à la fois hypocrite et opportuniste, à une période où le porno japonais commence à se débarasser de ses traditionnelles mosaïques.

La décision prise par l'OECS pourrait avoir des conséquences inquiétantes dans un pays profondément névrosé, chez qui la sexualité est aussi complexe que malade. Après tout, on n'a jamais été autant bourré que pendant la prohibition.

- Via - La dernière image vient d'une émission de télévision japonaise -




Brèves de Paddle : Shia LaBoeuf

Posté par Dereck le 24.06.09 à 12:27 | tags : geek, cinema et jeux vidéo, citation, retrogaming, wii

Shia LaBoeuf, Acteur et core-vantard
"Je me souviens quand j'ai joué à Mario Kart pour la première fois avec mon père, et c'était des années après cette période où il chiait sur les jeux vidéo. Comme si vous êtiez un loser. Finalement, après avoir joué à Mario Kart, mon père me regarde et me dit "J'aime bien jouer le champignon". C'est tout ce qu'il avait à dire. C'est un de ces souvenirs qui vous restent jusqu'à la fin de votre vie, comme lorsque votre père utilise un portable ou vous envoie un texto pour la première fois. Ce genre de choses. {...}
.
Je n'ai pas pu jouer à la Wii parce que ma main est cassée. J'ai juste joué à la Xbox 360 et la PS3. J'imagine que l'expérience Wii est... Je n'en sais, rien en fait, je ne touche pas à la Wii pour être honnête avec vous. C'est une console d'amateurs. Je ne suis pas attiré par ce truc. {...}
Il y a une façon de savoir simplement s'il y a des joueurs avec lesquels vous voulez jouer. Vous leur demandez s'il ont une Wii. S'il disent oui, alors qu'ils se cassent d'ici. {...}
.
Vous ne faites pas qu'aimer les jeux. Je connais chaque chanson possible de Super Mario et je peux me les fredonner. Dans la douche et je ne chanterais pas Bryan McKnight ou Neil Diamond, je chante Super Mario. Di-di-di, di-di di-di. Je jure devant dieu, mec? C'est bizarre. J'ai cet endroit spécial de mon lexique qui ne concnerne que les jeux. Je ne pense pas être le seul. Il y a toute une génération de gars comme moi."

Après avoir lu ces déclarations, et en se forçant un peu on pourrait presque, presque apprécier Shia LaBoeuf et lui pardonner Tarzan avec les macaques ou le gag des plantes dans les couilles d'Indiana Jones 4. Puis on regarde Transformers 2 et on retourne aiguiser sa hache.

Il a failli nous attendrir, ce salopard.

- Via -




Flash Wateufeuk : Goro en chair et en latex

Posté par Dereck le 24.06.09 à 10:23 | tags : geek, retrogaming, arcade

Ed Boon, le co-créateur de Mortal Kombat, a Tweeté ce week-end une photo exhumée des archives du studio. Hector Sanchez, maintenant producteur associé de la franchise Mortal Kombat, a retrouvé une photo d'époque prise pendant la réalisation du premier jeu de la série.

Sur l'image, on découvre comment le gros Goro s'est fait motion-capturer pour les besoins du jeu. Alors que tous les autres protagonistes étaient des acteurs sur fond bleu, Goro était une figurine de quelques centimètres animée selon les besoins des graphistes.
Goro, 2 mètres 49 de haut et assez de muscles pour garer son pick-up à mains nues n'est dans notre réalité qu'une poupée de latex articulée, pas plus grosse qu'un GI Joe anémique.

Les après-midi passées à le marteler de boules de feu, en espérant qu'il rende l'âme avant de venir nous faire déverser nos tripes comme un cannelloni écrasé, reviennent en mémoire. Goro était un tueur. Un tueur de combos et de joueurs trop sûrs d'eux.

Il fallait bien qu'un jour la légende se fissure. C'est une fatalité.

- Via -




Super anti-héros de jeu vidéo, le super-pouvoir de la subversion

Posté par Dereck le 22.06.09 à 14:40 | tags : gaming société, comics, microsoft, xbox 360, ps3, sony, activision

Le super héros américain représente une force surnaturelle et patriotique, qui regarde vers l'avenir, à l'ombre de la bannière étoilée. Il aura fallu attendre la guerre du Vietnam pour que des personnages comme Wolverine viennent bousculer les valeurs morales.
Le jeu vidéo, quant à lui, aura attendu la guerre en Irak pour appliquer au virtuel les dilemmes d'un individu sur-potent dans une société qui lui est étrangère.

Le super-anti-héros est né, dans la douleur, mais il est enfin là.


Par tradition, le jeu vidéo nous fait sauver des princesses, sauver la paix, rassurer les chatons exilés dans les arbres. Vers la fin des années 80, il mit en application ses premiers questionnements du sens moral à travers le God Game. Populous et ses descendants nous donnaient tout pouvoir pour mener sa tribu à la victoire.
Parallèlement, les jeux de rôles vidéo ont abordé ce même thème avec l'alignement des personnages incarnés. Ce rapport au monde aura connu sa plus belle application dans Fallout, où la drogue, la trahison et le chantage faisaient partie de nos options quand la diplomatie ne suffisait plus.

Les développeurs indépendants auront exploré cette voie pendant que l'industrie vidéoludique des masses se limitera à punir les bad guys officiels. Terroriste, alien, zombie ou nazi, la menace a des visages qui font consensus et ne fâchent personne. {...}

- Lire la suite de la chronique sur Flu le Mag -




Flash Wateufeuk : La mode prend une Odeur de Pyramid Head

Posté par Dereck le 22.06.09 à 12:36 | tags : konami, geek

"So old news !" pourrez-vous chanter en choeur, lorsque vous saurez que les images circulent déjà depuis cinq mois sur l'interweb. La collection Automne-Hiver 2009 du designer suédois ODEUR nous donne un aperçu de ce que serait un monde où Pyramid Head n'éventre pas les habitants de Silent Hill qui ont oublié de se brosser les dents avant la messe, mais connait la renommée à travers une carrière de mannequin en prêt à porter.

 

La pyramide que portent les grouillots sur lec clichés n'est autre que l'emblême des vêtements ODEUR, un petit artifice dans l'image pour que le regard se concentre sur les fringues au demeurant assez moches du catalogue.

Pyramid Head serait probablement vexé d'être assimilé à cette collection. Je veux dire, quel juge-boucher-immortel digne de ce nom porterait un pantalon fuschia aussi bas sur les hanches ? On fait peut-être cela chez les bouffeurs de Krisprolls, mais pas à Silent Hill. Certainement pas, Monsieur.

- Via -






  Discussions en cours sur le forum jeux-vidéo :
Rechercher
Dans la boite
Ajouter à Netvibes Ajouter à Mon Yahoo! Ajouter à mon Google Ajouter ce blog à mes favoris Technorati! Abonnement Bloglines
Liens
. Piqué aux jeux
. Game on girls
. Push-start
. Jenesuis.net
. Kotaku (en).
. wmmna (en)
. Penny Arcade (en)
. Jay is game (en)
Copinage
. Les Sims : histoire de vie sont sur Ados.fr et lancent un concours : 30 jeux à gagner.
. Et toujours, le blog des Sims 2 sur MyBlog.