Jeux vidéo : actu PC et consoles sur le blog Chamboultout

Modern Warfare 2 : Guerre froide tiède

Posté par Dereck le 20.11.09 à 16:13 | tags : fps, activision, sony, microsoft, xbox 360, ps3, pc
Modern Warfare avait sorti la série Call of Duty de l'ornière, en le tirant hors de la seconde guerre mondiale. En sortant l'artillerie du XXIe siècle, en globalisant le conflit, il avait réussi à redorer le blason d'une licence que Treyarch avait malmené. Infinity Ward revient donc aux commandes de Call of Duty, après un World at War honnête, et reprend son univers contemporain pour Modern Warfare 2.
Infinity Ward se devait de se dépasser pour justifier ce second épisode. On passe donc sur une guerre froide reloaded, qui ne sert finalement que d'ornement à un titre bruyant et bien assis sur ses acquis.


Réglons d'emblée les éventuelles polémiques que soulèverait le jeu. Les ennemis sont des ultra-nationalistes russes, le pays lui-même est passé du côté rouge de la république démocratique en érigeant l'antagoniste du premier épisode au rang de martyr.
Cette fois, l'impérialisme naïf de Modern Warfare est tourné en dérision quand les Etats-Unis se font prendre au jeu du gendarme mondial, envahis par de fourbes communistes revanchards.

C'est le point de départ du conflit qui suscite le débat, puisque que le fameux passage de l'aéroport est un acte de terrorisme auquel le héros participe, en tant que US Marine sous couverture. L'opération tourne mal et sa nationalité est exposée pour permettre aux ultra-nationalistes de justifier une riposte massive.
En tant que telle, la phase se déroule presque sur rail, et on peut la faire remplacer par une cinématique tant elle est ennuyeuse à mourir. Mal rythmée, maladroitement réalisée, cette amorce de la trame principale ne fait pourtant que reprendre un schéma d'évènements qui ont entraîné la Grande Guerre de 1914. L'attentat, les accusations, l'invasion. Rien de nouveau, mais les détracteurs se sont une fois de plus focalisés sur la violence graphique au détriment du propos. {...}

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Flash Wateufeuk : Dream Club, entre Lolilol et Lolicon

Posté par Dereck le 19.11.09 à 12:28 | tags : sexe et jeu vidéo, microsoft, xbox 360

Autant être honnête, la seule chose qui me sépare de Dream Club et de sa débauche de polygones salaces est la barrière du langage. J'ai pourtant longuement hésité lors de mon voyage au Japon, savoir si j'investirais dans la Dating Sim de D3 Publisher.
Draguer des hôtesses déguisées en maid, choisir son fantasme féminin dans toute une galerie de stéréotypes un peu borderline, ça m'aurait rappelé la grande époque de Yakuza 1 & 2, où je passais plus de temps dans les bars qu'à tabasser des malfrats.

Dream Club est une simulation de drague de type harem dont le seul but est d'obtenir une "fin heureuse" avec l'hôtesse que vous harcèlerez aurez choisi. Dans l'idée, on se trouve dans la tradition des jeux hentai et de toutes les dating sims du marché, à la différence près que l'argent et les mnin-games ont une importance prépondérante dans la réussite de votre court. Et qui dit court dit amour courtois, l'amour qui ne baise pas. Dream Club est donc très soft, à deux doigts du niais, mais garde un je-ne-sais-quoi de glauque qui affleure sous le vernis.

D3 Publisher vient de faire son coming out en mettant à disposition des utilisateurs du contenu téléchargeable payant qui permet de rhabiller les hôtesses. Suivant le même business model que Namco Bandai, qui s'est fait des boules en or massif avec les DLC Idolm@ster jusque dans Ace Combat, D3 Publisher propose donc des costumes de Race Queens et d'écolières de maternelle. OMG LOLICON.

Chez nous, Familles de France lèverait les bras au ciel et France 2 nous ferait un reportage bien gaudriolé sur ces salopards de cyber-pédophiles. Au Japon, on se demande encore pourquoi ils ont attendu 3 mois pour sortir ce DLC.
C'est la beauté du paradoxe culturel. Et indirectement, c'est aussi ce qui provoque la dégénérescence sociale des relations homme-femme au pays du soleil levant.

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Le boycott de Modern Warfare 2 s'achève sur un FAIL

Posté par Dereck le 19.11.09 à 10:32 | tags : activision, geek

Une image vaut parfois tous les discours. Dans ce cas présent, elle vaut une grosse crise de rire et quelques minutes de honte numérique pour les membres du groupe de boycott envers Modern Warfare 2. Prenez le temps de regarder l'image originale en grand, c'est délicieux tellement c'est croustillant.
Alors, certes, vous me direz que dans un acte de rebellion forcené ils ont probablement piraté leur version, mais ça n'empêche pas de se demander combien de temps ils ont hésité avant de se ruer sur les Torrents comme un junky en manque.

Sans transition, je vous rappelle que des hackers ont réussi à créer des serveurs dédiés en tripotant le code de Modern Warfare 2, une semaine à peine après le lancement du jeu. C'était bien la peine de faire une grosse colère.

Comme le dit Billy MC Facking Shakespeare, Beaucoup de bruit pour rien.

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Brèves de Paddle : Reggie Fils-Aimé

Posté par Dereck le 17.11.09 à 12:47 | tags : nintendo, wii, marketing, citation
Reggie Fils-Aimé, Président de Nintendo of America, Mathéma-shit
"Nous saluons tout ce qui peut élargir le marché du joueur, c'est dans le meilleur intérêt de tous. Mais toutes ces discussions à propos des nouvelles manettes à détection de mouvement me fait penser à tous ces gens qui ont dit au départ que la Wii Remote ne serait qu'une mode. Je me demande ce qui est arrivé à tous ces gens ?
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Pour une raison que j'ignore, personne ne m'a invité à une démonstration des nouveelles manettes en développement. Je ne sais pas ce qu'ils coûteront, et je ne sais pas avec quel logiciel ils tourneront.
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Le Wii Motion Plus représente notre seconde génération de maniabilité, avant que quiconque d'autre n'ait déjà lancé un accessoire comparable. Alors bien sûr, il se pourrait que nos 100% de part de marché dans le domaine de la détection de mouvement perde un ou deux points. Mais... avec un départ lancé de 51 millions de manettes en circulation, j'apprécie encore nos chances."

Lors de la conférence BMO Capital Markets' Digital Entertainment de la semaine dernière, Reggie a envoyé du lourd. Du très lourd. Sa position face à Natal et Sphere sont compréhensibles quand on se souvient des doutes émis par Microsoft et Sony au lancement de la Wii. Sony avait tenté de faire le pont entre les technologies en ajoutant des gyroscopes à sa manette, pour un résultat assez minable et sous exploité. Microsoft, lui, aura attendu Natal pour présenter sa contre-offensive.

Avec une attitude pareille, Reggie se demande pourquoi il n'a pas été invité aux démonstrations de Natal et de Sphere. Comme un gosse odieux qu'on oublie pour une fête d'anniversaire, il nous fait sa crise, et nous rappelle que de toutes façons, son père, il casse la gueule au père de Microsoft et Sony.

Cinquante et un millions de manettes. Certainement plus quand on ajoute les Wiimote achetées pour jouer à Mario Party ou à Wii Sports. Malheureusement, en comptant les Wii qui prennent la poussière, celles qui ont été revendues et la fréquence de jeu de cette démographie qui ne s'intéresse pas vraiment aux autres consoles, Reggie oublie que cela ne signifie pas forcément 51 millions de clients. Les cibles sont différentes, leur mode de consommation également. Bref, Le Boss de Nintendo of America se fait mousser sur des gros volumes en vain.

Visiblement, Reggie n'as pas retenu mon conseil de la dernière fois.
Je devrais peut-être lui envoyer un rouleau de Duct Tape pour Noël.

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Good Morning, Mister Masters

Posté par Dereck le 17.11.09 à 10:44 | tags : geek, capcom

 

Depuis plus de 18 ans, Ken Masters est mon personnage préféré de Street Fighter. Comme j'ai toujours préféré Donald à Mickey, Vegeta à Son Goku, Ken brille pour moi de mille feux comparé à Ryu. Extravagant, flamboyant, je voyais en lui un potentiel que les éditions suivantes ont confirmé avec l'amélioration de son Shoryuken. Mon arme préférée. Le bitchslap des gars qui vous collent de trop, la claque des turtles, le camouflet des zoneurs. Je mets évidemment un point d'honneur à massacrer les autres shotos sans saveur, Ryu y compris. Surtout Ryu, en fait.

Ken Masters est moi sommes inséparables, pour le meilleur et pour le pire les Cheesy Victory sur un Hadoken mangé en garde. Mais qu'importe, j'ai le SHORYUKEN.
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Aria a parfaitement capté mon amour pour Ken Masters à travers sa chanson "Good Morning, Mr Masters", une chanson parmis les titres hip-hop inspirées de jeux vidéo qu'il a créés. Je ne sais même pas comment ce condensé d'awesome est passé sous mon radar, comment une ôde à Kenny-la-Mandale-de-Feu a pu m'échapper.
L'erreur est réparée, la piste est déjà sur mon baladeur.

What you gonna do when a round begins ? Shoryuken. Shoyuken !
What you gonna do when they block that hit ? Shoryuken. Shoyuken !


Ma journée est foutue.

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Le piratage serait une fatalité mais pas forcément fatal

Posté par Dereck le 16.11.09 à 10:26 | tags : geek, industrie

Grâce aux différents rapports diffusés par plusieurs éditeurs, nous savons que les chiffres du piratage ont de quoi inquiéter les investisseurs. Le PC détient par exemple le record dans ce domaine, avec environ 90% de copies illégales.  Le piratage est donc un problème constaté et signalé.

Pourtant, d'autres rapports se multiplient, statuant que les pirates sont paradoxalement de gros consommateurs de produits culturels, autrement plus que les clients honnêtes. Le pirate serait donc malgré tout un facteur nécessaire à l'économie du divertissement, en dépit des politiques et des comptables qui veulent leur peau sur un tambourin.

Les développeurs ont une autre vision du pirate. Un sondage effectué auprès des membres du TIGA, l'association britannique des professionnels du jeu vidéo, révèle des statistiques plutôt étonnantes :
- 60% pensent que le piratage est un problème
- 90% sont d'avis que c'est un problème en croissance
- 60ù trouvent que le pirate représente une faible menace pour leur entreprise
- 10% estiment que le pirate une menace concrète pour leur business
- 50% des sondés laisseraient le gouvernement gérer le problème

Richard Wilson, le Directeur Général du TIGA, considère ces résultats représentatifs de l'état d'esprit des professionnels "Les développeurs ne sont pas complaisants lorsqu'il s'agit de gérer ce problème, et sont pour la majorité en train de chercher des solutions de par eux-mêmes, au lieu de se reposer sur le gouvernement pour résoudre la question du piratage. C'est une preuve de l'approche pragmatique de l'industrie".

Il serait intéressant de faire le même sondage auprès des membres de l'industrie vidéoludique française. Cela nous permettrait de voir si notre gouvernement leur inspire confiance à 50%. On parle bien du même gouvernement d'amateurs techno-stupides qui révèle toute son incompétence au gré des bourdes numériques qu'il accumule.

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Preview d'Assassin's Creed II : Quand Altaïr vous sort par l’Ezio

Posté par Dereck le 13.11.09 à 16:54 | tags : microsoft, sony, pc, xbox 360, ps3, ubisoft

Assassin's Creed, était une belle boîte vernie aux finitions impeccables. Une boîte avec trois boutons de culotte pour tout trésor, puisque malgré un moteur graphique avant-gardiste pour l'époque, le contenu révélait vite sa vacuité et ses mécanismes. Après un retour mitigé des critiques et des joueurs, Ubisoft a noté ses observations dans un petit carnet. Des notes pour plus tard, pour l'épisode suivant.
Après avoir joué à une version finale d'Assassin's Creed 2 dans les studios d'Ubisoft Montréal, force est de constater que le carnet a servi, car presque aucune remarque n'a été oubliée.


Assassin's Creed
, c'était avant tout de la déambulation agile dans des villes médiévales du moyen-orient, une théorie du complot à la Da Vinci Code, des pivots narratifs un peu naïfs et surtout, un héros de marbre qui sourit quand il se coince un doigt dans la portière.

A la conclusion d'Assassin's Creed premier du nom, on n'en avait finalment pas grand-chose à faire du devenir de Desmond et Altaïr. Le déséquilibre entre les deux personnalités et surtout la trop grande assurance d'Altaïr avait placé une barrière entre l'empathie et les sujets.
Il manquait quelque chose à ces deux figures pour toucher le joueur au lieu de rester des outils ludiques. Assassin's Creed 2 démontre dès les première minutes qu'il a compris cet enjeu s'il voulait développer la licence à un niveau plus intime. {...}

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Bible Navigator X, l'évangélisation high-tech

Posté par Dereck le 13.11.09 à 12:27 | tags : indépendant, microsoft, xbox 360

La Holman Christian Standard Bible vient s'installer sur Xbox 360 par le biais de la chaîne des jeux indépendants. Bible Navigator X, parce que la bible a été extrêmement déformée par ses différentes traduction, est ce qu'on peut appeler un e-Book. Comprenant l'ancien et le nouveau testament, le navigateur permet de placer des marque-pages, d'utiliser un moteur de recherche interne, et d'adapter l'interface à son confort de lecture.

Pour Aaron Linne, le producteur exécutif du marketing digital chez l'éditeur B&H Publishing, c'est une évolution naturelle See what I did there ? du support. "La Xbox n'est plus seulement réservée au divertissement profane. Nous pouvons utiliser cette technologie que d'autres personnes ont développé pour étudier les textes saints à travers un nouveau médium. Certaines personnes sont simplement plus à l'aise avec une manette qu'un livre dans les mains."

Pour les gens curieux, c'est actuellement une des traductions les plus contemporaines de la bible, avec annotations et passages mis en exergue par rapport aux anciennes versions grecques et hébreuses.
Néanmoins, la parité religieuse voudrait que Mortal Koran et Happy Fun Torah Time soient édités dans la foulée. D'ailleurs, si on commence à laisser tous les amis imaginaires s'incruster sur le Xbox Live, on va devoir aussi accepter l'arrivée de Xenu's Thetan Party.

La religion, même à caractère didactique, a-t-elle sa place sur une plateforme de jeu ?
Eclairez-moi, éclairez-nous.

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Brèves de Paddle : Scott Steinberg

Posté par Dereck le 13.11.09 à 10:26 | tags : sony, marketing, ps3, citation

Scott Steinberg, VP du Marketing Produit chez Sony, Là-haut
"La PS3 est brillante en ce sens qu'elle n'est pas un terminal mort et stupide comme les autres machines. On peut ajouter des couches de firmware à cette boîte, et toujours rester contemporain de la technologie. Nous pouvons réfléchir et répondre à la façon dont les gens se servent du divertissement. {...}
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Dans les prochaines années, vous allez nous voir nous séparer du troupeau. Certaines des autres plateformes vont avoir l'air très datées parce que leur espérance de vie est bien plus courte que la notre. {...}
Si vous êtes un concurrent, j'ai de mauvaises nouvelles pour vous, parce nous avons des blockbusters absolus en travaux, certains sont de nouvelles propriétés intellectuelles, d'autres sont des IP existantes, qu'on construit spécifiquement pour la PS3.
D'un point de vue compétitif, nos concurrents vont devoir lutter bien plus qu'en 2008. Mais pour les consommateurs de la PlayStation 3, ça signifie plus de qualité et plus de choix."


Loin de moi l'idée de remettre en question la ligne éditoriale de Edge Online, qui offre à Scott Steinberg un espace publicitaire en or pour se branler sur son produit, mais je m'interroge sur la nature informative de ce billet unique qui suinte le shill par tous les pores de sa peau. La moitié du texte est une ôde au Blu-Ray comme support du futur, et le reste du smack-talk bien crade à propos de la supériorité de la PS3 sur les "autres plateformes", grâce à des exclusivités constructeur.

Little Big Planet, Gran Turismo, Metal Gear Solid 4 et Resistance 2. Avec ça, Sterinberg pense nous avoir converti. UN mauvais jeu de plateforme, un jeu de course qui se fait botter le derche par Forza 3, un jeu d'infiltration qui date déjà d'un an et demi et un FPS mou de la boule qui se fait calmer par Gears of War 2. Alors que la PS3 a de belles tueries dans sa ludothèques comme God of War 3 et Uncharted 2.

Steinberg invite clairement Aaron Greenberg dans un duel à mort. On les enfermera tous les deux dans une cage en métal, un bras attaché dans le dos, avec un couteau de chasse pour deux. On appellera ça "The clash of the Bergs".

Et c'est Reggie qui tiendra la caisse.

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Roomba Pac Man : On a enfin trouvé une utilité au Roomba

Posté par Dereck le 12.11.09 à 16:37 | tags : geek, pac man

Le Roomba, pour les prolétaires du siècle dernier qui passent encore leur aspirateur eux-mêmes, c'est un robot-aspiro qui trouve seul son chemin dans votre maison et nettoie le sol pendant que vous n'en glandez pas une. C'est également un gadget dont le prix va de 300 à 800€ suivant le modèle, et qui va vous pourrir les plinthes en se cognant partout dans l'appartement.
De vous à moi, le Roomba est une escroquerie, quand on sait qu'il suffit d'un taux horaire basé sur le RMI et de quelques menaces d'extradition pour s'assurer les services qualifiés d'une ménagère clandestine.

Jack Elston, Cory Dixon et Maciej Stachura, trois ingénieurs à qui nous devrons certainement l'extinction de la race humaine, ont démontré l'efficacité d'un programme qu'ils ont développé en l'appliquant au Roomba, à travers une partie de Pac-Man.
Leur logiciel sert à gérer les drones volants de manière plus efficace, c'est un programme qui découle de plusieurs mois de recherche pour permettre aux drones d'être autonomes et opérer leurs propres décisions de déplacement face à des facteurs extérieurs. Le serveur ne donne qu'un rapport d'activité, il ne sert pas à donner d'ordres aux bots qui fonctionnent selon leurs routines et leur système logique.
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Le texte d'explication technique est assez dense pour les profanes, mais vous devez comprendre qu'en utilisant l'exemple de Pac-Man, le logiciel démontre que les robots peuvent faire des patrouilles autour de leur point d'attache, aller à la rencontre d'une présence détectée à proximité de leur périmètre de sécurité, poursuivre un intrus en décidant du meilleur trajet, et communiquer avec les autres drones quand la cible a été atteinte.

Je vous mets au défi de trouver ça "cool" après avoir réfléchi deux minutes aux applications militaires. Au fait, vous vous souvenez des robots bipèdes de Metal Gear Solid 4 ? C'est également en cours.
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Vous avez le droit de vous rouler en boule sous une table en grelotant. C'est un réflexe naturel.

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Flash Wateufeuk : Mario célébré par l'association des plombiers de Madrid

Posté par Dereck le 12.11.09 à 14:34 | tags : pub et gaming, nintendo, mario, marketing

Nous vivons dans un monde formidable, où le n'importe quoi est devenu une norme en soi. L'ASEFOSAM, l'association des plombiers, installateurs gaz et électriciens de Madrid, va décerner le 14 novembre prochain une médaille d'argent au plombier de Nintendo, tout en l'intrônisant membre honorifique.

El Pais relate l'information dans une brève, sans autre commentaire : Mario, la création de Shigeru Miyamoto est publiquement remercié pour on-ne-sait-quoi par une association de plombiers Madrilène. On n'en saura pas plus. En revanche, le site officiel de l'ASEFOSAM précise que Nintendo s'est manifestée auprès d'elle pour l'anniversaire de Mario. En retour, en récompense de l'image positive que le moustachu a donné à la profession, ce dernier sera décoré de la fameuse médaille d'argent du mérite.
Aucun doute possible sur la nature marketing de l'évènement puisque New Super Mario Bros Wii sort la semaine prochaine.

Ca aurait été peut-être moins suspect si l'on avait célébré un compte rond pour l'anniversaire de Mario, ou si l'association de plombiers avait été italienne et pas espagnole. D'un autre côté, tout ce que fait Nintendo est suspect. Ce qui n'est pas forcément une allusion au Wii Vitality Sensor.

- Via et Via -




Thrustmaster, le T-Freestyle et le fameux jeu des 7 erreurs

Posté par Dereck le 12.11.09 à 10:40 | tags : geek, pub et gaming, marketing, wii, nintendo

Les campagnes publicitaires pour produits vidéoludiques prennent une toute autre saveur lorsque les marketeux et les communicants pensent qu'une mise en situation séduirait le client potentiel. Sony est pour le moment le champion toutes catégories de cette gaudriole photographique, où les clichés "Lifestyle" donnent des exemples aussi naturels que les loches de Pamela Anderson.

Les promotions passées pour la PS3 et la PSP instaurent un standard de bullshitage visuel, entre les capture d'écran toshopées à la one-again, les consoles pas branchées et les mannequins qui exhibent leur accessoire comme un bling à 400K€. Nintendo, est juste derrière, avec son approche un peu schizophrène, avec la DS pour jet-setters et la DS pour Mamie Tisane.
Et Microsoft ? Il ne répond plus depuis un spam de Valérie Lermercier après sa campagne Windows 7.

Lorsque Thrustmaster emboîte le pas de Sony et Big N, vous pensez bien que je m'empresse de publier les photos de son T-Freestyle, le énième accessoire indispensable pour ressembler à un tocard sur sa balance board. Je cite le communiqué de Presse : "Les snowboarders et skateboarders sur Wii pourront grâce à lui se lancer dans des figures et des parcours avec ce même esprit "freedom" et "no limit" qui les caractérise."
Explose les limites de ton living room, Dude.

A la manière d'un bon vieux Mickey Parade, je vous propose donc de retrouver les 7 erreurs de ces images, ou de noter ce qui cloche dans le petit intérieur de Bertrand-Maximilien. Toi aussi, aide Donald Dereck à fabriquer du lulz et retrouve les sept erreurs qui se sont glissées dans ce shooting lifestyle.

- Via Communiqué Presse -




Lancement de Modern Warfare 2 : La guerre moderne du marketing

Posté par Dereck le 10.11.09 à 14:31 | tags : pub et gaming, marketing, fps, activision, industrie

Hier soir s'est déroulé le lancement en grandes pompes de Modern Warfare 2, le blockbuster d'Activision qui terrifie tellement l'industrie, qu'ils sont tous partis chialer au premier trimestre 2010. Une soirée en deux temps pour nous autres journalistes, puisque la première partie s'est déroulée au Seven's Café. De 19h30 à 22h, heure du lancement officiel, nous avons patienté en nous goinfrant pour trois mois de petits fours et d'alcool. C'est comme ça quand on est précaire de l'information, on fait des provisions.

Dans le café étaient disposées plusieurs bornes de Modern Warfare 2 sur lesquelles des confères avinés s'essayaient au headshot dans le genou. Des animatrices en treillis clair nous accompagnaient jusqu'au buffet, où nous prenious racine pendant deux heures, entre mondanités et insultes fleuries.

A 22h moins cinq, la masse de journalistes s'ébranlait. Pas en cercle, pour une fois, mais jusqu'à la Fnac des Champs Elysées. D'autres forçats de l'évènementiel nous y attendaient, affublés d'un écran LCD sur lequel tournaient des cinématiques du jeu. La musique crachait son Hans Zimmer à plein ampli, les hôtesses et l'escalator descendant du grand magasin entouré de néons et de grille camouglage nous invitaient à entrer dans les abymes du lancement.

Un petit espace de 10m² tout au plus, bien délimité et encadré de vigiles, contenait les étalages de Modern Warfare 2 toutes plateformes, alors qu'au fond trônaient les packs collectors à 149 boules pour les amateurs de meurtre de campeurs lunettes à vision nocturne. Une mécanique bien huilée, et une vague de fans qui déferlèrent à la suite des journalistes dès que les barrières disposées sur le trottoir s'ouvrirent.
Activision avait été réaliste sur l'ampleur de l'évènement et des réservations. Les stocks exposés étaient en accord avec la petite foule amassée dehors, loin des fantasmes numéraires de Sony lors du lancement de la PS3.

Pendant ce temps, nous autres crevards vidéoludiques, nous faisions la queue au comptoir des Relations Presse, pour que le souriant Julien Chevron nous attribue nos copies. Un petit côté coupons de rationnement pour cette phase, où les yeux des pigistes brillaient comme si on leur avait refourgué une belle miche de pain frais en plein février 43.

Une fois tout le monde servi, nous avons remonté les escalators en croisant un flux continu et fluide d'acheteurs, de curieux, qui allaient à la découverte des rayons en tenue de combat.

 

On se quitte alors, la main crispée sur sa boîte de MW2, impatients de glisser la galette dans la console dès cette nuit. Et l'on échange un rire narquois, en se demandant d'où Acti a pu sortir cette fameuse citation collée sur tous les présentoirs et au dos des jaquettes. Google lui-même s'interroge.

L'éditeur a mené ce soir une bataille propre pour gagner la guerre du marketing. Un lancement chirurgical qui a évité de vitrifié la zone de conflit, une pacification en douceur par les forces alliées.

Et comme toujours avec ce genre de guerres, un soupçon de désinformation pour destabiliser l'ennemi.
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- Un grand merci à l'Agence Cartel, Ségolène Briziou et Julien Chevron, pour cette invitation -




A quoi jouait-on lorsque le mur de Berlin est tombé ?

Posté par Dereck le 09.11.09 à 14:41 | tags : retrogaming

Chacun célèbre à sa façon la chute du mur de Berlin, ce symbole communiste qui séparait deux peuples jumeaux arbitrairement par des idéologies qui ne leur appartenaient pas forcément. En 1989, j'avais l'épis dru et le nez crouteux, le mur de Berlin s'effritait sous les coups de pied de biche et tout ce que je voulais, c'était m'éclipser de la table familiale pour retourner jouer à Super Marioland.Chacun son aspiration capitaliste.

En 1989, c'était la grande domination de la NES, et les premiers pas de la Megadrive en renfort de la Master System. A quoi jouait-on lorsque le mur de Berlin tombait ? On jouait à Tetris et à Populous, entre autres. C'était l'année de la sortie du GameBoy, et la naissance d'une concurrence malheureuse avec la Lynx d'Atari.

En date du 9 novembre 1989, on pouvait retrouver dans la logithèque des gamers des titres comme :
- Castlevania
- Tetris
- Super Mario Bros II
- Xenon II
- Super Marioland
- R-Type


Les joueurs sur ordi étaient eux aussi bien servis avec Populous, Shadow of the Beast, Kick Off et Sim City. En France, on s'émerveillait sur Les Voyageurs du Temps de Delphine Software. Peter Molyneux et Will Wright faisaient leurs premiers pas aux côtés de Jordan Mechner, qui sortait Prince of Persia sur Apple II. Pendant ce temps là, les joueurs d'arcade n'avaient que Golden Axe et Final Fight à la bouche.

Et toi, lectorat, lorsque le mur de Berlin est tombé, à quoi jouais-tu ?


Flu special Berlin :

Suivez la Chute du Mur sur le twitter de Fluctuat
Reportage photos :  Berlin-Est, la rebelle

Diaporama : expo Berlin, l'effacement des traces

Berlin selon l'écrivain Jean-Yves Cendrey




RedLynx veut voir le piratage autrement, comme prescripteur d'achat

Posté par Dereck le 09.11.09 à 12:33 | tags : industrie, pc

Les études et sondages commencent à s'acumuler pour démontrer que les pirates sont également les plus gros consommateurs de produits culturels. Cette tendance que l'on connaissant déjà de l'intérieur, en tant que joueur, s'infiltre peu à peu dans le mode de pensée de certains éditeurs qui commencent à considérer le piratage comme un possible vecteur d'achat s'il est utilisé à bon escient.

RedLynx, le studio responsable de Trials, a ainsi eu l'idée de diffuser sur la toile un Rip de son jeu, avant même que les pirates ne le fassent. En les prenant de vitesse, les développeurs ont donné à Trials une présence sur les clients Torrent en imposant une version PC bridée per leurs soins.
En effet, le Rip diffusé ne disposait pas de la fonction classement en ligne, ce qui constitue selon Tero Virtala, le PDG RedLynx, l'essentiel du jeu. "Sans cela, nous espérions que les utilisateurs de la version piratée passeraient peut-être à l'acquisition d'un exemplaire légal une fois qu'ils auraient apprécié le jeu."

Tero Virtala explique la démarche de l'équipe : "Le piratage existe, alors comment pouvons-nous en tirer parti ? {...} Le jeu repose beaucoup sur cet aspect serveur, le classement est l'âme du jeu. Je ne sais pas si ça nous a aidé, mais je penserais que oui parce que même si la version qu'on a mis sur les réseaux de torrents n'était pas la version complète, c'est un jeu auquel il manque son essence, sans la possibilité de jouer contre les autres utilisateurs. {...}
Quand nous comparons la version piratée avec ceux qui ont accès aux classements en ligne, à travers nos serveurs, ils correspondent. Donc on peut dire que les gens n'ont pas encore cracké le classement.
"

Après 18 mois sur le marché, Trials sur PC s'est écoulé à environ 150.000 exemplaires, et la communauté des pirates n'a apparemment pas trouvé nécessaire de générer une mise à jour à partir de la version commerciale. Sans savoir pour autant si cette initiative a été le prescripteur d'achats en bonne et due forme, RedLynx est comme certains artistes diffusant des bootlegs modifiés de leur propre travail, il tente de précéder le piratage pour contrôler le contenu mis en ligne.

Pour des plus populaires, qui reposent majoritairement sur le jeu en ligne, comme Modern Warfare 2, cela pourrait servir éventuellement de technique marketing ou répressive. En marquant les copies illégales d'une segment de code qui dénonce l'utilisateur comme pirate, cela pourrait être aussi dissuasif, voire plus, qu'une riposte graduée.
Recevoir une lettre du service légal d'Activision parce qu'on a téléchargé leur version-mouchard pourrait en refroidir quelques-uns.

L'approche inoffensive de RedLynx est certainement un peu naïve mais serait peut-être moins dangereuse sur le long terme, puisqu'une méthode plus agressive entraînerait une course au hack et des hébergements parallèles, engendrant un piratage plus virulent.
C'est le même problème qu'avec la riposte graduée, qui laissera les pirates du dimanche se fair pincer, alors que les utilisateurs avertis utiliseront des proxys et des clients P2P anonymes.

RedLynx a donc officiellement lancé une idée que certains éditeurs contemplent. Le piratage n'est après tout qu'un mode de consommation. Il a ses codes, ses habitudes. Aux éditeurs de trouver comment les exploiter pour les retourner à leur avantage.

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Brèves de Paddle : Shigeru Miyamoto VS Reggie Fils-Aimé

Posté par Dereck le 09.11.09 à 10:23 | tags : industrie, nintendo, wii, citation

Shigeru Miyamoto, Game Designer, Rumormonger
"On ne peut probablement pas aller contre le courant. Les goûts des consommateurs vont devenir de plus en plus pointus. Même aujourd'hui, les consommateurs qui ont essayé la haute définition disent qu'ils ne peuvent plus revenir en arrière. {...}
Nous devons nous demander si la HD est vraiment nécessaire pour faire un Wii Fit. La HD ne serait-elle pas meilleure pour des jeux comme Pikmin ? Les développeurs devraient pouvoir choisir un format graphique plus approprié suivant le jeu qu'ils font.
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Pour Nintendo, notre problématique est de savoir comment préparer les bibliothèques des kits développeurs, pour répondre aux besoins des studios, pour que les programmeurs puissent développer leurs jeux plus facilement. En fait, Nintendo a déjà travaillé sur une mission de ce genre."

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Reggie Fils-Aimé, Président de Nintendo of America, Rumah-Killah
"Michael {Pachter} continue à être le seul à croire que cela va arriver. Je ne sais pas de quelle manière on peut dire avec plus d'insistance qu'il n'y aura pas de Wii HD."

Deux sons de cloches très différents, entre le discours officiel de Shigeru Miyamoto et celui de Reggie Fils-Aimé. Le propos de Miyamoto est d'ailleurs appuyé lors de ce rapport annuel par Genzo Takeda, chef de la division Research & Development de Big N.

La question semble donc faire débat au sein de l'entreprise. Passer à la HD pour de bon, laisser le choix aux développeurs, suivre la tendance, chaque piste est étudiée par le constructeur, qui veut conserver sa dynamique de pionnier. Une plateforme bi-formats est-elle la bonne solution quand la base utilisateur est aussi grande ? Un transfert de parc comme il se produit sur la DSi est-il envisageable avec une console plus chère et moins flexible ? Toutes ces éventualités sont évoquées lors du rapport établi par Miyamoto et Takeda. Les concepteurs s'interrogent sur l'avenir, avec toujours en tête cette idée de précéder les désirs du consommateur.
C'est ce qu'on attend d'une entreprise qui domine le marché, se remettre en cause et se demander si son produit ne doit pas évoluer pour éviter de perdre son avantage.

En attendant, quelqu'un va devoir apprendre à fermer sa grande gueule chez Nintendo.

- Via et Via -






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