Brèves de Paddle : Roger Ebert
Le billet d'humeur de Roger Ebert, publié dans sa rubrique habituelle du Chicago Sun Times, oscille entre troll méprisant et extension du débat. Venant de la part d'un titulaire du prix Pulitzer, d'un organisateur de festival annuel dédié aux films tombés dans l'oubli, on pouvait s'attendre à plus constructif. Il ne faut pourtant pas oublier qu'Ebert est connu pour son usage du sarcasme acide et de l'analyse sans fard. C'est à un maître de rhétorique que Barker s'est opposé, et l'on ne peut que regarder le duel de ces deux-là. Une bataille d'Hernani à petite échelle, mais qui pourrait bien produire à terme une émulation intelligente sur la nature du Jeu Vidéo en tant que divertissement à potentiel artistique. - Via - Commentaires
De Schnappy, posté le 24.07.07 à 13:43
![]() Il y a déjà plusieurs problèmes là, puisqu'il existe quand même plusieurs formes de jeux videos. Ce qui rapproche le plus le "jeu video" d'une forme d'art, c'est son côté déambulatoire interactif dans lequel le joueur teste les limites d'un environnement. Le reste, le rapproche effectivement plus du sport et de la performance. De toute façon tout est art à partir du moment où on met quelque chose sur un socle ou en valeur. Après ça veut pas dire que c'est valable. De flyer, posté le 24.07.07 à 14:15 ![]() C'est faible ce que dit Roger sur la nature de l'Art. De plus en plus d'oeuvres sensorielles d'art contemporain invitent à l'implication et aux agissements du spectateur pour exister et engendrer leur valeur artistique. Bref, l'art vire jeux vidéo et pourtant le jeu serait de la merde ? Ouh ouh... De allensan, posté le 24.07.07 à 14:23 ![]() Personnellement je pense que le jeux video est un art au meme titre que la peinture , le cinema , la phtographie et l ecriture. Celui qui pense le contraire ne peut etre qu'un vieux aigri qui n'a jamais jouez a un jeux comme ico , shadow of the colossus ou bien encore a un okami. Maintenant le jeux video comme la peinture et le cinema , peut pousser a la transcendance ou a la simple information exemple peinture de personnalité ( y a pas d'art la dedans "sauf si...") ou un film de sére B qui n'a que pour motivation de nous amuser 1h30. De Guytoune, posté le 24.07.07 à 15:40 ![]() Tout à fait, autant un Fifa n'est pas une oeuvre d'art, autant un Odama ou un Okami peut tout à fait y prétendre. On retrouve le même parallèle que dans le cinéma, avec l'art et auteur et les blockbusters. Et c'est, je pense, ce que le grand public n'a pas compris en mettant tous les jeux dans le même panier. Quand aux points communs entre le jeu et le sport, je vois vraiment pas. Le classement des jeux d'arcade peut être, et encore. Ou alors il parle de DDR et de Donkey Kong Jungle Beat. (et justement, crypto : CINE). De Jackie Chan, posté le 24.07.07 à 21:01 ![]() En tout cas, il devrait manger moins gras. De Glam, posté le 24.07.07 à 21:32 ![]() J'allais la faire T_T. Et cette réflexion montre qu'il ne s'intéresse pas au JV "en profondeur", les jeux méritant le titre d'art existent bel et bien, même s'ils sont minoritaires. AAATkiller7CHOUM. De Frederico Brinca, posté le 25.07.07 à 00:47 ![]() J'aime comme Ebert balaie du revers de la main presque un siècle d'histoire de l'art. Heh si on veut même se la jouer bien rhétorique on peut dire que mettre le spectateur au coeur de l'oeuvre d'art c'est ce qui se fait depuis l'invention de la perspective! Pire! On peut l'allumer sur un mode psychologico-quantico-zen et lui faire remarquer qu'une oeuvre d'art n'est pas comme le chat de Shrödinger: elle n'existe pas sans spectateur. Merde! Acheiropoïète baby! Une oeuvre d'art peut même exister sans artiste! Ebert c'est un vieux journaleux sympa qui aime le cinéma et qui à une bonne plume. Il n'y a rien de mal à ça, mais si on veut de la réflexion, il ne faut pas s'adresser à lui. Si on cherche un correcteur orthographique par-contre, il doit avoir ça! Contrairement à ce que sa traduction française essaie de nous faire croire (ooooooooooooh snap!). De Dereck, posté le 25.07.07 à 06:26 ![]() Je vais faire propre, Fredo. Tu me gaves. A l'avenir, j'effacerai systématiquement tous tes commentaires comprenant la moindre coquille ou faute d'orthographe. J'effacerai aussi ceux qui comprennent une référence dans ce sens, même si tu nous ponds un pavé de 30 lignes au contenu pertinent. Et ce, jusqu'à ce que tu comprennes que tu me casses les couilles avec tes remarques de Capelo de comptoir. Surtout quand tu confonds "a" et "à", tu ferais mieux de te faire oublier. C'est assez clair ? De Nat Wood, posté le 25.07.07 à 10:34 ![]() Il y avait eu une conférence au centre Pompidou à Paris (lors du festival Tokyozone) sur ce sujet en 2003 ou 2004, non? Ce qui en avait découlé, c'était que oui, le jeu vidéo était une forme d'art, mais que pour le moment, on ne savait pas encore comment le considérer ni même comment l'exposer dans un musée. Il faut également ajouter que quelques consoles ainsi que des extraits de jeux mythiques sont exposés au musée des Arts Décoratifs à Paris. Donc tant qu'il y a débat, le doute est permis :) De Nicholas, posté le 25.07.07 à 11:47 ![]() Faut pas faire chier Dereck avant 7h00 du matin :) En tout cas, pas avant qu'il ait fini son bol de jus d'enfant et ses batonnets de caniche. Le débat sur l'art est intéressant. Je sais pas si on peut dire qu'un jeu est de l'art et un autre non. Un film, qu'il soit bon ou mauvais reste de l'art. De toute façon, la notion de qualité n'entre pas en compte, ici. Après, la frontière entre art et produit reste floue. Y'a qu'à demander à n'importe qui travaillant chez Sony Music, il va te parler de produit et pas d'oeuvre. De Max, posté le 27.07.07 à 10:31 ![]() Il a simplement raison. Aucun jeu-vidéo a hérité du statut d'oeuvre d'art. Et on sait tous très bien pourquoi. Nos consoles préférées nous apportent ce plaisir récréatif indiscutable. Des jeux-vidéos bâtis sur des processus artistiques remettant en cause et/ou questionnant les notions d'espace, de forme, d'identité, d'entité, de rapport de force (etc..) d'une manière subtile, personnelle et pleine de sens n'est pas viable financièrement. Et les plateformes ne s'y prêtent pas encore vraiment. Certes, certains jeux, cités précédemment par d'autres, travaillent sur un esthétisme très poussé mais l'art d'aujourd'hui et d'hier ne s'est jamais limité à cela, fort heureusement. L'aspect plastique d'une création est important, il traduit l'idée, mais les jeux vidéos n'amènent que très rarement à une analyse sémiologique pure. Le monde vidéo ludique est bien trop fermé et tout à fait incomparable aux autres univers artistiques actuels. 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