Jeux vidéo : actu PC et consoles sur le blog Chamboultout

Archives > Février 2006

Osu ! Tatakae ! Ouendan ! (DS) : Fanfare tactile

Posté par Pipomantis le 28.02.06 à 13:52 | tags : ds, nintendo
Avant toute chose, un petit aparté culturel : Que sont les Ouendan ? Ce sont des groupes de supporters japonais, sensés encourager leurs équipes de sport universitaires. Comme des pom -pom girls, mais en plus viril. Et bien Inis, le développeur du fantastique GitarooMan sur PS2, a voulu pousser le concept encore plus loin dans un rythm-game absolument génial qui selon certaines rumeurs aurait décidé de montrer le bout de sa grosse caisse en Europe. Les Ouendan ne vous aident plus que sur un terrain de base-ball, mais dans la vie de tous les jours. Votre patron vous ennuie ? Les gens se moquent de vous ? Vous voulez maigrir ? Alors hurlez leur nom et ils seront là pour chanter et danser votre victoire sur la vie.
Chaque niveau de ce soft commence par une petite saynète narrant les aventures de notre anti-héros du jour. Professeur voulant être aimé des ses élèves, potier en panne d’inspiration, duo de flics contre une armée de robots (100 volts), chaque problème de la vie quotidienne (!) servira de terrain de jeu pour vos réflexes affûtés et vos doigts assoiffés de justice. Le concept est simple : Des petites pastilles numérotées se suivent et des cercles se referment autour d’elles. Au moment où le cercle fait la taille de la pastille, appuyez dessus. Ce concept, qui parait à la base aussi bête que le premier lofteur venu, se révèle vite extrêmement efficace et addictif. Des petites additions de gameplay - comme des lignes à suivre en rythme, rappelant justement GitarooMan, ou encore des cercles à tourner à toute vitesse – ne font qu’augmenter la qualité du soft. La sélection musicale est excellente, pleine de morceaux japonais totalement barrés, et les graphismes qui accompagnent les morceaux nous rappellent à quel point il est bon de rire au moins une fois par jour, de 7h à 3h du matin.
Le seul vrai problème du jeu (qui est en soi un faux problème), provient de la difficulté. Très mal dosée, elle monte vite et découragera à coup sûr les moins forcenés d’entre vous qui n’en pourront plus passés le 6ème morceau. Mais comme je le disais en début de paragraphe, il s’agit d’un faux problème puisque cette difficulté ne rebutera que les débutants en rythm-games qui quoi qu’il en soit feraient mieux d’attaquer le genre avec des softs plus abordables comme des DDR ou des GitarooMan (encore lui). Aux autres, ceux qui n’ont pas peur de se lancer à corps perdu dans une expérience folle, speed, et superbement bien rodée au niveau du gameplay, je dis "Achetez-le. OSU !"



Les filles ne savent pas jouer...

Posté par Flyer le 27.02.06 à 15:30 | tags : 17h28, geek
Les filles sont nulles bouh !
... elles croient que les manettes de Nintendo, c'est des ceintures ! Bouh, les nulles !
(remarquez, les filles ne savent pas écouter de la musique non plus...)






Suikoden Tactics: Fresque épique sous Prozac

Posté par Dereck le 24.02.06 à 18:35 | tags : ps2
Final Fantasy Tactics, Ogre Tactics, Dynasty Tactics, Onimusha Tactics, La Tactics du Gendarme... Les exemples de déclinaisons de licences célèbres en Tactical RPG sont plus nombreuses que les pique-assiettes à un buffet de mariage. Réalisées avec plus ou moins de succès, on s'attend à chaque fois à des entorses flagrantes à l'univers qui nourrit la série.
Pourtant, pour Suikoden Tactics, on aurait préféré qu'il ne suive pas les traces de son prédécesseur. Une exception salvatrice, un miracle vidéoludique. Le Dieu des jeux vidéo nous a ri au nez et nous envoyé la 8e plaie d'Egypte sur PS2. Aussi répugnant graphiquement que Suikoden 4, il s'est fait aussi scénariser par le nègre du stagiaire de l'assistant. On passera donc rapidement sur l'histoire, une sombre machination inter-dimensionelle sur fond de guerre, ainsi que sur le background du héros dont le père a été transformé en mérou de l'enfer avant de succomber sous ses yeux. On pourra aussi zapper une fin navrante, en queue de poisson. - Ha ha ha. -
Suikoden tactics, c'est un peu la fille moche à la boum des Tactical RPG. L'ensemble graphique est baigné dans des textures grossières, et des personnages au charisme ridicule sont affligés d'un cell-shading du (très) pauvre. Pensez à la cure de Guronzan en perfusion, car les cinématiques sont plus soporifiques qu'un mercredi d'assemblée nationale. Les combats inclus dans le scénario sont peu nombreux et ahurissants de lenteur, l'actif des personnages ne tient pas la comparaison face aux 108 héros des séries Suikoden RPG. Tout est mou : système de magie, de combat, navigation interminable dans les menus pour changer une paire de moufles. Et ce qui n'est pas mollasson a un arrière-goût de grenier.
Je suis dur, c'est vrai, avec cet enfant difforme - et mou, l'ai-je déjà dit ? - mais après la débandade de Suikoden 4, on espérait que Konami se reprendrait. Que dire de moins vexant que Suikoden Tactics a toute la qualité, la beauté d'un Orphen, sauf que ce dernier à 5 ans dans les gencives. La foule hurle au scandale, mais c'est une série que l'on assassine. En attendant Suikoden 5, qui, croisons les doigts, relèvera enfin le niveau.



The Sword of Etheria (PS2) : Club Dorothy

Posté par Pipomantis le 24.02.06 à 13:23 | tags : ps2
Autant être franc avec vous, j’étais parti pour allégrement démonter ce jeu après mes premières minutes pad en main. Entre son gameplay bordélique et sans saveur, ses graphismes à peine corrects, et ses voix françaises horripilantes (qui comme par magie deviennent anglaises durant les cinématiques), il avait vraiment de quoi prendre très cher. Mais je vous aime d’amour amis lecteurs, et ai donc décidé de persévérer. Grand bien m’en a pris.
The Sword of Etheria (baptisé Oz au Japon) est un dynasty-warriors like se déroulant dans univers plutôt heroic-fantasy, en pleine réécriture du magicien d’Oz. Avouez qu’avec ça, on était mal parti. Le prologue minable et les tutoriaux scandaleux d’ennui m’ont donné envie de descendre frapper des enfants dans la rue, mais j’ai continué. Et c’est à partir du boss du premier niveau (soit après deux heures de blabla chiant et de tutoriaux pourris) que le jeu s’ouvre à vous.
Vous dirigez un combattant et devez faire des combos avec vos deux équipiers pour augmenter votre barre de furie et rosser l’arrière-train de vos ennemis. Point. Ici, on fait dans le gameplay bourrin et minimaliste mais diaboliquement timé, s’approchant presque des mécanismes d’un rythm-game. De plus, il est possible entre chaque mission d’acheter des items pour son groupe et il devient finalement plaisant de jongler à trois avec un ennemi, avant de lancer une grosse nova sur son copain deux fois plus gros qui nous regardait faire (l’IA ennemie n’est pas la plus évoluée que l’on ai connu, soit). Le jeu se dévoile vite plus joli que prévu, avec des environnements variés et sympathiques ainsi que des modélisations correctes.
The Sword of Etheria est un jeu speed et enlevé, réclamant un timing plutôt serré pour jouer le jeu à fond, et doté d’un design vraiment très sympa (les menus et les musiques sont juste MIAM). Mais il ne faut pas s’ôter de la tête qu’il s’agit d’un jeu ultra répétitif même si moins bourrin que ce à quoi on s’attendait. A vous de voir ce que vous voulez en penser, mais si vous laissez ce soft s’ouvrir à vous, vous risquez d’être surpris par un jeu qui a le courage de renouveler un peu le genre.



Merci

Posté par Pipomantis le 24.02.06 à 12:27 | tags : ps2
Shadow of the Colossus est premier des charts PS2 français (source GFK/SELL). Vous êtes beaux, vous êtes grands, vos femmes sont belles et je vous embrasse sur les fesses.

Une fois encore, merci.



Black: Mes douilles sur ton nez

Posté par Dereck le 23.02.06 à 19:54 | tags : ps2, xbox
La bête ronronne depuis quelques heures dans ma console, et je profite de son sommeil pour vous en toucher deux mots. Dans la suite logique de la preview, il y a quelques semaines, des précisions s’imposent. Tout d’abord, il y a un scénario. Aussi surprenant que cela puisse paraître, il se passe des choses, dans Black. Mais seulement dans les cinématiques d’avant mission.
Des acteurs (des vrais, en chair et en os) enchaînent des discussions sur une mission de Black Ops, une chasse au terroriste et à l’agent double américain qui a mal tourné, quelque part en Europe de l’est. Classique, mais la mise en scène est séduisante, reste à voir pour le jeu. Et c’est une autre paire de flingues.
La musique est digne d’une superproduction Hollywoodienne, et c’est par touches qu’elle va surgir pour pimenter l’action, vous donnant des poussées d’héroïsme crétin. Le graphisme, quant à lui, est toujours surprenant, on se prend des claques à longueur de niveau. - A noter de gros ralentissements sur PS2 - Les effets de lumière sont superbes, mais malheureusement fixes. Ainsi, bien que vous ayez détruit des projecteurs, leur faisceau reste sur le sol. Cela nous donne la sensation d’être un peu à l’étroit dans l’interaction du jeu, et ça ne fait que commencer…
En effet, il vous est assez souvent demandé d’occire de vilains communistes de nuit, avec des silencieux. L’idée tombe rapidement à plat car on ne peut provoquer l’obscurité pour s’y dissimuler et les niveaux finissent invariablement dans des carnages infernaux avec leur lot de ruines fumantes. Oubliez Snake et Fischer, découvrez Godzilla en treillis. Oubliez aussi de surveiller vos coéquipiers, ils ne peuvent/savent pas mourir. Lancez-leur des grenades, fourrez-les au lance-roquette, même pas mal. La liste des aberrations s’allonge. Que dire des décors destructibles, argument massue du jeu ? Quand on se pose un peu, on voit les "prédécoupages" sur les structures que l’on peut briser, quand au reste, il se couvrira d’impacts de balles. Même ce qui est mou aura un impact de béton, l'effet est un peu cheap sur un pneu. Les mutilations d’infrastructures sont quasiment calculées d’avance, ceci ayant pour effet d’émousser le feeling de puissance. Les ennemis débarquent de nulle part par vagues scriptées et l’IA sournoise que l’on nous avait promis, se résume à un ball-trap urbain très décevant. En mode difficile, les soldats sont, par contre, capables de vous aligner avec un fusil à pompe à 100 mètres (?!).

On obtient la confirmation de ce sentiment sourd depuis la première mission. Nous sommes sur rail et Black n’est qu’une fête foraine avec tir à la carabine. La liberté d’action se réduit à une peau de chagrin et l’on sort floué de l’expérience. Tout au plus un tour de grand huit, Black vous retiendra le temps de vous lasser de toutes les possibilités avortées d’un jeu à l’apparence superbe.

Note : Il est en effet impossible de sauter. Voyez déjà les gros titres de la presse. "Les troupes américaines stoppées par un trottoir."



Ryu ga Gotoku: French connection pour la Mafia

Posté par Dereck le 23.02.06 à 18:40 | tags : ps2
Sega France nous a glissé dans le creux de l'oreille que les Yakuzas débarqueraient pour l'été, avec leurs tongs, des chemises à fleur et un sous-titrage en français. Renommé Yakuza pour l'export, Ryu ga Gotoku nous parviendra enfin. Cette confirmation officielle donne corps à une rumeur qui nous avait été confiée peu après notre chronique, ici, sur Chamboultout. Toutefois, le choix du doublage, Anglais ou VO Japonaise, reste en suspend.
Faîtes comme moi, achetez des esquimaus en prévision, et surtout, priez.



Videogame Legocy

Posté par Flyer le 22.02.06 à 15:42 | tags : art et gaming



Tony Hawk American Sk8land (DS) : Run n' Fun

Posté par Pipomantis le 21.02.06 à 17:14 | tags : ds
"Yo mec, tu vois, moi mon délire, c’est le skate. C’est un truc que je kiffe grave. Genre je vois une caisse, je la catche, et je file grinder un gap de folaïe. Ma life, elle est trop ouf. Alors quand j’apprends que mon pote Tony Hawk (Un mec cool à 360°) a sorti un jeu sur DS, je suis comme un malade, tu vois. Et ben le jeu, il est mortel, gros ! Déjà, il est tout en 3D avec un filtre zarbos, je sais plus comment ils appellent ça chez Chamboule toute… Ah ouais ! Le Cell-Shading, mec !
Alors donc le jeu, il est tout en Cell-Shading et en plus il est trop fluide, tu vois. Et comme il est super maniable de la mort, je me régale comme un puerco à enchaîner mes tricks de folie sur des modules de plus en plus ouf, quoi. En plus, ya plein de modes de jeu et de clins d’œil à la série, c’est complètement trop goofy comme truc. Et pour jouer avec mon pote Steve qui se la donne grave en tapant ses hollies à San Francisco, ils ont même pensé à me balancer un mode online pour casser tous mes potes all around the world ! Et histoire de couronner le tout, y z’ont mis toutes mes musiques préférées, dont mes potes de Greenday ! Ah nan, ya pas à dire, il est trop métaphysique ce jeu."

N.B. : A part des membres de l'académie française et un malheureux correcteur d'orthographe, personne n'a été blessé pendant la rédaction de cet article. Son auteur, quant à lui, en décline toute résponsabilité.



Comment ça, Rien à poster ?

Posté par Pipomantis le 21.02.06 à 16:16
Encore une interpretation d'un jeu au piano. Mais là c'est la classe.
- Meurs Mario, Sonic étale tes tripes en face de Satan ! -



This Spartan Life, interview de Chris Burke

Posté par Jypegue le 21.02.06 à 16:06 | tags : halo, machinima
Isabelle Arvers nous propose un entretien (pdf) de Chris Burke. Ce dernier, auteur du talk show This Spartan Life, y exprime ses motivations, parle de l'intérêt de recevoir ses invités dans un espace virtuel et de l'écho de sa prestation auprès de personnes plus ou moins proche de l'univers du jeu vidéo. Profitez en pour aller voir le module 5 de l'épisode 2 qui vient de sortir, véritable envolée lyrique au son du canon...




Screwbreaker / Drill dozer (GBA)

Posté par Pipomantis le 18.02.06 à 22:23 | tags : gba, nintendo
On est toujours un peu méfiant quand on teste un jeu fait par GameFreaks, les zigotos à l’origine de Pokémon. Non pas que ce soit un mauvais jeu, au contraire – c’est l’un des meilleurs RPG du Gameboy – mais plutôt parce que l’on craint une avalanche marketing effrayante et/ou des suites à gogo. Ce qui ici ne semble pas être le cas.
Drill dozer (ou Screwbreaker en japonais) est un jeu de plates-formes totalement old school et ingénieux. Vous y incarnez une petite fille totalement kawaii juchée sur un petit engin doté d’une foreuse. "Quoi de génial là-dedans ?" me demandez-vous. Si si, vous me le demandez, je lis vos esprits. Et bien le gameplay tourne (haha) exclusivement autour (re-haha) de la foreuse. R vous permet de tourner à droite, et L à gauche. Un principe tout bête en apparence, mais qui devient vite génial étant donné que les bonnes idées de gameplay se succèdent environ tous les quarts d’heure. Chaque nouvelle situation est l’occasion de découvrir une nouvelle facette du jeu, bave aux lèvres et étoiles dans les yeux.
Si avec ça je vous rajoute une réalisation totalement "megamanesque" avec force graphismes fins et musiques délicieusement rétro, une maniabilité au millimètre sans faille aucune, une cartouche vibrante - ça a l'air idiot comme ça, mais c'est génial - et des affrontements contre des boss incroyables d’inventivité, je pense que vous me le prenez. Il m’en reste un peu plus, je vous le laisse ? Parce que niveau bonus, vous serez gâtés. Chaque monde - sur 6 en tout - propose un stage alternatif une fois le jeu terminé, de nombreux bonus cachés attendent que vous veniez les cueillir, et un petit système d’upgrades bien sympathique vous permet de vous intéresser de plus prêt à votre Dozer.
Alors certes, le jeu est un peu court, jeune homme, mais ses incroyables qualités qui ne cessent de nous rappeler que les portables Nintendo excellent dans leur rôle de SuperNes2 valent à elles seules l’achat de ce bijou. Le jeu n’est apparemment pas prévu en Europe, et il ne tient qu’à vous d’aider Nintendo à être moins frileux. Le GBA n’est pas mort : Vive le GBA !



Retrogaming et tout-cosmos

Posté par Pipomantis le 18.02.06 à 13:04
Je viens de trouver la meilleure page du web. I won the internet comme dirait l'autre.
- Merci à toi Mad Meg, on l'a trouvé exactement en meme temps cette page -



Marc Ecko's Getting Up: Lève-toi et tagge

Posté par Dereck le 17.02.06 à 17:39 | tags : pc, ps2, xbox
Marc Ecko, Pape du graff et du streetwear, a mis 7 ans pour concrétiser ce projet. Le graff, le tag, le pochoir sont des signatures qui peuplent notre univers urbain. Reconnus comme mouvement artistique quelques années après que l'un des pionniers, Futura2000, ait noirci les murs de New York au feutre. Tagger, littéralement "mettre sa marque", est une philosphie.
Getting Up nous propose d'incarner Trane, un jeune graffeur. Sous la coupe d'un maire fascisant, la ville de notre héros, Radius City, est sillonnée par des hordes de CRS oranges à la matraque facile. Mais Trane a soif de liberté et de reconnaissance, et il va enfreindre toutes les lois et se mettre de nombreux rivaux, jusqu'à devenir ennemi public numéro N°1. Pour devenir une légende.
L'idée est d'aller marquer votre territoire jusque dans des espaces improbables, en évitant de vous faire ratonner. Grisant en théorie, mais dans les faits, c'est vraiment autre chose. L'aspect graphique du jeu est propre, sans plus. Bien qu'alléché par des menus et une interface de jeu très soignés et immersifs, on déchante beaucoup, ingame. Néanmoins, les graff, pochoirs et tags sont assez réussis. Autre regret, sur les plateformes plus faibles, des textures qui disparaissent quand on s'en approche, ainsi que des scintillements bizarres. Dans les décors chargés, les ralentissements sont même honteux. Cela contraste avec le doublage au cordeau et la banse-son, choisie avec goût et valorisée par un choix des pistes via une interface d'iPod. La maniabilité, quant à elle, est assez tolérante sur l'adhérence des prises pour combler sa tétraplégie chronique. C'est vouloir faire Spiderman avec le Pr. Xavier. On perd tout le plaisir de l'escalade, surtout avec la caméra, indomptable. Le système de combat, quant à lui, est très vite fouilli en espace réduit ou à plusieurs, et ultra-répétitif face à des adversaires crétins. Le nerf de la guerre, la technique de graff, est trop rigide. Getting Up ne passe malheureusement pas le contrôle technique. Le gamepley lui-même finit par se résumer à "Répérer, bastonner, pirouetter, bomber".
La présence des affrontements soulève toutefois des questions, à mon sens. Marc Ecko est un artiste engagé dans le plebiscite de l'art mural de rue, qui organise différents évènements afin de promouvoir la liberté d'expression. Le jeu en lui-même, par extension, est une incitation à revendiquer son droit à la parole. Chaque artiste réel, modélisé pour l'occasion, vous dispense des conseils positivistes, une évangélisation à la street culture, qui nécessite quelques clés pour la comprendre. Le graff est apparenté au mouvement Hip-hop, lui-même issu de la pensée de la Zulu nation et lié aux Rastafaris. Des voeux de respect et de non-violence, afin de libérer l'homme et le réconcilier avec Dieu et son environnement. Si Marc Ecko et tous ses pairs partagent cette philosphie, on se demande pourquoi l'accent a été autant porté sur les affrontements et pas plus sur la discretion. Pêchant lourdement par la forme, Getting up est très dense, et l'on ressent toute l'implication culturelle initiale. Très immersif malgré la maniabilité capricieuse et des bugs graphiques, il pourra vous retenir si vous passez outre. Le jeu véhicule un message louable, mais fallait-il lester les gants ? Les bombes des graffeurs ne tuent que l'immobilisme et le silence. Get up.

PS: Getting Up a été banni en Australie. Quand la réalité rejoint la fiction.



Ralph Baer à la maison blanche, que justice soit faite

Posté par Jypegue le 17.02.06 à 13:04
décoratifIl est de ces hommes qui contribuent au progrès de l'humanité. Des pionniers, des visionnaires dont le talent n'est pas toujours reconnu parce qu'il se font chiper leur place par quelqu'un d'autre. Ralph Baer par exemple, fait partie de ces cocus de l'histoire. Eh oui, car tout le monde connait Pong, l'un des premiers jeux vidéo à être commercialisé. Nolan Bushnell est à l'initiative de la commercialisation mais il a repris l'idée de l'Odyssey inventé par Ralph Baer. Nolan Bushnell est passé à la postérité, Ralph Baer est resté en retrait, continuant à bricoler différents trucs techno pour agrémenter nos intérieurs.
Le 14 février dernier, la médaille d'honneur de l'innovation technologique lui a été remise des mains du président américain. Parce qu'il a "oeuvré aux fondements du jeu vidéo et de différentes technologies électroniques". Justice est rendue. Vive Odyssey, vive Magnavox (Lisez aussi cette petite présentation de l'Odyssey et de magnavox sur Wikipédia).
- Via Gamasutra -



ENIAROF la nouvelle fête foraine

Posté par Jypegue le 17.02.06 à 10:00 | tags : art et gaming, festival
Proposé par ATO
Eniarof est un projet de fête foraine expérimentale mixant divers élément de la culture populaire : jeux vidéo, catch, rock, homme escargot???... Une première version a eu lieu en mars 2005 à Aix-en-Provence. Une vingtaine de jeunes artistes ont créé des attractions et ont animé les festivités. Une autre ce prépare pour juillet 2006. Voici quelque liens pour Eniarof :
_ LE DOGMENIAROF :
_ le blog ou vous trouverez des images et vidéo, ainsi que l'évolution du projet
_ photos de l'évènement eniarof (une galerie des préparations et une des soirées).

Mixer fête foraine avec jeu vidéo, performance et autres discipline artistiques ? Plutôt sympa comme initiative non ? Je me demande quel goût ont les pommes d'amour à l'ENIAROF...




Castlevania: Curse of Darkness - Over-game ou Game-over ?

Posté par Dereck le 16.02.06 à 17:41 | tags : ps2, xbox
A chaque sortie d'un Castlevania en 3D, ce sont des mâchoires qui se crispent. Après des écueils sur Nintendo64 et un rendez-vous manqué sur ps2 avec Lament of Innocence, de fermes espoirs s'étaient forgés. Cette fois, vous êtes un Forgeron des ténèbres formé aux arts occultes par Dracula. Notre héros avait renoncé à son pouvoir, et pourtant, par la force des choses, il reprendra du service. Evidemment, on sait dès le début que l'on va encore vaporiser Vlad, mais c'est plus finement amené que le sempiternel "Devine qui vient fouetter ce soir".
Côté visuel, Ayami kojima est toujours au design, et son efficacité légendaire fait mouche, mais l'on n'est plus surpris. La faune habituelle de la série évolue dans des décors classiques et mornes, avec toutefois de petits effets graphiques bien trouvés. Les personnages principaux sont honnêtes, mais les cinématiques sont pauvrettes. Bémol sur l'animation, les déplacements du héros, sont atrocement lents. L'homme aux semelles de plomb. Point positif, l'immonde dominante violette qui défigurait la précédente mouture a presque disparu.
Bercé par des musiques typiques (redondantes ?) de la série, vous plongez enfin dans ce qui fait le sel de cette version. Le Devil Forging et les Innocent Devils. Le premier vous permet de créer armes et armures parmi la grosse centaine disponible, du balai à la faux de Mort. Pour cela, il vous faudra des matériaux. Trouvés sur les corps encore chauds de vos ennemis, ou dérobés grâce à un système de "vol" en plein combat, les matières premières sont nombreuses... et donnent des résultats parfois surprenants. Les Innocent Devils, eux, suivent le principe des familiers cher aux Castlevania récents. Avec une grosse touche Pokemon. Six familiers différents avec en moyenne 4 formes finales, faites vos comptes.
Et c'est là que Castlevania: Curse of Darkness génèrera deux comportements opposés. Tout pousse à l'overgaming dans ce jeu et cela peut provoquer un rejet massif de la part du joueur lambda. Dommage, car le soft a une haute replay value. Il est en effet possible de refaire la trame avec Trevor Belmont.
Et là, tout change, le système de niveaux RPG passe à la trappe, tout comme la forge et les familiers. Retour à l'eau bénite et aux fouets enflammés. Retour à Castlevania old school. On prend même beaucoup plus de plaisir que sur le jeu "normal" tant le gameplay est immédiat, rapide. C'est une décharge de fun injectée en pleine carotide. Répulsif pour certains, addictif pour d'autres, ce dernier opus ne laisse pas indifférent, et, chose plutôt rare, récompense les hardcore-gamers.



The Movies : invite et vite !

Posté par Flyer le 15.02.06 à 18:14 | tags : cinema et jeux vidéo, pc, the movies
Chers Boulis et Boulies,
palme d'orFluctuat.net et Gnomz.com proposaient récemment un concours Gnomz / The Movies, dont le premier prix était un voyage pour deux à Hollywood. C'est un jeune homme beau et merveilleux (avis aux demoiselles), David Koresh, qui a remporté le concours et qui va donc convoler chez nos amis les américains, d'ici quelques semaines.
Et pour dignement fêter cette victoire, Fluctuat a organisé un gala de remise des prix qui se déroulera ce vendredi 17 février, au Cinéma Action Christine (Paris), à partir de 20 heures ! Plusieurs films The Movies du concours seront projetés, dont bien sûr celui du gagnant. Ensuite, sera projeté Tarnation le long métrage autobiographique de Jonathan Caouette, filmé sur une période de 20ans. La soirée se terminera par un chouette cocktail organisé par nos soins à partir de 22h30... Mais pour y entrer, il faudra une... INVITATION

Et c'est là que vous intervenez chers amis lecteurs !

Une dizaine d'invitations sont à gagner, pour cette soirée "do it yourself" ciné !
Je vous invite donc à m'envoyer un mail (cedric@gnomz.com) racontant une blague carambar (ou du même niveau) pour gagner une invitation et venir partager champagne et petits fours à nos côtés, ce vendredi soir ! Tout cela se passera donc au :

Cinéma Action Christine,
4, rue Christine
75006 Paris
Métros : Odéon, Saint-Michel.
Plus d'infos sur mon blog chez Gnomz, ou sur Fluctuat.net. Bonne chance les Boulis & Boulies, à bientôt !



Shadow of the Colossus défèrle

Posté par Pipomantis le 15.02.06 à 11:47 | tags : ps2
Shadow of the Colossus est sorti ce matin. Soutenez la vraie création ludique, ne passez pas à coté de cette oeuvre majeure.



Sega lit aussi Barbara Cartland

Posté par Dereck le 14.02.06 à 11:00 | tags : sega
A l'occasion de la sortie des "Lapins que l'on frotte", chroniqués plus haut par notre très romantique pipomantis, Sega s'est fendu d'un mini-site évènementiel pour la St-Valentin. Concevez des E-cards avec des éléments tirés du jeu et noyez l'objet de vos ardentes passions sous une pluie de glamour, de paillettes et d'étreintes virtuelles. Je me suis senti d'une humeur de Vaudeville et c'est ainsi que je vous laisse sur ma propre carte, intitulée "Ciel ! Ma Rubbit."



The Rub Rabbits (DS) : Ribbit !

Posté par Pipomantis le 14.02.06 à 00:01 | tags : ds, sega
RUB IT ! Il y a quasiment un an, nous vous parlions de Project Rub, jeu complètement déjanté sorti pour le line-up de lancement de la DS, l'aidant à affirmer son image de console novatrice sur laquelle tous les délires sont permis. Aujourd'hui, à l'occasion de la St Valentin, nos coeurs seront à nouveau mis à rude épreuve avec la sortie de The Rub Rabbits, suite de notre porte-parole un peu dingo.
Avant tout, sachez que si vous avez aimé Project Rub, il vous est inutile de lire la suite du post : courrez juste acheter le jeu. Pour les autres, nous nous retrouvons dans un jeu à la Wario Ware, à savoir une succession de mini-games délirants. La différence entre le gros moustachu et notre héros, c'est qu'ici, les jeux sont moins nombreux mais plus longs, et que le fil conducteur de vos aventures est un scénario complètement barré à base de triangle amoureux, robots destructeurs et séduction en montagne. Oui oui, tout ça.
Le soft nous inonde sous une masse impressionnante de modes de jeux et autres options un peu idiotes mais appréciables. La qualité graphique est au rendez-vous et on se rend compte qu'en un an, de très gros progrès ont été faits sur la petite portable de Nintendo.
Tout est ici affaire de sens. On souffle, on crie, on touche, comme sur tous les autres jeux DS, mais en "plus plus". Les niveaux sont bien plus variés que dans Project Rub et le soft prend au moins trois fois plus de temps à se finir. Les musiques sont encore plus folles qu'avant et resteront dans votre caboche durant de nombreuses heures après avoir éteint la console. Le jeu se veut plus doux, plus poétique, plus sensuel, plus long, plus drôle, ou même plus interactif que son prédécessseur, et y arrive amplement. A l'occasion de la fete des amoureux, laissez-vous tenter par la délicatesse et la folie d'un jeu printanier. Rien que ça.



Wow s'excuse

Posté par Jypegue le 13.02.06 à 08:37 | tags : mmorpg, multijoueur, pc, wow
AmenIl y a peu, le compte que Sara Andrews utilisait pour jouer à World of Warcraft s'était vu désactivé au motif qu'elle avait émis le souhait de créer une guilde gay. Un exemple de discrimination positive dans un univers virtuel qu'un Game Master s'était empressé de juger contraire aux principes du jeu ("l'intitulé d'une telle guilde pourrait inciter certains joueurs à s'en prendre aux membres de la guilde pour des raisons qui dépassent les règles de l'univers virtuel").
Maintenant, le grand chef du service client de wow fait machine arrière et s'excuse auprès de Sara Andrews dont le compte a été réactivé. Des séminaires devraient être organisés afin de former les GM du monde entier à traiter ce genre de situation.

Au delà des principes fondateurs de tels univers (quête, échanges, etc), il faudra désormais compter avec les règles du monde réel, notamment la nécéssité de faire cohabiter des communautés qui affichent tantôt leur orientation religieuse, sexuelle, voire politique (argh ... je vois d'ici la guilde "Le Pen, les gardiens de la république"). Ce me semble normal, ou plutôt inévitable, après tout les univers persistants sont habités de personnes réelles. Malgré tout, j'avoue que laisser ses étiquettes et autres principes communautaires au verstiaire me semble plus propice à l'évasion. Si c'est pour retrouver exactement les mêmes points de friction dans le réel sans y apporter de valeur, ou donner des réponses aux questions de société, je ne vois pas bien l'intérêt. Il faudrait que le jeu soit conçu pour ça, comme AgoraXchange, ce projet de démocratie virtuelle qui propose de mettre en pratique des principes de fonctionnement utopiques dans un univers persistant.




Viewtiful Joe : Double Trouble (DS) Showtime !

Posté par Pipomantis le 11.02.06 à 17:08 | tags : ds
Forts de leurs aventures acidulées d'une difficulté confinant à la folie, Viewtiful Joe et toute sa clique viennent mettre un joyeux boxon sur DS, profitant au passage d'utiliser quelques fonctions de la console, tout en restant le jeu d'action le plus rétro du moment.
Le jeu est très beau, arborant un fier Cell Shading fin et coloré, qui n'a presque pas à rougir de la version salon. Mais, revers de la médaille, le jeu est tellement détaillé qu'il en devient vite brouillon et illisible. Rien de grave non plus, mais les yeux fatiguent plus vite qu'à l'accoutumée.
De nouveaux pouvoirs font leur apparition dans des tutoriaux assez confus, voire incompréhensibles. Le scratch, tout d'abord, est un pouvoir toitalement inutile dont je n'ai pas encore compris l'idée, c'est dire. Mais de l'autre côté, nous avons une excellente idée, fofolle même, la félure. Ce pouvoir vous permettra de diviser l'ecran dans le sens horizontal et d'en décaler une partie au stylet, généralement afin de résoudre des petites énigmes du genre : "Tiens, du feu m'empêche de passer ! Vite, la félure va me permettre de decaler ces bouches d'incendie juste en dessous des flammes pour les eteindre !". Et laissez-moi vous dire que cette idée donne à elle toute seule un sacré coup de jeune à la license. Mais à force de se faire ensevelir par nombre de nouveaux pouvoirs, on ne sait pas ou donner de la tête et se contraint donc à n'en utiliser qu'un seul, ou deux. Trop de pouvoir tue le pouvoir.
Mais il est en tous cas très rafraichissant de voir arriver un jeu d'action pure sur DS, moins difficile que ses grands frères, mais tout aussi prenant.



Psychonauts : Je vous sers un verre de synapse ?

Posté par Pipomantis le 11.02.06 à 14:07 | tags : pc, ps2, xbox
Vous voyez le truc au milieu, là ? C'est vous. Nom : Tim Schafer
Profession : Génie méconnu
Anciens faits d'armes : Day of the Tentacle, Full Throttle, Grim Fandango
Sa mission : Vous faire acheter Psychonauts

Et il y arrive le bougre. Vous êtes Raz, jeune garçon en formation chez les Psychonauts, unités d'elite formées à la guerre psychique. Télékinésie, Pyrokinésie, Clairvoyance, nombreux seront les pouvoirs mis à votre disposition pour entrer dans les esprits et liberer les enfants de votre "centre-aéré". Chaque esprit/niveau est l'occasion de découvrir un nouveau jeu, un nouveau gameplay, et ne vous en décrire qu'un seul serait déjà un crime de lèse-majesté.
Oh et puis en même temps, on s'en fout pas mal de la reine.
Laisser-moi vous parler du premier niveau, l'entrainement. Vous entrez dans l'esprit de votre coach, fana de guerre et d'armes à feu, où les bombes pleuvent et où les fleurs sont faites de douilles et de médailles militaires. Vous passez de tranchée en tranchée, en multipliant les mini-épreuves afin d'arriver à la fin de votre parcours. Bien sûr, dit comme ça, rien d'excitant, mais il faut voir à quel point les idées brillantes de mise en scène fusent, le rythme est super funkadelic et la beauté du jeu vous donne le tournis. Tout le jeu s'articule autour de la plate-forme, mais toujours dans un registre différent. Un wargame-plateforme par ici, un point&click-plateforme par là, chaque esprit est l'occasion pour nous de nous emerveiller et de rire des excellents dialogues (dans une VF de très bonne facture) de Monsieur Schaffer. On pourra pester contre la chasse aux objets digne de la grande époque de RareWare, ou bien contre la logique tarabiscotée des créateurs du jeu, mais franchement, à quoi sert de pinailler quand on trouve devant soi l'un des meilleurs jeux de plate-formes de cette génération ? Qui plus est, Double Fine est dans une mauvaise passe en ce moment à cause du flop de Psychonauts. Alors n'attendez pas que quelqu'un d'autre vous dise de l'acheter, faites-le.



Albatross18 / Pangya : hole in one à portée de souris

Posté par Pipomantis le 11.02.06 à 10:24 | tags : pc
Ces ecouteurs, ce caddie, quelle classe.
Je pensais que certains jeux ne pouvaient pas être égalés, jamais. Et puis un jour, un simple freeware vous flagelle, ébranle vos convictions, fustige vos idées reçues. Le jeu que je pensais inégalable, c’était Neo Turf Masters, le jeu de golf parfait sur NeoGeo et NeoGeo pocket color. Et il suffit d’entendre parler d’un jeu coréen depuis un an via des forums et d’un article de Tristan Ducluzeau (encore) sur la sortie anglaise de ce même soft pour découvrir Albatross18, anciennement Pangya.
Le soft est un jeu de golf online, follement beau, mignon à un point qui fait peur avec ses smileys délicieux, et totalement gratuit. Le gameplay est impeccable, il est possible d’appliquer plein d’effets sur la balle, d’utiliser des effets spéciaux, et, comme dans tout bon jeu online qui se respecte, de customizer son personnage. Et c’est là que le bat blesse. Un peu. Pour la plupart des items "importants" , il faudra payer non pas en Pangya points (la monnaie locale du jeu), mais en cookies, que l’on ne peut se procurer qu’en les achetant avec des devises sonantes et trébuchantes. On survivra, étant donné qu’Albatross18 est peut-être le meilleur jeu de golf auquel je n’ai jamais joué.



Astronoïd : course de module qualité françaiiise

Posté par Jypegue le 10.02.06 à 16:27
Dans la catégorie indépendants, je demande Aleph0 et son petit dernier (et premier) : Astronoïd. Avec un nom pareil on s'attend à un casse brique comme on en faisait à la pelle dans les 80's, eh bien on se fout le joystick dans l'oeil. Parce qu'Astronoïd, c'est plûtot une sorte de Wipeout mais sans piste, et avec un pilotage à la souris, et c'est fait pour jouer en réseau. Je l'ai essayé pas longtemps, juste assez pour avoir l'air crédible quand je dis à mon big boss que "c'est pour le boulot". Avec un sourire jusqu'aux oreilles, ça passe nickel. Une souris c'est comme un prolongement bionique de notre bras, que dis-je ... de notre cerveau, c'est réactif, instinctif. C'est ce qui la rend incontournable aux FPS et finalement à Astronoïd, car faut avouer qu'au début c'est assez déroutant. Pour réussir à passer les portes tout en protégeant ses arrières des attaques ennemies il faut un peu d'entraînement (même si on es un caïd de counter - ce que je ne suis pas, par dessus le marché). Certains parcours sont gratuits, vous pouvez donc goûter avant d'acheter en téléchargeant le jeu sur le site du studio montpelliérain.
Ce qui rapproche le plus Astronoïd des jeux anciens, c'est sans doute son mode de distribution. Vous ne le trouverez pas en magasin, il n'est disponible que sur internet et à prix variable (8 à 15 euros) selon les parties auxquelles vous souhaitez accéder (25 € pour la totale). Ca me fait penser à Doom qui ne s'était distribué en Shareware et qui a pourtant été un succès commercial.



Concours de déjà vu dans le jeux vidéo

Posté par Jypegue le 10.02.06 à 15:23 | tags : art et gaming
Illustrateurs de tout poil, à vos palettes graphiques ! L'appel à proposition pour Into The Pixel démarre. La manifestation vise à promouvoir le graphisme en relation avec le jeu vidéo (études graphiques, turn around, ambiances, délires divers et variés, etc.). Parce que Deviant Art c'est bien, c'est cool, tu peux montrer tes dessins à tout tes copains, mais concourir et montrer son boulot à l'E3 c'est quand même la classe au dessus.
Je trouve l'idée plutôt sympa :favoriser l'émulation pour promouvoir le graphisme en rapport avec le jeu vidéo. Pourtant les propositions visibles sur le site sont quand même très cliché, un peu attendues; sortes de photos retouchées à grand renfort de photoshop. (tu fais du graphisme style bédé ? Waah t'es un mec cool toi mais euh ... ça veut dire quoi style bédé ? ). Alors voilà on prend une photo d'entrepôt en ruine, on fait un effet aquarelle, on rajoute quelque trucs rouillés par ci par là et hop ! Voilà un super artwork pour préparer le prochain (half-life - Tomb raider - Halo | rayez la mention inutile) Ma cousine de huit ans fait pareil avec son ordi...

Moi j'aimerais bien que les mecs d'incorect de Press tube ou d'Hi-Res se mettent à faire du jeu vidéo, on aurait plus de Killer 7 ou de Katamari Damashi et moins de décors à la Tomb-Raider (ruines puis entrepôts, puis entrepôts en ruines avec des bidons et des caisses en bois, des camps militaires, etc.). Enfin bon, ya quand même des gens biens dans le jury d'Into The Pixel alors on peut toujours garder espoir.




La mauvaise nouvelle de la journée.

Posté par Pipomantis le 10.02.06 à 12:01 | tags : sony
Telex : La réedition d'Ico prévue pour la sortie de Shadow of the Colossus sortira partout en Europe. Sauf en France. Harcelons Sony France. Au premier degré.



Révisons nos classiques avec François

Posté par Dereck le 10.02.06 à 10:00 | tags : pause café, retrogaming
François est un mec bien. Normal, c'est un comptable. Un comptable honnête, attention. Déjà, il sait faire des jolis trucs sous tableur, mais en plus il fait toujours attention à ne pas salir la machine à café en prenant son gobelet. Il a tout pour lui. Et pourtant ,François a plus de deux semaines de retard sur son rapport d'activité de Janvier. On ne peut pas dire qu'il fasse de l'absentéisme, il est tout le temps enfermé dans son bureau. Jean-Pierre le soupçonne, depuis son dernier écart, d'avoir replongé. Malgré la thérapie, il aurait cédé.
Quand on le croise à côté du standard, François nous le dit pourtant... "Tu ne peux pas comprendre, c'est du rétrogaming." Bon sang, serait-il allé sur Game Oldies ? Ces satanés dynamiteurs de plannings proposent un émulateur maison et des dizaines de jeu 8Bits émulés en Java directement sur leur site. JP jura d'avoir leur peau. Mais pas avant d'avoir fini sa pause clope syndicale.



La musique adoucit les HeadShots

Posté par Dereck le 09.02.06 à 10:00 | tags : musique et jeux vidéo, pc
La musique, que vous connaissez bien sur Flu, a des propriétés formidables. Elle fait rire les oiseaux et fait chanter les abeilles. Mais vous connaissez le refrain. Dernièrement, sur un serveur de Counter Strike: Source, un grand malade s'est payé le luxe de faire un show Dance Dance Revolution devant une team médusée. Lisez donc les commentaires de chat dans la partie, ils sont partagés entre enregistrer cette scène ou le faire jeter du serveur. On ne pourra pas en vouloir à ces derniers, tant les mécaniques de jeu de Counter sont inadaptées à ce genre de délires. La grâce d'un catcheur poids lourd en pleine crise de tétanie.
Ce mélange détonant aurait pu s'appeler Dance Dance Revolution Strike, sauf que ce nom est déjà un titre à venir chez Konami.
David Bowie et Mick Jagger étaient réellement des prophètes avec leur kitschissime Dancing in the street. Après les avatars ondulants de World of Warcraft, toujours plus loin dans les ballets de polygones.



Non à la vivisection. Des manettes.

Posté par Dereck le 08.02.06 à 10:00 | tags : art et gaming, nintendo
Si vous êtes un collectionneur gamer, vous être précautionneux. Vous rangez vos consoles dans une étagère, vos cartouches et CD sont alignés comme un bataillon de la Rome antique. Les plus mordus dédient parfois une salle entière voire leur appartement à cette passion, des autels de la collectivite aigue voués au culte du pixel. Repaires d'objets souvent inviolés, encore sous blister.
Si vous êtes de ceux là, inspirez à fond avant de faire face à la sculpture de Cole Ranze. Etudiant au Rochester Institute of Technology, il devait démonter un objet, regarder de quoi il était fait et en rendre compte. Au lieu de punaiser les morceaux tels des papillons dans leur boîte, il a opté pour cette présentation éclatée.
Bien qu'il se focalise sur le design, de jouets et d'accessoires de déco, Cole Ranze mais qui, peut-être, grâce au buzz autour de sa création, pourrait se tourner vers l'Art. Qui sait ?
- via 4colorRebellion.com -



King of Crossover

Posté par Dereck le 07.02.06 à 21:16 | tags : musique et jeux vidéo
A lui seul, cet homme à votre droite détient le pouvoir absolu. Si l'on en croit cette animation flash. The ultimate Showdown of ultimate Destiny ferait passer Ocean Eleven et son déballage de stars pour un thé dansant au rabais en Auvergne. Même certains de nos héros se sont extirpés de leurs consoles fétiches afin de se mettre sur la truffe. Vous devez voir cette animation. Pour Chuck Norris. Et pour le refrain, qui fait bouger la tête et taper du pied.
N'hésitez d'ailleurs pas à aller voir le site de Lemon Demon qui a fait musique et paroles pour ce joyeux carnage.

- Merci à p2m -



I'm OK: Jack Thompson Game-Designer indépendant

Posté par Dereck le 07.02.06 à 16:49 | tags : indépendant, pc
Jack Thompson, alias Jacky Boy dans nos colonnes, c'est toute une histoire. Jacko avait proposé il y a quelques mois de financer pour 10.000$ un jeu ultraviolent mettant en scène la revanche d'un père de famille dont le fils avait été tué par un gamer. Sous le titre de ce projet, "Wacko" se cachait selon lui une ironie mordante. Néanmoins, sa proposition a été honorée de part et d'autre. Non pas par appât du gain, mais pour l'enfoncer dans son délire paranoïde.
Tout d'abord, un mod de GTA répondit à la demande. Le moteur du jeu le plus décrié par Jacky Boy devenait instrument de sa propre propagande. On pensait toucher des abysses d'absurde, mais c'est alors qu'a déboulé "I'm OK".
Développé par ThompsonSoft, une boîte factice montée par 4 amis à l'humour féroce, ce jeu PC homebrew est une perle à la fois dans l'utilisation de références de (retro)gaming, et dans la simplicité du gameplay. Le contraste entre l'aspect graphique, délicatement oldies, et le contenu réel est étonnant. Les têtes explosent et les tripes volent dans des bains de sang à l'hectolitre, contribuant à nous donner un recul amusé sur la guerre médiatique et juridque que mène Jack thompson. Ceux qui ont apprécié l'humour corrosif et hyper agressif de Postal 2 apprécieront. En deux mots: Téléchargez-le. Et écoutez sa BO, juste pour le morceau nommé Lust.
Bien que muselés sur leur site d'origine, les petits gars de ThompsonSoft gagnent heut la main la palme de la réponse mordante et décalée. Ceci n'empêcha pas toutefois de déclencher les foudres typographiques de Jacky Boy, qui compte leur mettre des avocats aux basques. Histoire d'atteindre au premier amendement. Très fort de la part d'un homme qui utilise les droits constitutionnels américains comme bouclier de morale.
Je vous laisse sur le slogan de ThompsonSoft... "We'll do anything for attention."




The Godfather: Entrez un parrain, je vous prie...

Posté par Dereck le 07.02.06 à 16:21 | tags : cinema et jeux vidéo, le parrain, pc, ps2, xbox
L'Alcazar, premier étage, ce matin. David de Martini, un des producteurs du jeu, nous attendait manette au poing dans une salle dédiée. Sous l'oeil d'un Marlon Brando de carton, nous assistons à une démonstration commentée de Godfather, entrecoupée de questions.
Dès les premières minutes, c'est un New York des années 40 qui s'offre à vous. Les rues sont vivantes, et la mélopée de violons bien connue résonne à nos oreilles. Plus que le contenu, qui sera abordé à la sortie du jeu, c'est le principe qui a retenu notre attention.
En tant qu'aspirant Parrain, vous allez éliminer méthodiquement les autres gangs de la ville, en vous construisant une réputation en acier. Pour cela, extorquez de l'argent aux petits commerçants, investissez dans des planques et appropriez-vous des bordels et des tripots clandestins. Etendez votre réseau jusqu'à la suffocation de vos rivaux.
Le système de jeu encourage une grande liberté dans le choix des ses actions et de son ascension dans la pègre. Toutefois, massacrer des quidams ne rapporte pas d'argent et mine votre réputation de Capo paternaliste, truicider des flics vous fera débourser des sommes astronomiques pour avoir la paix. Il y a une certaine morale de gangsters à l'ancienne qui transparait du game design, et ce n'est pas pour déplaire. Pas de fricotage non plus avec les prostituées de votre cheptel, il n'y aura pas d'affaire "Hot Cappucino"...
Côté joueur, l'évolution de votre personnage se construit à travers un système de niveaux et une création d'avatar au début du jeu permet de personnaliser votre malfrat. Ce dernier point a été abordé auparavant suite au refus d'Al pacino. Certains avaient soulevé l'idée que créer votre petite frappe et le gameplay évolutif, découlaient de ce problème. Le fait est que l'acteur manque à l'affiche, mais comme les autres personnages de l'histoire, il ne devait avoir qu'un rôle parallèle. Ce que David de Martini propose, c'est une expérience personnelle, et non rejouer le film. Ceci a d'ailleurs provoqué des frictions avec Coppola, qui désavoua le jeu. Ce dernier ne comptait pas s'atteler à la réalisation, car la trilogie du Parrain est pour lui une oeuvre finie. La grogne est plus due à un intéressement monétaire que créatif.
Selon notre interlocuteur, pour qui King Kong est un excellent exemple de la mise en relation jeu/film, les nouveaux cinéastes prendront le temps de penser aux déclinaisons virtuelles. Il reconnait néanmoins que transposer un film oscarisé est un pari. C'est pour cela qu'il précise que même si l'esthétique est basée sur la version cinéma, c'est le livre qui a donné corps au jeu. Quand je lui demande s'il conseille le livre ou la vidéo pour accompagner "L'expérience Godfather", il me conseille sans hésiter "le film".

En attendant, comme nous, de vous frotter au Don, je ne saurais que trop vous recommander de feuilleter quand même ce qui fut à la base de tout, le roman de Mario Puzo, auteur - aussi - du Sicilien...



Rob, mon ami d'enfance...

Posté par Flyer le 06.02.06 à 13:41 | tags : nintendo
ROBQuand j'étais tout môme, j'avais un ROB. Vous savez ? Le petit robot Nintendo pour enfants autistes, qui coûtait une fortune et ne servait qu'à vous seconder dans Gyromite, pour peu que vous soyez assez cinglé pour jouer très longtemps à Gyromite (je l'ai fini plusieurs fois et j'y jouais encore la semaine dernière sur mon émulateur).
Quand j'étais un peu moins môme, j'ai eu un ami qui s'appellait Fraise. Fraise a toujours été un peu fasciné par ROB. Mais déjà à l'époque, je l'avais rangé dans un endroit étrange de l'espace-temps duquel il restait introuvable. Et Fraise était un peu triste que je ne réussisse pas à remettre le grapin dessus pour lui montrer comment il fonctionnait.
Ce matin, Fraise m'a envoyé un mail. Il contenait un lien vers une vidéo qui explose tous les poncifs du film de SF survolté - style 2001. Une vidéo qui montre... ROB en action !
(merci Fraise ! - illus. VideoGame Obsession)



Sega Casino : Faites vos jeux, tout va bien

Posté par Pipomantis le 05.02.06 à 18:16 | tags : ds, sega
Roule ma boule ! (air connu) Las Vegas, son luxe, ses voitures de quelques kilomètres de long, ses matches de boxe endiablés et bien sur ses incroyables casinos, toujours prêts à vous faire cracher jusqu’à votre dernière dent en or avant de vous faire jeter par les gorilles de la sécurité…
Et bien c’est cette dernière facette de la ville du pêché que nous allons explorer grâce à Sega et son Sega Casino sur DS.
La première chose qui frappe au lancement du soft, c’est la multitude de tables disponibles : Black-Jack, Roulette, Craps, Baccarat, Poker (Texas hold’em pour être précis) plus quatre autres tables cachées vous attendent dans ce jeu très complet. Chaque table voit ses règles expliquées très en détail, parfois de manière un peu confuse, mais l’intention est bonne, car au prix de quelques efforts le joueur ne se sentira pas perdu dans cette multitude d’informations. La maniabilité, toute au stylet, ne pose strictement aucun problème et il est très amusant de balancer ses jetons sur le tapis d’une main leste et alerte, jetant un petit regard de défi à sa DS.
Mais voilà le souci du jeu : On n’y croit qu’à moitié. Car si notre simulateur de recouvrement de dettes est rempli à ras bord de modes, impeccable au niveau de son coté pratique, il lui manque une âme, une identité, ce petit quelque chose qu’avaient Caesar’s Palace et Side Pocket, et qui les rendaient addictifs. Attention toutefois, le jeu n’est pas mauvais, loin de là, car il est intéressant et fun pour peu qu'on lui laisse sa chance, et il ne fait nul doute qu’il occupera nombre de vos heures de trajets/pauses café/amphis en solo ou en multi (avec une seule cartouche). Passer à coté de ce jeu juste pour son austérité serait dommage, tant il amusera les Patrick Bruel en herbe.



Le Roi du tout-cosmos parle aux français !

Posté par Pipomantis le 04.02.06 à 11:45 | tags : electronic arts, namco, ps2
Vous pensiez vraiment que je me contenterais d'un post cryptique pour vous parler de la version française d'un des meilleurs jeux de début 2006 ?
Et bien non, je poursuis la propagande cosmique en abordant la traduction française du soft, qui était ma grosse peur sur cette version européenne. Et bien fi des craintes et autres doutes, cette VF est juste fantastibulissime.
Le roi parle à la première personne du pluriel en abusant avec joie du passé simple, ce qui donne des dialogues croustillants comme "Quand nous étions jeunes, nous roulâmes de magnifiques katamaris, en arborant fièrement la banane."
Outre les considérations grammatico-capillaires du Roi, des jeux de mots foireux sont régulièrement balancés, et toujours très bien traduits. Par exemple : "Vous venez d'enrouler une hase. La hase est la femelle du lapin. Espèce de Has-been". On sent que la localisation est faite dans le respect de l'oeuvre originale et de la culture japonaise. Nous tenons définitivement devant nous un exemple d'adaptation française qui, juste pour encourager la démarche, mérite d'etre souligné.
Et pour finir, quelques petits mots sur le packaging. Tout est très bien fini, la notice est splendide avec de nombreuses illustrations pleine page en couleurs complètement déjantées et poétiques.



World of Warcraft: ''Queer eye for the straight Guild''

Posté par Dereck le 03.02.06 à 14:38 | tags : multijoueur, pc, wow
S'il y a un mot sur-utilisé dans la sphère internationale du gaming, c'est "Gay". Toute homophobie primaire écartée, la banalisation du mot nécessite explication. Originaire de 1953, cet adjectif devenu un nom servait aux homosexuels à se désigner entre eux, afin de se définir à demi-mots. On rappelle qu'à l'époque l'homosexualité était considérée comme une maladie, une déficience mentale. Avec la distinction qui s'ensuivit avec les bisexuels et les lesbiennes, le mot "gay" n'a plus servi qu'à désigner l'homosexualité masculine. La culture de masse s'est appropriée le mot faisant abstraction de l'orientation sexuelle, mais mit en avant la notion de déficience, d'infériorité.
Afin de pallier à une dérive issue du langage, les compagnies de MMORGP telles Blizzard ont instauré des règles strictes sur les discriminations raciales, sexuelles et de religion. Toutefois, cette mesure est aussi appliquée dans le cas de discrimination positive. Sara Andrews a ainsi été bannie des serveurs de WoW en essayant de créer une guilde gay-friendly. De fil en aiguille, et malgré un communiqué très correct de la part de Blizzard, Lambda legal, un groupe juridique dédié à la défense des droits gays et lesbiens, a voulu saisir l'affaire. La décision de Blizzard leur semble réactionnaire, incitant d'après eux les homosexuels à faire profil bas. Les juristes préfèreraient que l'éditeur se préoccupe des homophobes d'abord.

Néanmoins, ce conflit de points de vue pose question. Avant d'être une personne, c'est un personnage, avec un rôle et une place sociale, inscrit dans l'univers virtuel qu'il arpente. Les avatars naissent libres et égaux. Nombreux sont les hommes qui incarnent des femmes, allant jusqu'à se marier, alors qu'ils sont hétérosexuels. Tout ne se résume-t-il pas à un problème habituel du RPG et donc du MMORPG ? Celui des joueurs qui mélangent roleplay (personnage) et hors-roleplay (vie réelle).
C'est peut-être justement là que le bàs blesse. La communauté homosexuelle a longtemps eu un besoin de visibilité et d'acceptation, mais la revendication de cette identité jusque dans des mondes virtuels où elle devient totalement abstraite n'est-elle pas une getthoisation forcenée et nuisible ?
Ce sera au bon sens de trancher, et à défaut, la justice américaine.



La PSP à toute vapeur

Posté par Dereck le 03.02.06 à 13:56 | tags : psp
Les japonais ont des simulateurs de choses qui échappent à nos concepts occidentaux. Des simulations de danse, de guitare, de drague, mais aussi de pêche au gros, de chef d'orchestre et de cuistot sur barbecue. Oui. De ça aussi.
Mais ce qui nous intéresse aujourd'hui, ce sont les simulations de trains. Non contents d'avoir le Shin-kansen, fierté nationale, ils ont poussé le vice jusqu'à en faire un jeu, qui s'est décliné sur de multiples plateformes, nommé Densha de go !. Le voila qui s'exportera sur PSP sous peu et pour allécher les foules, le distributeur de Taito propose un cadeau bien spécial aux précommandes. Une paire de gants de chef de gare japonais.
Grâce à cet accessoire, plus personne ne pourra remettre en question votre santé mentale quand vous beuglerez "Tchou-tchou" dans la rue.
TCHOU !!! TCHOUUU !!!.



House of the Dead 2: Navet ou Nanar ?

Posté par Dereck le 03.02.06 à 11:38 | tags : uwe boll
Certains jeux ont moins de chance que d'autres. Surtout ceux qui se font systématiquement adapter n'importe comment. House of the Dead est de ceux-ci. Alors que la trame des jeux pourrait être simplement reprise et étoffée, on cherche des prétextes, des extrapolations, pour finalement obtenir en slashers de ca-niveau ou horror-teen-movie du très pauvre. Le Dr Uwe nous avait pondu une Bollerie sur fond d'esclave noir immortel et rapiécé, planqué sur une île décorée d'une cabane de jardin. On pensait que n'importe quel réalisateur sain d'esprit nous épargnerait une suite.
Raté.
House of the Dead 2, dirigé par Michael Hurst (Acteur dans Power Rangers, Xena et Hercules) sera en avant-première mondiale sur la chaîne américaine Sci-Fi Channel. Comprenez par là "Notre film est tellement cheap et mal casté qu'on préfère s'épargner les dépenses d'un bide diffusé en salle". Peut-être la seule sage décision de l'équipe.
Si vous êtes curieux, vous pouvez toujours regarder ici de quoi il retourne, trailer à la clé. Devant le résultat, néanmoins, on penche déjà pour un Bouse of the Dead.



Le jeu vidéo: nouvelle pâte à modeler numérique?

Posté par Jypegue le 03.02.06 à 11:16 | tags : art et gaming, machinima
Regarde.orgUn jeu vidéo peut servir à autre chose qu'à jouer, si on met les mains dans le moteur de jeu on peut faire un film ou détourner les personnages, les habiller ou les déshabiller, organiser une rencontre entre Lara Croft et Sam Fisher dans les décors acidulés de Rayman, faire des bandes dessinées à partir d'images de jeux, voire les détourner pour créer une réelle oeuvre d'art (est-ce encore un jeu vidéo ? Peut-être pas ...)
Pierrick nous invite à parcourir le sujet du détournement vidéoludique dans un article très complet publié sur Regarde.org. Comme ils font bien les choses sur Regarde, ils proposent l'article sur le blog mais il est aussi possible de le télécharger(.pdf) pour l'imprimer et le lire à son aise.



Electronic Arts dégraisse le Mammouth

Posté par Dereck le 03.02.06 à 11:10
Et Mammouth écrase les prud'hommes. Accusant des pertes de bénéfices de 31% en ce début d'année, EA a décidé de licencier 5% de son effectif mondial. Ce genre de fluctuation a bien évidemment des conséquences sur la bourse. Ainsi, les actionnaires poussent d'une même gorge un râle d'agonie. Qu'ils en poussent un second pour les ex-employés d'EA, bons pour manger des patates à tous les repas.
- via Gamasutra -



Black: Du plomb entre les dents

Posté par Dereck le 02.02.06 à 15:50 | tags : ps2, xbox
Annoncé pour fin février, Black a déjà fait couler beaucoup d’encre virtuelle. Alors que ça et là, on pouvait lire des articles complaisants, d’autres confrères faisaient dans le jeu de massacre et la polémique stérile. Haro sur Black, le "FPS du dimanche". Les experts ont parlé, sans mâcher leurs mots. Plus pratique pour avaler le fiel des propos.
En cherchant un peu, on peut trouver un torrent du démo-disc pour Ps2. Formaté pour une showroom, le CD propose une balade dans le premier niveau du jeu, avec temps limité à la discrétion du soft, pour favoriser l’abattage. Voyons voir ...

Dommage pour les fanboys haineux, les promesses graphiques sur la bécane de Sony sont tenues. Malgré des modélisations grossières et des textures juste propres, un level design efficace compense ce manque de détail. Niveau gameplay, la visée est assistée et approximative, mais les chargeurs se ramassent au tractopelle. Ici, les opposants meurent de saturnisme et non d’hémorragie.
Oubliez la délicatesse, Black se résume à de la destruction massive de décors, trois chargeurs par cadavre, un festival pyrotechnique grouillant d’ennemis déferlant par cars entiers. Bien que se voulant vicieuse, l’IA des soldats s’approche plus du QI de la 7e Compagnie. Raison de plus pour multiplier les pièges-à-cons.
Certains critiquent la trame du jeu, de gentils américains libérant une Europe de l’est opprimée. Mince, il va falloir boycotter Vietcong, alors ? Paradoxalement, ces mêmes esprits critiques avaient encensé FarCry et son scénario tenant sur un demi ticket de métro plié en quatre. Peut-être que l’élitisme saisit ceux qui ont commencé le FPS avec les subtilités politiques de Wolfenstein 3D.
Black se pose en pur divertissement, un Bruckeimer du paddle. Second avis avec la version complète, bien évidemment.

NB: Il était impossible de sauter dans la démo. Peut-être est-ce dû au poids de l’arsenal que votre héros trimballe sur lui. A suivre.



Sirène en papillote sur les tables d'Europe

Posté par Dereck le 02.02.06 à 15:27 | tags : ps2
Sony a confirmé récemment la traduction et l'exportation de Forbidden Siren 2 vers nos latitudes pour la période estivale.
J'en connais qui vont rester chez eux volets fermés. Juste pour savourer leurs sueurs froides. Pendant ce temps là, les autres iront sur les plages. Pour se dorer la pillule, provoquer un vieillissement accéléré de leur épiderme, développer des mélanomes malins, contracter un cancer de la peau et mourir dans d'atroces et longues souffrances. Oublié de tous.

Non, vraiment, l'Espagne, ce n'est pas le bon plan, cet été. Attendez plutôt que les Sirènes s'échouent sur nos côtes.



Avoir la foi...

Posté par Flyer le 02.02.06 à 14:22 | tags : meurs en enfer, pc



We Love Katamari sort aujourd'hui

Posté par Pipomantis le 02.02.06 à 13:26 | tags : katamari damacy, ps2
Allez l'acheter aavnt lui !
Et cet homme le sait.



Racismomaton: Identité révélée

Posté par Jypegue le 02.02.06 à 13:12 | tags : art et gaming
A:noir B:blanc C:ne sais pasA défaut de nous refléter dans leurs écrans, les ordinateurs peuvent devenir miroir de nos travers. Via des tentatives plus ou moins réussies, on avait tenté par le passé de vous révéler l'impensable. Phobies. Homophobie, xénophobie.
Vous pensez ne pas être raciste. En êtes vous bien sûr ? Même pas des petits apriori ou idées reçues ? On en a tous forcémment, regardez les pub tv, elles les utilisent et les entretiennent, elles en contiennent à la pelle. Le plus évident qui me vient à l'esprit c'est Omo-crapoto, la lessive qui lave plus blanc que blanc, même ceux qui viennent de la jungle... Vous pouvez surveiller la présence du Racismomaton dans les rues. Il s'agit d'une installation ressemblant à un photomaton. Une cabine qui propose aux passant de tester leur raciste-attitude. La cabine permet une intimité nécéssaire à la fiabilité du test, car en répondant le plus sincèrement du monde au questions posées, il est possible de révéler des attitudes implicites à l’égard d’immigrés.
Dans la cabine, le sujet joue au IA TEST, qui fut développé en 1998 par des sociologues des universités de Washington et Princeton. Les questions n'ont à priori aucun rapport avec le racisme et prennent quelques 5 minutes avant d'afficher le résultat à l'écran. On n'est pas forcémment d'accord avec le résultat, parce que ça peut ébranler quelques certitudes.

L'installation artistique est déjà mise en place dans quelques villes en Espagne, et ne sera évidemment pas diffusée à grande échelle. Toutefois il est possible d'effectuer différent test d'IAT sur le site d'Implicit Project. Afin que votre patron ne sache pas que vous êtes un sale méchant raciste hargneux, le site est sécurisé et vous pouvez passer le test en toute discrétion.



Telex : Resident Evil 4 sur PC

Posté par Jypegue le 02.02.06 à 12:34 | tags : capcom, pc
Ubisoft a passé un accord pour le moins inhabituel avec Capcom pour distribuer sur PC des titres quelques titres consoles (bon ok, Dereck, je sais déjà que tu va me dire un truc du genre "Ah mais non c'est pas nouveau ils avaient déjà adapté... bla bla bla")
Alors cette fois ce sont Resident Evil 4 (wahooo !), Onimusha 3 et Devil May Cry 3. On ne sait pas si c'est Capcom qui s'occupe du portage sur PC ni si cela va s'accompagner d'améliorations. Tout ça est prévu pour très bientôt en Europe et Amérique du nord.
- via Gamasutra -



Sacré Pablo

Posté par Pipomantis le 01.02.06 à 13:09
Vous vous souvenez surement avec émotion du jeune espagnol qui avait défrayé la chronique avec son faux trailer de la Nintendo Revolution ?
Et bien le jeune homme a récidivé avec un jeu en flash, version plus trash et décomplexée du hit Wario Ware. Cet homme sauvera le monde libre, j'ai dit.



L'ombre du colosse se fait plus grande sous le soleil européen

Posté par Pipomantis le 01.02.06 à 10:53 | tags : ps2
C'est l'histoire d'un petit jeu qui, pour sa version européene (sortie le 15 fevrier) se voit dotée d'un nombre incroyable de bonus. La boite sera cartonée et contiendra des cartes postales, à l'instar de l'illustre Ico. Des illustrations, des entretiens avec les créateurs du jeu et meme le trailer original d'Ico seront présents pour une edition qui ne sent pas l'arnaque. Autre chose ? Oui. Le site est tout bonnement magnifique et devrait laisser une petite place pour un concours de création de colosses (pour une suite ?) ainsi qu'un concours pour gagner un voyage au Népal.
Si après ça vous n'achetez pas ce qui promet d'etre le chant du cygne de l'aventure sur PS2, je ne peux plus rien pour vous.





  Discussions en cours sur le forum jeux-vidéo :
Rechercher
Dans la boite
Ajouter à Netvibes Ajouter à Mon Yahoo! Ajouter à mon Google Ajouter ce blog à mes favoris Technorati! Abonnement Bloglines
Liens
. Piqué aux jeux
. Game on girls
. Push-start
. Jenesuis.net
. Kotaku (en).
. wmmna (en)
. Penny Arcade (en)
. Jay is game (en)
Copinage
. Les Sims : histoire de vie sont sur Ados.fr et lancent un concours : 30 jeux à gagner.
. Et toujours, le blog des Sims 2 sur MyBlog.