Depuis trois jours s'affiche en bas de chez moi la nouvelle campagne de Nintendo pour l'été. Avec la sortie des trois coloris turquoise, vert pomme et rouge, la gamme se refait une beauté et, sûre de sa séduction, va rouler des galoches à son public cible. Un public dans lequel on aura du mal à se reconnaître nous autres gamers, mais ce n'est pas très surprenant, depuis le virage amorcé par la période Nicole Kidman.
Tryptique de photographies représentant des familles souriantes, le nouveau visage de la DS se décline en une image pour chaque console. Alors que la turquoise pose un couple de cinquantenaires souriants, le visuel choisi pour la DS vert pomme trahit un excès de zèle.
Allongées, probablement sur la plage, un trio de femmes s'agglutine sur une seule console. Des tronches de fin de série qu'on croiserait plus à un Rallye versaillais ou au fil des pages Camif dédiées aux fringues de quadra, que dans un Micromania.
C'est le nouveau visage du gaming sur DS. Viviane, Diane-Eugénie et Marie-angèle contemplent béates le petit stylet caresser les nombres mutins de leur Brain Training, le tout, dans un plan rapproché qui invite à l'intimité d'une scène aussi toc que les clichés d'un catalogue Wii.
Vous remarquerez où se posent les rayons du soleil et vous vous demanderez ce qu'elles peuvent bien discerner sur l'écran. La publicité, qui se doit d'être un miroir flatteur de l'audience qu'il désire séduire, me renvoie ici un reflet dans lequel je ne me reconnais pas. Dans lequel on se demande quel joueur de Castlevania se reconnaîtrait.
Plus que casuelle, la DS serait ainsi devenue un gadget cosmétique, fédérateur des familles heureuses et soudées. La DS célèbre la maturité de sa cible alors que le catalogue croule sous les logiciels bêtifiants. Saviez-vous seulement qu'Atari comptait concurrencer Ubisoft avec sa Emma, et qu'Eidos comptait sortir pas moins de 6 jeux à poneys d'ici 2009 ?
L'utopie Marketing famille de Nintendo renforce l'absurdité perçue avec le pack de Family Trainer. Les couples sont soudés et disposent d'une paire d'enfants de sexe différent. Un postulat loin d'être en phase avec la réalité démographique des pays concernés. Que dire des visuels de la version nippone, exposant cette structure familiale, alors que, selon des chercheurs, le dernier japonais mourra dans 800 ans ?
Le joueur qui consomme autre chose que du sudoku et du Barbie Princesse Roulure ne se reconnaît pas dans ces gens qu'on nous montre, et c'est à se demander si le client s'y identifie lui aussi. L'envie de réalisme social du gaming s'est fait dévorer par une utopie, où les babes du DS lifestyle bien bronzées se sont fait remplacer par Nicole, puis par Diane-Eugénie. L'idéal consensuel succède à l'idéal people qui remplaçait le fantasme fashion.
En dépit de tout, le spectacle a gagné. On ne joue plus, on regarde jouer, on dramatise et met en scène des gens qui jouent plutôt que de vanter le produit pour ses qualités intrinsèques, techniques, concrètement ludiques. La tautologie est étourdissante. On regarde des gens qui regardent des gens qui jouent.
Nintendo confirme l'attitude adoptée pendant l'E3. Le gamer n'est pas celui qui aura le plus contribué à la nouvelle richesse de l'entreprise, alors il est devenu quantité négligeable, tout juste bonne à chauffer les buzz et assurer la présence web. Il n'est plus qu'un outil, un plan B, voire C, dans un cauchemar de série Z.
Ce ne sont plus des jeux qu'on nous vend, mais une philosophie et un mode de vie. Du contenant plus que du contenu. L'âge d'or du jeu vidéo est définitivement mort pour Nintendo.
Sourire figé sur ses lèvres affables, il célèbre avec 2008 l'âge du courant d'air en boîte.
- En complément, consultez aussi l'excellent billet de Monsieur A -

Parce qu'au fond de moi, je m'en moque des Guard Impacts et des effets de bloom sur des textures HD. Tout ce que j'aime c'est jouer à la poupée. Puis l'envoyer empaler ce baltringue de Cervantes sur 2m de lame dentée. . C'est mon côté féminin qui s'exprime. 

Tera Patrick en Productrice Spéciale, la preuve par l'image. L'idée m'a traversé l'esprit quelques instants, d'essayer de justifier sa présence par autre chose que le racolage le plus vulgaire imaginable dans la tête d'un marketeux, mais ce ne fut qu'un instant. J'ai abandonné, mi-las, mi-molle, devant les vaines tentatives de Tera pour marier cette nouvelle tâche à son habituel blowjob de Productrice d'Erections.
Ce n'est absolument pas une solution de fumiste. Ca me permet d'une part, de préserver vos espoirs sur le jeu, et d'autre part, de ne pas passer pour un érotomane pathologique. De plus, j'ai une explication rationnelle à ces callosités sur mes paumes : J'ai reçu Soul Calibur IV. Bien sûr que je parle de gameplay. Evidemment.
A ce sujet, si vous voulez bien m'excuser, je dois finir de mater customiser Ivy. Il y en a qui travaillent ici.

Soul Calibur IV n'est pas encore sorti que des petits couinements de fanboys commencent déjà à se faire entendre. Les personnages de Star Wars exclusifs à chaque version vont découvrir les joies de la migration. En effet, une capture d'écran fuitée laisse comprendre que Darth Vadoe sera disponible en contenu téléchargeable sur le MarketPlace Xbox 360, donnant aux puristes leur fix de côté obscur.
De même, Yoda serait aussi bientôt en vente pour les possesseurs de PS3. Pour le moment, il n'est pas encore confirmé que l'opération soit payante, mais connaissant la politique de Namco sur les contenus additionnels avec le précédent d'Ace Combat 6 et ses packs d'avions, on peut écarter l'hypothèse du cadeau désintéressé.
Une certaine animosité se fait sentir, un trouble dans la force, sachant qu'il est peu probable que les joueurs PS3 se ruent sur le nain vert alors qu'ils ont déjà l'incarnation de la classe laquée noir sur la galette d'origine. In fine, les 360-boys se sentent obligés de cracher les MS Points pour compléter leur collection.
Peut-être pour laver le goût faisandé que laisse Yoda après une ou deux parties. Trop petit, presque impossible à attraper, disposant de priorités de coups plus qu'abusées et d'un cancel basé sur la force qui ouvre la voie à des enchaînements fourbes. Yoda est à la fois trop puissant et insupportable à jouer, avec sa propension à sauter dans le vide. Parce qu'il saute, l'animal. Quand on fait 70cm, c'est la seule solution pour passer un coup de polish sur le crâne d'Astaroth.
Personne n'oblige personne à acheter les personnages supplémentaires, mais il est compréhensible que les joueurs 360 se sentent lésés face à leurs camarades inféodés à Sony. Ce qui pose la question : A qui profite le crime ? Pas le consommateur, tributaire d'offres de qualité inégale.
Le grondement de la foule s'essoufflera vite, comme toujours, laissant place à un silence résigné. Et aux packs de fringues The Idolm@ster.
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. A la différence de nos concitoyens du monde, les américains, nous autres barbares européens avons le droit de visionner ce trailer pour Dead Space. L'ESRB a en effet refusé de le classer pour les Etats Unis, sans toutefois en empêcher la diffusion sur l'interweb. On se demande la finalité de ce caprice sur ces images gores, dans un pays où les Saw et autres Hostel explosent au box office.
Le jeu vidéo a encore droit à un tarif préférentiel sur le kilo de bullshit, face une industrie cinématographique que l'on n'ose plus trop inquiéter sur l'hémoglobine. A ce titre, une comédie légère de Kevin Smith telle que Zack & Miri make a porno s'est récemment fait bannir des salles obscures. L'énucléation est devenue plus politiquement correcte que la satire à caractère sexuel-light. Une dévolution déprimante des organismes de classification, qui seraient bien en peine aujourd'hui de gérer un chef d'oeuvre d'absurdité grivoise comme Captain Orgazmo. Etrange organisation des poids et mesures dans le marché du divertissement, "mutiler n'est pas jouer".
En faisant abstraction de l'internet un instant, remercions le passif culturel de notre ancien continent, qui nous prémunit de ces indignations face aux démembrements. Les inquisiteurs espagnols avaient finalement raison, c'était pour notre bien. Il fallait seulement voir à long terme.

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"Ha bah ça alors" aurait dit Audrey Tautou, ambassadrice de la niaiserie française outre-atlantique. Cryptic Studios avait publié en page 42 du Game Career Guide de cette fin d'année, une offre de recrutement pour de nouveaux employés sur Star Trek Online.
Pas besoin d'avoir un ami nommé Watson ou Spock pour comprendre que les développeurs de City of Heroes sont bien en charge du projet, une rumeur datant déjà de janvier 2008. P2 Entertainment, à l'origine sur le projet, avait déclaré qu'il transférait la licence à un autre studio, sans précisions. Le même semaine pourtant, les RH de Cryptic recrutaient chez P2 afin d'étoffer leurs rangs avec des actifs qui travaillaient sur Star Trek Online.
Un secret de klingon Polichinelle, donc.
Dissipant tout doute, le site de STO est en ligne et une annonce officielle a été faite par Cryptic. Les premières séquences in-game seront par ailleurs révélées le 10 août prochain à la convention Star Trek de Las Vegas. Cryptic a fait un travail admirable avec City of Heroes/Villains, et son savoir-faire, allié à l'expérience d'anciens de P2, pourrait enfin donner vie à un jeu Star Trek qui ne soit pas d'une nullité sidérale.
C'est ce qu'on appelle avoir l'esprit d'Enterprise.
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Il y aura quelque chose à faire en Amérique le 17 Octobre 2008. Aller découvrir Max Payne the Movie. Une esthétique léchée, des acteurs qui apparaissent convaincants dans le peu que le trailer révèle, un parti pris risqué par rapport à l'original. Des ingrédients qui, si la réalisation dépasse le niveau de découpage routinier pour film d'action en boîte, pourraient l'élever au niveau de meilleure adaptation cinéma d'un jeu vidéo.
Le choix d'insérer des anges de la mort et de caster Mila Kunis en Mona sax ne sont d'ailleurs pas les seuls risques pris par la production. Mark Wahlberg a décidé de ne pas jouer à Max Payne lors de sa préparation.
"Je ne voulais pas jouer parce que j'ai une personnalité addictive. J'ai plus de responsabilités maintenant que j'en ai jamais eu avec les enfants et tout le reste. Je ne veux pas passer 14 heures sur le jeu et ensuite 8 heures sur le plateau. Ca ne marchera pas."
Quatorze heures, c'est un peu la durée de vie de Max Payne, à condition de prendre son temps. N'ayant ainsi disposé que du briefing et de l'information qu'on a bien voulu lui donner, si Wahlberg réussit le tour de force d'incarner un Payne crédible, il parviendra à laver l'affront de The Happening, en se rapprochant peut-être de la performance barrée de I heart Huckabees.
Reste à savoir ce que vaut le rôle de Max Payne en tant que tel. Etant une sorte de parodie morbide du flic de film noir, faut-il du talent pour l'incarner ou simplement aligner les monologues dépressifs et les métaphores douteuses ?
"La question resta en suspend pendant quelques secondes. Déjà il regrettait d'avoir prononcé ces mots, terminé sa phrase. La pluie martelait les vitres et les parois de son crâne. Il se sentait imploser, se fissurer de l'intérieur comme si sa tête avait été placée dans un micro-ondes. Prendre ses cachets. Oublier.
Il attendrait la sortie du film pour que ses mots punaisés au mur des interrogation trouvent réponse. Il attendrait les yeux fixés dans le néant, seul avec son mur et ses doutes"
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Ron Perlman, Acteur, Boll Lover - Sur la comparaison entre Guillermo del Toro et Uwe Boll - "Et bien, ce sont tous les deux des étrangers. C'est la que la ressemblance s'arrête. Uwe Boll est une sorte de PT Barnum, vous savez ? Un gars qui rend le spectacle possible, d'une très bonne façon. Et il adore les films, mais il n'a pas consacré sa vie à la réalisation comme Guillermo l'a fait. Et tout ce que je pourrais dire de plus serait injuste envers les deux. Vous ne pouvez pas les nommer dans la même phrase."
"Je ne ferai pas de commentaires sur Uwe. Je n'ai jamais vu le film. Disons ça. Je n'ai jamais Dungeon Siege. J'ai entendu dire qu'il avait des problème. J'aime beaucoup le gars. Je l'aime beaucoup et je ne vais pas dire quoi que ce soit de négatif à son propos, jamais. Parce que c'est vraiment un bon gars. Et c'est tout ce que j'ai à dire."
En dépit de Dungeon Siege, Ron Perlman soutient Uwe Boll de façon inconditionnelle. Ron Perlman ferait n'importe quoi par amitié. Il ignorerait un film nul à s'en rincer les yeux à la soude, il vous donnerait un bras, un rein, son foie, même !
Reflexion faite, non, pas son foie.
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Tecmo et son Président, Yoshimi Yasuda, vont se faire fesser par une justice aveugle mais pas sourde. Tomonobu Itagaki, Game Designer/Producteur de Dead or Alive et des derniers Ninja Gaiden, avait démissionné début juin pour se jeter à corps perdu dans une bataille légale avec son employeur. Il réclamait des bonus impayés, ainsi que des dommages et intérêts s'élevant à 148 millions de yens, soit environ 872.000€.
Les primes versées en cas de succès commercial sont au centre du débat, mais c'est tout le système Tecmo qu'Itagaki s'apprête à déboulonner. Le 16 juin dernier, Tecmo et le plaignant ont présenté des contrats très différents, l'un précisant des bonus, l'autre pas. Devinez lequel. Ce sont 6,66% des bénéfices récoltés qui échappaient à la Team Ninja, répartis selon leur ancienneté.
Pour soutenir sa thèse et décrédibiliser Yasuda, Itagaki vient d'apporter de nouvelles pièces au dossier. Yoshifuru Okamoto, le producteur de Ninja Gaiden II s'est allié à lui en fournissant un entretien enregistré à l'insu du Président de Tecmo en janvier dernier. Okamoto explique qu'il avait de bonnes raisons pour se protéger, Yasuda l'ayant harcelé moralement.
L'enregistrement est édifiant, confirme les bonus votés par le conseil d'administration avant la prise de fonction de Yasuda, et surtout le discrédite sur sa dernière déposition. Il avait nié avoir taxé Itagaki de rapiat, mais on l'entend clairement le dire à Okamoto. Un point.
Ces nouveaux éléments contredisent Yoshimi Yasuda qui expliquait que les bénéfices ne reposaient que sur la décision du président précédent et devenaient caducs avec lui. Adoptés par le conseil d'administration, ils perdurent et mettent Tecmo en défaut. Deux points.
Il avait aussi déclaré qu'il n'avait jamais été promis de bonus, ce que le contrat de Dead or Alive 4 en date de mars 2005 et la confirmation de l'enregistrement invalident. Trois points.
La partie civile bâtit une thèse graduellement inattaquable, nourrie par des preuves écrites et sonores irréfutables. Itagaki en a d'ailleurs augmenté le montant des dommages et intérêts, évalués maintenant à 966.000€. Il garde d'autres atouts dans ses manches et n'hésite pas à le faire savoir. "Je suis prêt à révéler cette preuve, quand le besoin s'en fera sentir, pour le bien d'une justice supérieure"
Le vainqueur des testicules d'acier pour cette cérémonie des Badass 2008 est : Tomonobu Itagaki.
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Tera Patrick, l'actrice Hard que l'on n'avait pas vraiment l'habitude de croiser dans des gangs-tout-court, vient participer au buzz de Saints Row 2.
Une whore dans un jeu de thugs, c'est carrément street cred, non ? En fait, non.
L'actrice a été recrutée par THQ en tant que "Productrice Spéciale", pour apporter, je cite, "sa touche unique au projet". La nature de sa collaboration sera révélée le 30 prochain sur IGN. Pourvu que ce ne soit pas du X amateur tourné dans les bureaux de THQ.
Aussi réjouissante que soit sa présence rebondie, je n'engagerai toutefois pas Tera dans mon gang. Vous remarquerez que pendant que la demoiselle au buste siliconé se trémousse la cuisse sur un pare-choc, ses camarades violets, au fond de l'image, vont se faire cribler de balles par un gang rival.
Alors ça, la double pénétration elle connaît, mais le headshot, que dalle. Je réclame Samuel L Jackson en remplacement. Et en kilt.
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Reggie Fils-Aimé, Boss de Nintendo of America, contre-fischer "D'une perspective américano-centrée, la capacité de stockage de la Wii est en train de devenir un problème pour le grand public Il est urgent de trouver une solution"
Confirmant que Laurent Fischer est stupide, tout en prenant soin de ne pas empiéter sur son territoire en ciblant les Etats-Unis, Reggie admet l'évidence. Une évidence technique qu'on se tue à répéter depuis des mois, depuis la sortie de la console, à lire dans nos marcs de Mountain Dew l'avenir de la Virtual Console et du WiiWare.
D'un autre côté, si Nintendo se décide à produire une solution maison, on risque la WiiKey, une clé USB blanc laqué de 2 Go pour la modique somme de 29,99€ prix cadeau.
J'extrapole, certes, mais depuis WiiSpeak, on peut s'attendre à tout.
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"Shoot them in the head" C'est ce que Leon S Kennedy aura retenu de 2 épisodes et de 40 ans de films de zombies. Conseil judicieux s'il en est, il est toutefois assez vague, vu qu'il s'applique aussi aux mercenaires, extra-terrestres, infirmières de cauchemar et enfants en bas âge. Ne me regardez pas comme ça c'était lui ou moi.
Confirmant la première bonne impression que le teaser avait suscité, Resident Evil Degeneration allie FanServ et réalisation propre. Si le scénario classique et les mutations grotesques sont au rendez-vous, peut-être qu'il lavera la franchise de la honte engendrée par les adaptations Live. A chaque fois que je repense au Nemesis caoutchouté, mes yeux saignent spontanément.
Paradoxal mais réjouissant que RE Degeneration annonce la résurrection d'une franchise en déliquescence cinématographique.

l'E3 2008 était une loque sous Xanax, un rendez-vous vide de sens et de contenu où les éditeurs et les constructeurs n'ont fait que confirmer des nouvelles déterrées du mois d'avant. L'époque de la démesure, des babes et des sacs de goodies lancés dans la foule est révolue, le mode "conférence et café dans des gobelets" a pris place pour de bon. Bienvenue à la convention des marketeux mormons.
Et comme tout évènement organisé sur le mode de la conférence, c'était d'un chiant à se bouffer le crâne. Konami, Electronic Arts et leurs amis ont exhibé des jeux dont on voit déjà circuler des vidéos depuis un moment, ou que l'on attend dans une impatience végétative. Les constructeurs, quant à eux, semblent presque déconnectés du but premier d'une console : épater par ses jeux.
Menu des conférences : - Microsoft - Nintendo - Sony
Farandole de Focus : - WiiSpeak - Vraie-Fausse baisse de prix chez Sony - Dead Rising sur Wii - Mad World sur Wii - Le trophée de la honte 2008 pour Konami - Les brèves de Paddle
Duo de florilèges vidéo : - Première salve - Second service
Microsoft prostitue son interface et son catalogue, au risque de ne plaire à personne en voulant plaire à tout le monde. Sony essaie de s'acheter des amis, en vain. Il ferait mieux de s'acheter des jeux. Et Nintendo, le cuistre Nintendo et son cul cousu de billets verts, fier de nous annoncer le succès de son pèse-personne et d'officialiser l'agonie du gaming avec son WiiMusic moche et débile.
Les avatars Xbox Live ? Un plagiat putassier. Le PSN Live et ses films ? Un an après Microsoft, bien joué les gars. Le Wii Motion Plus ? Un arrière-goût d'Expansion Pack pour N64. . 
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Béquilles et rustines se succèdent dans un ballet maladroit d'annonces éclopées.
L'E3 pue de la gueule, mais ce n'est pas pour autant qu'on ira embrasser ses participants sur la bouche. La magie n'opère plus, on n'est plus dans une frénésie masturbatoire à l'annonce d'un titre surprise ou d'une évolution imprévue.
Ne nous reste que Leipzig, et sa Game Developers Convention.
Game. C'est tout ce qu'on veut. Du Game.

John Riccietiello, PDG d'Electronic Arts, E3-hater "Je déteste l'E3 comme ça. Soit on revient au vieil E3, soit on devra faire nos propres évènements privés."
Laurent Detoc, Président d'UbiSoft US, consterné "L'E3 de cette année était minable. Le monde venait à l'E3. Maintenant, c'est comme une convention de chauffagistes dans un sous-sol."
David Perry, Directeur Artistique chez Acclaim, nostalgique pas pas trop "J'avoue que je suis d'accord avec ce qu'a dit John Riccitiello. S'il n'y a pas de changements importants au format et dans l'équipe, je n'y retourne plus jamais. Le concept est à jeter. Ca coûte cher, le message est dilué, les consommateurs sont oubliés, les conditions d'entrée sont stupides et si l'industrie à l'échelle mondiale n'y participe pas, ce n'est pas crédible de toute façon. Avant, j'emmenais des investisseurs importants à l'E3 pour les intéresser à notre industrie, et ça marchait à chaque fois. Maintenant, c'est juste une casserole à trainer. . Heureusement, on peut encore les emmener à la Games Developer Convention, s'ils veulent voir le talent, la passion et l'énergie dont dispose cette industrie."
Les voix qui s'élèvent contre l'E3 sont unanimes. Que ce soit les professionnels ou certains confrères. L'E3 est mort, bidon, un cadavre desséché qu'on agite au bout d'un bâton merdeux. A vouloir le monter en juillet, il perd de sa fraîcheur dont il disposait en Mai, son mois de prédilection. Plus que des révélations, ce sont des bilans et des confirmations qui s'alignent et se délitent dans le silence des salles de conférence. Les éditeurs n'ont rien annoncé qu'on ne savait depuis des mois, dans un langage et une forme Business to Business navrante, et les constructeurs ont laissé sceptique. Microsoft a choisi une audience informe et mal dégrossie, Nintendo assoit son excès de confiance dans la médiocrité de son offre et Sony cultive l'immobilisme.
On s'insurgeait contre les babes, contre la débauche de moyens et le coût d'un show vidéoludique à plumes dans le cul, mais l'E3 des grands jours, était stupéfiant dans son habit de lumières et sa décadence.
L'E3 d'avant était merveilleux et pathétique, comme l'était Elvis à la fin de sa vie. Un showman usé et pourri par les excès, qui hypnotisait son public d'une parole. Si Elvis est mort à Graceland, l'E3 s'est effondré à Los Angeles. Son corps, transporté d'urgence à Santa Monica n'aura pas supporté l'opération de la dernière chance. Il repose aujourd'hui à LA, entre un soupir et un haussement d'épaules.
L'E3 est mort, murmure-t-on. Vive l'E3.
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. Ce n'est pas une méchante invective contre le look obsolète de Rock Revolution, ni contre le procès qui oppose Konami et Harmonix pour des brevets vieux de 5 ans. Alors que l'année dernière, Peter Moore avait créé malgré lui une expression dans le langage Guitar Hero, Lauren Faccidomo de Konami entre dans le dico Geek. Le mien.
Lors de la présentation de Rock Revolution, la Chef de Produit Senior de Konami a interprété BlitzkriegBop des Ramones, en live. Sa performance de bassiste était à la hauteur et ce succès lui permettait d'enchaîner sur le jeu pour y refaire le même morceau et nous convaincre de sa fidélité à l'expérience rock réelle.
C'est là que Murphy et sa table des lois débarque pour ruiner la fête. Epic Fail pour Lauren qui se viande lamentablement devant un parterre de gamers goguenards.
Sans le savoir, Lauren vient de donner une locution en or à tous les authentiques zikos incapables de finir une quelconque chanson sur Guitar Hero ou Rock Band.
Lorsqu'ils massacreront un morceau qu'ils dominent d'habitude avec aisance sur scène, ils pourront dire "J'ai fait un Faccidomo".
Le terme est presque aussi beau que legato, ou fortissimo. Le prononcer, c'est l'adopter.
Ca ne vous dispense pas de vous entraîner quand même, baltringues.

Faisant suite à la conférence de Nintendo, Celle de Sony avait fort à faire pour remonter le moral des troupes. We're all about games, nous avait dit Kaz Hirai au PS Day. Des jeux, on en attend depuis le lancement. Exclusivités ou non, de quoi tenir la distance avec Microsoft qui achète ce qu'on lui refuse. Depuis que Final Fantasy XIII est tombé dans l'escarcelle du rival, Sony n'a plus le droit à l'erreur.
La conférence a débuté avec la soixantaine d'écrans de la salle faisant défiler des extraits d'Uncharted, Resident Evil 5, MGS4, Killzone 2... Jack Tretton tombe l'arrogance dès les premières paroles.
"Je ne peux vous dire à quel point on s'est amusé durant les derniers mois à monter cette conférence de Presse. La vérité, c'est que c'est l'évènement le plus stressant que vous puissiez imaginer. Ca a pris deux ans de ma vie"
Une phrase en forme de bilan de santé pour Sony. "2008 est l'année de la PS3, mais aussi bon que 2008 soit, on ne fait que commencer." Commencer à penser au catalogue et aux services périphériques, il fallait comprendre.
L'introduction se fait sur un rappel des cycles de vie des consoles Sony, et sur le rayonnement du CELL auprès d'IBM et à travers Folding@Home. Metal Gear Solid 4 ouvre le discoiurs de Tretton sur les exclusivités, fil rouge de 2008 pour Sony. Ted Price de l'équipe Insomniac nous présente Resistance 2, puis Tretton revient pour présenter chiffres et retrospective avec le moteur de LittleBigPlanet. Le titre de Media Molecule est devenu le nouveau visage sympa et exclusif de la PS3.
Il en devient maintenant le représentant marketing, l'image de marque, presque. Arrivée de la PS3 en Amérique Latine, best of de la ludothèque PS3 en SP3, soit une gamme de type platinum à 29,99$. Ok, next.
Alex et Jack mettent le reyclage de côté pour louer les possibilités illimitées de LBP et de sa cible très large. Un sursaut avant de retomber dans la nostalgie, en déclarant que la PS2 aura vu 130 titres en 2008. Elle est d'ailleurs présentée comme une manière d'entrer dans le monde du social gaming, le terrain de la Wii.
Le PSN Network est abordé, avec l'explication du compte unique, rapidement. Le temps d'introduire les 180 millions de téléchargements du PSN Store et le dernier Ratchet & Clank Quest for Booty. "Moins long, moins cher." Encore heureux. Le reste du catalogue PSN comme Fat Princess, Pain, Flower ou PixelJunk Eden est vite passé en revue.
Le reste de la présentation PSN expose le système du Pay Per View, et de la chaîne Gran Turismo TV. Avant de nous glisser une tranche d'Home pour qu'on ne l'oublie pas.
Le service de Vidéo à la demande est enfin exposé. Les films ne seront pas que louables, mais aussi disponibles à l'achat ferme, en définition standard toutefois. L'interface est mieux faite que celle du Marketplace Microsoft, avec des boutons et des fonctions plus claires. Le streaming sur PSP reste d'actualité.
La PSP, d'ailleurs, parlons-en. Si Nintendo a négligé sa DS, Sony lance Patapon 2 et surtout Resistance Retribution au visage du spectateur... Pour vite revenir au faute de munitions PSN et faire miroiter les possibilités de contenu utilisateur à partager.
Le gros morceau arrive. Jim Lee de Sony Online arrive pour présenter DC Universe Online. Sur le ton de la confession, il gagne la sympathie du public. "C'est un projet de rêve pour moi. Quand j'étais un gosse, mes parents voulaient que je soies un docteur et que je suive les traces de mon père. Mais moi, je lisais des Comics et j'ai même fait mon propre Comics.
C'est comme mon autre obsession. Je reste un gros joueur à ce jour, accro aux MMO, j'ai même commencé à jouer à Everquest le jour du lancement. J'ai été le premier Paladin à avoir Fire Avenger Non, ça avait l'air cool à cette époque là ! "
A la manière d'un city of heroes/villains on crée son super en collants et on s'allie ou s'oppose à des super héros franchisés célèbres suivant nos choix. Peu de matériel, mais le projet semble enfin bien parti.
Jack revient vendre des cravates à la sauvette et nous présente sa meilleure offre. La PS3 à 399,99$, prix psychologique pour une PS3 du pauvre avec un Disque Dur de 80 Go au lieu de 40 Go. La non-annonce du jour.
Un montage montre des développeurs parler de leur engouement pour la PS3, puis les jeux s'amoncellent, Fallout 3, Ghostbusters, SOCOM, MGS4, et toute une série de jeux qu'on pourra aussi avoir chez le voisin. Néanmoins, Jack donne du chiffre : 23 exclusivités, 10 sur Blu-Ray et 13 sur le Network.
Pour appuyer son propos, le trailer de God of War III résonne, tout en CGI, suivi d'images d'Infamous, développé par Sucker Punch. Imaginez un mélange entre CrackDown, Hancock et Psi Ops. N'imaginez pas trop, il n'arrivera qu'au printemps 2009.
Les pouvoirs fusent le temps de préparer le terrain pour MAG. Massive Action Game de Zipper Interactive, développeur de SOCOM. Massivement multijoueur, le système reposera sur des équipes de 8 joueurs et des affrontements au plus proche des difficultés réelles. Si le multi à 60 joueurs de Resistance 2 peut être un beau bordel, ça ne sera rien face à MAG.
Tretton fait son dernier retour pour le mot de la fin. "Si c'est ce à quoi ressemble un cycle de vie de deux ans, imaginez ce que à quoi ressembleront 3 ans et au-delà."
Imaginez. C'est le mot revenu souvent dans la conférence, et presque martelé par Jim Lee. On nous demande d'envisager un futur meilleur, de tenir bon. C'est sous le signe de l'engagement à long terme que Sony a voulu défendre par ses réussites passées. L'avenir, formulé comme une promesse.
Des promesses de jeu en échange de promesses de ventes.
- Crédit Photo Engadget -

Refaisant surface pour rappeler son existence aux rares brutes possédant une Wii, MadWorld est l'un des projets les plus ambitieux graphiquement du studio Platinum. Chapeauté par des anciens de Capcom et de Clover, Platinum Games est aussi en plein travail sur Bayonetta, le DMC-like poumoné. MadWorld possède un pitch similaire à The Killing Game ou Smash TV, dans le sens où le héros participe à un jeu télévisé où le but est de pulper les adversaires de la façon la plus sanglante imaginable.
Le décor et les armes permettront de nombreuses fantaisies dans la découpe, rappelant The Running Man par certains aspects. Shigenori Nishikawa, le créateur du jeu, a déjà travaillé sur les séries Resident Evil et Dino Crisis. Le gore, c'est une religion qu'il explique par son parti-pris de game-design : "Le propos n'est pas de faire de la violence malsaine, mais de la violence tellement exagérée qu'elle en devient comique"
A mi-chemin entre God Hand, Sin City et ManHunt, MadWorld reprend les pistes du premier, développé chez Clover pour nourrir son délire en s'inspirant des deux autres. Visuellement très au point, exploitant la Wii dans une mesure similaire à No More Heroes, le jeu multiplie les idées absurdes, comme le BloodBath Challenge, où l'on utilise ses ennemis comme des fléchettes en les envoyant voler à coup de batte.
C'est n'importe quoi, c'est réjouissant, c'est MadWorld. Annoncé pour le premier trimestre 2009, il pourrait bousculer le catalogue mièvre de la Wii et imposer une identité forte dans une ligne graphique qu'on pourrait assimiler à un McFlurry Smarties.

Ne reste plus à Reggie et Shiggy qu'à prendre des airs surpris quand le jeu sortira et lui retirer leur soutien aussi sec, comme ils l'ont fait pour ManHunt 2.
Nintendo Seal of quality, les gars.

Au menu de cette projection : Tomb Raider Underworld, Wii Music, Postal 3, Afro Samurai, Animal Crossing City Folk, DC Universe Online, Darsiders, God of War III et Shigeru Miyamoto en train de jouer à Killzone 2. Alors, Vous le prenez nature ou beurré, ce foutu pop-corn ? . .Et ramassez vos mouchoirs poisseux avant de sortir.

 Famitsu a révélé que Dead Rising, le jeu Massivement Multi-dézingueur de Zombis (MMZ) de la Xbox 360 se retrouverait sur Wii cet hiver. Renommé Dead Rising Zombie no ikenie soit Le sacrifice des zombies, le jeu devrait tirer partie des possibilités de la Wiimote. On utiliserait ainsi le viseur infra-rouge pour les armes à feu et des mouvement plus vifs pour les armes blanches. Sachant à quel point les armes à feu sont rares dans Dead Rising, les utilisateurs risquent bien de devoir se faire opérer du canal carpien avant 35 ans.
Ceux qui ont joué à No More Heroes comprendront ce que je veux dire, car on n'a pas ici qu'une tripotée d'ennemis à vaincre, mais un flot continu et infini de cadavres gourmands. 
La lassitude et la répétitivité que certains avaient ressenti sur 360 pourrait s'allier à de vilaines douleurs aux tendons sur Wii. Le producteur de cette version, Minoru Nakai, assure pourtant que la conversion sera fidèle, autant que les capacités de la Wii pourront le permettre. Comprendre 4 zombies qui font un bridge, cachés à 3m dans un mystérieux brouillard. Quoiqu'en voyant les premières captures d'écran, on est assez rassuré sur la qualité graphique de l'adaptation.
Ignorez ma mauvaise foi. Ce n'est pas parce que Keiji Inafune n'est pas aux commandes que résultat sera médiocre. Il se pourrait même qu'avec un compteur de calories pour chaque coup donné et des mini-games à théme selon les magasins visités, on puisse baisser la limite d'âge à 7 ans. Et le renommer ZombiiFit. 
Ce serait tellement... Oh. Je... Je crois que je dois aller vomir.
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 Autant entamer sur le ton du bashing. Non pas parce que Nintendo mérite des claques en général, mais parce que la présentation était d'un vide sidéral, si ce n'est sidérant.
Sur une introduction célébrant la philosophie du sourire, montrant des visages hilares de joueurs beaux, lookés ou terriblement vieux. Le gamer est absent dans l'iconographie Nintendo, on est prévenu d'office.
"We promise to keep the world smiling" avance l'écran géant. Sur ce entre Cammie Dunaway, la VP des ventes et marketing entre en scène et nous avoue "Comme vous pouvez voir, mon nom n'est pas Reggie. J'ai beaucoup en commun avec mon boss, on s'amuse beaucoup tous les deux. Tout comme les gens sur la vidéo, je ne peux m'arrêter de sourire. En tant que mère, ça aide de travailler à Nintendo".
Qui ne sourirait pas 24/7 s'il amassait des millions en entubant le grand public avec du matériel bidon ? La mélopée démagogique est entonnée, sourire, famille, corporatisme aimable, Nintendo dans toute sa splendeur immaculée.
La Wii balance board est le premier accessoire valorisé lors de la présentation, avec Shaun White Snowboarding, prévu pour la fin d'année. Shaun White et Cammie font donc une démonstration du jeu, non sans un commentaire market "J'ai entendu que n'importe qui peut juste sauter sur la balance board "  La sensation d'être pris pour un imbécile s'efface avec l'arrivée de Satoru Iwata. Le PDG de Nintendo se remémore 2003, la situation difficile de Nintendo et du marché du jeu, ainsi que le fulgurant comeback de l'entreprise. "Même les employés de Nintendo ne pouvaient pas imaginer que 5 ans plus tard, le marché répondrait aussi rapidement et que nous vendrions des millions de balances de salle de bain". Ca y est, il l'a dit.  Iwata disserte sur la nécessité de progresser en permanence dans le domaine du jeu, mais il met aussi en garde sur le trop de changements, le risque de désamour du public. Tout et son contraire en quelques phrases pour nous préparer à la suite : Animal Crossing City Folk.
Le Game Designer Katsuya Eguchi parle de son jeu, pendant que les images défilent. C'est bien la version Wii qui nous est montrée, non pas une version GC.
La différence se voit dans l'incrustation de votre tête de Mii dans le jeu. Peu de détails sur les mécaniques en dehors d'une orientation communautaire plus poussée dans un monde persistant.
 Reggie sous les spotlights. C'est le moment des chiffres et du Line Up. Star Wars Clone Wars, Rayman Raving Rabbibs TV Party, Call of Duty World at War. Bien que Reggie ait dit "La bibliothèque de jeux Wii continue à grandir plus vite que celle des autres consoles", vous n'en verrez pourtant pas plus.
Evidemment, ce qui vient nourrir le catalogue en quantités inquiétantes, que ce soit du Bullshit Casual Party Sport Game ou du Teubé Training, ce n'est pas montrable.
La DS voit aussi son Line Up expliqué avec Spore Creatures, Grand Theft Auto Chinatown Wars et Pokemon Ranger Shadow of Almia défilent.
Cammie nous promet d'autres méthodes de cuisine sur DS, et laisse la place à Reggie pour Wii Sports Resort et la Wii Motion Plus.
 Que dire si ce n'est qu'un Wii Sports à la plage et un add-on à la Wiimote pour pallier à la faiblesse de calcul de la machine, dans le but d'affiner la détection de mouvements. Ne soyez pas trop pressé pour Wii Sports Resort, prévu pour le printemps 2009.
Reggie et Cammie se séparent, non sans faire allusion à son titre web-officiel de Reggienator.
Après la performance d'un batteur fou, Dieu descend parmi nous. Shigeru Miyamoto fait son solo de saxo, captive la foule. Wii Music est prêt. Avec 50 instruments dans la fosse, Wii Music est un jeu où vous imitez les mouvements de l'instrument que vous utilisez, afin que la Wiimote le reconnaisse et joue la musique en fonction de vos mimiques.  Au lieu de suivre des tablatures, on varie volume et rythme avec la Wiimote et le nunchuck, au gré de la partition. La mécanique de "jeu" se résume à faire avancer les notes en appuyant sur les boutons, et à faire se dandiner son Mii.
Doté d'une fonction communautaire, il vous permettra d'enregistrer vos concerts afin de les partager avec les autres utilisateurs. Shiggy fait une démo avec ses amis, puis Reggie donne le mot de la fin. "On ne peut plus parler d'effet de mode pour la Wii" On ne peux plus non plus parler de retard pour Wii Music, attendu depuis le lancement de la console.
Ceci est une conférence Nintendo. A quoi sert cette conférence ? A rien.
- Crédit Photo Engadget -

Capcom signe une nouvelle adaptation de franchise après Street Fighter The legend of Chun Li. L'accord passé avec Seaside Entertainment et la Warner Bros. Concernerait donc Lost Planet, jeu au contenu photogénique, qui se prête très bien à la machinerie blockbuster.
Le bon côté des personnages bidimensionnels et plats de Lost Planet, c'est que le casting pourra se faire sur le premier acteur de série B venu. Un peu comme ils ont fait pour le film Street Fighter, mais avec une excuse plausible, cette fois-ci.
Des noms cités pour le projet, nous retiendrons David Hayter, l'homme qui a contribué au scénario des deux premiers films X-Men et à l'adaptation des Watchmen. Accessoirement, c'est aussi la voix de Solid Snake.
Ils ont bien fait de le mettre au scénario et non pas aux dialogues. Son expérience avec Metal Gear Solid aurait pu prendre le dessus. "We have Lost Planet. Planet ? Planeeeeeeet !"
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Si le panel de personnages de Street Fighter IV ne vous satisfait pas, que le vieux roster recyclé de SF II vous agace, ou que les Boss en slip vous donnent la nausée, Capcom a une solution démocratique pour vous.
Par souci de fanserv à suffrage direct, Capcom a mis en ligne sur son site officiel un sondage pour vous laisser décider du prochain personnage à entrer dans le ring. Probablement pour la version console, devant comporter des personnages en plus par rapport à l'arcade.
Vous avez ainsi le choix entre Cammy, Hugo, Cammy, Dee Jay , Ibuki, Fei Long, Cammy, Sakura, T. Hawk et Dan. Et Cammy. Soit les quatre New Challengers de Super SF II, deux issus de SF III, un de SF Alpha II et le pire loser de SF Alpha.
Vous savez très bien pour qui voter. Pour un personnage au style équilibré, aux attaques précises dont le timing est primordial. Un personnage qui ne porte qu'un simple justaucorps sur sa chair parfaitement ciselée, par exemple. Au hasard. Comme ça.
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Souvenons-nous des propos de Nobuyuki Oneda, directeur financier de Sony. La semaine dernière, il déclarait : "Notre stratégie n'est pas de vendre plus de quantités de PS3, mais de se concentrer sur la rentabilité... Notre plan n'est pas de réduire le prix"
Lors de la conférence Sony, Tretton nous annonce la bouche en cœur une PS3 80Go à 399,99$. C'est cette brave PS3 du pauvre, avec moins de ports d'entrée et dénuée de toute rétrocompatibilité que l'on nous ressert avec un disque dur de taille double.
Donner une meilleure configuration pour le même tarif qu'une version antérieure, on appelle ça une baisse de prix, techniquement. Ce pack est d'ailleurs destiné à remplacer tous les autres packs nus, amenant peut-être plus de clarté dans un catalogue de bundles chaotique.
Sony a donc décidé de poursuivre dans la rentabilité en fourguant sa PS3 light, tout en baissant son tarif sur le disque dur au kilo. In fine, tout le monde a raison, Oneda garde la face et Tretton son sourire de yuppie.
Pas de quoi sauter au plafond bien sûr, l'annonce est du même registre que le pack Premium 20 Go de la Xbox 360 baissant de 50$, ou restant au même prix de 349$ avec un HDD de 60 Go. Comme le précise Shane Kim, VP de Microsoft Xbox, "Ce n'est pas une baisse de prix sur la machine". Les offres deviennent sensiblement similaires, dans leur démarche ou leurs tarifs. Le choix se fera donc sur l'image de marque ou le catalogue.
Je vous laisse répartir qui possède quoi. Indice : Killzone 2 en février 2009.

A chaque année son accessoire. En 2008, c'est le WiiSpeak. Microphone à vocation communautaire, il se place au-dessus de la sensor bar et donne ainsi aux utilisateurs l'accès au voicechat dans les salons de discussion Wii.
Le WiiSpeak est à l'origine prévu pour Animal Crossing City Folk afin, selon le terme consacré, d'augmenter l'expérience de jeu. Pas d'informations pour le moment sur les apports réels du micro au gameplay ni sur les éventuelles applications complémentaires prévues d'ici 2009. C'est quand même un accessoire Wii. Estimez-vous heureux que Nintendo vous jette quelques miettes de plastique pour vous repaître, mécréants.
Le WiiSpeak sera en vente pour la sortie d'Animal Crossing le 16 novembre au prix pas du tout honteux de 29,99$, c'est-à-dire 29,99€ chez nous. Ceux qui aiment faire des parallèles entre Nintendo et Apple pour leurs produits blancs dotés de qualité sonore très discutable se régalent.
On sent comme une décrépitude dans l'innovation chez Big N. D'abord la détection de mouvements, puis le pèse-personne avec centre de gravité et cette année le micro multidirectionnel.
Prévoyez WiiWash l'année prochaine, avec la réinvention de l'eau tiède. WiiSpeak, YouFail.

.Avec l'E3 et autres diversions, on en avait presque oublié la bande-annonce de MaxPayne. Le pitch du film est pour le moment 50% rassurant, 50% angoissant. "Max Payne ayant perdu sa famille et son partenaire, se lance à corps perdu dans la vengeance... pour s'apercevoir que ses ennemis proviennent peut-être d'un autre monde." L'ambiance film noir du jeu semblait respectée jusqu'à présent, avec des images de promo respectant la charte graphique d'origine. Pourtant, la présence de fantômes échappés du Seigneur des Anneaux et cette réécriture des hallucinations de Max pourrait donner lieu à une certaine déception chez les fans hardcore.
Une déception qui égalerait la réécriture de Hitman, où 47 est membre d'une organisation protégée par l'Eglise où des enfants sont formés pour devenir des assassins. Exit les clones et 70% de l'intrigue originelle. Les descentes d'acide de Max sous Valkyr et ses cauchemars trouveront donc une autre explication dans le film.
Pourvu que ce ne soit pas une explication à la Assassin's Creed. Les extra-terrestres en ont marre d'être les boucs émissaires des scénaristes foireux

Microsoft donne le ton cette année en posant 2008 comme l’année de la maturation pour les consoles en lice. Côté jeux, Resident Evil 5, Fable II, Gears of War II et Fallout III s’ajoutaient à la liste des multi-plateformes comme Prince of Persia ou Call of Duty World at War. Les véritables exclusivités se trouvaient ailleurs, avec Portal Still alive et Galaga Legions pour le Xbox Live. Le premier reprendra le jeu original avec quelques puzzles supplémentaires, alors que le second est concocté par l’équipe qui a œuvré sur le très bon PacMan Championship Edition.
Banjo et Kazooie Nuts & Bolts est aussi confirmé, ainsi que le remake de la version 64 pour Xbox Live. Le troisième opus de la série semble tirer des leçons des erreurs passées, tout en réinvestissant les trouvailles faites sur Viva Piñata.
Hormi le nouveau SceneIt sur le cinéma, You’re in the Movies et Lips se positionnent sur le même créneau que SingStar sur PS3, en ouvrant les portes du contenu utilisateur. YITM fonctionne comme un jeu Eye Toy avec des incrustations vidéo qui tireront partie de la webcam 360, alors que Lips est le rival direct de SingStar. Réalisé par le studio iNis, en charge d’Elite Beat Agent et Guitaroo Man, Lips est un karaoke flexible qui devrait enthousiasmer les braillards. Portail, mp3 maison, performance filmée, Lips se veut un SingStar ouvert.
. Le Dashboard de la 360 prend aussi un coup de jeune, avec une interface similaire à celle d’iTunes, avec ses reflets et ses images à faire défiler. Plus qu’une refonte esthétique, le dashboard comprendra aussi le partage des films de Netflix et des avatars. Entre le Mii et l’avatar propre sur lui de Home, l’avatar 360 est semi-funky. Les fanboys de chaque clan crient au plagiat et au manque d'inspiration, négligeant les points de détail apportés par l'aimable Major Nelson. En voulant toucher "de nouvelles audiences", Microsoft se met à dos les immobiles et ceux qui pensent encore que Nintendo a le brevet pour la roue.
Dernier point technique cette fois-ci, on pourra avec cette mise à jour faire des copies de ces jeux sur le disque dur de la 360 pour reposer le lecteur et par la même occasion nos oreilles. Avec des accès données plus rapides, plus d’erreurs de lecture et un volume sonore réduit, Microsoft s’inspire des installations nécessaires sur PS3 pour en faire une solution de confort. Une bonne idée qui permettra enfin d’écouler ces stocks de disques durs 120Go dont personne ne veut.
Microsoft ne fait pas que s’inspirer au plus près des recettes à succès des concurrents, il va plus loin, jusqu’à briser une exclusivité que l’on croyait gravée dans l’onyx. Yoichi Wada de Square Enix est donc venu sur scène pour annoncer que Final Fantasy XIII sortirait simultanément sur PS3 et Xbox 360 en Europe et aux Etats-Unis. L’exclusivité demeure pour le Japon où la sortie d’une version 360 n’a pas été confirmée. Vu le nombre de machines Microsoft écoulées chaque semaine, on comprend aisément ce choix. Dashboard remodelé façon iTunes, avatars clonés sur les Miis, jeux à vocation communautaire comme Lips et You’re in the movies qui lorgnent sur SingStar... Microsoft, à défaut de proposer plus que les autres propose la même chose. Il vampirise les bonnes idées des autres pour redynamiser sa plateforme.
Avec les fonds nécessaires, le constructeur pourrait parvenir à ses fins, fortifiant son parc installé. Bien que la 360 bénéficie d’une base utilisateur solide aux Etats-Unis, les éditeurs sont plus frileux en Europe, où comme en France, ils prévoient systématiquement moins de pièces sur 360 que sur Wii aux lancements. L’image de marque est très forte chez les autres et Microsoft a décidé de s’armer avec la même artillerie, tout en chouchoutant sa base gamers, au risque de jeter la confusion sur ses objectifs. A Sony ou Nintendo de relever le gant. Verrons-nous Wii Zen Garden avec son petit rateau ou Killzone 3 pour février 2015 ? Le suspens est intenable.
- Vidéos de Lips et de You're in the movies -

Au menu de cette projection : Resident Evil 5, Fallout 3, Prince of Persia, Banjo & Kazooie, Fable 2, Rage, Final Fantasy XIII, Gears of War II et un extrait de gameplay de Mirror's Edge. Alors ce pop-corn, salé ou sucré ? . .Et ramassez vos canettes avant de sortir.

Le 9 juillet, Philippe Dubois laissait ce message sur le site officiel de l’association MO5 :
"Depuis plus de 10 ans, les collectionneurs fondateurs de l'association MO5.COM ont assemblé une des plus grandes collections d'Europe, dédiée à l'histoire de l'informatique et des jeux vidéo. Ils la font vivre au travers d'expositions interactives ouvertes au public tout en préparant son avenir dans un futur musée.
Mais cette collection est aujourd'hui menacée : Des défauts ont été relevés par une commission de sécurité dans les locaux où elle est conservée depuis cinq ans, dans les sous-sols d'un collège de la région parisienne, aménagés par nos soins. En raison des risques d'incendie, cette commission a demandé le départ des 30.000 pièces qui composent la collection. Or l'association, composée de bénévoles, ne dispose ni de l'espace nécessaire pour entreposer cette collection ailleurs, ni de moyens suffisants pour assurer son transport.
Si nous ne trouvons pas de solution rapidement, ce sont des milliers de machines, livres, magazines, logiciels et d'objets divers témoins de l'histoire de l'informatique qui risquent la destruction. Cela représenterait une perte patrimoniale majeure au niveau national. Plus que jamais, nous avons besoin d'aide et d'appuis politiques pour faire comprendre aux institutions l'importance de nos travaux de préservation de ce patrimoine ! La préservation du patrimoine informatique et vidéoludique." ----------------------------------------------------
Vous pouvez aider l’association en contactant Naïm à benhaj@mo5.com, en consultant le site de soutien, ou en rejoignant leur groupe Facebook.
La mobilisation est pour le moment assez importante, avec ce brave Marcus et le vénérable Philippe Ulrich dans la liste des gaming people. Même le Musée de L’informatique, demi-némesis de l’association a relayé l’information. C'est pour dire.
Les plus motivés peuvent revenir à la belle époque des chaînes de mails et faire suivre le Press Kit.
Le déménagement a eu lieu ce week-end, mais il faudra plus que des bonnes volontés et des cartons pour sauver un patrimoine vidéoludique inégalé. Il faudra des fonds. De la thune, de la maille.
Je compte sur les plus nantis d’entre vous pour saigner leur bas de laine et contribuer à l’effort de guerre. Avec la pollution des nappes phréatiques, les OGM et le nucléaire, vous ne dépasserez jamais les 70 ans, alors lâchez vos économies pour financer un projet qui a vraiment de l’avenir. Lui.
Maintenant qu’on a récupéré Ingrid Bétancourt, vous avez trouvé une nouvelle cause. MO5 a besoin de vous.
Crachez les ronds, pourritures capitalistes !

Keiji Inafune nous avait prévenu. Il voulait retourner aux sources du game-design. Une quête personnelle pour cet homme qui a délaissé le développement pour ne devenir que producteur. Il regrettait l'époque de Megaman 1 & 2, une période où il s'investissait au point de participer à l'élaboration des graphismes et de la jaquette du jeu.
En Megaman 9, il voyait une opportunité de conjuguer son expérience en tant que producteur et développeur pour engendrer un titre à la mesure de ses ambitions immédiates.
Pourquoi un jeu 8-bit ? Pourquoi revient-il deux décennies en arrière pour sortir un jeu au look archaïque, lui qui a chapeauté Lost Planet et Dead Rising. Coût de production réduit, abus de fanbase, hype du retrogaming, amour du pixel fossile.
Les raisons seraient nombreuses sur un plan purement marketing, mais à l'échelle d'Inafune, un produit comme Megaman 9, après les évolutions graphiques de Megaman 8 sur PS1 et de Megaman Powered Up sur PSP, relève du plaisir égoïste.
Egoïstes que nous sommes nous aussi, flattés par le retour d'un gameplay au pixel près, des boulettes fourbes, du clignotement NES que l'on peut activer à loisir. Les musiques 8-Bit, les palettes choisies pour décliner l'univers de Megaman 9 donnent une étrange impression.
Faut-il y voir un auto-pastiche passionné ou une nouvelle entité à part entière ? Inafune affirme qu'il a dû surveiller les graphistes au plus près, afin de simplifier au maximum les sprites. Cette "technique obsolète" comme il l'appelle, le graphisme 8-Bit était selon lui le plus dur à rendre. Un résultat sur lequel il n'a accepté aucun compromis, voulant se rapprocher au maximum de l'expérience de jeu de Megaman 2.
"La technologie HD ne rend pas un jeu intéressant. La qualité d'un gameplay rend les jeux intéressants. Les joueurs ne choisissent pas un jeu pour en évaluer les graphismes. Ils les prennent pour en apprécier le gameplay." Fumisterie ou spontanéité ? En y repensant bien, les récents jeux d'Inafune, bien que dotés de graphismes de très bonne facture, se sont plus concentrés sur le gameplay.
Lost Planet a développé son mode Multi grâce aux contributions des utilisateurs en beta-test, ajustant de nombreux points. Dead Rising est avant tout un festival gore facile à jouer et défoulant. Shadow of Rome, dans lequel DR trouve ses racines sanglantes, est surtout un jeu de gladiateurs dans lequel le plaisir naît de la cruauté et de la violence de vos performances dans l'arène.
Inafune serait donc honnête, même au sujet du Fan Service. "Bien sûr, il y en a pour ceux qui attendaient un nouveau titre depuis dix ans, et c'était notre but premier. En même temps, on voulait juste le faire."
A une période charnière du game design où les concepts les plus inattendus proviennent de jeux faussement cheap dans leur ligne graphique, tels Fez ou You have to burn the rope, la prise de position d'Inafune fait réfléchir sur les enjeux des gros studios face à la séduction du pixel.
Deviennent-ils réceptifs aux niches, ou expérimentent-ils à travers de petits groupes, laboratoires de la retro-nouveauté ?
Megaman 9 est un symptôme. Reste à savoir s'il est celui d'une guérison ou d'une gangrène.
- Via, Via et Via -

Jon St. John, Voix de Duke Nukem, Canulariste "Souvent, des amis me demandent d'appeler une victime innocente, et de lui faire passer un sale quart d'heure bien brutal avec la voix de Duke. Une fois, j'ai appelé une émission de radio sur la côte Est et harcelé le DJ avec la voix de Duke... ils avaient enregistré l'appel et finirent par utiliser des morceaux de l'appel encore et encore pour la promo de la station !" . Tout comme la voix de l'Agent 47 a le pouvoir de refroidir l'ambiance d'une kermesse en 3 secondes, celle de Duke fait appel à des souvenirs fleuris de décapitation et de scatophilie. Jon St. John s'amuse du potentiel ordurier de Duke et se fait un plaisir, pour 50 dollars, d'enregistrer 30 secondes de texte, livrées avec jurons et expressions colorées.
Cinquante dollars qui donneront à votre message de rupture ou votre démission la saveur geek qui leur manquait. Ainsi que la finesse d'un coup de rangers en travers des gencives. Pour le double ou le triple de la somme, je suis sûr que Jon peut animer vos banquets, Barmitsva ou mariages. "Je vous déclare baltringue et femme, têtes de noeuds"
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