Le jeu que vous avez oublié d'acheter : Cold Fear La terreur n’est pas qu’une peur irraisonnée. C’est aussi un argument de vente pour nous gaver jusqu’au scalp de licences films et jeux tenant plutôt du grand-guignol. C’est en effet un exercice de style compliqué, car il nécessite de la virtuosité.Enfanté par les français de Darkworks, Cold Fear se déroule en plein océan, sur un bâtiment de la marine Russe. Ayant reçu un appel de détresse, vous êtes le garde-côtes inconscient qui n’écouta que son courage pour se fourrer dans ce charnier flottant. Les éléments sont déchaînés sur le pont, et l’obscurité des couloirs n’est percée que par la lampe de votre pistolet. L’eau glacée qui baigne vos pieds est le cadets de vos soucis face aux atrocités qui vous traquent hachoir à la main. Axé sur une histoire d’expérimentations ratées à base d’êtres antédiluviens ramenés des fonds, on est happé dans un scénario digne de The Thing. D’abominations en vivisections grotesques, on assiste à des scènes déjà vues, mais revisitées avec un brio insolent. Techniquement, le paquet a été mis sur toute la ligne. Les effets d’intempéries – argument massue de la promo – sont saisissants, les environnements, alliés à une bande son au cordeau, reflètent parfaitement l’ambiance. On est même surpris par les trouvailles visuelles, tout comme celles du gameplay, plus souple, à mon goût, que celui de Resident Evil 4. Les interactions avec les éléments du décor pendant les combats renouvellent le genre, étoffant le système de combat et l’immersion. De fait, la difficulté est bien dosée, les affrontements violents dans des mouchoirs de poche alternent avec des énigmes simples reposant sur l’exploration. On sent l’influence directe des grands classiques du cinéma d’horreur dans Cold Fear, et évidemment de Resident Evil. Le bestiaire d’aberrations, tout comme le choix des lieux perdus en plein océan, arrivent à vous faire toucher le désespoir du doigt. Les seuls regrets que l’on aura concernant Cold Fear seront les ellipses désastreuses de scénario vers la fin, ainsi que le cruel manque de bonus, en dehors d’un maigre making-of. La dernière demi-heure du jeu est tristement convenue, et le soufflet retombe. C’est une certaine trahison, en regard de la très haute qualité du reste. Toutefois, comparé à ses homologues, Cold Fear s’en tire haut la main. Il se trouve aujourd’hui à des prix ridicules, et même par téléchargement payant.Vous n’avez plus aucune excuse pour ne pas succomber à la délicieuse sensation d’une sueur glacée coulant dans votre dos. NB : A l'époque, en dehors du site officiel, la promotion s'était faite aussi à partir d'un BBS créé pour l'occasion, relayant un hoax. Avec son lot de photos gores et de dissections d'Exocells, évidemment. Commentaires
De amaebi, posté le 16.03.06 à 13:28
![]() Je me sens enfin compris. après tout ce temps. merci. De Frederico Brinca, posté le 16.03.06 à 17:18 ![]() Sur PS2 le jeu soufrait quand même du réalisation avec des hauts et des bas et la sensation, comme dans d'autres jeux utilisant RenderWare, comme Headhunter Redemption par exemple, que rien ne réagit vit et bien, autant au niveau du contrôle du personnage que de l'interface. Oh et flinguer des amibes qui passent du sol au plafond à toute vitesse dans un bateau qui tangue, ça a arrêté de m'amuser très vite. Une idée intéressante quand même: le fait que le héros lise le russe, avec les traductions qui apparraissent en sous-titre quand on éclaire les textes à la lampe torche (c'était qqch du genre je crois mais j'y avais joué à sa sortie donc mes souvenirs ne sont pas super précis). De Dereck, posté le 16.03.06 à 17:54 ![]() Oui, en effet, c'est ça pour l'histoire des textes lus par le héros. "Mon russe est un peu rouillé". Sacré garde-côte. Par contre, concernant le moteur, autant Headhunter Redemption était catastrophique avec des baisses de frame rate à tout bout de champs, une maniabilité en slo-mo pendant qu'on se fait déssouder de tous les côtés... Autant je n'ai rien perçu de tout cela dans la version PS2 que j'ai faite et refaite. Pourtant, elle est vieille et pucée, mais je n'ai pas eu la sensation RenderWare de Redemption, que j'avais encore sous la main à l'époque. Il y a quand même presque un an de différence d'âge entre ces deux jeux, Cold Fear étant le plus récent. Par contre, la version PC, bien que plus léchée graphiquement, avait des sursauts étranges en pleine action. Je ne sais pas si tu as fini le jeu ou si tu es allé dans la deuxième partie du jeu, mais autant le bateau grouillant d'amibes acrobates, autant les laboratoires de la plateforme pétrolière regorgent de cerbères mutants, de grunts bien violents, et de chasseurs invisibles. Le terrain est stable, mais on dérouille sec. Pour ma part, le bateau ne tangue qu'en extérieur, et vu que les petites créatures teigneuses ne sont qu'en intérieur, ça ne me stressait pas outre mesure. Enfin, moins qu'un couloir sans éclairage avec un demi-chargeur. Ajouter un commentaire |
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