La subvention aux développeurs français enfin validée
Commentaires
De Fantomas, posté le 12.12.07 à 15:32
![]() Et bin c'est une très bonne nouvelle. Les réunions au ministère de l'Industrie et les kilos de promesses sous Raffarin ont fini par aboutir. Ca permet d'envisager l'embauche un peu plus sereinement, meme si la lourdeur Francaise est pénalisante sur un secteur qui fonctionne de facon non lineaire. Idealement, pour suivre la logique jusqu'au bout, il faudrait pouvoir embaucher sur projet, comme dans le cinema. Esperons que nous aurons une reponse sur ce point aussi. De Aymar, posté le 12.12.07 à 15:45 ![]() Oui Dereck ? Mon avis sur la question est simple : Enfin !!! Pour honorer ta plume je vais tâcher de développer un minimum, et je dirais qu'après une grosse crise dans les années 2000, le jeu vidéo se relève en France et profite que ça fasse plaisir, ou pas, du succès des grands groupes français (Ubisoft, Vivendi... Atari... non pour eux je rigole). Cette mesure ne va quasiment rien changer pour ces superstructures puisque l'enemble du crédit d'impôt ne peut dépasser 3 millions à l'année, et ce n'est même pas le budget pub d'une seule grosse licence (AAA comme on dit). Par contre les petits studios, les développeurs indépendant vont enfin voir les charges pesant sur eux s'alléger, et c'est pas du luxe. Il est déjà possible de bénéficier d'aides locales (les régions aiment capitaliser sur les nouvelles technos), ou nationales (OSEO, JEI...), mais toutes ces aides sont soumises à une kyrielle de démarche lourdes, et dans l'absolu, comme tous les bons petit merdeux, qui mords la main qui le nourrit, j'ai envie de dire que c'est bien, mais pas assez... Au final on propose de faire payer moins de charge, mais on n'aide pas plus la création, parce que les politiques ne comprennent rien au jeu, et surpris par les chiffres et rapports, ils jettent quelques miettes pour calmer les industriels. Car on est bien dans le cadre d'une industrie qui génère plus d'argent que l'industrie du disque ou du cinéma, et pourtant regardons les aides aloués à ces secteurs d'activités... Obligation pour les chaînes payés par notre redevance de participer au financement des films, status spécifiques des employés, aides, éxonérations, protection par des services soutenus par le Conseil D'Etat... Bref une force de frappe et des outils hallucinant et pourtant, on continue dans les discours a dire "oui oui, le jeu c'est sympa..." Le jour où les politiques comprendront que la France peut avoir une carte à jouer parce qu'elle est pleine de talents qui officient à tous les niveaux (technique, son, graphisme...), peut être alors qu'on créera des vraies filiales, des véritables aides et des institutions représentatives et efficaces... Donc au final, je suis satisfait de cet effort, mais je trouve qu'entre le discours et la réalité il y'a un fossé que l'on a mis du temps à franchir... Je vois celà comme une étape nécessaire, un premier pas, et j'espère pas une fin en soi. Voilà Dereck ;) De absi, posté le 12.12.07 à 16:13 ![]() Comparer Cinema et JV, pour parler d'éventuelles subventions ne me parait pas ici approprié. La différence se fait sur la dimension artistique du jeu video...inexistante ou peu reconnue (à vous de choisir...) Bref, j'ai du mal à formuler correctement le fond de ma pensée, mais j'espère que tu vois où je veux en venir: Subventionner les démarches artistiques n'a pas/plus rien de choquant. Subventionner Airbus, SNCF ou tout autres secteurs... c'est autre chose... De Nolendil, posté le 12.12.07 à 16:18 ![]() Merci Aymar, c'était intéressant. Il me semble que le précédent projet parlait d'embauches, parmi les critères de qualification. Là, on n'en parle plus ? Et pour l'histoire des sous-traitances qui sont comptabilisées, ce n'est valable que dans le cadre européen, j'espère. Sinon, il va y avoir de l'abus. De Nokiou, posté le 12.12.07 à 16:26 ![]() Est-ce Jean Claude Larue, président du syndicat des éditeurs de jeux vidéo, aurait enfin réussi quelquechose ? De Aymar, posté le 12.12.07 à 16:44 ![]() Absi : Je comprends ton idée, et la distinction art/industrie... Néanmoins, je ne partage pas ce point de vue, et pas pour des considérations élitistes visant à ériger le jeu au rang d'art... Mais, si l'on admet communément, comme tu le dis bien, que la création d'un film (Besson corp, animation...) est un art, je ne vois pas en quoi des Scénaristes, des Dessinateurs, des Graphistes, des Techniciens, qui crée un jeu, ne bénéficieraient pas des mêmes aides, ou du moins d'un minimum d'aide. Accessoirement, même en étant considéré comme une industrie comme les autres, le jeu ne bénéficie pas de monopole de transport, de traité de circulation aérienne etc... Encore une fois, c'est une sorte de sous industrie, alors qu'en terme de taille, de potentiel et de revenus, il n'en est rien... => Nolendil, les aides concernent pour le moment, les emplois affectés à un projet mais pas les recrutements (qui sont eux, concernés par des aides régionales, ou statutaires), et un décret devra préciser s'il s'agit de sous traitant européen ou non, mais tu as raison ;) De Dereck, posté le 12.12.07 à 16:49 ![]() ( J'espère que vous savez que vous faites de moi un homme heureux. @3@ ) De Pixoshiru, posté le 12.12.07 à 17:28 ![]() C'est probablement une bonne chose que cet allègement touche surtout les petites structures. Le meme allègement alloué aux boites de type ubi ne ferait que les favoriser de façon exponentielle et abrègerait encore un peu plus l'existence des "petits", je pense. De Glam, posté le 12.12.07 à 17:29 ![]() Le jeu a véritablement un potentiel artistique, c'est indéniable (et une poignée de jeux parviennent même à se hisser au sacro-saint statut d'oeuvre, en tout cas à mes yeux). Seulement, à l'heure actuelle, un truc que je trouve tout de même vachement hypocrite, c'est quand en France, le JV est part du secteur culturel, mais reste communément admis comme du jouet sophistiqué. Ce qui arrange les constructeurs quelque part, mais niveau création artistique ça encourage pas des masses. Mais quand même, cette clause portant sur la diversité culturelle en Europe, je trouve que c'est quand même un pas en avant dans la question. (c'est peut-être totalement HS mais je voulais donner mon avis vu que je suis passé lundi en exposé sur culture & JV :x) De Christophe, posté le 12.12.07 à 17:35 ![]() Je partage entièrement l'avis d'Aymar sur tous les points. Pour que le jeu vidéo bénéficie d'un dispositif d'aide aussi élaboré que pour l'industrie du cinéma, les politiques devraient le voir non pas forcément comme de l'Art mais comme une activité recourant à différentes expressions artistiques. Ils sont bien trop occupés, pour l'instant, à y voir une menace pour les chères petites têtes blondes. Il faut alors la force d'un lobby pour qu'il y ait du progrès. Un dispositif d'aides comme pour le cinéma viendra en son temps. Le truc c'est que cette mesure-ci profitera aux petits mais peut-être que ce sera encore mieux pour eux quand les gros, avec des gros hits de plus en plus sophistiqués, convaincront que le jeu vidéo n'a pas parfois rien à envier à un film. De Christophe, posté le 12.12.07 à 17:42 ![]() Glam >> Pour moi, cette obligation de diversité culturelle européenne, c'est du bullshit. Ca ne veut rien dire. Pourquoi pas l'originalité mais qui sera en mesure de juger de l'originalité d'un jeu ? une commission ? des pros ? des politiques ? Tout ça ce sont des notes d'intention. Un gros succès de cinéma à l'international comme le film d'animation Arthur, a bénéficié des aides CNC où il y a aussi une exigence sur l'originalité... et dans le genre gros bloubiboulgua ce film... De Glam, posté le 12.12.07 à 17:46 ![]() Dans la pratique, ça veut dire quelque chose => les JV s'inspirent fréquemment de cultures diverses, la littérature (Tolkien, Lovecraft), le folklore, le cinéma etc. Si ça peut s'ouvrir aux pays de l'Est, par exemple, ce serait un bon début. Et originalité ne veut pas toujours dire qualité. ;) De melux, posté le 12.12.07 à 18:06 ![]() Ne risque-t-on pas de voir arriver des intermitants du jeu vidéo ? Des personnes qualifiés mais embauchées pour un projet seulement, mal payées, puis renvoyées aux Assedics ? J'dis ça je dis rien, c'est la comparaison avec le cinéma qui m'a fait me poser la question. De Aymar, posté le 12.12.07 à 21:14 ![]() Melux, sans vouloir dresser un constat faussement alarmiste, je dois bien avouer que certaines entreprises peuvent avoir des pratiques hasardeuses... Et on voit déjà dans les faits, émerger des "intermitants" du jeu, qui ne renforcent les équipes qu'en période de production finale, et je ne préfère pas parler du nombre astronomique de stagiaire ou de personne en emploi précaire ou fragile (CDD, CNE...) dans le milieu du jeu... J'ai la chance de travailler au RH pour une boite qui partage ma vision de l'humain, et qui choisit de capitaliser sur les gens, et ce n'est pas facile, c'est très coûteux, mais c'est aussi ce que l'on peut se permettre en qualité de développeur indépendant. Au final plus il y'aura de mesure permettant au petit studio d'alléger leurs charges, plus il sera facile de voir des politiques de qualité, tant en terme de production que de gestion, émerger. De ma petite expérience, les méchants ne sont pas toujours ceux que l'on imagine et la réciproque est vraie, elle aussi ;) De Ferulci, posté le 13.12.07 à 05:12 ![]() Merci pour les précisions aymar. p.s: par hasard, tu ne travaillerais pas à mighty troglodytes? De melux, posté le 13.12.07 à 08:59 ![]() D'accord Aymar, merci bien ! De Christophe, posté le 13.12.07 à 09:04 ![]() Un bon article sur le site Ecrans de Libération explique bien à quel point les conditions ubuesques exigées par la commission européenne pour avoir la fameuse exonération, conduit à restreindre la liberté de créer. De Aymar, posté le 13.12.07 à 09:56 ![]() Melux => C'est toujours un plaisir de passer sur chamboultout ;) Ferulci => et ouais, on court un peu dans tous les sens avec la tribu, pas mal de mouvement ^^ => C'est illustratif de la clé du problème Christophe, on commence à faire avancer les choses, mais tout doucement (à titre d'info, le nombre de jeux rentrant dans les crittères d'attribution est très très limité, mais le but est de faire passer la pillule au niveau Européen, parce que pour le moment, tout va dépendre de la personne qui remplit la grille ;)) De Christophe, posté le 13.12.07 à 11:12 ![]() Oui c'est vrai :) J'oublie trop souvent que le temps de la politique n'est pas du tout celui du quotidien. C'est un progrès de toute manière. De Yatta, posté le 13.12.07 à 11:13 ![]() 20% d'aide, jusqu'a 3 millions d'euro d'aide par exercice, des grosses sommes tout ça ... Mais qui donne les 80% restants ? Le client ou possesseur du studio : l'éditeur. Alors une petite question simple comme ça, sur le point de l'originalité : Combien de groupes industriels sont prêt à investir plusieurs millions d'euros sur un projet original, donc risqué, n'entrant pas dans des modèles de produits habituels et dont les ventes sont difficilement prévisibles ? Quand on parle de gros budgets, on parle forcémment de produit. Les industriels ne sont pas des mécènes ... C'est un peu la même chose dans le cinéma, plus le budget du film est important, moins il a de chances d'être original. Autre chose, plus le budget est grand, plus l'équipe est grande. Seulement dans le cinéma, il y a un réalisateur et un scénariste qui font la direction du film, donc quelquechose qui peut encore être assez personnel. Dans le jeu vidéo, sur une grosse équipe, "l'art" - qui consiste donc à faire ressentir qqchose au joueur par le biais de l'interaction - est à la charge de nombreuses personnes, et les décisions concernant les choix sur le jeu sont généralement prises en groupes de "chef d'équipes". On obtient des choix beaucoup moins personnels, et bien plus souvent basés sur la facilité et la productivité plutôt que sur une volonté artistique. Je pense que si l'on veut vraiment encourager la créativité, l'originalité et en bref, le jeu vidéo en tant qu'art plutôt qu'en tant que produit, c'est sur un modèle encourageant les petites productions qu'il faudrait se concentrer. Je ne parle pas de petites productions actuelles, qui correspondent aux mauvais jeux "budget", pour vendre une licence ou remplir un catalogue, mais d'une forme "court métrage" du jeu vidéo. Il existe, je crois, pas mal d'aides financières pour les réalisateurs de films voulant faire des courts métrages, et l'on y trouve souvent des choses trés intéressantes, assez uniques et personelles. En bref, pour vraiment favoriser la culture "jeu vidéo", il faut un système de mécènat, plutôt que des groupes industriels qui vont directemment profiter de ces subventions annoncées. Le problème restant qu'un jeu vidéo, ça coûte vite trés cher. : / (Au fait, ça s'écrit comme ça, "mécène" ? o_o) De Aymar, posté le 13.12.07 à 12:27 ![]() Yata, je vais me permettre de donner mon avis sur certains des points que tu soulèves, en essayant de mettre en lumière la manière dont les choses se déroulent... Pour commencer, le crédit d'impôt n'est pas un chèque que le gouvernement t'envoie, mais un allègement sur un coût d'un projet déjà en cours. Par conséquent la réelle difficulté pour un studio indépendant, et de réussir à coordoner des obligations contractuelles, et l'atteinte des objectifs nécessaire à l'allègement... Pour être concret, demain un studio français signe avec un gros éditeur un contrat de développement pour un jeu sous licence, mettons Might and Magix d'Ubisoft. Le projet est découpé en phase (alpha, beta, gold...), mais aussi et surtout en milestone (étapes). Si l'éditeur engage 10 millions dans la réalisation du jeu, le studio ne touchera pas l'intégralité à la signature, mais il n'attendra pas la fin d'un projet de plusieurs années pour rentrer de l'argent. Par conséquent à chaque étape importante de validation, le studio montre patte blanche, et touche des sommes plus ou moins importante. Maintenant imagine la difficulté relative consistant à démontrer que Dark Messiah est innovant, intéressant culturellement etc... Tout va dépendre de la personne qui examine le dossier ;) Enfin 3 millions d'euros sur une année, tous projets confondus c'est une goute d'eau, une trentaine de personnes te coûtent au minimum dans les 100 000€ par mois rien qu'en salaire, si on compte les locaux, les machines, les kits de développement, et en gardant à l'idée qu'une équipe c'est plus souvent une soixantaine de salariés... Enfin pour l'aspect artistique, je ne suis pas persuadé que la vision d'un seul, est fatalement meilleure, ou plus authentique qu'à plusieurs... Les exemples dans le jeu sont légions en tout cas, même si l'on met souvent une icone en avant, un jeu reste un travail d'équipe ;) De Yatta, posté le 13.12.07 à 17:14 ![]() Je connais le processus de réalisation d'un projet, mais même avec le découpage en milestone, un éditeur qui pense qu'un projet sort des habitudes du marché, je doute qu'il s'amuse à lâcher les sous pour quelques milestones "pour voir". Il est vrai que de toutes façons, l'originalité est difficilement jaugeable, et c'est d'autant plus inquiétant quand on a déjà vu l'irrégularité d'"experts du gouvernement" sur le point du jeu vidéo. Pour revenir sur la taille de l'aide, si 3 millions d'euros sont une goutte d'eau pour un gros studio, ça ne l'est pas pour un petit studio qui tente de démarrer. Le problème, c'est que comme il s'agit d'une aide basée sur les dépenses du studio, plus le budget est petit, moins l'aide est conséquente. Ca n'encourage donc pas spécialement l'innovation que de nouveaux studios s'ouvrant pourraient apporter. Nouveaux studios qui ont en plus du mal à trouver un éditeur puisqu'ils ne sont pas connus et n'ont pas encore eu l'occasion de faire leur preuves. Même lorsqu'un studio arrive à s'autofinancer, une fois le jeu fini le problème de la frilosité des éditeurs vis à vis de l'originalité reste entier, pour l'exemple, Arx Fatalis, excellent titre d'Arkanes studios, a bien failli ne pas voir le jour, bien que fini, faute d'éditeur. Et pour finir aussi sur l'aspect artistique de la chose, je ne dis pas que la vision d'une seule personne est meilleur, mais qu'elle sera forcémment plus unique (A moins qu'il existe une notion de "pensée commune unique" qu'on ne m'aurait pas expliqué ? ; ) ...). Avoir une personne qui guide le projet sur une certaine vision du jeu donnera un résultat avec vraissemblablement plus de personalité. Le jeu ne sera pas forcémment meilleur en tant que produit, mais il faut savoir si on parle ici d'"art et culture" ou de "bien de consommation". Faire un jeu reste un travail d'équipe, tout comme un film, mais sur les gros projets un "réalisateur" de jeu a moins d'influence qu'un réalisateurs de film me semble-t-il, et si les blockbusters du cinéma sont soumis à des contraintes marketing lourdes, il existe toujours le format court-métrage et ses aides existantes pour laisser plus de liberté à l'expression sans avoir à toucher un public énorme pour rentabiliser. Cette ouverture n'existe malheuresement pas encore dans le jeu vidéo, et je pense que c'est à ça que le gouvernement devrait travailler s'il voulait vraiment favoriser innovation et créativité plutôt que soutenir une industrie qui brasse déjà beaucoup d'argent et qui ne doit pas en avoir tant besoin apparemment, puisque ces 3 millions sont "une goutte d'eau". ; ) De Nolendil, posté le 14.12.07 à 03:13 ![]() En réponse à la question de melux et en complément de la réponse d'Aymar au sujet des emplois précaires dans le jeu vidéo : Il y a déjà des intermittents du spectacle qui travaillent dans le jeu vidéo, les graphistes en particulier. Je suppose que la législation est suffisamment floue autoriser cette pratique. D'autre part le CDI n'est en effet pas la norme et les équipes changent pas mal d'un projet à l'autre. Le poste le plus instable étant celui de testeur qui ne compte quasiment aucun CDI à l'exception de quelques experts TRC/TCR/Lotcheck. Mais il y a également de nombreux CDD, stagiaires, etc aux autres postes, garder des personnes formées et douées ne semblant pas être une priorité aux yeux des RH. Enfin, il n'est pas rare de trouver des personnes ayant un contrat stipulant un poste (et un salaire) inférieur au travail réellement effectué. D'où mon intérêt pour une mention de l'emploi parmi les critères de sélection. En tout cas, si cet amendement est imparfait, il a le mérite d'exister en laissant l'espoir que des corrections viendront s'y greffer avec le temps. De Guytoune, posté le 15.12.07 à 17:56 ![]() Si ca nous permet d'avoir des jeux aussi bons que Nervous Brickdown, je suis pour. Ajouter un commentaire |
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