Sur les millions d'acheteurs de Grand Theft Auto San Andreas, seuls 2.676 ont demandé une compensation pour le préjudice subi lors de l'affaire Hot Coffee. Les dommages et intérêts que pouvaient demander les clients allaient de 5 à 35 dollars, sachant qu'ils avaient aussi toute latitude pour échanger leur exemplaire de GTA SA pour une version "propre".
Cest à dire avec la coke, les putes, les carambolages monstres et l'ultraviolence armée, mais sans sexe. Une version décente et fréquentable. Fo Shizzle.
En plus des 1.300.000$ à payer en frais d'avocats et des 860.000$ donnés à l'ESRB, Take Two devra donc verser environ 30.000 dollars à ses consommateurs. Theodore H. Frank, joueur et avocat, pend la partie civile à part, expliquant que soit l'accord a été passé pour en finir avec la boue remuée et payer les frais, soit l'accord et ses compensations minuscules reflètent un cas qui n'aurait jamais dû se retrouver au tribunal.
Les avocats de la partie civile affirment être choqués par ce jugement porté envers leur démarche, tout comme ils sont estomaqués qu'aussi peu de gens aient été offensé par le contenu à caractère sexuel caché dans la galette. Peut-être parce qu'il était caché et parce qu'une personne qui achète un jeu où l'on déssoude des passants à bout portant en semi-impunité ont besoin de plus qu'un touche-pipi pixelisé pour rougir.
A ce titre, la plupart des interrogatoires des témoins, ayant acheté le jeu pour leurs enfants, n'étaient pas au courant du contenu caché et encore moins du contenu tout court de Grand Theft Auto. Autant de témoins à charge paumés qui ont pourtant servi à saler l'addition de Take Two, à rendre crédible une pantalonnade juridique.
Le panier de crabes de la partie civile demande actuellement que Maître Frank soit rayé du barreau pour ses commentaires. Pauvres hommes. On n'arrive déjà pas à se débarasser de Jack Thompson qui aligne les inepties grotesques, alors briser un homme parce qu'il souligne l'absurdité d'un procès... On a le temps de voir venir l'orage.
Morale de cette histoire : Nous autres joueurs ne sommes pas assez cupides.
On devrait prendre des leçons auprès des avocats.
- Via -
De Galoo, posté le 25.06.08 à 16:47 
Les avocats et autres juristes sont les premiers à dire que la loi DADvSI est inapplicable et que la loi HADOPI est pourrie. Et ce sont aussi les avocats qui rient lors des procès de Second Life. Surtout les représentants des plaignants lorsqu'ils donnent leurs honoraires à Famille de France. Et je parle pas de Jack Thompson mais lui il fait tellement rire toute la communauté gaming qu'il est d'utilité publique.
Vive les avocats et les juristes. Non je ne suis pas partial.
De BK, posté le 26.06.08 à 11:07 
"Cest à dire avec la coke, les putes, les carambolages monstres et l'ultraviolence armée, mais sans sexe. "
YAHAHA !