John Riccietiello, PDG d'Electronic Arts, E3-hater
"Je déteste l'E3 comme ça. Soit on revient au vieil E3, soit on devra faire nos propres évènements privés."
Laurent Detoc, Président d'UbiSoft US, consterné
"L'E3 de cette année était minable. Le monde venait à l'E3. Maintenant, c'est comme une convention de chauffagistes dans un sous-sol."
David Perry, Directeur Artistique chez Acclaim, nostalgique pas pas trop
"J'avoue que je suis d'accord avec ce qu'a dit John Riccitiello. S'il n'y a pas de changements importants au format et dans l'équipe, je n'y retourne plus jamais. Le concept est à jeter. Ca coûte cher, le message est dilué, les consommateurs sont oubliés, les conditions d'entrée sont stupides et si l'industrie à l'échelle mondiale n'y participe pas, ce n'est pas crédible de toute façon.
Avant, j'emmenais des investisseurs importants à l'E3 pour les intéresser à notre industrie, et ça marchait à chaque fois. Maintenant, c'est juste une casserole à trainer.
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Heureusement, on peut encore les emmener à la Games Developer Convention, s'ils veulent voir le talent, la passion et l'énergie dont dispose cette industrie."
Les voix qui s'élèvent contre l'E3 sont unanimes. Que ce soit les professionnels ou certains confrères. L'E3 est mort, bidon, un cadavre desséché qu'on agite au bout d'un bâton merdeux. A vouloir le monter en juillet, il perd de sa fraîcheur dont il disposait en Mai, son mois de prédilection. Plus que des révélations, ce sont des bilans et des confirmations qui s'alignent et se délitent dans le silence des salles de conférence. Les éditeurs n'ont rien annoncé qu'on ne savait depuis des mois, dans un langage et une forme Business to Business navrante, et les constructeurs ont laissé sceptique.
Microsoft a choisi une audience informe et mal dégrossie, Nintendo assoit son excès de confiance dans la médiocrité de son offre et Sony cultive l'immobilisme.
On s'insurgeait contre les babes, contre la débauche de moyens et le coût d'un show vidéoludique à plumes dans le cul, mais l'E3 des grands jours, était stupéfiant dans son habit de lumières et sa décadence.
L'E3 d'avant était merveilleux et pathétique, comme l'était Elvis à la fin de sa vie. Un showman usé et pourri par les excès, qui hypnotisait son public d'une parole.
Si Elvis est mort à Graceland, l'E3 s'est effondré à Los Angeles. Son corps, transporté d'urgence à Santa Monica n'aura pas supporté l'opération de la dernière chance. Il repose aujourd'hui à LA, entre un soupir et un haussement d'épaules.
L'E3 est mort, murmure-t-on. Vive l'E3.
- Via, Via et Via -
De Aymar, posté le 23.07.08 à 19:22 
La messe est dite...
Amen
De neoeya, posté le 23.07.08 à 20:10
C'est marrant j'ai lu, mais en fait j'en ai rien à foutre. Je m'étais pourtant promis de ne plus fouiller dans les ordures. Je manque de discipline...
De Thibault, posté le 23.07.08 à 20:53
J'avais envie de lâcher un "don't feed the troll", mais ça marche pas avec un troll qui a des regrets ni avec les trolls éboueurs...
De Titus, posté le 23.07.08 à 23:24 
Sacré neoeya... ni drôle ni pertinent, égal à lui-même...
De camite, posté le 24.07.08 à 09:25
Les gars, j'ai trouvé LA solution pour ceux qui se plaignent de l'E3. C'est vraiment tout simple.
N'y allez plus.
Et si vous n'y alliez déjà plus, arrêtez de lire des trucs dessus.
Bises.
De éléméf, posté le 24.07.08 à 12:01 
Z'ont qu'à faire comme EA font avec leurs jeux : faire un E4 !