David Braben, PDG de Frontier Developments, para-visionnaire
"Nous ne percevons rien des ventes de jeux d'occasion, ce qui est une des raisons pour laquelle le prix des nouveaux jeux reste artificiellement élevé. Je veux dire, l'industrie doit faire tout son chiffre d'affaire sur la première vente, puisque qu'on ne perçoit pas un centime de la douzaine de ventes suivantes sur un même jeu. {...}
Il y a cinq ans, un grand jeu se serait vendu sur une période plus longue qu'un mauvais jeu, et c'était notre principale motivation pour faire de bons jeux. Mais plus maintenant. Maintenant, les éditeurs et les développeurs ne voient des rentrées d'argent que les premières semaines, quelle que soit la qualité du jeu, et ensuite, les joueurs commencent à acheter des versions d'occasion, qui génère de l'argent qui va dans la poche de GameStop, et dans aucune autre."
Braben s'engage dans la même voie que Mike Capps, et stigmatise le marché de l'occasion. Pour sa défense, les réseaux comme GameStop, Game et Micromania surévaluent les jeux d'occasion, même 6 à 8 mois après leur sortie, tant qu'ils sont recherchés. L'argus de rachat de son côté se résume à 2/3 de la valeur du jeu lors de sa période de gloire, puis une dévaluation en flèche suivant sa réception critique et son potentiel de revente.
David Braben occulte en revanche tout ce qui motive les acheteurs pour des versions d'occasion. Des jeux courts, trop faciles, auxquels on n'a pas envie de rejouer et dont on se débarasse dès le moindre signe de lassitude. Justifier une baisse de qualité dans les jeux produits en réponse au marché de l'occasion, alors que cette dynamique repose sur les manques et défauts des jeux échangés, touche au cynisme.
Si les éditeurs ne profitent pas de ce marché, c'est parce que le produit, à l'origine ne mérite pas plus qu'un achat en occasion. Combien de fois s'est-on dit en magasin que tel ou tel jeu ne valait pas ses 70€ ?
Le cercle vicieux risque de se reserrer si l'industrie s'obstine à maintenir des prix élevés pour "compenser" des ventes qu'elle a entraîné elle-même à cause des faiblesses des ses produits. Sa logique est absurde. Elle se plaint d'une situation qu'elle a créé et qu'elle cultive.
Les jeux sont trop chers, mais les jeux coûtent cher à faire. Et si au lieu de claquer tout son budget dans des graphismes tape à l'oeil et un moteur fanfaron, les éditeurs se concentraient sur des jeux qui durent plus de 6h montre en main ? Des jeux qu'on remet dans le lecteur une fois terminés ?
Et si, et si. Avec des "si", on mettrait Peter Molyneux en bouteille. Mais l'industrie tient à ses produits de consommation rapide, pensant que la tendance du casual et des parties courtes gouverneront bientôt les habitudes des joueurs.
Les revendeurs, qu'on ignora des 8 aux 128-bits sont aujourd'hui sur la sellette. Non pas que leur stratégie ait subitement changée. Ils sont simplement devenus gênants, dans une industrie toujours plus cupide et orgueilleuse.
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Ou à la steam , les rattacher à un compte.
Maintenant même valve avec tout leur moyen pour vendre plus , font quand même des jeux a 50 euro.
Donc finalité, le prix des jeux c'est tout simplement du foutage de gueule.
Monsieur B> Je préfèrerais simplement que les réseaux de distribution et les éditeurs se mettent d'accord entre eux pour la répartition de cette manne, plutôt que le consommateur se fasse encore baiser en bout de ligne.
T'es encore plus de gauche que moi, pourriture bolchévique au discours prolétaire ! :D
Moi je dis quand même merci parce qu'à la première lecture en diagonale je me suis dit "je comprends ce type". Heureusement que tu étais là avec de bons arguments, il a failli m'entuber.
Pour en revenir au billet, ce que dit David Braben pourrait tenir la route si l'on n'avait pas en magasin des escroqueries comme Mirror's Edge. A 70€ la démo de level-design, ça fait mal au cul.
D'ailleurs, Monsieur B avait fait allusion sur la première impression de GHWT à l'alcool et aux petits fours qu'on m'aurait refourgué pour ramollir mon opinion. Il soulève un point intéressant.
J'aimerais qu'on nous fasse moins de soirées à la con avec trouzemille parasites qui viennent siroter du champagne à l'oeil ou montrer leurs gueules de cake pour sauchial-naitworquer, et qu'on nous envoie les jeux pour faire notre taf.
Au lieu de se rembourser de se gâchis sur le dos du client final, on pourrait réduire les prix des jeux, ce serait mieux que de claquer des milles dans des défilés de journalo-pédants le long des buffets.
Mais ça, tu vois, c'est une utopie gauchiste. :D
20€ maximum, difficilement trouvables en occasion et bien poilants pour leur prix.
Mon prochain s'appelle The Zombie vs. Ambulance. Tout un programme.
Mais bien sur pourquoi faire simple........bla.....bla....!
Perso cette année les deux seuls jeux qui m'ont fait cet effet, c'est Bioshock et Red Alert 3, que des jeux sur PC...
Et pour ceux qui trouvent les jeux trop chers à leur sortie, faites comme moi : N'AYEZ PAS LE TEMPS DE JOUER A VOS JEUX, études ou boulot oblige. Ainsi, je n'ai pas de console Next Gen parce que je n'ai pas fini la moitié de mes jeux PS2 (que j'affectionne pourtant beaucoup !). Du coup, lorsque je voudrai acheter Mirror's Edge, il sera en édition Deluxe machin Best Seller bidule à 15 euros.
Deux-trois mots à changer, on change légèrement le contexte (quoique) et j'ai l'impression que tu parles des banques.