
La bonne affaire du mois pour nos amis boursicoteurs était indéniablement Atari. L'entreprise vient de confirmer sa reprise boursière sur les 48 dernières heures avec l'annonce de la vente accélérée des 2/3 de Distribution Partners à Namco Bandai. Cet accord avait été rendu public, confirmant la prise de contrôle tolate de Namco Bandai sur ce joint-venture entre Atari et l'éditeur japonais. Cette branche, dont Atari possédait 66%, sevrait entre autres à la distribution des titres de Namco Bandai en Europe.
L'accord de vente laissera néanmoins Atari bénéficier du réseau mondial de Distribution Partners pendant encore 5 ans.
En cédant ses parts à Namco Bandai et en dégageant 66% des 60 millions que vaut Distribution Partners en liquidités, le marché ainsi que les investisseurs ont réagi mécaniquement. L'action Infogrames était restée stable depuis deux mois, aux environs de 3,50€, mais l'annonce a provoué un gain à 4,28€ en clôture mercredi, pour connaître jeudi un pic à 8€. Le titre est redescendu depuis aux alentours de 6,50€, ce qui reste une progression de 87% en moins d'une semaine.
A hauteur du mois, la progression d'Atari est très spectaculaire, mais si l'on regarde en arrière, la performance reste en deçà des valeurs enregistrées il y a un an. Atari n'en est d'ailleurs qu'à la moitié de sa valeur de 2004.
David Gardner, le PDG d'Atari, reste confiant. "Cette annonce est le point culminant de notre relation stratégique avec Namco Bandai Europe, qui s'est révélé être un partanaire extraordinaire dans la création de Distribution Partners. L'exercice de cette option permettra maintenant à Atari de se concentrer sur ses ressources financières et son énergie créative, exclusivement sur le développement et la publication de jeux en ligne, basculant nos opérations vers des rentrées d'argent récurrentes, et un business model en ligne à marge plus élevée {...} Atari sera dédiée à 100% à l'établissement d'une entreprise de tête sur le domaine du jeu en ligne".
Au coût d'une restructuration sévère, Atari commence à sortir la tête de l'eau, tirée par un PDG qui croit en sa réabilitation. On va peut-être enfin pouvoir sortir l'optimisme du placard.
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