
Rangez l'Hadopi, planguez la riposte graduée et (re)scellez Albanel dans sa cave. On vient de trouver un nouveau coupable pour la chute des ventes de musique. Dans un article concis et basé sur des faits, Charles Arthur du Guardian exhume sur 10 ans les chiffres d'affaire de différents secteurs de l'industrie du divertissement, afin de comparer leurs croissances respectives. Le jeu vidéo, la musique, les DVD et la location de DVD sont empilés sur des colonnes qui indiquent avec un peu de recul la tendance du marché.
Bien que cette analyse se concentre sur l'Angleterre, elle souligne des points importants que l'industrie du disque se garde bien de diffuser.
Charles Arthur, cite un rapport établi par le Strategic Advisory Board for Intellectual Property, disant que plus de 7 millions d'anglais téléchargent illégalement une masse de contenus partagés s'élevant à 12 milliards de livres sterling par an.
Dans un élan d'intelligence qui compenserait presque la stupidité de l'industrie du disque, Arthur lance "Pourquoi l'industrie musicale persiste à dire que chaque téléchargement est une vente perdue ? Si vous y réfléchissez, ça ne peut pas être possible. Les gens, même ceux qui téléchargent, n'ont qu'un montant d'argent défini. Auparavant, ils auraient surement acheté ces disques. Mais si vous les empêchez de télécharger, est-ce qu'ils vont se masser devant les magasins pour acheter ces chanson ? Je ne pense pas. Je pense qu'ils font autre chose. Je pense qu'ils dépensent leur argent sur autre chose".
En reprenant depuis 1999, Arthur a décidé de comparer la croissance d'autres sectaurs du divertissement qui pourraient séduire les jeunes susceptibles d'acheter de la musique ou d'en télécharger. Il explique que la collecte d'information n'a pas été aisé, puisque l'ELSPA, le groupement des éditeurs de jeux européens n'a aucune statistique à transmettre, et que le BPI représentant les maisons de disques a refusé de communiquer ses chiffres optimistes antérieurs à 2004. Les seuls organismes transparents ont été le British Video Association et le UK Film Council.
De tous ces chiffres, Arthur retient qu'en 10 ans, le chiffre d'affaires des jeux vidéo est passé de 1,18 à 4,03 milliards de livres, pendant que l'industrie du disque est passée de de 1,94 à 1,31 milliards. De leur côté, les ventes et locations de DVD ont doublé, croissant de 1,28 à 2,56 milliards.
Qui est donc le coupable, selon Arthur ? Le jeu vidéo. L'argent qui ne va pas dans une galette de musique va dans une galette de jeu.
Un coupable malgré lui. Charles Arthur explique que la réalité des choses repose sur le choix. Le consommateur a le choix entre "un jeu à 40 livres qui lui durera des semaines, ou un CD à 10 livres avec deux super pistes et huit bouses." Arthur pense que les consommateurs choisissent le jeu, et téléchargent ces deux bonnes pistes qu'il paieront 99 centimes chacune sur iTunes.
Arthur appelle ce comportement "la dépense prudente", une attitude qui pousse le consommateur à sélectionner ce qu'il veut acheter, à profiter de ce choix à la carte qu'offre la distribution numérique. Pour le chroniqueur, c'est l'explication la plus plausible de la débâcle dans l'industrie du disque, qui n'arrive plus à refourguer ses albums-d'un-single. Ce qui détruit cette industrie, c'est son archaïsme et son manque de réalisme, et certainement pas le téléchargement illégal, comme elle aimerait le faire croire.
La sélection naturelle a commencé, et rien ne pourra empêcher les dinosaures comme Pascal Nègre de finir dans une vitrine de musée, entre le Dodo et le Coelacanthe.
- Via -
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Un analyste intéressant?!
Bon après forcément, refourguer de la chanson française dans un jeu vidéo, c'est beaucoup plus difficile. Parce qu'il faut un bon jeu vidéo et quand même quelque chose d'écoutable à mettre dedans...
"Christophe Maé contre les Lapins Crétins"...
Bonjour,
J'aimerais juste poser une petit question sur le téléchargement :
Je me suis toujours demandé si l'argument "de toute facon je télécharge parce que je n'acheterais pas ces jeux meme si je ne pouvais pas les télécharger" n'était pas spécieux. Il y a quand meme un problème dans le fait que "7 millions d'anglais téléchargent illégalement une masse de contenus partagés s'élevant à 12 milliards de livres sterling par an".
Ca me fait penser a une personne qui volerait un jean a 70 euros dans un magasin "bah oui quoi de toute facon j'ai pas l'argent pour me l'acheter" le probleme est que ceux qui téléchargent profitent de ce qu'ils n'ont pas payé.
Je sais qu'en l'occurence tu expliques ca par la hausse des achats du jeux vidéo mais ta défense régulière des téléchargements illégaux m'a toujours surpris chez dereck
Amicalement
Le troll
Ps: je vous autorise a me lapider apres ce commentaire mais alors tres doucement.
L'estimation des contenus et de leur valeur marchande disponible en partage vient du Strategic Advisory Board, qui possède une relation aussi saine et impartiale avec les majors qu'Olivennes, la Fnac et Hadopi.
Cette estimation est donc à prendre avec des pincettes, à considérer comme le cas de figure le plus dramatique possible. Certaines estimations se sont faites épingler en comptabilisant abusivement les fichiers vidéo privés, les musiques sous label creative commons et les trailers.
Qu'on tire les choses au clair, je ne défends pas le téléchargement illégal. C'est en effet un gros troll, parce que ma position est de défendre le droit à la vie privée numérique, à la présomption d'innocence.
Le téléchargement que je défends, c'est celui qui nous laisse le droit de n'acheter qu'une seule chanson sur un album, quand il n'y en a qu'une seule de valable, et de ne pas se retrouver obligé de payer 10-15€ pour supporter 10 autres pistes pourries.
Le téléchargement que je défends, c'est celui qui, bien qu'en croissance nette, plombe les ventes de supports physiques parce qu'il offre cette flexibilité inégalée.
L'industrie du disque essaie de nous faire croire que la distribution numérique ne génère pas assez de revenus, que le téléchargement illégal provoque des licenciements massifs alors que c'est cette fameuse crise financière/économique qui leur a servi d'excuse pour dégraisser massivement les effectifs et opérer un cost-kill massif. Toutes les raisons sont bonnes.
Je ne rebondirai pas sur l'argument foireux du jean volé, qui dérive vers le téléchargement illégal de jeux vidéo, un réel problème pour le secteur PC qui subit en moyenne 90% de taux de piratage sur ses titres. La faute à un price point pas assez doux, à une offre retail peu dynamique, à un marché de l'occasion florissant ?
Le problème est par extension le même sur DS, et a été le même sur Dreamcast. La facilité de copie des jeux Dreamcast a d'ailleurs provoqué la mort de la console et de l'édition sur cette plateforme.
Mais en fait, c'est bien ça le problème de ta question, tu dévies vers le téléchargement illégal de jeux, et non pas sur celui de la musique. Donc tout et n'importe quoi dans une reflexion formulée nimporte comment. Tu t'en fous d'avoir une réponse en fin de compte, tu te contentes de soulever un point qui n'a rien à faire dans le débat présent.
Donc, non, je ne m'enliserai pas dans le vietnam du piratage de jeux. Je resterai sur le créneau du téléchargement musical, en défendant le droit à une offre complète, au détail, qui devrait forcer le support physique à se remettre en question au lieu d'empêcher le développement des autres secteurs.
Je n'ai aucune raison d'être sympathique envers une industrie instrumentalisée par les gouvernements, cupide et stupide, qui prostitue les libertés individuelles pour son profit.
A la différence du jeu vidéo et des ventes DVD, l'industrie du disque est malade, alors que les graveurs de CD, les enregistreurs à disque dur, les fichiers partagés sont légion. L'industrie du home cinéma a survécu à la VHS et au DVD, mais celle du disque n'aurait pas la même capacité ? Comment expliquer alors le succès des concerts live, malgré des billets dont le tarif est au moins deuf fois supérieur au prix d'un album ? Le budget musique n'a-t-il tout simplement pas changé ?
L'industrie du disque souffre comme l'industrie du cinéma en salle, parce qu'elle propose un service trop cher, d'un rapport qualité/prix injustifié, par rapport aux offres alternatives.
Et par offre alternative, j'entends iTunes, VOD, location de DVD.
Maintenant que les choses sont mises à plat, on va pouvoir passer à autre chose. Merci.
Je crois qu'il manque une donnée dans cette analyse.
Les médias sont différents entre la musique et le jeux vidéo.
Je vais essayer d'être plus clair mais ça n'est pas gagné.
Le fait que la musique peut être jouer sur n'importe quel support : PC, lecteur mp3 ... et facilement piratable doit forcément nuire en partie à ses ventes.
Alors que le jeu vidéo est dépendant de son support. Il est donc beaucoup plus difficile de le pirater et de l'utiliser...
De plus il faut parfois modifier le hardware des consoles pour pouvoir utiliser les jeux vidéos.
Ce qui réduit considérablement le piratage des jeux vidéos par rapport à la musique ou au film.
Quoi j'ai rien compris !!!
Perso, j'achète toujours des CD. Le secret ? Eviter d'écouter de la merde. Vous verrez, ça fait acheter des CD, certes peu, mais quand même. Le téléchargement me sert alors uniquement à faire le tri. Je trouve plutôt sain d'avoir cette opportunité. Après trop d'années d'achats de disques à l'aveugle et donc trop d'années à bouffer de la merde, c'est bon d'avoir un certain contrôle.
Attention à comparer ce qui est comparable :
les secteurs : industire musicale Vs industrie du cinéma
les supports : industrie du disque Vs industrie du DVD
D'ailleurs, l'industrie du cinéma se porte bien, ne t'inquiète pas. La fréquentation est stable, voire croissante. Il y a des sources abondantes pour financer la production de films (qui est d'ailleurs pléthorique) donc non, on ne peut pas dire que le secteur soit en crise.
Le ticket de cinéma est sans doute plus cher que dans le temps, mais la fréquentation est toujours là, et la marge des exploitants aussi. Les gens sont toujours demandeurs d'un divertissement sur grand écran, avec un son de qualité et dans des sièges confortables, donc au final peut-on dire que le ticket est trop cher ? D'autant plus que pour les cinéphiles, il y a de plus en plus d'offres de cartes illimitées très avantageuses...
En revanche, ceux qui morflent, ce sont les DVD (la vente et surtout la location, qui est en train de s'écrouler), concurrencés par le téléchargement illégal, le streaming et la VOD.
Pour le CD comme pour le DVD, il ne s'agit pas d'une crise sectorielle, mais bien d'une crise du support, qui est devenu complètement dépassé.
J'entends parfaitement l'argument qui dit que de toute façon, si le téléchargement n'existait pas, il n'y aurait pas eu d'acte d'achat pour autant, et que donc la crise du CD n'est pas imputable au piratage.
Sauf que cet argument est un peu bancal : évidemment qu'on n'aurait jamais payé pour toutes les oeuvres qu'on a téléchargé (y'a pas marqué millionnaire ici !), mais on en aurait sans doute achetées certaines. Sauf que ces quelques chansons susceptibles de faire l'objet d'un acte d'achat ont généralement fait l'objet d'un simple téléchargement gratuit, comme les autres. C'est là qu'est le manque à gagner pour l'industrie du disque, et par extension pour l'industrie musicale.
Pour rebondir sur le lien, décidément à la mode, entre l'industrie du disque et celle du jean, voici ce qu'a répondu l'un des organisateurs du Main Square Festival d'Arras aux (très) nombreux détracteurs (pour rappel, le festival vient de baisser drastiquement ses prix car ça ne se vend pas, sans possibilités de remboursement pour ceusses qui ont déjà leur ticket) :
"A tous ceux qui semblent connaitre les aléas de l'organisation d'un évènement tel que le Main Square Festival, je réagis de nouveau. 1/Pourquoi ne vous plaignez vous pas lorsque le pantalon que vous avez acheté en décembre se retrouve soldé de 70% en janvier ? Les règles de la commercialisation sont telles. Un prix fixe et des moments de réductions. Chacun fait ses choix au moment qu'il désire."
On est donc bien d'accord. Les jeans et la musique, c'est pareil ;) .
Je suis tout à fait d'accord avec ça. Le téléchargement permet d'essayer la musique avant de l'acheter, et d'éviter ainsi de consommer aveuglément des daubes. Tout le monde ne pense pas comme ça, mais ceux qui ont un minimum d'altruisme ou d'amour pour la musique le font.
Et puis tu parles des clips qui passent à la télé et des singles à la radio. Mais j'vois pas grand chose d'intéressant là dedans. Beaucoup de choses ne sont pas médiatisées et "tubisées". Une démarche artistique honnête c'est pas essayer de faire un single qui va plaire à un grand nombre, qui va durer 4 minutes, et qui pourra être diffusé (/éviter la censure).
Dommage que ce ne soit que parmi les gens qui en sont convaincus depuis longtemps et pas dans les cabinets ministériels...
En téléchargeant, personne n'a mis un artiste sur la paille ou à l'ANPE. On en a peut etre empeché certain d'éclore, mais s'ils avaient vraiment du talent et un public potentiel ils seraient passé outre.
Cette industrie est en crise, mais ne connait au final pas la crise. Y'a moins d'argent qui rentre mais y'en a toujours trop parce qu'il y a trop peu de monde a rémunéré et trop peu d'investissement comparé au JV.
C'est simple, on ne change rien. Les artistes talentueux et passionés gagneront toujours de quoi faire bouillir la marmite grâce à leurs fans et à leur talent. Ceux qui chantent de la soupe (pour rester poli) seront un peu moins fortunés. Il y a une justice là non ? Ce sera juste moins facile de se faire des quenouilles en or grâce un sample de bienvenu chez les ch'ti sur un fond de techno.
L'industrie du disque risque de ne pas apprécier c'est sur. Le crieur public a du l'avoir mal aussi quand on lui a dit qu'il était devenu useless, c'est la vie...
Quand au jean du troll, c'est un cas de vol dont tu nous parles là, le téléchargement n'est pas du vol, c'est un manque à gagner potentiel pour l'entreprise mais en aucun cas du vol. C'est comme attendre 3 jours et 3 nuits devant son poste de radio avec le doigt sur le bouton d'enregistrement pour chopper la musique qu'il nous faut sur cassette et ensuite l'écouter sur son walkman auto reverse, on l'a tous fait et ca n'a pas tué Benny B pour autant.
Chaque fois qu'on parle de piratage on a droit a un florilege d'indignation, de libre penseur, de troll, et le tout enrobe de beaucoup de connerie et de pas mal de mauvaise foi...
Pour etre clair je ne maitrise pas autant l'industrie du disque que celle du jeu, et oui ils cherchent des boucs emissaires depuis longtemps, et feraient bien de chercher a modifier leur systeme vetuste, plutot que de tenter de construire sur un sol plus que friable qui se cassera rapidement la gueule...
On compare l'industrie du disque, du cinema et du jeu, car ils font tous partie des media modernes, mais les contraintes et fonctionnement sont tres tres different...
Dereck tu es mon enfoire prefere, et je suis d'accord comme souvent sur une kyrielle de points que tu avances, et plus important sur le fond.
Je nuancerais sur "La faute à un price point pas assez doux, à une offre retail peu dynamique, à un marché de l'occasion florissant ?" Le prix des jeux PC et inferieur en moyenne de 30% a celui des jeux consoles, et le marche de l'occasion console est beaucoup plus dynamique et moins freine (DRM...)
Ca n'explique pas les taux records de piratage... L'argument rationnel annonce est que l'acces aux jeux pc copie est tres facile, ne demande pas 2 minutes d'effort, et la plupart des joueurs se ruent sur les reseaux P2P en clamant qu'ils ne font pas de mal, que c'est pour essayer, que les jeux sont trop cher, que les DRM c'est le mal, que la boite qui les produit aussi etc... En gros un ramassie de connerie, pour justifier un acte qui dans le fond sera au mieux excusable dans certains cas, intolerable dans la plupart...
Le fait que c'est disponible, et gratuit explique le succes point barre. On peut parler de l'offre, de la moral ou d'une pseudo philosophie... Ca reste de la merde! Les mp3 existent depuis des lustres, mais l'arrivee d'internet, de reseaux comme Napster, du P2P ont fait exploser les taux et ont laisse l'industrie KO... La copie sur K7 a la radio etait laborieuse, et la qualite mauvaise, aujourd'hui on a des albums en excellente qualite disponible avant leur sortie sur le net... Evidemment tout le monde se rue dessus et c'est normal, et logique...
Mais ca n'en reste pas moins immoral, voir Craby dire que chopper un disque c'est pas du vol montre dans quel bain d'obscurantisme general on vit... Prendre une oeuvre qui ne t'appartient pas via un moyen illegal, ne pas t'affranchir des droits d'un objet et en jouir, ca porte un nom en droit c'est du vol coco. Que le mot ne plaise pas, parce qu'on estime que c'est pas comme le faire en magasin n'y change que dalle! J'ai aucun probleme avec une personne qui vole de la bouffe par necessite, mais ici on parle de loisir!
Et de grace me sortez pas une couche sur l'acces a la culture parce que les mediatheques sont pleines de tresors a lire, voir et ecouter, on a pas attendu le net pour la culture...
Je pense que le plus triste c'est que ces debats sont toujours steriles parce qu'il y aura toujours des pirates peu importe ce qu'on fait, que les jeux viennent avec des DRMs ou pas, qu'ils soient issus de vilains gros groupe ou de gentils hippies, les taux de piratage sont les memes. Et l'experience demontre que l'on a beau croiser ca et la, des mecs qui nous expliquent qu'ils vivent selon un certain code, que ce qu'ils font est moral en un sens, ca reste, et ca restera des excuses que l'on se trouve pour ne pas dire "c'est facile d'acces, je pirate pour ne pas payer, ca me laisse des thunes pour faire autre chose et j'en ai rien a foutre que ce soit du vol, que ce soit dommageable a des entreprises, des createurs, des hommes qui bossent durent pour partager une passion"...
Sur ce il se fait tard au Canada, et je dois me lever tot pour bosser sur des jeux parce qu'heureusement il y'a encore des gens qui achetent des jeux...
Exemple : spotify, wormee, musicme, deezer ou bien m^me filemp3 ...sont aujourd'hui sur le net donc accessible sur n'importe quel ordi ou télévision raccordé au net par ethernet.
Demain, ces sites finiront dans notre téléphone avec la 3G qui sera accessible partout ou presque.
Il reste la voiture... qui se dotera un jour ou l'autre de ce genre d'outillage relié au net.
Il ne restera ça enregistrer tout ça à notre guise.
Tout sera financé par la pub...
Quie tue l'industrie musicale le jeu vidéo ? en partie.
Nous tous, nous faisons le reste.
D'un côté j'apprécie infiniment de pouvoir essayer ce que je n'aurai de toute façon jamais acheté (que ce soit en musique ou en Jv) mais de l'autre je ne vois pas de solution pour lutter contre les abus du systéme... faire jurer aux gens sur la bible qu'ils n'auraient jamais acheté ce qu'ils sont en train de télécharger ?
"Et de grace me sortez pas une couche sur l'acces a la culture parce que les mediatheques sont pleines de tresors a lire, voir et ecouter, on a pas attendu le net pour la culture..."
Pour resumer, un pauvre, selon toi, il peut voler au supermarché, lire les bouquins de la bibli, et pas jouer à GTA ?
"il y aura toujours des pirates peu importe ce qu'on fait, que les jeux viennent avec des DRMs ou pas, qu'ils soient issus de vilains gros groupe ou de gentils hippies, les taux de piratage sont les memes. Et l'experience demontre que l'on a beau croiser ca et la, des mecs qui nous expliquent qu'ils vivent selon un certain code, que ce qu'ils font est moral en un sens, ca reste, et ca restera des excuses que l'on se trouve pour ne pas dire "c'est facile d'acces, je pirate pour ne pas payer, ca me laisse des thunes pour faire autre chose et j'en ai rien a foutre que ce soit du vol, que ce soit dommageable a des entreprises, des createurs, des hommes qui bossent durent pour partager une passion"
C'est pas parce qu'on est contre la propriété intellectuelle qu'on est contre la rétribution des auteurs, faut pas confondre.
Par contre, qu'on s'en foute, je le concède.
Il faudrait imaginer des trucs comme la license globale, ou comme le statut d'intermittent, ou comme le rSa, ou ...
En attendant, je risque pas d'acheter PES2010.
C'est capilotracte, mais y'a de l'idee... Disons que si on faisait une hierarchie des besoins fondamentaux, les besoins physiliogiques viendraient en premier de tres loin, et on peut comprendre et excuser un acte allant dans le sens de satisfaire le besoin de manger. A la bibliotheque tu as acces a des livres, des films, des disques pour rien... Hors on entend souvent l'ragument de l'acces pour tous a la culture pour appuyer le telechargement illegal... Pour moi le jeu video ce n'est pas de la culture, c'est justement du jeu, c'est un loisir et en ce sens il est plus difficile de justifier son pillage...
Je me suis deja exprime sur ces forums sur la nuance que je faisais entre une personne qui telechargeait parce qu'elle n'avait pas les moyens, et une qui le faisait par habitude... Si tu aimes le jeu, tu peux te faire plaisir avec l'occasion, l'echange, les "anciennes consoles", mais je te garantis que les 90% de joueurs qui telechargent sur PC ne sont pas pauvres, particulierement les 90% qui telechargent des gros FPS bien gourmant...
C'est pas parce qu'on est contre la propriété intellectuelle qu'on est contre la rétribution des auteurs, faut pas confondre.
Le soucis c'est que la propriete intellectuelle est justement la seule arme judiciaire visant a proteger les auteurs et a leur garantir une juste remuneration... Autrement n'importe qui pourrait recuperer une oeuvre, se targuer d'en etre proprietaire, la reutiliser dans des trailers et des films gratuitement etc...
Craby, je pense que Froid a raison en parlant de license globale! La encore est ce que c'est juste vis a vis du pauvre qui paiera autant que le riche pour un acces a toutes les oeuvres, j'en suis pas certain, mais l'idee m'a toujours plu, et je prefere amplement voir des propositions constructives sur le net, parce que ca me redonne du coeur a l'ouvrage, que des pretextes fallacieux!
"Le soucis c'est que la propriete intellectuelle est justement la seule arme judiciaire visant a proteger les auteurs et a leur garantir une juste remuneration..."
Même si c'est vrai, ca n'enlève rien à l'iniquité de la propriété intellectuelle qui est et demeure le droit à vendre des photocopies gratuites pour au moins mille fois leur valeur; et qui a pour fonction dans la plupart des cas de proteger les benefices de vilains actionnaires sur le dos d'africains qui meurent du paludisme...
Je sais bien que je caricature, les jeux video, les medicaments, et les ouvrages d'ethologie comparée de la grenouille, c'est pas la même chose...
Mais au fond si.
Vous verrez qu'un jour tout le monde copiera joyeusement l'oeuvre de son prochain, la modifiera et la rendra meilleure! Amen!
En attendant ce jour glorieux, stigmatiser les pirates me parait être au mieux du temps perdu, au pire une chasse à l'autre totalement contreproductive.
Pour maintenir une certaine cohérence ce serait cool qu'on reste justement sur le domaine multimédia, parce que je me garde aussi de balancer l'argument sur les produits médicaux pirates et contre fait qui cause des morts en Afrique... C'est glauque, insupportable, mais on est pas dans des extrémités pareil dans le monde du cinéma, de la musique ou du jeu.
Nier que le téléchargement fait du tord à l'industrie contribue a l'essor du piratage de masse qui a un impact réel a plusieurs niveau. Economique en premier lieu, parce que le manque a gagner est aussi en partie responsable des difficultés rencontrés par certains studios. Créatif parce qu'en temps de crise, on rationalise et on produit du jeu sans risque... Cette année hormis Scribenauts et The Last Guardian, combien de jeu radicaux ont été présenté à l'E3... Et combien de suite?
Tu vois Froid, je suis d'accord, la chasse aux pirates n'est pas la priorité, mais le problème du piratage doit être traité. Il ne s'agit pas de se lancer dans une chasse au sorcière, mais de changer, d'éduquer et de faire évoluer un modèle économique.
Le logiciel libre et les jeux gratuits existent, mais sont incapable de rivaliser avec des produits professionnels (et je parle pas du support ou de la compatibilité), tout simplement parce que les meilleurs talents ont besoin d'être rémunéré pour vivre de leur art, et continuer à le développer (et ce n'est pas nouveau CF le mécénat)
Aymar : Selon moi, Craby n'a pas tort quand il dit que télécharger illégalement n'est pas du vol. Je ne dis pas que ce n'est pas immoral, mais je pense que le téléchargement s'approche plus de la contrefaçon que du vol.
Prenons l'exemple d'un groupe sortant un album par ses propres moyens. Ils en pressent 2000 exemplaires. 15 personnes volent l'album, 15 personnes le téléchargent. Les 15 personnes qui l'auront volé physiquement auront dépossédé le groupe de 15 de ses CD, alors que ceux qui l'auront téléchargé, non. Et ceux qui l'auront téléchargé n'auront pas le véritable produit fini : ils auront des MP3 qui avec peut être une bonne qualité sonore, mais pas comparable avec celle du CD, ils n'auront pas de livret et en guise de CD auront un CD vierge sur lequel ils auront inscrit nom du groupe et de l'album.
Au final, les mec qui téléchargent se retrouveront avec une contrefaçon de qualité douteuse comparé au véritable CD. Un peu comme une eprsonne qui aurait acheté une copie de vêtement de marque nettement moins cher que le véritable produit de la marque en question. Donc oui, le téléchargement est immoral et ceux qui se font chopper méritent d'être sanctionnés, mais ce n'est pas exactement du vol (ceci n'engage que moi).
En général si tu télécharges un album, il vient avec la pochette de l'album, et dans la mesure ou la majorité des gens écoutent leurs albums sur lecteur MP3 (perso tous mes disques sont dans Itunes), la différence entre qualité du produit est très très proche...
Mais tu as raison on est très proche de la contrefacon, notamment pour les moyens de diffusion par lesquelles Mme Michu va télécharger un MP3 en P2P et le partager...
Je suis le premier a m'opposer a l'argument en carton qui veut qu'un fichier téléchargé 1000 fois ce serait vendu 1000 fois... Si on est sur un rapport de 1/1000 c'Est déja bien... Sauf que pour beaucoup de titre PC on se retrouve avec 10 milions de joueurs pour 1 milion de vente... Si le titre avait fait 2 milions de ventes, la différences pour le studio est l'éditeur aurait été énorme.
Pour répondre au titre de 'article de Dereck, l'industrie musicale est une grande fille, le problème c'est que c'est une connasse vénale, qui s'accroche à des anciens privilèges au lieu d'essayer de comprendre qu'elle doit changer... L'industrie du disque est son propre pire enemi, j'espère pour beaucoup de talents qui méritent qu'on les aide et qu'on les pousse que les choses vont changer...
Et tiens je vous invite à écouter l'excellent groupe Montréalais Beast, je suis comme ca ^^
Juste en passant, le téléchargement illégal est bien de la contrefaçon et pas du vol. On est pas "très proche de la contrefaçon", c'est de la contrefaçon et non du vol.
Bien sûr les 2 sont illégaux mais n'obéissent pas à des juridictions identiques et donc n'entraînent pas les mêmes sanctions.
Voilà pour la mise au point sur le vocabulaire.
Ce qui différencie le vol de la contrefaçon, c'est surtout le manque à gagner pour les personnes qui produisent l'objet. Le vol d'un objet entraîne obligatoirement une perte pour le vendeur alors qu'une contrefaçon pas obligatoirement (puisqu'il y a création d'un nouvel objet réel ou virtuel).
En ce qui concerne la qualité, quand on parle de contrefaçon, on retrouve souvent la notion de qualité inférieure. Néanmoins pour les contrefaçons numériques, on peut plus difficilement juger de différence de qualité.
N'oubliez pas qu'au final, on parle de séquence de bits. Maintenant sur la plupart des serveurs P2P ou Torrent, on trouve des musiques avec des qualités d'encodage supérieure au CD Audio, on trouve aussi des films en HD de qualité supérieure au DVD et se rapprochant de la HD. Et pour les jeux vidéos, le débat n'a pas lieu d'être...
Pour le reste, je rejoins l'avis de rongo-rongo. La pub prendra le relais.