Le public consommateur de jeux vidéo est une manne potentielle pour les annonceurs. Cette démographie des 20-40 ans correspondrait selon les plus audacieux, à la nouvelle ménagère de moins de 50 ans.
En s'immisçant dans le jeu vidéo comme dans les autres médias de divertissement tels la télévision ou le cinéma, les annonceurs voient une opportunité de toucher d'autres clients, à un moment où ils sont très attentifs aux visuels qui défilent sur l'écran. Mais malgré cette disponibilité cérébrale, le gamer reste majoritairement imperméable à la publicité qui envahit ses jeux.
Quelles sont les raisons de cette débandade marketing ?
La publicité in-game ne connait pas sa chance. Elle bénéficie, à la différence des autres supports passifs, d'un spectateur qui s'intéresse à l'écran, y compris pendant les temps morts. On peut encore accentuer cette réceptivité, même si le mécanisme reste encore à l'étude.
Des chercheurs ont récemment trouvé que les joueurs se souvenaient mieux des marques quand elles étaient liées à une interaction qui sollicitait une forme de plaisir, apparemment via la catharsis. En comparant les résultats d'un jeu de course normal, avec des cibles à atteindre, avec sa version gore où les cibles sont remplacées par des piétons, les résultats sont sans appel. Le joueur est un public perméable, il suffit seulement de masser les bonnes zones de son cerveau. {...}
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