Que ce soit dit dès la première ligne du billet : Glum Buster est un jeu exceptionnel. Il ne sert à rien de s'interroger sur son scénario, puisqu'il part d'un jour pour pénétrer directement dans l'onirique.
Le personnage ne ciré jaune décroche de la réalité lorsqu'une voix off lui demande de rétablir la lumière sur un univers qu'il trouve maussade. Une porte s'ouvre et voilà le héros qui s'aventure dans des décors perdus, poétiques, complètement déroutants.
Glum Buster commence comme un shooter étrange, puis se prolonge en puzzle-platformer au fil des énigmes que contiennent les cinq niveaux. Chaque tableau comporte une énigme qui se résoud naturellement soit par la déambulation ou par l'expérimentation.
Les deux pouvoirs à votre disposition, le tir et les boules de lumière ont des fonctions insoupçonnées qu'on découvre avec émerveillement à chaque interaction nouvelle. On peut paralyser un ennemi puis l'exorciser par un triangle de boules bleueus, mais il est aussi possible de déclencher des mécanismes, actionner des éléments apparemment anecdotiques, leurrer certaines créatures.
Le jeu déborde de petites touches de gameplay évolutif, qui témoignent d'une ingéniosité et d'un souci du détail admirables.
Organique, Glum Buster est énigmatique et limpide, il désoriente autant qu'il rassure tout en affirmant une ambiance unique. Vous pouvez le mettre sur l'étagère des jeux atypiques, des trésors mésestimés de la scène indépendante.
Depuis des mois j'attendais une expérience envoûtante qui prendrait des risques avec l'utilisateur et la narration. Glum Buster est ce jeu, tout simplement captivant du début à la fin. Ce titre de Justin Leingang mérite toute votre attention, et même plus.
- Via - Glumbuster est un Charityware, l'argent récolté ira à la Starlight Children's Foundation -
De Sonocle Ujedex, posté le 09.10.09 à 17:50 
Ca me rappelle Knytt Stories quand de bons créateurs savent utiliser au maximum l'outil de création du jeu. J'ai vraiment envie d'essayer.
Justin Leingang, c'est un ancien de chez Activision, non? Rajoute dans ton argumentaire, Dereck, qu'acheter ce jeu, ça équivaut à emmerder Boby Kotick, et c'est le succès assuré!