
Sans surprise, l'Administration de la Presse et des Publications chinoise s'est opposé au Ministère de la Culture dans l'affaire NetEase. L'opérateur, qui assure la maintenance des serveurs et le support de World of Warcraft sur le territoire chinois, avait réussi à satisfaire un cahier des charges pour reprendre ses activités sur le MMO de Blizzard. Des modifications de contenu et de fonctionnalités avaient permis à NetEase de rebooter les serveurs après plusieurs mois de coma.
Malgré ces efforts, l'Administration de la Presse et des Publications a signalé son mécontentement suite à l'approbation du Ministère de la Culture, et c'est dès cette semaine qu'il a ordonné à NetEase de ne plus accepter d'abonnements ni d'argent d'utilisateurs. La raison de cette décision serait assez fourbe. Pour changer. L'Administration n'aurait permis à NetEase la reprise que pour une Closed Beta, sur un jeu qui n'en a évidemment plus besoin depuis des années, et qui plus est, dont le contenu a été régulé par le Ministère de la Culture auparavant.
La démarche de NetEase est donc considérée comme illégale et sa licence a été révoquée par l'Administration.
De son côté, le Ministère n'apprécie pas l'attitude de l'Administration, un officiel du Ministère ayant déclaré que cette révocation était "inappropriée". La querelle interne qu'on voyait poindre à l'horizon depuis la réhabilitation de NetEase prend une tournure absurde, tenant plus d'une confrontation d'influences que d'une quelconque protection du citoyen.
D'un autre côté, c'est la Chine.
Ca fait longtemps que le bien-être du citoyen n'est plus une priorité.
- Via et Via -