Maman, regarde ! Un média qui pense ! C'est hier soir, en avançant dans Killer7, que je me suis rendu compte que ce jeu soulevait quelques questions par rapport au média même dans lequel il s'inscrit. Son gameplay tout d'abord. Killer7 s'affranchit de toutes les libertés d'un gameplay "moderne" pour les re-synthétiser dans un rigorisme et un ésprit "zéro concession" que n'auraient pas renié les grands hits d'antan (Super Ghouls and Ghosts, Gradius, etc...). Quand on y réfléchit, le jeu se déroule presque sur un plan 2D avec pour seul "volume" un choix d'embranchements et un repérage dans l'espace lors des combats. Difficile d'accès, il s'adresse aux "anciens" du jeu vidéo qui ont plusieurs générations de consoles dans les pattes. Jonglant sans cesse entre différents univers de références vidéoludiques, il faudra avoir un minimum d'experience pour ne pas être perdu. Après un tutorial vite expedié, le jeu ne s'embarrasse pas d'aides inutiles et plonge le joueur seul contre tous, ses seuls indices venant de personnages peut-être plus effrayants encore que les ennemis. L'autre question que ce jeu a soulevé dans mon esprit embrumé, c'est la rôle accordé au joueur. Là où la majorité des jeux le brossent dans le sens du poil, Killer7 fait partie de cette infime caste de jeux qui brutalisent le joueur, le choquent, le prennent à partie. Pire encore, certains personnages ne s'embarassent pas du joueur. Par exemple, dans chaque niveau, un homme vous aide à convertir du sang pour augmenter les statistiques de vos personnages. Et bien au bout d'un certain litrage converti, il pose un panneau "fermé" sur sa machine et s'en va. L'acteur a fini son travail, il rentre chez lui mener sa vie. Comme pour faire comprendre au joueur que ce n'est pas le jeu qui a besoin de lui, mais lui qui a besoin du jeu. Diaboliquement subtil et intelligent. Musique inexistante (sauf pour cracher un gros thème technoïde au moment le plus calme du niveau), violence exacerbée, scénario complexe, gameplay archaïque, Killer7 réclame un don émotionnel gigantesque de la part du joueur, qui en ressortira usé et pantelant. Quel interêt alors pour Capcom, éditeur mainstream par excellence (vous ne me ferez pas croire que des Resident Evil brutalisent le joueur), de briser le consensus sur un jeu qui était déjà mal engagé de par son inaccessibilité, ses thèmes abordés , et bien d'autres choses ? Ca, je n'en sais malheureusement rien. Tout ce que je sais, c'est que les autres éditeurs devraient prendre exemple sur Capcom qui rentabilise ses grosses licences pour pouvoir se permettre de favoriser des oeuvres comme Killer7. Commentaires
De Captain Algeria, posté le 29.07.05 à 20:31
![]() En fait, Capcom a bien pensé sans coup avant de lancer Killer7 puisque l'éditeur espère en vendre 300.000 unités seulement (pour un titre d'un autre éditeur, ça fait un gros chiffre mais pour capcom c'est pas beaucoup -Bio Hazard 4/Resident Evil 4 a vendu plus de 500.000 unités juste sur Gamecube). De Pipomantis, posté le 07.09.05 à 00:53 ![]() Aucune autre réaction de joueurs de Killer7 ici ? Je suis tristesse et excpectative De flyer, posté le 07.09.05 à 14:39 ![]() Bouh le Pipo, il joue encore à Killer7 !! C'est quand que tu te mets à Killer 8, ou à Hopper 7 plutôt ?!! Flinguer du haricot, c'est bon pour la santé ! De Adoru, posté le 19.10.05 à 19:22 ![]() 1101001~Indéniablement génial~0001011 De Ghost, posté le 20.05.06 à 00:46 ![]() Flyer, tu me fais peur. Ajouter un commentaire |
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