Fil d'actu : DS  Console portable sortie en 2004 chez Nintendo la DS est équipée d'un micro et d'un écran tactile. Elle permet de jouer à des jeux farfelus en public tout en ayant la classe. Depuis, sa petite-grande soeur de salon est sortie, et Big N continue à faire chanter les manettes... avec la Wii. Pour les aficionados, direction le forum DS !
 Dans un article récent, le journal japonais Nikkei a lancé l'idée que Nintendo pourrait lancer d'ici la fin de l'année une nouvelle DSi avec un écran de 4 pouces au lieu d'un écran de 3,25 pouces comme le modèle actuel. Cette rumeur s'acccompagne de précisions, comme le fait que ce modèle remplacerait l'ancien, tout en conservant le prix en vigueur de 18.900¥. Une date de sortie aurait même été avancée, vers la fin d'année. Pas de plans pour l'étranger, mais c'est une chanson qu'on a déjà entendu avec la Wii Black.
Comme prévu, Nintendo dément la rumeur dans un communiqué publié dans le Famitsu. Pas de commentaires sur l'affaire, l'article du Nikkei est qualifié de pure spéculation. Le même type de spéculation rabrouée par Sony, celle qui nous a révélé les packs PS3 250Go avec Uncharted 2. Le Nikkei avait auparavant prédit une nouvelle DS avec caméra et lecteur multimédia, soit la DSi, puis le partenariat entre Nintendo et Dentsu pour un service de VOD sur Wii. Considérez donc qu'une DSi+ sortira pour les fêtes de fin d'année au Japon.
L'offre Nintendo, entre les packs très agressifs, la Wii Black, la sortie de la DSi et peut-être d'une DSi+ avant 2010, laisse entrevoir les inquiétudes du constructeur. La multiplication des machines, c'est une technique que d'autres concurrents ont déjà employé quand leur fond de commerce commençait à sentir le cadavre.
On sera fixé sur la santé de l'entreprise lorsque sortira la Wii jaune Pokemon et son pack Pokemon Ranch Battle Colosseum Party Diamond Limited Edition.
- Via et Via -


Vous autres pirates, vous tous, enfants de salauds qui téléchargent des jeux que d'honnêtes développeurs ont sué sang et eau à coder, vous qui tuez l'industrie vidéoludique et causez l'abolition de nos libertés numériques par votre comportement irresponsable et pingre, gardez vos DS Lite. Vraiment.
La DSi, depuis sa mise en service, semblait offrir plus de possibilités pour un piratage direct qui n'aurait plus besoin du port GBA de la DS pour y mettre des Linkers. On s'attendait néanmoins à des mesures semblables à celles prises par Sony, qui tente de protéger la PSP contre le piratage à chaque nouveau Firmware.
Avec la dernière mise à jour logicielle de la DSi, les portes du social networking s'offrent à vous. Au lieu de faire comme dans le spot de pub où deux adulescents déforment leurs portraits respectifs, vous pourrez partager vos photo baveuses avec tous vos amis Facebook du mond entier. En revanche vous pourrez renoncer à vos linkers DSTTi, Hyper R4i, ak2i, R4 Ui, R4i Gold et EZ Vi puisque cette mise à jour les empêche de booter.
Le Firmware 1.4 est disponible au téléchargement, et sera bientôt de série sur les prochaines DSi des revendeurs. On va éviter d'être hypocrite et dire que cette mesure est une atteinte au droit à la copie privée des consommateurs qui possèdent un double numérique d'un jeu qu'ils ont acheté. Ce firmware va surtout emmerder les habitués du téléchargement décomplexé.
Dans l'attente d'un patch illégal, les possesseurs de DSi pourront se lamenter sur l'attitude de Nintendo, qui finalement s'en branle un peu du piratage puisqu'il vend ses consoles par brouettes entières. Les éditeurs tiers, qui pensaient respirer un mois ou deux, se lamenteront sur la prochaine et inévitable apparition du patch.
Les propriétaires de DS Lite, quant à eux, regardent ailleurs, et surtout pas sur la fenêtre qui indique 52% restants pour la ROM de Covenant of the Plume.
- Via et Via -

A la différence des autres conférences de Presse, celle de Nintendo va être résumée en une poignée de paragraphes. Suite à un E3 2008 médiocre et un Tokyo Games Show à se pendre, Nintendo avait formulé des excuses envers la commuauté chagrinée des core-gamers. Nintendo n'avait rien su montrer en 2008. Wii Sports Resort, Wii Music, et la bonne blague Wii Speak. On en rit encore.
Entre deux tranches de Cammie Dunaway dégoulinatte de démagogie, un gros steack de Reggie Fils-Aimé et quelques feuilles d'Iwata pour faire de la verdure. Comme tout bon hamburger de junk restaurant, on a bien gobé, mais on avait encore faim deux heures après être sorti de table.
En 2009, Nintendo a entendu les core-gamers. Cette année, Nintendo a annoncé Super Mario Galaxy 2, Mario VS Donkey Kong Minis march again, New Super Mario Bros Wii, Mario & Luigi Bowser's Inside Story. Les éditeurs tiers montrent Golden Sun DS, FF Crystal Bearers, COP, Dead Space Extraction, Women's Murder Club et Kingdom Hearts. Les fanboys et les journalistes affamés ont acclamé le nouveau Metriod Other M, développé par la Team Ninja.
Dans le registre purement Wii-centré, Nintendo nous a ressorti Wii Sports Resort qui devait déjà sortir au printemps, et Wii Fit Plus, pour les trentenaires complexés qui n'auraient pas encore acheté leur pèse-personne à 90 boules. Quant aux twitto-exhibs, ils sont ravis, ils pourront bientôt mettre leurs photos en ligne directement de la DSi vers Facebook.
Nintendo nous propose enfin une poignée de jeux. Très bien. Il faudrait maintenant arrêter de se foutre de la gueule du monde et nous sortir des remakes de jeux qu'on a déjà bouclé. Il faudrait arrêter de nous balancer de la techno-merde comme le Wii Vitality Sensor, à jeter dans le même composteur que Wii Speak. Ce n'est évidemment pas avec une suite, des repompes et de la surexploitation de propriétés intellectuelles que Nintendo va récupérer les core-gamers aigris. Sa démarche n'est que de transposer des concepts éprouvés sur une nouvelle génération de consoles, et bénéficier de sa large base utilisateur. Et cela, pendant que Chinatown Wars annoncé en fanfare à l'E3 2008 en chie des ronds de chapeau pour s'imposer sur DS.
La Wii arrive, par la faute de son constructeur, au bout de son concept. La reproduction du geste réel a ses limites, mais la doubler de produits limités la condamne à moyen terme. Sauf auprès de cette majorité de joueurs fraîchements débarqués et vidéoludiquement inéduqués.
Nintendo a encore salopé son E3. Merci toutefois pour le Wii Vitality Sensor. On pourra enfin éprouver ce que ressent Nintendo depuis 3 ans qu'il nous met un doigt dans le cul.
- Via -


Lors du dernier 1er Avril, les éditeurs japonais ont rivalisé de potacherie pour nous sortir des fakes gentillets. Comme ses camarades, SNK Playmore avait fait sa propre fausse annonce avec le shoot'em up rétro Star Radish. Il s'avère que Star Radish va exister pour de bon, de manière indirecte dans le jeu Doki Majo Plus.
Cette nouvelle mouture de Doki Doki Majo Shinpan, le jeu de pelotage détection de sorcières par l'inspection minutieuse de leur anatomie, comprendra un moment où l'un des personnages vous proposera une partie de Star Radish. Avant que vous ne "l'inspectiez".
En voici d'ailleurs le générique, qui va tourner en boucle dans votre crâne jusqu'à demain.
 Le shoot'em up prend vie en devenant le jeu dans le jeu, et la mascotte-lapin robotique se fera un plaisir de blaster les carottes de l'espace et radis-croiseurs intergalactiques. Dit comme ça, c'est grotesque, mais moins que l'annonce de King of Fighters Skystage, l'autre shoot'em up de SNK. D'autant plus que Skystage faisait un poisson d'avril plus crédible. - Via -

Satoru Iwata, PDG de Nintendo Japan, MythBuster "Une des raisons pour lesquelles Miyamoto est très apprécié, c'est parce qu'il a cette capacité à s'arrêter, repenser et améliorer la façon dont on peut transmettre les bons côtés d'un jeu, quand il s'aperçoit dans la dernière phase du développement que le logiciel ne sera pas assez bon. C'est pourquoi les jeux sur lesquels il a travaillé ont plus globalement plus de chances de devenir des gros hits. Toutefois, il n'est pas Dieu et Miyamoto lui-même ne peut pas réussir à chaque fois, ni toujours prédire combien de temps cela prendra pour terminer un développement. {...} . Nous faisons des efforts pour ne pas rater de bonnes opportunités. Nous sommes constamment en train de chercher la prochaine chose amusante. Avec de la chance et quelques préparations, nous pouvons espérer identifier et saisir ces opportunités quand elles se présentent. Néanmoins, personne ne peut dire quand elles se présenteront, et il est inévitable que nous ne soyons pas toujours capables de lancer nos produits au meilleur moment. {...} . Aujourd'hui déjà, un certain nombre de gens connaissent et apprécient l'aspect pratique du shopping en ligne. De fait, Nintendo doit faire des efforts pour leur donner ce nouveau mode d'achat. En même temps, je ne pense pas que l'avance que possèdent les jeux vendus sur support physique soit facilement entamée du jour au lendemain. {...} . Je n'imagine pas l'iPhone dominer immédiatement le marché sur lequel se trouve la Nintendo DS. Mon impression en tant qu'une personne qui a utilisé l'iPhone est qu'il est très attractif, mais, franchement, je n'ai pas la sensation qu'il a été créé pour être apprécié par un large public de la même façon que Nintendo l'est en créant ses produits."
En quelques jours, Satoru Iwata aura été particulièrement vocal. Parallèlement au rapport de l'année fiscale 2008, il répond aux questions des investisseurs qui remettent en question la stratégie de Nintendo. Le mythe Miyamoto, la distribution numérique, les services en ligne, et la concurrence avec l'iPhone. Ces quatre pages de Q&A sont une mine d'informations utiles pour qui veut cerner les ambitions du constructeur ainsi que sa vision du marché.
En quelques lignes, Satoru Iwata est autrement plus limpide que les enculeurs de mou marketeux de Nintendo US comme Denise Kaigler. Rincez-vous les oreilles avec un peu d'Iwata, ça vous enlèvera les dernières miettes de bullshit qui vous collent encore aux tympans.
- Via -


The Reputation Institute, un organisme de sondage privé, vient d'établir un classement des entreprises les plus connues, reconnues et respectées à travers le monde. Les résultats portent sur 600 entreprises, dans 20 secteurs industriels, auprès de 25 pays. Les critères utilisés pour établir la moyenne d'une réputation concernent les performances, la popularité des produits, leur potentiel d'innovation, et ainsi de suite. Ce classement nous révèle donc que l'entreprise la plus réputée du monde n'est pas le groupe LVMH, mais Ferrero. Ceux des rochers et du Nutella. 
En 6e position du classement se trouve Nintendo. Le constructeur-éditeur devance Microsoft et Sony de plusieurs dizaines de places, avec Microsoft en 30e position, et Sony au 126e siège.
Les résultats sont issus d'un système breveté nommé Global RepTrak, un sondage annuel qui démarche plus de 30.000 consommateurs dans 29 pays différents. Nous parlons bien de consomateurs et non pas de professionnels. Ce qui vous explique pourquoi le conglomérat Tata se trouve en 11e place, grâce à la popularité de sa Tata Nano à 2000$, et son rachat des marques Jaguar et LandRover auprès de Ford.
Comprenez donc que les facteurs de popularité des marques sont parfois plus représentatifs de leur image publique que de leurs produits. La démultiplication des produits d'un même groupe peut donc influencer son classement.
Ainsi, si Microsoft et Sony se font probablement dézinguer à cause de Windaube et de la PS3, Kraft Foods jouit d'une position remarquable grâce à son catalogue : Toblerone, Milka, Suchard, Daim, Côte d'Or, Carte Noire, Jacques Vabre, etc. Le peu de produits Nintendo sur le marché et leur extrême popularité ne sont certainement pas étrangers à la 6e place de Nintendo.
Ce que The Reputation Institute nous apprend avec son compte-rendu, c'est qu'une étude basée sur des valeurs artificielles et volatiles n'est avant tout qu'un indicateur de hype. Nintendo est donc autrement plus hype et sympathique que Microsoft et Sony aux yeux du grand public. Big Fucking news.
C'est aussi intéressant que le TOP 100 des personnes les plus influentes du Times, où l'évangéliste Rick Warren est en 3e place, le fondateur de la poubelle internet 4ch en première position, pendant que Barack Obama stagne en 37e derrière, Stephen Colbert, Britney Spears et les Jonas Brothers.
Toute la beauté de la démocratie. Il suffit de savoir influencer les votes dans le bon sens.
- Via et Via -


La mélopée des jeux tiers sur plateformes Nintendo est une chanson à quatre voix. Discordantes ou à l'unisson, ces voix permettent d'entrevoir une situation étrange où ce n'est pas si grave de faire un bide quand on a eu l'outrecuidance de lancer un titre 18+ au pays des Tou-Poutou.
Première voix, celle de Nintendo : Le parc utilisateur est immense, 50 millions de Wii vendues et 100 millions de DS en circulation. Denise Kaigler, la VP du marketing Nintendo US, doit être satisfaite de son effet après avoir annoncé officiellement de tels volumes. Selon Big N et ses officiels, ses consoles s'écoulent sans discontinuer à travers le monde, promettant aux éditeurs une base utilisateur énorme dans laquelle le segment des jeux 18+ peut parfaitement s'insérer. Avec une réserve toutefois "On ne peut pas tout faire et on ne veut pas tout faire".
Ces plateformes en plein boom connaissent pourtant une perte de vitesse au Japon, avec une Wii qui stagne depuis quelques mois. L'arrivée de la DSi semble quant à elle redynamiser le marché de la portable, bénéficiant de l'effet iPhone 3G sans pour autant améliorer concrètement la dynamique éditoriale.
Nintendo reste néanmoins optimiste et sourit aux éditeurs pendant qu'il entube les indépendants avec son système de royalties sur le WiiWare.
Deuxième voix, celle des éditeurs : Les sanglots des indépendants sont étouffés par des ténors comme Sega et 2K Games qui affirment que leurs jeux ont donné des résultats "en accord avec leurs prévisions". Cela se traduit par 89.000 unités de GTA Chinatown Wars vendues aux Etats Unis depuis sa sortie en mars. Steve Singer, le VP du Licencing Nintendo, stipule de son côté que ce type de volume est dans la lignée de ceux obtenus par d'autres gros titres tiers sur la DS. Il cite Call of Duty 4 comme exemple, qui fit à peine 36.000 lors de son premier mois, pour dépasser ensuite les 500.000 unités.
Sega avait pour sa part déclaré avec entrain que les ventes molles de MadWorld étaient très encourageantes, alors que celles de House of the Dead étaient suivaient leurs prévisions. Reste à savoir si leurs estimations se basaient sur une fourchette qui allait de l'échec cuisant au bide retentissant.
On pourrait dire que les éditeurs tiers se satisfont de peu, ou qu'au contraire, le challenge est tel qu'atteindre la barre des 100.000 suffit à faire couler le champagne. Ces volumes jugés minables sur PS3 et Xbox 360 sont appréciés sur les plateformes Nintendo, qui pourtant possèdent ce parc utilisateur inégalé.
Troisième voix, celle de la Presse spécialisée : Des cris dans le désert, puisque le consommateur Nintendo actuel se contrefout des critiques, s'informe peu. Quand cette petite peste de Déborah fait un scandale pour avoir High School Musical Wii, Papa va l'acheter mécaniquement sans se douter qu'il investit dans une belle merde. Seuls les "core-gamers", aka "ceux qui jouaient déjà avant qu'on n'aille débaucher Tatie Gudule pour lui faire bouffer du Wii Fit", se tiennent au courant des appréciations.
Leur grande minorité n'a qu'un impact infime sur la dynamique des ventes Nintendo, où Mario Kart et assimilés trouvent preneur sans effort, faisant encore un an après leur sortie le volume qu'un gros titre tiers peine à atteindre lors de son lancement.
La Presse spécialisée aura beau encenser MadWorld et GTA, elle ne s'adresse qu'à des convertis, victime de son public segmenté en marge des démographies Nintendo.
Quatrième voix, celle des analystes : En prenant le cas récent de GTA Chinatown Wars, on peut se référér aux estimations du bureau Cowan and Company qui annonçait un démarrage en trombe à 400-450.000 exemplaires, et un volume de 2 millions de cartouches d'ici la fin de l'année.
Désillusion pour leur analyste Doug Creutz, qui avait pourtant revu ses prévisions à la baisse aux environ des 200.000. Il s'interroge "Soit le public est plus difficile à toucher que nous le pensions, soit les core gamers n'ont pas jugé que le titre était un achat essentiel à cause de la nature de la plateforme. Nous pensons que cette expérience profitera à Take Two et nous espérons encore que le jeu dégagera un bénéfice, bien que maigre. Toutefois, ces ventes très décevantes lors du premier mois renforcent notre opinion selon laquelle avoir un succès notable sur les plateformes Nintendo reste un défi très dur pour les éditeurs tiers."
Creutz et son équipe avaient visiblement surestimé l'impact des core-gamers, ou plutôt surestimé leur présence. Ajoutez à cela le fait que ces prétendus core-gamers ont probablement tous un R4 et vous en déduirez qu'ils ont téléchargé GTA au lieu d'aller l'acheter en magasin. Cela n'explique pas pour autant le très relatif succès de MadWorld. ---------------------------------------- Ce qu'il y a de décourageant dans ce constat, c'est que les éditeurs se sont résignés à des résultats médiocres qui reposent finalement sur la longue queue des ventes. Nintendo se défend de posséder un public-type, mais en marketant son produit auprès du trio gériatrie-pédiatrie-newbie, Nintendo a surtout sécurisé l'implantation de ses jeux maison au détriment des niches. Ces niches qui trouvent de quoi se développer sur Xbox 360 et PS3, n'ont plus leur place chez Nintendo.
L'uniformisation par un ludisme universel ne permet pas aux jeux hors norme-Nintendo de trouver leur public en occident. Pour le Japon, les habitudes de consommations sont très différentes et permettent encore aux RPG et autres de trouver acquéreur. Une exception qui provoque pourtant progressivement ce recul des ventes Wii, par désamour ou par lassitude.
Les jeux 18+ ont-ils seulement leur place sur les plateformes Nintendo, qui fait régresser sa politique éditoriale au temps de la NES ? Personne n'aurait pensé à sortir un 18+ sur NES en 1989, et c'est pourtant ce que les éditeurs tentent en 2009. Cette incompréhension entre une industrie qui recherche la maturité et Nintendo qui veut reproduire le schéma de son âge d'or, risque de mener les éditeurs tiers dans une impasse.
L'absurdité d'un dialogue de sourds entre un enfant qui veut grandir et un adulte qui fait l'enfant.
- Via et Via -

Satoru Iwata, PDG de Nintendo Japan, Under Pressure "C'est un fait que la Wii est en train de stagner au Japon. C'est la position la plus mauvaise depuis son lancement. Le modèle de vente de la Wii a été mené par des titres importants, mais depuis 2008, cela ne fonctionne plus aussi bien. {...} Une baisse de prix dans une économie difficile ne peut pas vraiment exciter le marché et améliorer les ventes. Actuellement, je ne pense pas que cette baisse de pris soit une bonne option pour nous. {...} La vitesse à laquelle les gens se lassent de nouveaux divertissements est plus rapide au Japon que sur les marchés occidentaux. . Après avoir lancé la DS, notre base utilisateur a explosé, au-delà de nos prévisions. De 2006 à 2008, nos ventes en Europe et en Amérique ont aussi augmenté. Aujourd'hui, plusieurs DS servent à plusieurs personnes à la fois. Plutôt que d'en avoir "une par foyer", notre souhait, notre challenge, est d'en avoir "une par utilisateur".
La logique de Satoru Iwata, une fois passé outre le refrain du martyr en pleine crise économique, se tient. En quoi baisser le prix de la Wii, auprès d'un public tout-venant qui ne s'est jamais plaint des tarifs en vigueur pourrait relancer la consommation ? Si la Wii possède aux yeux du client potentiel le juste prix, pouruoi le baisser au risque de dévaluer le produit aux yeux de ce même client ? On ne solde que ce qu'on n'arrive pas à vendre, et même si c'est la situation de Nintendo au Japon, ce n'est pas comme si la console faisait un bide comme la Xbox 360.
La PS3 et la Xbox 360 ont réellement bénéficié de leurs baisses de tarif, en regard d'un prix jugé trop élevé au départ. La Wii risque de ne pas profiter du même effet à cause de son "Price Point" qui ne dérange personne.
Toutefois, depuis que Sony a annoncé le changement de tarif de la PS2 à 99€ à travers le monde, Nintendo va peut-être devoir prendre un risque s'il ne veut pas perdre de parts de marché face à son concurrent. La PS2 s'écoule toujours avec succès au Japon, et elle pourrait se vendre encore plus si ce nouveau tarif stimule les utilisateurs qui se tâtaient pour un remplacement ou tout simplement pour profiter d'un marché de l'occasion énorme sur cette plateforme. Une ofre avec laquelle la Wii ne peut rivaliser.
Pour quelqu'un qui veut "redynamiser le marché japonais", Satoru Iwata fait preuve d'une certaine frilosité apathique quand il s'agit de faire des concessions. D'autant plus que Reggie Fils-Aimé, le Boss de Nintendo US, avait bien insisté sur le fait que la Wii était rentable dès le Jour 1. Difficile de jouer les crève-la-faim après ce genre de déclaration.
Sans transition, nous venons d'apprendre par telex que Denise Kaigler a fait un orgasme devant son PC lorsqu'elle a lu "une DS par utilisateur". Le bilan est pour l'instant de 56 tympans percés. Stay Tuned.
- Via et Via -


L'industrie Vidéoludiue a beau se trouver en pleine tempête, les premiers gestes de survie visibles commencent à se manifester. Après un semestre de licenciements et de studios sur sièges éjectables, quelques initiatives montrent que malgré la tendance du pire, certains acteurs iront jusqu'à fonder une nouvelle entreprise pour remettre le pied à l'étrier.
Faisons d'abord le point sur les gros poissons. Microsoft se fait discret pendant que Sony et Nintendo se font épingler pour différentes raisons. Nintendo donne des inquiétudes aux analystes, qui jugent que ses bénéfices ont atteint leur potentiel maximal, indiquant une future baisse à venir.
C'est Satoru Kikuchi de la Deutsche Bank qui a entamé le mouvement en donnant à l'action Nintendo le statut "Vendre", encourageant les actionnaires à dégraisser leur portefeuille avant qu'ils ne perdent de l'argent. C'est une chute de 18% que Kikuchi prévoit d'ici l'année prochaine, suivi d'une autre baisse de 19% pour 2011.
L'analyste de la Deutsche Bank base ses prévisions sur les volumes écoulés de DS et de Wii au Japon. La viabilité d'une telle déduction sur un marché très différent du notre, où un simple RPG peut booster les ventes d'une plateforme du simple au triple, risque d'en prendre un coup avec la sortie de Dragon Quest IX l'été prochain. Du reste, la sortie du nouveau Wii Sports Resort d'ici peu relancera probablement les ventes sans avoir à trop pousser le client dans le dos.
Baser son étude sur le marché japonais, vraiment ? Quand on voit ce que Monster Hunter accomplit pour la PSP, je ne suis pas sûr que ce soit le meilleur référent.
Sony quant à lui se serre la ceinture d'un autre cran. Après la publication de ses prévisions financières, l'entreprise a déclaré qu'elle réduirait le montant des dividendes de fin d'année aux actionnaires. Au lieu de 20 Yens par action, seulement 12,5 Yens seront reversés aux investisseurs. Cette mesure est la réponse jugée adéquate aux bilan financier provisoire du 31 mars 2009 établi récemment, qui se justifie par "la détérioration de l'environnement d'entreprise mondial".
La somme reversée sera donc inférieure à celle espérée, mais néanmoins égale à celle de l'année dernière, ne donnant pas ainsi aux actionnaires l'impression d'un rendement moindre. Ce détail devrait éviter une vague de ventes de titres massive avant la publication du bilan financier fin mars.
Cette décision s'étoffe d'un gel des salaires au sein de Sony à partir d'avril, dans le but de relancer la profitabilité du groupe. Les bonus seront eux aussi réduits, passant de six mois à 4 mois, pendant que les primes annuelles des managers baisseront de 10 à 20% par le salaire, et de 35 à 40% via les bonus.
Sony cherche à rogner 2,8 milliards de dollars de sa comptabilité d'ici 2010, sachant que l'entreprise s'apprète à annoncer environ 1,7 milliards de pertes avec le bilan de mars.
Ce cost-killing ne s'applique toutefois pas à la division jeux Europe, par exemple, où les salaires et primes sont liés aux performances de chaque employé ainsi qu'à celles de la boîte. Le gel des salaires lui passe au-dessus grâce à cette autre échelle de valeurs.
Pour les restes de l'industrie, ce n'est pas bien folichon non plus : - THQ doit vendre le studio Big Huge Game s'il ne veut pas le fermer - Via
Et ce sera pour une fois depuis longtemps la seule mauvaise nouvelle. Parallèlement aux doutes que nourrissent les géants de l'industrie, les ressources humaines se restructurent de studio en studio, provoquant des migrations de personnel, des naissances, mais aussi la prise d'opportunités : - Zombie Studios va faire de son FPS Blacklight un film et des comics - Via - Un ancien d'Interplay, vétéran de Fallout, rejoint le studio InXile - Via - Howard Phillips de Nintendo va diriger Chair Entertainment pour Epic - Via - Un ancien de Ensemble Studios fonde Windstorm Studios - Via - Titmouse Inc devient le studio Titmouse Games - Via - Namco Bandai possède maintenant 95% de D3 Publisher - Via - Le Chief Operating Officer de Codemasters démissione vers de nouveaux horizons - Via - Le fondateur de Massive Entertainment démissionne lui aussi - Via
Les membres d'Ensemble Studios ne se sont pas laissés abattre, et après fondé Bonfire Studios ainsi que Robot Entertainment, une troisième entreprise nait du chaos. Cette volonté de saisir sa chance se retrouve chez Zombie Studios, qui cherche à exploiter au mieux sa propriété intellectuelle en partenariat avec la Fox, pendant que Titmouse devient officiellement professionnel du divertissement ludique.
Quelque chose prend vie dans l'industrie, ce n'est pas la résistance. C'est quelque chose de bien mieux : L'optimisme.

. Le groupe Mega64 n'a pas totalement abandonné ses sources depuis qu'il fait des vidéos virales pour différents éditeurs. Il a gardé son envie de se costumer et de semer la perplexité dans les foules qui n'appartiennent pas à la grande église du gaming. Dans la veine de leur intrusion avec Dead Rising ou de leur vendeur de Resident Evil 4 à la sortie d'un supermarché, ils ont endossé le somplet veston d'Elite Beat Agents pour danser en public, n'ayant la musique de jeu que dans leur tête. A chaque fois, j'ai du mal à savoir ce qui déclenche mon fou-rire. La démarche ou la tête des gens qui les regardent avec des yeux qui leur tombent des orbites. . . The Whitest Kids U know, de son côté, a bien saisi ce qui me maintient loin des parties en ligne de FPS depuis ce procès que les crétins à voix de crécelle ont envahi les intertubes pour nous asséner leurs remarques vulgaires, avec la diction ou l'orthographe d'un débile congénital. Ces déchets parlants sont la cible du sketch des Whitest Kids, qui s'amusent du langage employé et de leur comportement. Dabears incarne ici tout ce qui peut nous mettre les nerfs en boule lorsqu'un salopard nous saccage une stratégie bien planifiée. C'est dans ces moments là qu'on a envie de sonner à sa porte pour lui faire bouffer son satané casque, par le cheminement inverse que la nourriture doit naturellement prendre.
Sauf si vous êtes vous-même un Dabears. Auquel cas, je vous laisse 5 minutes d'avance avant de vous traquer une machette à la main. . . CB Fresh, ceux qui nous donnent "une perspective occidentale avec des yeux asiatiques" ont choisi de marier Street Fighter IV et crise financière pour engendrer Wall Street Fighter IV. Le Retour sur Investissement se frotte au Gendarme de la bourse, les Tiger Uppercuts sont remplacés par des Saisies-d'huissier-senpu-kyaku et des Banqueroutes-o-ken. Du Dow Jones au stagiaire, personne n'a été oublié dans ce festival cheap. Très inégal et mal rythmé, mais le passage du coup spécial envoyé par Blackberry vaut le visionnage à lui seul.
Sonic Bloomberg !

En invité sur Chamboultout, voici Aymar Azaïzia, un ancien du studio Mighty Troglodytes expatrié au Canada chez UbiSoft Montreal. Il nous donne le point de vue d'un professionnel, ainsi que ses opinions personnelles, en nous faisant partager des clés de lecture qu'il n'avait pas auparavant. Comme il me l'explique en préambule de son billet, "J'ai voulu parler du casual parce qu'en ce moment ce terme doit être l'insulte la plus répandue au sein de la communauté des joueurs, et je dois avouer que je suis usé de la voir servie a toutes les sauces."
Place au guest, place à la sagesse. -----------------------------------------------------------
La plupart des gens ne sont pas capable de s'entendre sur ce qu'est un jeu ou un joueur casual. A la base ce terme vient du marketing et permet de distinguer les différents comportement d'un consommateur. En l'occurrence, un produit casual est censé être accessible afin de plaire au plus grand nombre. Aujourd'hui le casual sert surtout a désigner des gammes grands publics comme de nombreux jeux de la Wii ou de la DS, mais aussi des marchés plus restreint comme celui des enfants, des pré-adolescents, etc.
Un des facteurs déclenchant de cette tendance à l'anti-casual a été instauré par Nintendo et la Wii, véritable cas d'école. Encensé avant la sortie de la Wii pour son génie, parce que tous les gamers fantasmaient la console comme un pas de plus vers une nouvelle ergonomie beaucoup plus avancée, Nintendo se fait purement et simplement défoncer par la critique et les joueurs qui lui reprochent une ludothèque trop limité en jeux hardcore.
Le problème étant surtout que la Wii ne répond pas au fantasme que beaucoup s'en faisait mais qu'elle a réussit un exploit en terme d'ouverture de marché, et pour cela les hardcore gamers la méprisent.
On peut d'ailleurs constater un parallèle assez intéressant avec les joueurs PC qui voient les joueurs consoles comme des joueurs casual et assistés. Pas besoin d'une étude poussée pour appuyer mes dires, faites simplement un tour sur n'importe quel site dédié au PC pour constater les ravages.
On pourrait se lancer dans un débat en citant la kyrielle de jeux hardcore disponibles sur consoles ou encore leur montrer que WoW et les SIMS cartonnent sur PC et sont des jeux très accessibles, mais ça ne changera pas les consciences du jour au lendemain. Le joueur hardcore se complait dans l'élitisme.
J'ai accepté cet état de fait depuis longtemps mais ce n'est pas pour autant que je comprends pourquoi certains je parle de joueurs et de sites type kotaku, joystiq font le choix de s'acharner sur des éditeurs quand ils sortent des jeux clairement destiné a un public diffèrent de celui qui squatte les forums a la recherche de la moindre news sur le FPS à venir, le RPG jap qui tarde a être traduit ou le jeu de baston en import difficile a se procurer.
Pourquoi hurler au scandale contre Ubisoft à la sortie d'un épisode de Lea Passion quand, à côté, vous pouvez vous adonner à Assassin's Creed, PoP, Splinter Cell, Far Cry ou Endwar. C'est hallucinant le nombre de commentaires que génère l'annonce d'un jeu casual chez un grand éditeur alors que la majorité des joueurs qui commentent n'ont jamais joué a ces jeux, ne sont pas les destinataires de ces jeux, et n'ont clairement jamais vu leur petite sœur ou cousine, qui sont clairement la cible de ces jeux, y jouer. Je peux vous garantir qu'elle s'amuse plus que sur Killzone 2.
En réalité on se rend compte que ce qui pousse les joueurs a se manifester de manière aussi virulente, c'est souvent la peur. Cette source de motivation incroyable qui pousse les hardcore gamers a émettre des craintes quand a la disparition des vrais jeux au profit de ces saletés mercantiles que sont les jeux casual. Néanmoins, la plupart ont bien intégré que l'industrie du jeu vidéo est une industrie, et que par définition elle est soumise a des obligations de profits.
C'est aussi une industrie de pointe, nécessitant énormément d'investissement et de recherche. Et le jeu casual n'est pas l'unique futur du jeu vidéo, c'est une de ses composantes. Pour parler en langage marketing, le jeu casual n'est pas un nouveau marche c'est un nouveau segment. Sur le plan économique il ne va pas faire disparaitre le jeu vidéo et il contribue parfois même à le financer.
Je terminerai sur une comparaison avec un autre média, qui devrait vous parler. Quand vous allez voir un film de la Warner vous ne pestez pas contre cette compagnie sur le motif qu'elle produit des films pour enfants, des sit coms et aussi des films plus confidentiels en plus de faire du Batman. Non, vous l'acceptez parce que ce serait idiot de s'acharner sur une entreprise, parce qu'elle est présente sur différents marchés.
Essayez de gardez ça en tête et de lâcher un peu la grappe au jeu casual.


. Quand ce n'est pas France 2 qui déballe un tissu de conneries mensongères sur le MMORPG, l'amérique est là pour nous rappeler que le journal télévisé reste le moyen le moins fiable pour s'informer. Avec le même professionnalisme qui anime nos propres journalistes, la chaîne WTHI TV a relayé une information de la plus grande importance : Les nourissons du jeu Bébé Academy / Baby pals feraient de la propagande islamiste.
Notez que j'ai dit "islamiste", puisque le reportage donne à cette religion une connotation négative.
Bien que sorti en octobre 2007, il aura fallu plus d'un an pour qu'une mère de famille s'indigne et dénonce le jeu aux médias. Le matériau incriminé est le babillement d'un enfant, qui ressemblerait, dit de façon inarticulée et confuse à la phrase "Islam is the light". Le sample est exactement le même que celui utilisé par une poupée de Fisher Pryce incriminée en septembre dernier pour le même type d'allégations. Le constructeur a d'ailleurs mis le fichier sonore à disposition du public pour qu'il se fasse son opinion.
Les polémiques en carton affluent et les gens s'offensent d'un message religieux qui n'existe que dans leurs esprits d'islamophobes conditionnés par un gouvernement pseudo-patriote. Crave Entertainment, que la journaliste n'a pas jugé bon de contacter en s'adressant plutôt à Nintendo, pourrait même se retrouver accusé de propager l'islam. Après tout, le nom du fondateur de l'entreprise est Nima Taghavi. Pas très bleu-blanc-redneck comme nom, ma bonne dame.
Et pourtant, Crave Entertainment a dans son ratelier de jeux le discutable VeggieTales: LarryBoy and the Bad Apple, qui reprend la série animée. Celle-ci véhicule des valeurs morales bien chrétiennes, entre puritanisme et démagogie. Du prosélytisme direct pur jus.
Mais c'est chrétien, comprenez-vous. Une foi respectable, pas comme celle de ces terroristes en djelaba qui ne respectent pas la beauté du monde libre.
WTHI News 10, Rachel Jones et autres quidams pleins de bonnes intentions, voilà un autre message pour vous : Gnalébouferangugné. Tendez bien l'oreille, il y a peut-être un verset du Coran caché dedans.
- Via et Via -


Le NPD Group a divulgué récemment les bilans annuels des ventes de matériel et de jeu pendant l'année 2008 sur le sol américain. Le nombre de précisions que comporte cette phrase devrait vous donner une idée de la segmentation qui va se dérouler sous vos yeux afin de comprendre le nouvel effet d'annonce de Nintendo.
Le mois de décembre a été particulièrement bénéfique au constructeur, avec 2,15 millions de Wii et 3,04 millions de DS écoulées. Cette dernière écrase le record de consoles vendues en un mois toutes plateformes confondues, pendant que les 10,17 millions de Wii vendues en 2008 instaurent un autre record sur l'année.
Cette barre des 10 millions a été presque atteinte par la DS, avec 9,95 millions de portables disséminées dans les poches américaines.
Le dernier record de plateforme en date était détenu par la DS en 2007 avec 8,52 millions d'unités. C'est pour dire si Big N pulvérise la moindre concurrence. Le NPD Group et l'EEDAR s'accordent à dire que si Nintendo n'évaient pas appliqué leur politique de flux tendus, ils auraient probablement atteint les 4 millions de Wii. .
Ces chiffres ont donc entraîné chez Nintendo une réponse illustrée d'un graphique, dans laquelle le constructeur démontre qu'il est responsable de 99% de la croissance du marché cette année. Cela s'accompagne de précisions, comme le fait que la Wii représente 55% des consoles de salon vendues en 2008, pendant que la DS domine le marché des portables avec 72%.
Le chiffre le plus important est cependant 99. Nintendo avance qu'il représente à lui seul 99% de la croissance de l'industrie vidéoludique anx Etats-Unis, celle-ci n'ayant été que de 19% cette année. Selon certains analystes comme Jeese Divnich de l'EEDAR, la Wii et la DS ont protégé l'industrie de la récession.
Une opinion que Michael Klotz du NPD Group tempère, puisqu'il a expliqué lors du Game Business Law Summit que la croissance de l'industrie vidéoludique s'était résumée à 9% en août, 12% en octobre, 8% en novembre et 9% en décembre. le pire venant d'une baisse de 7% en septembre.
OMGWTF RECESSION. Bien sûr que le processus a commencé, mais pas à ce point là.
Le tour de force de Nintendo dans ce 99%, c'est qu'il est mathématiquement exact, mais absolument pas légitime. En fait, il faut comprendre que le Chiffre d'Affaire des produits Nintendo US est égal à 99% du Chiffre d'Affaire représenté par les 19% de croissance. Oui, c'est tordu.
En changeant de perspective, Nintendo se donne le beau rôle, devenant ainsi le sauveur de l'industrie. Une industrie qui a atteint un chiffre d'affaire total de 21,3 milliards. Nintendo fait partie de ce chiffre, mais a préféré faire bande à part en se mettant du côté des 3,4 milliards de croissance.
Imaginons qu'Activision-Blizzard ait dégagé deux milliards de chiffre d'affaire en 2008. Il serait selon la même pirouette que Nintendo responsable de plus de la moitié de la croissance. Vous voyez où je veux en venir.
Une fois réintégré dans la même pataugeoire que leurs petits camarades, les produits Nintendo ne pèsent plus que 15,81% du chiffre d'affaire total, une performance autrement moins glorieuse.
Les chiffres sont des outils flexibles qui courbent la réalité et Nintendo n'est que son propre héros.
- Via, Via et Via -

Comment vous l'expliquer, si ce n'est en vous montrant les résultats compilés par le NPD Group, cette agence qui rassemble les données commerciales sur tout le territoire nord-amaricain. Lors du mois de novembre, les grands gagnants ont été Activision et Nintendo, avec respectivement 5 et 7 jeux dans le Top 20 des ventes.
Les meilleurs volumes reviennent à Nintendo avec un total de 2.130.000 jeux écoulés rien que sur le trio de tête Wii Play, Wii Fit et Mario Kart. Wii Music se traîne derrière avec seulement 297.000 unités écoulées, soit à peine le tiers du volume de Wii Play.
Le Top 10 est très "goût des autres", partagé entre les FPS, Guitar Hero et les increvables jeux Wii. Elargis au Top 20, les effectifs montrent que la DS tourne avec Mario Kart et Pokemon, et que quelques rares RPG comme Fallout 3 et Fable 2 arrivent à se hisser dans la seconde moitié des winners du mois. Complètant le tableau, se trouvent les sports populaires en amérique comme le catch et le football américain.
En marge de ce Top, les ventes du line-up Electronic Arts. Si Left 4 Dead accumule 410.000 unités et Spore dépasse depuis son lancement les deux millions, ces données cumulatives toutes plateformes confondues font peine à voir pour les nouvelles licences du catalogue. Dead Space avoisine les 400.000 pendant que Mirror's Edge tourne autour de 150.000. S'il n'y a rien à sauver dans le très surfait Mirror's Edge, il est regrettable de voir Dead Space piétiner.
Ce que nous révèle ces graphiques ?
Que les américains sont des gros crétins aux goûts vidéoludiques bien stéréotypés, partagés entre Gun-Porn, WiiShit et fantasme de rockstar. Ils nous tracent un portrait bien basique de ce loisir, qui transpose litéralement les matraquages marketing et les centres d'intérêts américains populo. Ils nous révèlent avant tout la pauvreté et le manque de diversité du marché.
Wii Play toujours en tête des charts, Mario Kart qui cartonne sur DS alors qu'il est sorti il y a plus de trois ans ? Ce n'est pas qu'un appauvrissement, c'est surtout la preuve qu'il n'y a pas grand chose à jouer chez Nintendo et que l'originalité ne paie pas même chez les gros éditeurs.
Le plus amusant dans tout cela, c'est que le marché européen est sensiblement le même. En y réfléchissant bien, ce ne sont pas les américains qui ont des goûts de chiottes, ce sont les consommateurs de produits vidéoludiques en général, ce foutu grand public.
Et si le véritable problème de l'industrie, c'était ce client qui bouffe de la merde le sourire aux lèvres ?
- Via -

La DS est avec l'iPhone la plateforme préférée des joueurs qui aiment interagir avec les protagonistes. De préférence féminins et doté d'à peine deux couches de vêtements pour faciliter la communication.
Dokidoki Majo Shinpan est par exemple une chasse aux sorcières où l'on chatouille les suspectes pour les démasquer. De son côté Waku Waku Rinkangakkou-Hen vous invite à déposer votre lait concentré sucré sur les fraises que tiennent les jeunes filles. D'un côté le pelotage éhonté, de l'autre des séances de bukkake déguisées. Un festival de fétichismes.
Un certain public japonais raffolant de ces titres, Kimo Kawa E s'ajoutera en mars prochain à la logithèque des érotomanes qui ne s'assument pas. Le jeu prend pour base une histoire où un portail dimensionnel s'ouvre dans la ville du héros, relâchant quelques créatures maléfiques dans les environs. De jeunes démones qu'il devra éduquer en alternant punitions et attentions. Pour ce faire, vous sanctionnerez leurs actions d'une caresse ou d'une fessée, c'est à dire frotter ou tapoter avec le stylet.

Les mini-jeux déclinent la palette des situations-type que l'on peut voir dans les animé de type harem. La cohabitation quotidienne sera donc divisée en mini-jeux qui iront du repas jusqu'au bain. Bien que décent pour éviter la colère de Nintendo, le Kimo Kawa E laisse peu de place à l'imagination.
L'éditeur va d'ailleurs sortir avant le lancement du jeu, pour 1.500¥ un stylet vibrant coordonné. Prenez-le comme un outil d'optimisation de châtiment corporel, que vous pourrez éventuellement utiliser pour vous masser l'oreille comme le faisait la dame dans le catalogue de la Redoute.
Kimo Kawa E incarne ce nouveau visage de l'hentai déguisé, tout en allant plus loin dans les fantasmes des joueurs ciblés. Une rasade de domination, un rien de sadisme, et deux doigts de Lolita Complex.
Vous semblez outrés et je vous comprends. J'ai d'ailleurs décidé de me porter volontaire pour stopper la prolifération de ces jeux ignobles. En y jouant, avec un air courroucé. Peut-être même une moue de dégoût.
Ne m'applaudissez pas, je suis de ces héros modestes qui se sacrifient pour le bien de tous.
- Via et Via -


La DSi va bien, merci pour elle. Cette grosse portion bleu clair sur la droite qui dévore les parts de marché vidéoludique, c'est la proportion de DSi vendues sur les 15 derniers jours depuis son lancement au Japon. Vu d'ensemble, la place qu'occupe Nintendo sur l'archipel rassemble les deux tiers des unités vendues, alors qu'il n'en occupait auparavant que le tiers. Le lancement de la DSi est un mouvement stratégique fort qui réussit à Nintendo, et que la période des fêtes confirmera probablement avec les sorties des prochains remakes Square Enix.
Les deux facteurs qui dirigent le marché japonais, l'attrait technologique et le jeu, ont déjà eu cet effet bénéfique sur les ventes de la PSP Slim. La DSi a cette même opportunité, avec ses capteurs photographiques mais surtout sa ludothèque de RPG en pleine expansion. Ce que la PSP avait tenté avec Monster Hunter, la DSi peut le transcender. Alors que Nintendo Japon a saisi la réalité du taux d'adoption de sa console, Nintendo Europe envoie à nouveau à la Presse un communiqué, où l'entreprise renouvelle ses mises en garde envers le piratage :
"A l'initiative de Nintendo, en décembre dernier, ont été engagées des poursuites judiciaires sur l'ensemble du territoire français à l'encontre de magasins, grossistes et autres sites e-commerce en raison de la détention, la distribution, la commercialisation d'appareils de copiage illicites de jeux vidéo contrefaits, communément appelés "linkers" ou "copieurs de jeux".
L'enquête qui a été menée par la Direction Centrale de la Police Judiciaire a conduit à la saisie de plusieurs milliers de produits sur l'ensemble du territoire.
Le pôle de lutte contre la délinquance économique et sociale du Parquet de Paris a décidé de renvoyer l'ensemble des protagonistes de cette affaire pour jugement devant le Tribunal Correctionnel de Paris. La société Nintendo tient à rappeler que la contrefaçon est un délit assorti d'une peine pouvant notamment atteindre 4 ans d'emprisonnement et 400.000 euros d'amende.
Les pertes liées à la contrefaçon sont estimées pour 2007 à plus de 770 millions d'euros pour Nintendo, ses éditeurs tiers et pour l'ensemble de ses développeurs tiers dans le monde entier."
Je sens qu'on va bien rire avec ce port SD sur la DSi.
- Via -


Après la demi-molle de 7th Dragon, que SEGA avait buzzé sans vergogne, avec force maxime et name-dropping, voilà que Square-Enix dévoile Blood of Bahamut. Ce qu'on attendait comme quelque chose de grandiose au vu des artworks se révèle être un Action RPG au chara-design fade et au concept nébuleux. Un mode multijoueur à 4 fera partie du cahier des charges, tout comme l'utilisation plus ou moins justifiée des deux écrans de la DS. . . Là où 7th Dragon s'est révélé être une simple chasse au mobs menée par des personnages déformés, Blood of Bahamut sort la carte du néo-classicisme pour rentabiliser le potentiel de diffusion de la DS au Japon. Ne vous attendez néanmoins pas à le voir s'échouer sur nos latitudes. Mais l'attendez-vous encore ?
Dragon Quest V triomphe pendant que les nouvelles franchises alignent les vaines promesses. Faites comme chez vous Monsieur RPG, allongez-vous sur le divan, et dites moi ce qui ne va pas, je vous en prie.
- Via -

Reggie Fils-Aimé, Président de Nintendo of America, aplomb de plomb "Les consommateurs ont voté avec leur portefeuille que la Wii et la DS représentent des rapports qualité-prix fantastiques. Jusqu'à présent cette année, et mois après mois, la Wii et la DS ont été respectivement numéro un et numéro deux des meilleurs ventes de consoles. Cela suggère que notre équation de rapport qualité-prix est finement réglée actuellement. Il n'y a aucune nécessité de réduire le prix de nos machines à ce jour."Ou comment prendre le problème à l'envers pour se donner raison. Le consommateur ne valide pas le prix de la Wii pour ses qualités intrinsèques, il le valide par rapport à un contexte. La Wii se positionne sur un tout autre créneau que la PS3 et la Xbox 360. Elle se voit partout, dans tous les médias, jusque dans vos séries télé et les campagnes politiques. Alors à quoi bon baisser le prix d'un produit qui a le monopole de toutes les démographies ? Venant d'un homme qui assimile " valeur et divertissement forts" à Wii Music et Animal Crossing, la rhétorique du bullshit ne devrait pas surprendre. Lorsqu'on lui pose la question des stocks, Reggie conseille à chaque personne voyant une Wii sur un étal de l'acheter le plus vite possible, au cas où. Vite-vite, entretnez le flux tendu. Lorsqu'on l'interroge sur le jeu en ligne face aux jeux classiques dotés d'add-ons, Reggie affirme que les 50-60 heures de divertissement ne peuvent se retrouver en ligne. On en parlera aux Shamans lvl 70 de World of Warcraft, et à tous ceux qui ont dormi sur Puzzle Quest. Vivement l'éclatement de la bulle Nintendo. Qu'on en finisse avec ce discours de l'urgence, de l'excès de confiance. Ne nous restera plus qu'à crever le placenta des joueurs infantilisés, que l'on baptise enfin ces Born-Again Gamers avec autre chose que de l'eau tiède. - Via -


La situation de la Nintendo DSi peut se résumer par ce faux palindrome. Tout d'abord un succès commercial avec plus de 171.000 consoles vendues depuis sa sortie, sur 200.000 livrées à travers tout le Japon. C'est une réussite incontestable qui ferait frissoner d'envie les concurrents d'en face. La DSi s'est ainsi écoulée dans le calme et le ronronnement des réservations, une machinerie tranquille qui a néanmoins vu fondre les stocks en moins d'une semaine. . . Echec ensuite pour tous ceux qui disposent d'une R4 et autres terribles moyens de piratage. Le port SD de la DSi est bel et bien verrouillé pour empêcher les SD Card bootables et autres fantaisies de lui envahir le port sans son consentement. Cette rumeur se voit confirmée, mais souligne avant tout une restriction logicielle. . . Ce qui nous amène au succès final, celui des bricoleurs, avec déjà une façon de contourner la protection de la DSi. C'est peu, mais déjà un début, arriver à faire booter autre chose qu'un jeu sur la console. Une mince faille qui annonce le retour des beaux jours pour le Homebrew et le développement parallèle, eux qui s'étaient cru une demi-seconde condamnés à l'éxil sur DS Lite. Cela n'a rien de surprenant, les applications pionnières contournant les limitations du premier modèle de DS étant apparu dès la seconde semaine de commercialisation.
Dans les bureaux de Nintendo Japon, le Président Satoru Iwata est partagé. Il ne sait s'il doit laisser éclater son bonheur face aux ventes ou sombrer dans une colère noire face à la réactivité des codeurs. Il choisira donc de pleurer. De joie et de rage à la fois. En se roulant dans une baignoire remplie de billets de banque.
L'argent console tous les maux, c'est une femme qui me l'a dit.
- Via -


Nintendo, le marketeux constructeur génial qui inventa les fameux codes amis remet le couvert sur la table des absurdités. Maintenant que le DS Ware se joint au Wii Ware pour la palette de services online, les Wii Points se sont retrouvés nommés Nintendo Points. Réunis sous la bannière du plombier, ils pourront donc aller soit sur votre compte DS Ware, soit sur le compte Wii Ware. Notez la séparation.
Les deux consoles fonctionneront en effet avec deux réserves séparées, bien qu'elles utilisent la même monnaie. Ainsi, lorsque vous achetez des Nintendo Points, il vous faudra choisir quelle console vous créditez, car il vous sera par la suite impossible de transférer vos points d'un compte à l'autre.
Il eut été trop facile de réellement unifier les services online et proposer une offre à la hauteur de la concurrence. Pensez donc.
Je suis néanmoins dur avec la nullité chronique des services online Nintendo. Le roi incontesté du coït anal inamical restant Microsoft, qui n'hésite pas à vous faire saigner 800 MS Points, soit 9,50€ pour uniquement changer le nom de votre GamerTag.
Vous aviez oublié ? Moi pas.
- Via conférence Nintendo -

 Nintendo va vous en donner du sourire, bande de bitches. Le constructeur a confirmé que la DSi serait zonée. Pas en intégralité toutefois. Bien que les jeux DS soient encore interchangeables, les jeux futurs dédiés à la DSi seront zonés, tout comme le seront les services du DS Ware. Il fallait s'y attendre, quand on sait que la WII est elle aussi zonée. L'inclusion d'un service online de type Wii Ware impliquait des limitations. Comme expliqué par Nintendo, "Nous voulons offrir des services en ligne dédiés pour chaque région". Sous couvert de contrôle parental, la DSi se fait ainsi cadenasser l'online et l'offline.
La souplesse qu'offrait les DS Phat et Lite va donc disparaître avec DSi. Théoriquement. Rien ne dit qu'un simple homebrew sur SD Card ne permettra pas comme un Freeloader de passer outre cet obstacle. D'autant plus que les jeux spécifiques à la DSi utiliseront probablement les deux capteurs numériques, histoire de maintenir jeu et format de console dans la même boucle.
Dans un contexte d'équipement high-tech où ceux qui peuvent potentiellement acheter la DSi ont déjà une DS, un baladeur MP3 ou un appareil photo, quelle démographie va-t-elle intéresser en dehors des N-Fans et des nouveaux adopteurs ?
Lectorat, la DSi te séduit-elle, ou t'en touche-t-elle une sans faire bouger l'autre Eclaire-moi, éclaire-nous.
- Via -

Martyn Brown, Chef du Studio Team 17, 50% Parano "Ajouter un port SD prend son sens pour du contenu téléchargeable, si l'on s'en tient à la façon dont vont les choses. J'espère juste qu'ils ont fait quelque chose pour contrer le piratage de masse qui existe via le R4 sur DS Lite. Ca m'effraie qu'avec une entrée SD Card, cela puisse la laisser encore plus ouverte qu'elle ne l'était avec la machine d'origine."
Comme quoi, les doutes que j'avais émis lors de l'annonce de la DSi tendent à se confirmer chez les développeurs. Preuve que je ne suis pas totalement parano.
Le port SD de la DSi ouvre la porte à des possibilités de formats, de fichiers et d'applications homebrew bien plus nombreux que ne le permettaient les anciennes entrées. Sa présence en lieu et place du port GBA condamne aussi les acheteurs de Guitar Hero On Tour à se carrer leur Guitar Grip bien profond dans le fondement.
C'est d'ailleurs à ce titre qu'on peut s'interroger sur la protection que Nintendo a pu mettre sur ce port SD. Vu comment la DSi condamne à l'obsolescence un certain nombre de jeux utilisant le port GBA, peut-être que la logique de Nintendo cherche à privilégier les ventes de Hardware sur le Software, la DS bénéficiant d'un taux d'adoption record. Il faudrait manquer de discernement pour ne pas s'apercevoir que ce qui tuera la DS n'est pas le piratage, mais son catalogue de titres merdeux. Le poney, c'est bon, mangez-en.
La question que soulève Brown aborde la tradition de formats propriétaires chère à Nitendo, et un possible revirement de philosophie au détriment des développeurs. Ils auront beau espérer un region-lock, avec le port SD, le loup est déjà dans la bergerie.
- Via - Photo © Jon Jordan -


La conférence de Nintendo qui s'est déroulée la nuit dernière a coupé court aux bruits de couloirs. Il y aura bel et bien une nouvelle Nintendo DS, qui sortira dès le 1er novembre au Japon.
La nouvelle version disposera d'un capteur 300.000 pixels pour des images en 640x480, d'un écran de 3,25 pouces de diagonale contre 3 pouces auparavant, ainsi que d'un emplacement pour SD Card. D'autres améliorations, moins visibles, concernent le son, de meilleure qualité pour lire vos fichiers musicaux, et un navigateur internet fourni d'office.
D'autre part, la console perd 12% d'épaisseur par rappot à la DS Lite, et le port GBA disparait.
Les fonctions multimédia sont alléchantes, le tout est de savoir ce que vaut la qualité de son sur casque, et d'estimer la qualité du capteur. Des possibilités qui fleurent bon le gadget façon GameBoy Camera, si Nintendo perpétue sa tradition d'upgrade en carton.
C'est de la mauvaise foi de ma part, sachant que tous les téléphones portables qui se targuent de lire des MP3 ont une sortie son excécrable, et que leurs photos sont au mieux dégueulasses. Nintendo n'est que dans l'air du temps, son iDS prenant des allures d'iDS Apple.
La progression matérielle s'accompagne d'une évolution logicielle. Nintendo va mettre en ligne le DS Ware, un équivalent du Wii Ware pour sa DS. Afin que les utilisateurs s'y essayent et l'adoptent, le constructeur offre 1000 points aux joueurs qui voudront profiter du service avant mars 2010. Le téléchargement de jeux sur ce portail ira de la gratuité à 800 points. Nintendo saute ainsi la case remix coûteuse et pourra exploiter un catalogue riche de centaines de titres sans trop d'efforts. It prints money et c'est pas près d'arrêter.
Au-delà de son potentiel séduction indéniable, cette nouvelle configuration pose déjà le problème du piratage, sachant que la Supercard et autres R4 utilisaient entre autres le port GBA pour nourrir la console de ROMs sur carte Micro-SD. L'opportunité d'un slot SD pour stocker bien plus données, sur un format devenu universel, fait figure de cheval de Troie. Nintendo a dû comprendre que sa machine ne vaut que par son taux d'adoption et non d'attachement.

La DSi se trouvera donc dans les échoppes japonaises dès le 1er Novembre pour la somme de 18.900 Yens, soit 129€, mais que la magie monétaire transformera probablement en 189€ pour notre contrée. lors de sa sortie européenne au printemps 2009. Deux modèles seront disponibles, blanc et noir, dans l'attente des futurs coloris vert télétubby et bleu layette.
Pensez à sécuriser la somme dès maintenant. Avec la crise bancaire qui s'annonce, il serait dommage d'avoir à vendre votre second rein. En espérant que le cours du rein ne s'effondre pas, lui aussi.
- Via -

The Times, conforté par des sources chez Nintendo que l'on peut supposer fiables, avance que Nintendo a ordonné à Miyamoto de ne plus parler de ses hobbies. Ils seraient le moteur principal de ses idées pour produire les nouveaux concepts qui font la richesse de l'entreprise. De fait, en discuter en interview reviendrait à vendre la mèche sur les éventuels projets à venir, et indiquerait à la concurrence dans quel sens le vent va souffler.
Ses moindre mots seraient écoutés, épiés et ainsi devenus la nouvelle respiration du monde vidéoludique. C'est tout du moins ce qui ressort de cette décision de Nintendo, qui en probablement marre de se faire plagier tous azimuts. Big N veut donc garder l'effet de surprise de son côté, et pour verrouiller les bonnes idées de Miyamoto, lui demande de la boucler.
Si c'est pour nous sortir WiiSpeak, en effet, Shiggy fera bien de tourner sept fois sa langue dans sa bouche.
- Via -

Depuis trois jours s'affiche en bas de chez moi la nouvelle campagne de Nintendo pour l'été. Avec la sortie des trois coloris turquoise, vert pomme et rouge, la gamme se refait une beauté et, sûre de sa séduction, va rouler des galoches à son public cible. Un public dans lequel on aura du mal à se reconnaître nous autres gamers, mais ce n'est pas très surprenant, depuis le virage amorcé par la période Nicole Kidman.
Tryptique de photographies représentant des familles souriantes, le nouveau visage de la DS se décline en une image pour chaque console. Alors que la turquoise pose un couple de cinquantenaires souriants, le visuel choisi pour la DS vert pomme trahit un excès de zèle.
Allongées, probablement sur la plage, un trio de femmes s'agglutine sur une seule console. Des tronches de fin de série qu'on croiserait plus à un Rallye versaillais ou au fil des pages Camif dédiées aux fringues de quadra, que dans un Micromania.
C'est le nouveau visage du gaming sur DS. Viviane, Diane-Eugénie et Marie-angèle contemplent béates le petit stylet caresser les nombres mutins de leur Brain Training, le tout, dans un plan rapproché qui invite à l'intimité d'une scène aussi toc que les clichés d'un catalogue Wii.
Vous remarquerez où se posent les rayons du soleil et vous vous demanderez ce qu'elles peuvent bien discerner sur l'écran. La publicité, qui se doit d'être un miroir flatteur de l'audience qu'il désire séduire, me renvoie ici un reflet dans lequel je ne me reconnais pas. Dans lequel on se demande quel joueur de Castlevania se reconnaîtrait.
Plus que casuelle, la DS serait ainsi devenue un gadget cosmétique, fédérateur des familles heureuses et soudées. La DS célèbre la maturité de sa cible alors que le catalogue croule sous les logiciels bêtifiants. Saviez-vous seulement qu'Atari comptait concurrencer Ubisoft avec sa Emma, et qu'Eidos comptait sortir pas moins de 6 jeux à poneys d'ici 2009 ?
L'utopie Marketing famille de Nintendo renforce l'absurdité perçue avec le pack de Family Trainer. Les couples sont soudés et disposent d'une paire d'enfants de sexe différent. Un postulat loin d'être en phase avec la réalité démographique des pays concernés. Que dire des visuels de la version nippone, exposant cette structure familiale, alors que, selon des chercheurs, le dernier japonais mourra dans 800 ans ?
Le joueur qui consomme autre chose que du sudoku et du Barbie Princesse Roulure ne se reconnaît pas dans ces gens qu'on nous montre, et c'est à se demander si le client s'y identifie lui aussi. L'envie de réalisme social du gaming s'est fait dévorer par une utopie, où les babes du DS lifestyle bien bronzées se sont fait remplacer par Nicole, puis par Diane-Eugénie. L'idéal consensuel succède à l'idéal people qui remplaçait le fantasme fashion.
En dépit de tout, le spectacle a gagné. On ne joue plus, on regarde jouer, on dramatise et met en scène des gens qui jouent plutôt que de vanter le produit pour ses qualités intrinsèques, techniques, concrètement ludiques. La tautologie est étourdissante. On regarde des gens qui regardent des gens qui jouent.
Nintendo confirme l'attitude adoptée pendant l'E3. Le gamer n'est pas celui qui aura le plus contribué à la nouvelle richesse de l'entreprise, alors il est devenu quantité négligeable, tout juste bonne à chauffer les buzz et assurer la présence web. Il n'est plus qu'un outil, un plan B, voire C, dans un cauchemar de série Z.
Ce ne sont plus des jeux qu'on nous vend, mais une philosophie et un mode de vie. Du contenant plus que du contenu. L'âge d'or du jeu vidéo est définitivement mort pour Nintendo.
Sourire figé sur ses lèvres affables, il célèbre avec 2008 l'âge du courant d'air en boîte.
- En complément, consultez aussi l'excellent billet de Monsieur A -

|
|