Jeux vidéo : actu PC et consoles sur le blog Chamboultout
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Le PC est une machine, généralement grise et triste, qui permet (entre autre) de jouer aux jeux vidéo, de faire des feuilles de calcul avec Excel, d'écouter de la musique, de regarder des dvd, d'aller sur internet, de gérer une collection de timbres, de regarder des photos numériques, graver des cd, regarder la télévision, et bien d'autres choses.
Le pc fonctionne généralement à l'aide du système d'exploitation de Bill Gates mais pas toujours.

Flash Wateufeuk : Lost Planet Colonies et le caméo perdu

Posté par Dereck le 02.05.08 à 12:38 | tags : capcom, pc, xbox 360

Pour la sortie de Lost Planet Colonies fin Mai sur 360 et PC, Capcom communique sur les têtes de frag que vous pourrez rencontrer dans le jeu. Le panel de personnages jouables avait l'air presque décent, jusqu'à ce qu'il s'enorgueillisse de Frank West en slip de catcheur. Le journaliste de Dead Rising se joint à la fête, fendant la neige de son postérieur azur.

Le contenu additionnel dans l'archipel, on savait déjà que c'était n'importe quoi, mais ils ne cessent de nous émerveiller chaque jour que Peter Molyneux fait.

- Via -


Voxelstein 3D

Posté par Dereck le 22.04.08 à 14:41 | tags : indépendant, pc, geek, fps

Le moteur Open Source de Ken Silverman, Voxlap, peut faire des merveilles. Sa particularité est de produire des rendus en 3D d'objets 3D par le biais de voxels, soit des pixels cubiques. En pratique, ce serait transformer chaque pixel du médium original en petite brique de LEGO.

Avec ce moteur, un développeur nommé Volumetric Pixel a créé une version alpha d'une transposition de Wolfenstein 3D. Une très courte démo qui nous donne pourtant la solide sensation d'un énorme potentiel derrière le concept.

Rien n'égale le plaisir de déstructurer des petits tas de cubes nazis. D'un autre côté, je n'ai jamais destructuré de petits tas de cubes communistes, donc je n'ai pas vraiment d'élément de comparaison. Je vous dirai ça dès que sort Communist Voxels from space.

- Via et Via -


Mega64 : Somewhere over the Rainbow Six Vegas

Posté par Dereck le 07.04.08 à 11:47 | tags : pc, microsoft, sony, ps3, xbox 360, fps

L'équipe de Mega64 s'est vue l'opportunité de réaliser une publicité virale pour Rainbow Six Vegas 2, en allant directement dans la ville du poker et des femmes de petite vertu pour y faire les pitres. On se souvient des problèmes qu'ils avaient eu avec Dead Rising, Katamari Damacy ou même Resident Evil 4, provoquant l'arrivée de voitures de police au bout de quelques minutes.

Qu'allait-il se passer, alors qu'ils se baladaient encagoulés comme des terroriostes dans Las Vegas ? Dans un pays où le patriotisme bon teint et les armes à feu sont monnaie courante, ne risquaient-ils pas de se faire abattre à vue ?

Et bien non, rien. Absolument rien.
A Las Vegas, personne n'en a rien à foutre d'un gang d'encagoulés en chemises Hawaïennes. Après tout, les gens sont trop occupés avec les bandits manchots pour prêter attention à des brigands masqués.

- Existent aussi le micro-trottoir anti-terroriste, la fausse étude marketing et le bêtisier -


Secret Maryo Chronicles : Hey, it's-a Open Source

Posté par Dereck le 04.04.08 à 11:27 | tags : indépendant, pc, mario

L'Open Source n'est pas qu'une carte de visite pour geek vous donnant le droit de snober les "putes consuméristes" qui vous entourent. Ce n'est pas non plus un prétexte fumeux pour porter des t-shirts moches à l'effigie d'un pingouin aussi charismatique qu'un concombre cuit. L'Open Source est avant tout un des concepts les plus fabuleux de la scène technologeek contemporaine.

Le foisonnement créatif et l'émulation intellectuelle des différents participants permet de remodeler des lignes de code, de les épurer, de revenir sans cesse dessus comme une toile jamais achevée. Jusqu'au chef-d'oeuvre.

De l'Open SOurce ne découlent pas que des logiciels de traitement de texte ou des systèmes d'exploitation qui tirent la langue à Microsoft. Il en sort aussi des petits bijoux de flexibilité comme Secret Maryo Chronicles.

Remake assumé de Super Mario Bros et de son univers, Secret Maryo Chronicles est néanmoins un logiciel parfait pour tous ceux qui voudraient créer leur propre jeu de plateforme sans pour autant être un expert du code. Edition de sprites, changement des musiques et des éléments graphiques de la bibliothèque... les possibilités sont énormes et très accessibles à travers un système de glisser-déplacer enfantin, des menus simples.

Très bien fait, ridiculement économe en ressources, et gratuit.
Secret Maryo Chronicles, c'est un peu la métaphore geek de la petite amie parfaite.

- Via - Merci à Clem -


April Fooled : Panaché MMORPG

Posté par Dereck le 02.04.08 à 13:46 | tags : mmorpg, rpg, pc, multijoueur

Les développeurs de MMO se sont lachés cette année en se mettant d'accord pour multiplier les incohérences et le n'importe quoi. Des farces grosses comme un Orc Shaman Lvl55, mais qui ont le mérite de montrer le genre d'humour dont dispose chaque crémerie.

Chez Turbine Software, créateurs de The Lord of the Rings Online, c'est une mise à jour de contenu dont il est question. Nommé "La bataille pour Amon Hen", ce contenu téléchargeable ajoute la classe du poulet et ses quêtes assorties, comme "Traverser la route", vous mettant face au Balrog de la Moria.

La page officielle contient tellement de mauvais jeux de mots que ce serait un crime de ne pas la lire.

Dungeons & Dragons Online, de son côté, propose une des fonctions du Mod N°7: Pimp my Warforged. Pas de demi-mesure chez Turbine, chaque jeu a son canular. Ajoutez des pneumatiques et des jantes chromées à votre Warforged. Epoustouflez votre entourage, au point tel qu'il rate son jet de sauvegarde contre l'admiration inconditionnelle de votre personne. Aveugle les ennemis avec votre bling, roulez vos dés au ralenti pour réussir vos jets, et devenez un vassal du Lord of the Bling.

Autant d'avantages qui s'accompagnent d'objets légendaires tels que les ailerons, les jantes rotatives et des brillants bien vulgaires sur le capot. Rien que l'image en bas de page vaut le déplacement.

Plus furtif sur sa communication institutionnelle, mais avec des conséquences ingame bien plus visible, Guild Wars s'est encore une fois amusé avec les personnages des joueurs. L'année dernière, tout le monde s'était retrouvé avec un changement de sexe surprise, et pour 2008, chaque joueur s'est transformé en personnage-bâton aka Mr Stickman.

Dommage que les joueurs eux-mêmes aient autant d'humour qu'un étron de poule et se plaignent des bugs occasionnés sur leur classe chérie au lieu d'apprécier l'absurdité de la situation.

Dernier participant aux festivités, Age of Conan. C'est avec fierté qu'on nous présente la race des elfes, des êtres délicats dont le background très rédigé nous explique à demi-mots pourquoi chaque barbare Hyborien se fera une joie de repeindre le mur le plus proche avec leurs frêles tripes.

Cette page, très documentée, comporte une capture d'écran de la création des personnages elfiques, tout comme une vidéo de leur conception.

Oh bon sang, vous avez été Rick'n'Rolled !


Blood Burberry The Fur Fighters : Le PETA pète un cable

Posté par Dereck le 31.03.08 à 12:54 | tags : jeux flash, pause café, pc

Entre compassion et lois du marché, le respect de la vie animale est un sujet délicat. Doit-on cautionner l'élevage d'animaux pour la confection de manteaux, sous prétexte d'endiguer la chase de leurs homologues sauvages en voie de disparition ? Doit-on aller jusqu'à refuser de porter la moindre peau de créature morte et ainsi boycotter par la même occasion tout produit de maroquinerie, tout manteau de cuir ? Extrémisme et sympathie cohabitent, parfois difficilement.

Tout dépend de la force avec laquelle notre mauvaise conscience vient frapper aux portes de notre cerveau.

Le PETA, People for the Ethical Treatment of Animal, est une association qui sensibilise le public à ce sujet, que ce soit par des campagnes du style "plutôt à poil qu'en fourrure", ou par des actions politiquement engagées. En plus d'un lobbying actif, c'est à travers le jeu qu'elle essaye de toucher les masses avec des jeux comme ce Blood Burberry. Un titre qui invective directement le fabricant Burberry, récemment épinglé pour sa façon de traiter la matière première.
En esquivant les agents de sécurité, vous allez saccager les magasins vendant des fourrures, ou libérer des lapins destinés à devenir de superbes pelisses un tantinet vulgaires.

Soif de militantisme ? Le PETA a aussi lancé le jeu Super Chicks Sisters contre KFC il a quelques temps.

En jouant aujourd'hui, vous lutterez contre deux fléaux à la fois : La productivité professionnelle dévoreuse de ressources humaines asservie au diktat du grand capitalisme, et la cruauté perverse de l'industrie textile envers des créatures sans défense. C'est en tout cas ce que vous devrez dire si votre patron vous grille.

Autant avoir quelques derniers mots flamboyants avant de se faire licencier d'un bon coup de pied au cul.

- Via - Télécharger le jeu -


Victoire d'un remake : Metroid II - Médiocrité 0

Posté par Dereck le 25.03.08 à 10:52 | tags : nintendo, pc, geek

Lendemain de Pâques, gueule de bois. Pas la traditionnelle qui tombe un lundi et ouvre la marche pour les prochains 5 jours d'enfer stakhanoviste. Non. Cette exceptionnelle planche de bois clouée à l'arrière de votre nuque un mardi matin, celle qui vous bousille la semaine entière en la pliant en deux sous la douleur de votre migraine en spirale. Putain, même ma métaphore me vrille le crâne...
Comme tant d'autres personnes avant moi, et tant de malheureux après moi, j'ai découvert à mes dépends que se bourrer la gueule avec des chocolats fourrés à la liqueur était la pire façon de se mettre une murge.

Pour alléger cette douleur, une unique solution :
Un demi-tube d'Aspro 500 et un fabuleux remake de Metroid II sur Game Boy.

DoctorM64 est le fan consciencieux qui a décidé de faire une refonte complète de Metroid II Return of Samus Aran sur GB. Après avoir rippé et amélioré les niveaux et sprites originaux, DoctorM64 les as inséré dans un nouveau moteur de jeu développé sur et conçu pour le PC. Cette bribe de la version finale qu'il compte produire, puis distribuer gratuitement, est tout simplement superbe. Au lieu de nous cracher ses vieilles daubes NES, Big N ferait mieux de financer un geek dans son garage pour que la Virtual Console bénéficie enfin de jeux valant vraiment 5€.

Dépêchez-vous de télécharger la démo technique de ce remake, avant que le Père Mario et ses injonctions légales ne viennent encore ruiner la fête.

- Via -


Le Hulk de Sega va-t-il faire des Marvel ?

Posté par Dereck le 13.03.08 à 12:57 | tags : pc, sony, microsoft, nintendo, wii, ds, ps2, ps3, xbox 360

C'est plus fort que moi, je n'ai pas pu m'en empêcher quand Sega m'a envoyé quelques screens de Hulk. Prévu en juin prochain, le géant vert affligé de troubles comportementaux et de sautes d'humeur contre-productives sera décliné sur quasiment toutes les plateformes du marché. PS3, Xbox 360, Wii, DS, PS2 et PC. Encore une licence qui a décidé de nous Hulk-uler par tous les formats.

Avec Iron Man, Sega tient peut-être un second jeu sandbox de facture honnête.
Enfin, seulement si on a plus de choses à terroriser dans la rue qu'un Taxi abandonné et deux boîtes aux lettres.

- Via Communiqué Sega -


Brèves de Paddle : Tim Sweeney

Posté par Dereck le 13.03.08 à 11:44 | tags : citation, industrie, pc

Tim Sweeney, Co-Fondateur d'Epic Games, porte le deuil du PC
"Il y a beaucoup d'ordinateurs trop chers ici-bas. C'est comme les voitures de sport. Elles sont partout, tout le monde en parle, mais peu de personnes peuvent se les permettre. Il est très important de ne pas laisser les masses derrière. [...]
C'est dommage, parce que les PC sont plus populaires que jamais. Tout le monde a un PC. Même ceux qui n'ont pas eu de PC par le passé sont maintenant capables de s'en acheter un, et ils utilisent Facebook, MySpace, ils piratent de la musique, ou que sais-je. [...]


Le PC d'hier était pour les gens qui travaillaient, puis jouaient, même si ces jeux étaient de moins bonne qualité. Il y aura toujours un marché pour le casual gaming et les jeux online comme World of Warcraft. Mais en fin de compte, les consoles ont définitivement laissé les PC derrière elles."

Le problème avec les PC aux configurations récentes, c'est qu'on doit vendre un rein et la moitié d'un poumon pour se les payer lors de la sortie, mais que 6 mois plus tard, vous pouvez les acheter avec ce qui vous reste de la monnaie pour les clopes. Et c'est la même chose pour les cartes graphiques.
Quand vous pouvez enfin sabrer votre budget pour du nouveau matériel, il a déjà été relégué au rayon des antiquités par d'autres machines, seules capables de faire tourner Crisys, Windows et MSN sans fondre.

J'ai personnellement décidé de ne plus céder et de laisser les jeux PC me passer sous le nez. L'investissement demandé pour une galette à 40€ revient plus cher que d'obtenir les mêmes jeux sur console, malgré leur prix prohibitif. Un portable musclé me suffit pour faire ronronner Word et Photoshop.
De toutes façons, les logiques éditoriales portent les jeux PC sur consoles, alors à quoi bon ?

C'est probablement cette attitude, élargie à des millions d'utilisateurs de PC, qui a reconfiguré le marché en ce qu'il est maintenant. L'inadéquation entre la course technologique des constructeurs, les configurations nécessaires et ce dont le consommateur a réellement besoin est pourtant un problème qui ne date pas d'hier. On se souvient du tarif mirobolant de l'époque pour un 486dx.

Les nouveaux PC ne sont pas forcément plus chers aujourd'hui, mais ils sont toujours trop chers pour ce qu'on va en faire, pour ce qu'on veut en faire. La satisfaction du court terme s'est fait détrôner par la désillusion du moyen terme et l'indifférence du long terme.

Ou comment une boulimie technologique provoque l'indigestion d'un marché colossal.

- Via -

 


Les soldats inconnus me cassent les douilles

Posté par Dereck le 23.02.08 à 13:31 | tags : halo, microsoft, sony, ps3, xbox 360, pc, game design, fps

De gauche à droite, le célèbre ramasse-billets de Microsoft, Nomad de Crysis, le héros de TimeShift et Ricardo Vega du prochain FPS Command & Conquer. Un beau rayon de boîtes de conserve militarisées dont la tronche est encastrée dans un casque hermétique. Alexandre Dumas a dû en traumatiser, des game-designers, pour qu'ils nous alignent les masques de fer de cette façon.

Malgré des noms de convenance, tous ces héros sensés être en retrait pour nous favoriser l'immersion manquent tellement de profondeur et de charisme qu'on se pose la question de leur utilité. Sommes-nous dans le soutien ou dans la justification ? Ne serait-ce pas simplement l'unique explication rationnelle à ce bout de flingue qui oscille à 1m du sol ?

La matérialité et la présence physique des personnages de FPS a toujours été chez moi un sujet sensible. Aussi étrange que cela puisse paraître, j'apprécie sentir mon personnage exister dans l'univers où il évolue. J'aime découvrir mes pieds quand je regarde le sol, voir l'eau clapoter, les feuillages se tordre sur mon passage. J'apprécie de croiser mon reflet dans un miroir.

La contemplation de mon ombre déformée par les sources de lumières m'enchante. Cette béatitude narcissique est une proche cousine de la caverne de Platon, où je me délecte de l'image d'un objet, qui n'est ni moi ni l'objet en lui-même.

La transparence du personnage qu'on incarne devrait en théorie servir à augmenter l'implication affective du joueur, son empathie. Difficile pourtant ressentir quoi que ce soir pour un übermensch qui ne saigne pas quand on lui tire dessus, qui ne laisse aucune trace de sa douleur. S'installe l'a-pathie. Un engourdissement dans la catharsis de la souffrance, accentué par les jauges de vie sans fin et les packs de soin livrés par palettes entières.

Un héros dénué d'identité, d'individualité, privé de visage, ne me permet aucune identification, aucune projection d'un moi fantasmé et guerrier. La mode des héros muets dans les RPG des années 90 me frustrait déjà assez, avec ces tas de pixels autistes qui se contentaient de hocher la tête pendant que les autres déballaient le scénario de manière très didactique. Je me sentais dans un épisode de Lassie.
"Comment Lassie, tu dis que le Roi Dragon va raser le village de Pédaydelfia ? Vite, allons prévenir Oncle Bob !"

Gordon Freeman et ses camarades laryngectomisés sont insipides, insonores, mais surtout imperméables à l'investissement émotionnel du joueur. Cela vaut aussi pour le mouton silencieux de Bioshock, dont l'absence physique se ressent d'autant plus durement lorsqu'on entre dans une salle où les silhouettes ennemies s'étirent démesurément sur les murs. Mais pas la nôtre. Nous n'existons pas dans Bioshock. Nous ne sommes que soumis à la servitude scénaristique et scénarisée du protagoniste, dont la seule manifestation tangible est ses mains.

La main, ce concept désuet d'interface homme/objet, dont on est privé au gré des jeux depuis Half Life 2. Souvenez-vous de ces canettes en lévitation devant nos yeux. De même pour n'importe quel détritus d'Oblivion ou de Vampire - Bloodlines. Si l'objet se soulève du sol, c'est qu'il est saisi. Mais comment, par qui ? La corporalité n'est plus d'actualité.

En opposition à ces marionnettes dénuées d'individualité, il y a The Darkness, Prey, Turok ou Condemned. Là, les concepteurs ont compris l'importance du rôle central aussi bien pour articuler l'histoire que les interactions ingame. Aussi caricaturaux que soient leur doublage ou leur character-designs, chacun de ces héros parvient à communiquer ses impressions, ses sentiments à travers la mise en scène de son corps dans l'univers du jeu. L'impact sur la dramatisation des évènements n'en est que plus fort.
Que ce soit lorsque Jackie Escatado voit mourir sa petite amie à travers un miroir sans tain, ou quand Ethan Thomas se fait arracher un doigt pendant une scène de torture, la communion avec la narration et ses acteurs est concrète. Les émotions fortes véhiculées telles la peur ou la colère nous touchent justement parce qu'on se sent concerné, parce que le personnage est traité comme un appendice virtuel sensible.

Le culte de la personnalité vidéoludique est moribond, les symptômes de sa maladie se retrouvent dans les armures vides qu'on nous sert en guise de chevaliers.

Au cinéma, on sait qu'un acteur seul peut porter un navet à bout de bras et en faire un film décent. Comment cette évidence ne crève-t-elle pas les yeux des game-designers, à un moment où ils prennent enfin conscience de l'importance du contenu narratif ? Est-ce que le concept de gamer-roi dans son bac à sable bump-mappé n'aurait pas castré les concepteurs ? L'imagination et l'émotion sont pourtant intimement liées.

C'est probablement cette notion d'intimité que l'on a perdu. La réappropriation d'un corps virtuel qu'on nous donne, et la façon dont on veut éprouver son existence dans son univers. Comme avec une compagne dont on néglige les particularités charmantes pour sombrer dans l'indifférence, les über-soldats des FPS nous sont étrangers, et par là même nous devenons étrangers à ce qui se déroule sous nos yeux. Insensibles à leur devenir, détachés de leur psyché lisse et plate.

Personne n'ira fleurir la tombe de ces soldats inconnus-là.


Marcus Fenix n'aime pas le trailer de Leisure Suit Larry

Posté par Dereck le 19.02.08 à 11:57 | tags : pc

Leisure Suit Larry Box Office Bust, le nouvel épisode d'une série autrefois drôle et aujourd'hui graveleuse, se jette dans la parodie à corps perdu. C'est ainsi le trailer de Gears of Wars remixé avec Mad World, que LSL vampirise pour se donner un peu de contenance. Ce Leisure Suit Larry est sensé se dérouler dans le monde d'Hollywood, multipliant les pastiches et les occasions pour Larry de se prendre des rateaux. D'où la référence dans ce trailer à Thriller de Pedo Jackckson.

Après un Magna Cum Laude platement cul, Larry essaye de se refaire une réputation de lover-loser potache avec le pastiche à outrance. Malheureusement, n'est pas lapin crétin qui veut, et la ligne entre référence impertinente et pompe lourdingue semble très floue à travers les yeux de Larry.

Si toutefois il lui reste des yeux une fois que Marcus Fenix l'aura retrouvé.


La Saint Valentin geek, c'est avant tout une histoire de cube

Posté par Dereck le 14.02.08 à 14:49 | tags : valve, pc, ps3, xbox 360, geek, fps

Comme chaque année, la foire au consumérisme rose bonbon revient vous délester de quelques euros, déguisé en angelot obèse armé d'un arc. Prétexte à peine déguisé pour s'assurer un coït festif après avoir sorti bobonne à l'Hippopotamus, La St-Valentin est néanmoins une fête bidon que même les geeks célèbrent.
Ceux qui sont en couple, bien sûr. Les autres se contentent de ressortir cette clé USB secrète où réside leur meilleure compilation de pr0n.

En cette année 2008, les geeks ont maintenant dans leur tiroir une authentique icône de l'amour inconditionnel en la "personne" du Companion Cube. J'ai ainsi choisi pour vous plusieurs fantaisies chez Etsy.
- La carte de St Valentin
- Les boucles d'oreille
- L'ornement de porte-clés
- Le pendentif
- L'assortiment de badges

La carte est d'une poésie rare, ornée des quelques mots "Now these points of data make a beautiful line, filled with lots of love for you, my valentine". A offrir avec le célèbre cake au chocolat dont vous aurez trouvé la recette sur Instructables.

Afin de compléter votre soirée geek d'une touche de romantisme musical, je vous conseille de passer la chanson de fin, "I'm still alive", à la place du sempiternel Barry White. Téléchargez-là donc ici.
Les plus flamboyants lui préfèreront néanmoins "Waiting for you" de la BO Silent Hill 4, qu'ils trouveront . Ce n'est plus Portal, mais c'est une incroyable Fuck-Song.

Au-delà de toute cette séduction matérialiste, n'oubliez pas, messieurs, que le plus beau cadeau que vous pourrez faire à vote compagne sera de ne pas ronfler 2 minutes après éjaculation.

Pensez tendresse, bande de mufles.

PS: Mesdemoiselles, dites-lui qu'il a été fantastique. Mais faites vite, vous n'aurez probablement que deux minutes.


L'instant copinage putassier : Fight Pong

Posté par Dereck le 04.02.08 à 10:36 | tags : indépendant, apple, pc, industrie

Gamepulp est un nouveau studio de développement de jeux vidéo 100% made in France, né en juillet 2007. Nous sommes sur le point de sortir Fight Pong.

En hommage au père de tous les jeux vidéos, nous reprenons son principe pour l'agrémenter d'un gameplay combatif et d'un environnement graphique riche.

Une version beta est depuis peu disponible ici :
On peut jouer seul contre l'ordinateur, à deux sur un seul ordinateur ou avec un autre joueur à distance via Internet. Le réseau local sera actif avec la version standalone à télécharger.

Si le principe reste un pong - se renvoyer la balle jusqu'à ce que les nerfs lâchent - nous y avons inséré des personnages ayant chacun leur environnement et leur arme pour tenter de faire perdre la balle à l'adversaire.

Des items apparaissent sur le terrain provoquant des actions sur la balle et les personnages, permettant aussi à ces derniers de récolter des shoots de différentes sortes.

Les personnages et leur pouvoir :
- La fée Duvna crée une boule magique qui cristallisera sur place son adversaire
- Mr Doudou envoie une boule d'amour qui fait confondre la gauche et la droite (l'amour est aveugle...)
- La sorcière Minerva transforme son adversaire évidemment en petite grenouille avec une petite raquette
- Le guerrier-fantôme Krog projette sa fidèle hache pour faire tomber son concurrent
- Enfin le robot Bug 2.0 envoie une décharge électrique qui engourdit l'adversaire, ralentissant sa course

Les items :
Glace, Mur, Smash, Course forcée, etc.
Ce sont certains des items s'ajoutant aux coups spéciaux des personnages.

On pourra également régler soi-même la vitesse de la balle, des personnages, le nombre de vies, le nombre des items et leur fréquence et même la vue de caméra.

- Via - Proposé par ce sympathique crevard de Christophe -


Games Critics Awards : Le goût des autres

Posté par Dereck le 01.02.08 à 15:53 | tags : pc, nintendo, wii, sony, xbox 360, ps3, microsoft

Les résultats des Games Critics Awards sont tombés, récompensant les meilleurs jeux sortis aux Etats Unis en 2007. Une batterie de 36 journalistes issus de magazines papier ou online ont décerné à leurs 10 jeux préférés une note entre 30 et 5 points. Les totaux ont déterminé le classement.

La liste se présente comme suit :
10. Uncharted: Drake's Fortune (87 Points)
9. Assassin's Creed (88 Points)
8. God of War II (103 Points)
7. Mass Effect (213 Points)
6. Halo 3 (232 Points)
5. Super Mario Galaxy (323 Points)
4. Rock Band (349 Points)
3. Call of Duty 4: Modern Warfare (361 Points)
2. The Orange Box (387 Points)

 

Le grand gagnant est Bioshock avec 464 Points.

Vainqueur d'un palmarès sans surprise aux choix consensuels, Bioshock est le meilleur des jeux les moins pires de 2007. On dirait un trisomique qui remporte une médaille aux handisports parce qu'il a battu des concurrents tetraplégiques.
La consultation des notations de chaque membre du jury permet de constater quelques analogies intéressantes. Elle permet aussi de remarquer qu'on a échappé à Burning Crusade en 10e place devant Uncharted.

Le résultat est lisse et homogène, représentatif d'une diversité équilibrée. Un foisonnement raisonné. Par plateforme, toutefois, le classement est moins tendre sur le nombre de jeux nominés. Sept pour la 360, cinq pour la PS3 et trois pour le PC.
Si les titres multi-plateformes permettent de donner plus de présence à la 360 ou la PS3 en dépit du peu d'exclusivités, deux consoles restent en retrait : La Wii et la PS2. Alors qu'il est presque normal que la machine de Sony, en fin de vie, ne brille que grâce au au jubilatoire God of War II, la Wii ne s'impose qu'à travers Super Mario Galaxy, sorti en novembre.

La Wii peut dire merci à SMG. Sans lui, il aurait fallu compter sur Metroid Prime 3 pour percer dans un top monopolisé par les FPS et les démos techniques. Et percer en tant que FPS, qui plus est. Tout ce que les journalistes déplorent en tant qu'hégémonie vidéoludique s'étale pourtant dans leur classement commun.

Les palmarès de critiques JV ont-ils un sens ?

C'est une interrogation qui m'est venue lorsque le top des achats JV de 2007 s'est présenté à moi. Je plaide coupable, je réclame la double peine. Ce top frise la bouffonerie, il s'efforce de contenter tous les genres, de conseiller un public plus mainstream qu'ici. Comment se retrouve-t-on soudainement pris d'un remord consumériste qui nous transforme en Yes-Man pour blockbusters dès qu'il est question de la masse, des autres ?

Lectorat, éclaire-moi, éclaire-nous.


Kingdom Under Fire II : Aimez-moi en MMO

Posté par Dereck le 29.01.08 à 12:54 | tags : microsoft, xbox 360, pc

Les premiers écrans de Kingdom Under Fire II font surface chez Famitsu, alors que le récent spin-off de la série, Circle of Doom vient à peine d'arriver sous nos latitudes. Cet épisode s'apparentait à un dungeon crawler un peu lourdingue, disposant d'un système de combat à la Dynasty Warriors. Sympa deux heures mais vite redondant, son scénario basique à base de ténèbres-lumière qui se mordent la queue ne parvient pas à maintenir l'intérêt.

Dommage, car les graphismes ne sont pas laids et la maniabilité honnête. Mais une histoire light, des personnages trop stéréotypés et des menus d'inventaire pénibles au possible ne lui donnent aucun relief.

Pour KUF II, Phantagram compte réutiliser la technologie mise au point pour 99 Nights sous la forme d'un jeu MMO Real-Time-Strategy. Le producteur et l'équipe ont déclaré qu'ils ne feraient aucun compromis sur l'aspect graphique, malgré sa vocation online.

Prévu en 2009 sur PC et Xbox 360, KUF II s'annonce tout aussi terne et gourmand que son petit frère. On lui souhaite d'être moins soporiphique, histoire de ne pas créer un nouveau genre : le Real-Time-Sieste.

- Via -


Gears of War et bricolage : Fabriquez votre propre fusil-tronçonneuse

Posté par Dereck le 23.01.08 à 16:35 | tags : xbox 360, pc, gears of war, geek, microsoft

Vous voulez vous confectionner le fameux Lancer, avec un simple fusil Nerf et une tronçonneuse en plastique ? Rendez-vous sur cette page des forums Nerf Haven, très documentée, qui vous expliquera comment faire.

Pour compléter la panoplie, il ne vous restera plus qu'à trouver un bandana, une armure cybernétique et vous injecter des doses massives de stéroides trois fois par semaine. Comme 50 Cent.

- Via -


Brèves de Paddle : Soren Johnson

Posté par Dereck le 15.01.08 à 12:42 | tags : citation, industrie, indépendant, pc

Soren Johnson, Game Designer sur Spore et Civilisation IV, pistolet sexuel
"Pour moi, le jeu sur PC devrait être comme le punk rock. Être capable de faire ce qu'il veut. Et les gens oublient que la période punk ce n'était pas que les Ramones et les Sex Pistols... c'est les Talking Heads, Televisions, Patti Smith, Père Ubu, Gang of Four... Cette immense variété de choses, parce que les gens improvisaient au fur et à mesure. [...]
C'était plutôt facile de faire de la musique qu'ils voulaient. Et ce sera toujours l'avantage des PC."


Face aux charts Anglais et mondiaux, monopolisés par les jeux consoles, Soren Johnson défend le PC comme la plateforme de la flexibilité. Il la présente comme support de tous les possibles, de la créativité. Un regard rapide sur la scène des développeurs indépendants confirme son opinion. Que ce soient les jeux en flash ou les homebrew réalisés en équipe réduite, l'activité et l'inventivité des productions sur PC est exemplaire.
Toutefois, les indépendants resteront confinés au statut de pionniers obscurs, à quelques exceptions comme The Blob, adapté sur Wii.

Les éditeurs, eux, se contentent d'abreuver les charts PC pour maintenir l'hégémonie MMO-RTS-FPS. Pas très punk. Plutôt power-pop de groupes à mèche, du produit marketé-ciblé qui se consomme et se jette dans le même geste.

Si les groupes les plus intéressants du mouvement punk n'ont été reconnus qu'après coup, il se peut aussi qu'on doive attendre l'exctinction des studios indépendants pour reconnaître leur talent posthume. Ce serait triste, mais allez expliquer ça à tous les gentils moutons qui se sont rués sur Burning Crusade.

- Via - La Homepage de Soren Johnson -


Flash Wateufeuk : Conflict Denied Ops est un FPS casual

Posté par Dereck le 14.01.08 à 12:55 | tags : fps, xbox 360, ps3, pc, microsoft, sony

Eidos Interactive et Pivotal Games, déprimés parles premiers retours sur Denied Ops, ont décidé d'opérer un virage à 180° pour justifier la platitude du gameplay et la linéarité abrutissante du level design. Denied Ops a ainsi été promu "casual first-person shooter".

C'est merveilleux, ce terme "casual". C'est la nouvelle paire de lunettes à augmenter la réalité qui permet de remplacer des expressions comme "redondant et insipide" ou "ennuyeux au bout de plus d'une demi-heure de jeu" par un terme rayonnant de hype et de bonnes vibrations.

Chers éditeurs, un jeu pourri n'est pas casual, c'est seulement un jeu pourri.

- Via communiqué de Presse Eidos -


Concours de Noël : La hotte du Père Crevard

Posté par Dereck le 24.12.07 à 12:15 | tags : geek, xbox 360, pc, microsoft, konami, ubisoft, sega

La bien nommée Hotte du Père Crevard, c'est un peu comme la hotte de Flu, mais en complètement fauché.

Chamboultout voulait vous faire plaisir pour Noël. Tiraillé entre vous scanner mes parties intimes et un concours, j'ai choisi l'option qui vous ferait le moins saigner des yeux. C'est ainsi que j'ai puisé dans mes placards pour en extirper une grosse pile de jeux 360, des "copies promotionnelles" envoyées par les éditeurs. Un joli cadeau empoisonné que vous ne pourrez pas refourguer.

Alors, certes, il y a du bon, du moins bon, du carrément vérolé, et même des jeux remontant au line-up de lancement, mais c'est le concept du concours. Cre-vard.

Voici comment se répartissent les dotations :

- Premier prix : 14 jeux Xbox 360

Kane & Lynch Dead Men
Pro Evolution Soccer 2008
BlackSite
Forza Motorsports 2
Project Sylpheed
Tenchu Z
Oblivion
Dead or Alive 4
FarCry Instincts Predator
Tomb Raider Legends
Chromehounds
Kameo
Blazing Angels
NBA 2K7


- Prix de consolation : Un jeu PC
Pro Evolution Soccer 2008

Mais comment gagner ces fabuleux lots ?
Envoyez-moi votre liste de cadeaux nazes destinée au Père Crevard. Attention, pas Noël, Crevard.
La boîte de destination, c'est bien entendu dereck.chamboultout [at] gmail.com

Jusqu'à quand ?
Vous avez jusqu'au 2 janvier 2008 minuit !

- Un grand merci à Konami, Microsoft Games, Sega, Eidos, Ubisoft, 2K Games et Midway qui nous permettent de travailler correctement, et plus particulièrement à Iris, Edouard, Cécile, Julien et Franck -

- Pour les cartes de voeux, les menaces de mort et le reste, ça se passe là-bas -


Duke Nukem Forever fait acte de présence

Posté par Dereck le 20.12.07 à 12:47 | tags : pc, ps3, xbox 360, duke nukem

"I'm looking for some Alien toilet to buck my bricks. Who's first ?"

Toujours classe, Duke Nukem n'a rien perdu de ses bonnes manières. Un peu de gameplay, pas mal de bump-mapping outrancier, et quelques ragdolls désarticulées pour ce trailer un peu cheap qu'on n'en finissait plus d'attendre. Au moins, on peut se dire que Duke Nukem Forever enfin a dépassé le stade d'Arlésienne, après 10 ans d'excuses foutraques.

Pourvu que le chien ne mange pas leurs devoirs, maintenant.

Tomb Raider Underworld : Lara-copiage ou Lara-colage ?

Posté par Dereck le 17.12.07 à 12:52 | tags : sony, microsoft, pc, ps3, xbox 360, tomb raider, lara croft

Le magazine PLAY vient de révéler les premières images du prochain Tomb Raider, avec la bénédiction marketing d'Eidos Interactive. Faisant directement suite à Tomb Raider Legend, cet épisode est intitulé Underworld.

Pas de guerre fratricide entre vampires et loups-garous dans la métro de New York, mais un moteur graphique revu à la hausse pour "réagir et se souvenir". Les cadavres et débris qu'elle laissra derrière elle restront ainsi en place, ne disparaissant plus par la magie de Mr Gain-de-framerate.

Eric Lindstrom, développeur chez Crystal Dynamics, explique que le jeu disposera aussi d'un système de lumière hybride, alliant lumières dynamiques et ligh maps, afin de choisir plus précisément les éléments mis en valeur dans les textures et les décors. Une façon de gérer les reflets qui serait plus intelligente que le bump-mapping violent qu'on a pu voir depuis quelques temps.

De même, les interactions avec l'environnement seraient plus poussées que dans TR Legend. Ce qu'on avait pu apercevoir avec l'eau qui faisait luir Lara puis se dissipait, se retrouvera par exemple avec les taches qu'elle se fera en pataugeant dans la boue ou les empreintes qu'elle y laissera.

Dernier détail technique encourageant, la motion capture a été utilisée afin d'étoffer la palette de mouvements de Lara, avec des gestes secondaires ou intermédiaires. Reste à savoir si toutes ces améliorations tiendront plus de la mise à jour ou d'une évolution concrètement sensible.

Prévu avec optimisme pour 2008 sur PS3, Xbox 360 et PC, , Tomb Raider Underworld semble vouloir être à Tomb Raider Legend ce que ce dernier était aux épisodes précédents. Mettant ainsi TR Anniversary entre parenthèses, Crystal Dynamics semble décidé à sauver une licence que Core Design a failli achever avec Angel of Darkness.

- Via -


Devenez un Big Daddy pour plus de 2000$

Posté par Dereck le 13.12.07 à 13:46 | tags : geek, fps, xbox 360, pc

Nathan Sharratt, le bricoleur habile qui avait fabriqué un superbe costume de Big Daddy pour Halloween, a décidé de faire de la place chez lui. Vivant dans un appartement qu'il qualifie de "grosse comme une boîte à chaussures", il a jugé bon de mettre son costume aux enchères sur eBay et d'en tirer un prix honnête.

Nathan a ainsi illustré sa fiche produit de quelques clichés sur le making-of du costume, ainsi que plusieurs photos d'Halloween et des Video Games Awards de Spike TV, où il déambula en grinçant. Il précise aux achjeteurs potentiels que la conception de son déguisement lui a coûté dans les 1000$, bien que l'enchère de départ soit à 799$.

Une ristourne ? Pas vraiment. En lisant bien les petits caractères de la description, Nathan nous explique combien coûte un envoi par UPS. Comptons 1000 pour un envoi par avion et 350 par camionnette, sur le sol américain.

Si vous prenez le temps de consulter les tarifs d'UPS pour l'international, vous risquez une crise cardique, puis une profonde dépression en vous rendant compte que vous ne pourrez jamais vous payer ce costume.

Cet homme mérite pourtant qu'on lui achète ce costume. Lui et sa petite amie sont de grands gamers et se sont rencontrés lors d'un tournoi de Guitar Hero. Sa compagne avait même fait l'année d'avant un costume d'Halloween dédié à Katamari Damacy. Ce sont des gens bien. Quelqu'un doit cracher au bassinet.

Après tout, c'est "the awesomest Big Daddy costume ever"

- Via -


Quand l'Orange Box se met en boule

Posté par Dereck le 11.12.07 à 13:38 | tags : valve, pc, geek, katamari damacy, fps

Le Garry's Mod est un outil fantastique pour jouer avec le Source Engine et bricoler des maps dans leurs moindres détails. Les lois de la physique prennent un tout autre sens après la création d'une catapulte à headcrabs. Un modèle amélioré de la chat-apulte.

Le site du Garry's Mod a lancé le mois dernier un concours intiluté "Faire des trucs avec le contenu de la Orange Box". Pas évident de mêler Team Fortress 2 avec Portal, mais de nombreuses contributions donnent des résultats surprenants. Le patchwork fonctionne plutôt bien, malgré une certaine proportion de collages foutraques.

De toute évidence, les personnages star auprès des modders sont le nain de jardin et le gâteau. Gordon Freeman risque d'en faire une dépression, s'il s'aperçoit qu'un gnome en terre cuite a plus de charisme que lui.

Quand au gagnant du concours, vous l'aurez deviné, c'est un Prince rouleur d'étoiles.

- Via -


Dirty Dancing The Game à la rescousse de votre couple. Ou pas.

Posté par Dereck le 11.12.07 à 11:35 | tags : cinema et jeux vidéo, pc

En cette période dangereusement proche de Noël, les geek se collent aux vitrines des magasins High-Tech, y laissant de grosses traces de nez graisseuses. C'est la période qui veut ça. Je m'adresse ainsi à vous, mesdemoiselles, vous qui sortez avec un de ces geeks-là. Je compatis à votre douleur. Je comprends votre frustration et votre exaspération.

Laissez-moi donc vous mettre en garde contre l'infâme publicité que Codemasters répand à travers sa Newsletter, telle une chaudepisse dans une partouze. Il est de mon devoir de vous informer, que vous sachiez réellement pourquoi votre geek risque de vous offrir le jeu Dirty Dancing.

Cette tentative putassière pour vous faire croire qu'il vous incorpore à son loisir favori n'est qu'un odieux mensonge. Une arnaque. Déjà parce que le jeu est plutôt minable. Mais surtout, vous devez bien comprendre que ce n'est qu'un subterfuge pour se dédouaner de ses devoirs conjuguaux.
Genre vous baiser à mort sur tous les meubles de l'appartement ou vous rejoindre pour dormir avant 3h du matin.

Cette espèce de saligaud pense pouvoir vous faire passer du côté gamer de la force pour ne plus avoir à répondre de ces actes.

En quoi puis-je me permettre de telles accusations ? Mais c'est évident. Dirty Dancing est un jeu PC. Le joueur à tête de winner de la publicité tient une manette PlayStation entre les mains. Tout est dit. On veut vous ostraciser avec un jeu pseudo-ciblé minettes et casual bullshitting.
Qu'on ne s'y trompe pas. Sous couvert de marketing, Codemasters affirme sa connivence avec le gamer mâle, il lui chuchote à l'oreille "Tiens bon vieux frère, on va lui faire fermer sa gueule à cette pouffaisse" Ah mais c'est qu'on en dit de belles derrière votre dos.

La pouffiasse, c'est vous. Cette emmerdeuse qui croise les bras en boudant, c'est vous. Cette femme qui se fait niquouiller du bout de la bite entre deux parties de PES, c'est vous.

Révoltez-vous. S'il vous offre Dirty Dancing à Noël, sectionnez-lui les couilles avec.
Ce petit enfoiré ne mérite que ça.

- Via Newsletter Codemasters disponible ici pour les sceptiques -


Kane & Lynch : Démoulé trop chaud

Posté par Dereck le 05.12.07 à 15:32 | tags : pc, ps3, xbox 360, microsoft, sony

Le générique se déroule sur l'écran mais la stupeur reste figée sur mon visage. "C'est tout ?" L'épilogue minuscule de Kane & Lynch m'a laissé perplexe. Ni cliffhanger, ni révélation. Une conclusion tellement courte qu'on s'attend à un loading juste après. Mais rien, nada, peau d'zob. La façon dont le jeu se termine est à l'image de tout le reste, bâclé et survolé.

Kane & Lynch est une sorte de Hitman Blood Money mis à jour, avec tout ce que cela sous-entend de mauvais. Entre les mouvements robotiques et les chutes de framerate dans des décors aussi complexes qu'une chambre d'hotel Formule 1, la technique fait peine à voir.

IO Interactive a voulu améliorer son moteur, en incluant de nombreux éléments destructibles, mais le cruel manque de spectaculaire plombe l'intention. Cette frilosité se retrouve dans le moteur de foule où trois pélerins démultipliés se massent autour de vous. Cette routine utilisé dans HBM se retrouve dans K&L, sans avoir bougé d'un iota en un an et demi.

N'oublions pas un système de visée et de couverture à la ramasse, des grenades en caoutchouc qui rebondissent n'importe comment ainsi que des dégâts bizarrement localisés. Tout ce qu'il faut pour rendre les affrontements brouillons et pénibles au possible. Un gameplay mal dégrossi qui avait fait les heures noires d'Hitman et se retrouve ça et là dans K&L.

Quand cela s'ajoute à un système d'ordres plus ou moins respectés par des IA capables de rater un mammouth dans une boîte à chaussures, on frôle la crise de nerfs dans certains niveaux. Celui de la Havane, où vos coéquipiers se mettent à courir sous les balles de mitrailleuses lourdes ou ignorent les soldats les plus proches, pourra voir quelques jets de manettes à travers la pièce.

Tout ça n'est pourtant que la partie émergée de l'iceberg Kane & Lynch. Le vrai problème de ce jeu, c'est qu'il propose des personnages à vécu dont on n'apprend quasiment rien, il multiplie les références de background sans jamais nous renseigner. On finit par se désintéresser totalement de ces anti-héros, à cause des trop nombreuses éllipses narratives et de tous ces moments "Ah si vous aviez été là". On se sent dépossédé d'une narration à laquelle on pensait participer.

De trop nombreuses questions restent en suspend sur Kane, Lynch, les Seven, et tous les évènements passés dont on ne nous parle que succinctement ou maladroitement. La mise en scène est de plus tellement faible qu'on ne retire aucune satisfaction des affrontements contre chacun des Seven.
L'absence de dramatisation fait qu'on perd le compte de ces super-mercenaires qui se contentent in fine de venir grossir la fosse commune. Les Retomoto meurent aussi et tout le monde s'en branle, le joueur en premier.

Les morceaux de bravoure dans la prison de haute sécurité ou dans les avenues japonaises, façon Heat s'enchaînent ainsi mollement.

A nous garder dans l'ignorance, Kane & Lynch nous plonge dans l'indifférence. Ces mallettes qu'on doit retrouver, on ne saura jamais ce qu'elles contiennent. Tout le monde sait, sauf nous. A force, on se dit qu'on va les laisser entre eux faire leur petite histoire chiante, qu'on va laisser s'entretuer ces gens bavards qui ne nous convoquent que pour se taper des scènes d'actions moyennement palpitantes.

Personnages et univers sous-développés, scénario d'une banalité à pleurer, technique médiocre, durée de vie faible. "C'est tout ?" Oui. C'est tout.




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