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Tous les écrans du monde : arts visuels, net-art, design, (web)cinéma etc.
Broderie HTML A l'occasion de sa résidence à Access Space en 2007, Ele Carpenter a conçu le projet HTML Patchwork, partie intégrante de son oeuvre Open Source Embroidery.Le patchwork HTML a ainsi consisté à concevoir de manière libre et collective, à la manière des logiciels open source, un patchwork brodé où chaque hexagone représente une couleur avec son code HTML. Pour la réalisation de cette oeuvre, des dizaines de participants se sont affairés, avec parmi eux un grand nombre de clubs de broderie et de couture des environs, mais aussi des artistes italiens, australiens, irlandais et néo-zélandais. Le résultat, présenté sous la forme d'un wiki, présente chacune des 216 parties brodées ainsi que son auteur, et l'objet fini, simple morceau de tissu, représente aussi la quintessence du travail collaboratif de tous ces artistes, amateurs et professionnels, à travers le monde. DoodleBuzz
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Hommage à James TurrellDepuis les années 60, James Turrell impose sur le monde de l'art sa griffe radicale et minimaliste.
Ses oeuvres, conçues à base de projections lumineuses, ont été une source d'inspiration pour des générations d'artistes travaillant dans tous les domaines. Cette fois, avec Morrell (Moving Turrell), le duo 3kta (André Rangel et Anne-Kathrin Siegel) s'empare de l'esthétique reconnaissable de l'artiste et la recycle pour y ajouter le son et le mouvement. L'installation audiovisuelle se présente donc exactement comme une oeuvre de Turrell, à la différence que celle-ci évolue en fonction des mouvements du public. Idée bien curieuse, en fait, puisque l'immobilité de la lumière fait souvent partie du projet même d'une création de Turrell, et l'artiste a pu aussi, par le passé, jouer avec les variations de lumière quand il le jugeait nécessaire. Alors est-ce que cet ajout de mouvements et de sons apporte ou retranche une certaine puissance à la vision originale ? A vous d'en décider. Les dessous des HallesLoïc Lautard utilise photographies et super-8 pour décrire les personnages qui hantent le quartier des Halles, à Paris.
Il applique aux figures que l'on croise sans voir un traitement sensible, fait de gros plans et de portraits de face, manière technique de donner à ces individus anonymes une existence dont ils sont privés le reste du temps. Dans les courtes séquences en super-8, la galerie de portraits prend vie, et même s'ils n'en retrouvent pas pour autant la parole, toutes ces silhouettes errantes y gagnent au moins un peu d'humanité. La série "Les Halles de Paris" est exposé à la galerie Mycroft, du 29 septembre au 4 octobre. Des machines imparfaitesDans notre imaginaire collectif, la machine est cette chose froide et implacable capable d'exécuter des tâches sans relâche et de manière parfaite, pour peu qu'elle ait été conçue pour.
Opposée à l'homme et à ses erreurs, elle réprésente un idéal d'exécution dont les seules failles sont imputées à l'humain qui aura mal su la concevoir. Car la machine ne pense pas. Elle n'essaie pas. Elle n'échoue pas. Elle fait ce qu'on lui dit de faire, sans émotion, sans doute, ni illusion. Le travail de Michael Kontopoulos en devient donc d'autant plus passionnant qu'il parvient à insuffler dans ses machines la dose d'humanité dont on les croyait privées. Dans l'installation "Machines qui tombent presque", ci-dessus, c'est un système mécanique simplissime qui fait osciller une planche de bois, la poussant à la limite du déséquilibre, mais sans jamais la faire tomber. Ayant par nature une tendance profonde à l'anthropomorphisme, le spectateur se retrouve, face à ce système basique, en situation de suspens, oubliant la nature parfaite de la machine et la rigueur des lois physiques pour toujours espérer l'erreur, qui bien sûr ne vient jamais. Encore plus troublant, les "Machines qui essaient de dessiner un cercle" touchent à une autre qualité fondamentale de l'humain : sa capacité à écrire et dessiner. Sans le titre de l'installation, on ne voit qu'un vulgaire mécanisme gribouillant sur une feuille. Avec, c'est une situation d'échec permanent qui est présentée, qui transforme la machine en enfant balbutiant, à l'exact opposé de la perfection qu'on pouvait imaginer, à tel point qu'on aurait presque envie de l'aider, cette machine, lui prendre sa main difforme et lui expliquer comment on trace un cercle. Et enfin, pour ceux qui veulent aller encore plus loin dans l'oeuvre de cet artiste passionnant, jetez un oeil à la vidéo "Ce que vous avez manqué", témoignage d'une brillante performance au cours de laquelle Kontopoulos a photographié son environnement à chaque fois que ses yeux clignaient. Une occasion de vivre, au moins pour une fois, la totalité de l'expérience d'une simple balade, et d'utiliser la technique, une fois n'est pas coutume, pour palier aux erreurs et approximations humaines. [via Rhizome] Univers palimpseste (et festivals du week-end...)Quatres festivals numériques se chevauchent sur le mois de septembre. Scopitone (Nantes), le Festival Emergences (Paris), N.A.M.E (Lille), et Marsatac (Marseille). A moins de posséder le don d’ubiquité, il faudra faire son choix. Peut être que les sites internets respectifs offriront de quoi calmer les ardeurs. Après tout, l’art numérique explore bien souvent les méandres de l’espace/temps.
En 1980 déjà, « Hole in Space », avait créé la surprise en mettant en confrontation des piétons du centre ville de New York avec ceux de LA, par écrans géants interposés, filmant et retransmettant en temps réel les réactions de chacun. ![]() Une vingtaine d’année plus tard, Béatrice de Fays et Mathieu Constans proposent une installation "Univers palimpseste" immersif reliant Bombay et Paris. Les participants se rencontrent dans un espace virtuel (image projetée et musique diffusée), les silhouettes se touchent, se découvrent et interagissent au rythme de leurs gestes. Ainsi ensemble, par leurs comportements (image, voix, mouvement) et l’interaction sur leurs environnements respectifs (peintures et musiques réalisées par des artistes locaux), les participants génèrent l’oeuvre interactive en création. La téléportation vers un autre monde en quelque sorte… L'intérieur de notre cerveau est codé en C++Connecté 99% du temps, en communication instantannée avec des interlocuteurs situés à des milliers de kilomètres de nous, bombardé d'informations dont on ne sélectionne qu'une infime partie, laissant toutes les autres dans un flou synthétique, relié à la plus grande base de connaissance que l'Homme ait jamais eu à portée de main, notre cerveau, peu à peu, apprend de nouvelles règles spatio-temporelles qu'il serait bien difficile de se représenter.
![]() C'est pourtant ce que tente de faire Benjamin Edwards au travers de son travail (de peinture d'abord, d'infographie ensuite). Cités froides et informatisées, autoroutes immaculées d'informations indistinctes, architectures titanesques et opaques où l'homme n'apparaît plus, et où ne subsistent que ses connaissances... et ses véhicules. Et si nous vivions déjà dans Tron ? Peinture en 3D à l'anciennePosté par Troudair le 11.09.08 à 07:50 | tags : arts visuels
Chris Dorosz appelle le résultat de son travail des sculptures, mais la frontière est ténue. ![]() Techniquement, Dorosz utilise un quadrillage 3D fait de tubes transparents sur lesquels la peinture vient se fixer. Il y a donc bien un support dans ce travail, mais un support discret, qui s'efface idéalement quand on voit l'oeuvre dans son ensemble. Un travail pictural qui plaira aux adeptes de l'art numérique que nous sommes, puisque dans beaucoup de ces pièces, le canevas régulier dans lequel s'inscrit l'image est tout à fait comparable aux pixels de nos écrans, ce qui, à la réflexion, n'est en rien obligatoire. A voir aussi, sa série de portraits en pieds, étonnantes silhouettes imprécises que ce "pointillisme géant" rend aussi fantomatiques que familières.
Cache-misèreSouvenez-vous, il y a quelques temps, on vous présentait le travail de Desiree Palmen, camouflages urbains conçus pour se fondre dans un paysage hostile.
Plus discret, et aussi plus poétique, Joshua Callaghan conçoit aussi des trompe-l'oeil urbains sur les boites de raccordement électriques, et là où Desiree Palmen tentait de dissimuler la présence humaine, Callaghan s'affaire de son côté à faire disparaître ces larges blocs gris posés au milieu de la verdure. ![]() Dans certains cas, il peut même ajouter de la verdure, là où il n'y en a pas. Mais devant ce travail de dissimulation, forcément imparfait selon la position de l'observateur, on se pose quand même la question de l'honnêteté du projet. Car aussi précis que soit le trompe-l'oeil, dissimuler ces boîtiers ne les fera jamais disparaître. [via Computer Love] AutodafeUne installation vidéo du meilleur effet à présenter chez soi, lors d'un dîner entre amis, par exemple.
![]() "Fuego 2" d'Eugenio Ampudia fera flamber votre bibliothèque en silence. Du même auteur, on conseillera aussi la surprenante boucle footballistique "En juego". Dommage que le nombre d'oeuvres en ligne soit encore trop limité. Au commencement était l'émotion![]() Butiné sur le blog de Geoffrey Dorne, une description du projet Emotionnaly}Vague. Son concepteur, Orlagh O'Brien, "a demandé à plus de 250 participants âgés de 6 et 75 ans de 35 pays différents de représenter graphiquement les émotions sur un ensemble de silhouettes humaines. Les dessins ont ensuite été compilés sur des calques Photoshop". Superposer des formes pour en revenir aux préformes archétypales... le trajet a un sens, c'est certain. ![]() ps : dans le même esprit, on vous avait causé il y a bien longtemps du Collective type project, une constitution de police de caractère collective. pps : merci à LF Céline pour le titre de ce court billet Le nid d'oiseau Lego S'il y avait des jeux olympiques des Lego, nul doute que le Hong Kong Lego User Group repartirait avec une médaille.Pour s'en convaincre, voici leur dernière création : une reconstitution du fameux stade olympique de Pékin, dont les étapes de construction peuvent être observées ici. Sur Brickshelf, justement, vous trouverez aussi d'autres évocations olympiques en Lego, comme le village olympique, le Water Cube ou encore la reconstitution du Parthenon gardé par... des Storm Troopers. Big Brothers ne vous regarde plus William Lamson aime les ballons. Et il en met partout.Ses installations sont souvent des interventions en milieu urbain ou naturel où l'ajout de ballons de baudruche permet de révéler une façette particulière d'un paysage. Dans notre exemple ci-contre, c'est en l'occurence le jouet d'un enfant innocent qui devient par inadvertance un moyen de lutte contre la surveillance généralisée. La nostalgie en couleursPosté par Troudair le 21.07.08 à 08:31 | tags : arts visuels
Dans les années 80, une quantité considérable de dessins animés japonais (ou franco-japonais) de grande qualité s'est mise a envahir les chaînes de télé, pour le plus grand bonheur des enfants que nous étions à l'époque. D'après l'artiste peintre Catarina Lira Pereira, c'était alors "l'âge d'or" des programmes pour enfants.Aujourd'hui adulte, celle-ci a cherché à retranscrire cette sensation de nostalgie floue dans laquelle elle replonge en repensant à toutes ces séries et toutes ces histoires particulièrement élaborées. Ses oeuvres sont donc des reproductions de photogrammes des dessins animés en question, barrées par les couleurs dégradées du temps qui passe. Un travail graphique sur la mémoire et l'empreinte persistante que ces esthétiques ont laissée en nous. Aucun doute que les trentenaires d'aujourd'hui reconnaîtront la plupart de ces formes marquantes et de ces personnages mythiques qui ont accompagné leur enfance. Quant aux autres, ils peuvent toujours être frappés par la qualité graphique de ces lambeaux de nostalgie colorée. Le moral des ménages bloggeursLes bloggeurs ont des sentiments, et ils les expriment continuellement, et surtout publiquement. En imaginant qu'on puisse synthétiser toutes ces données, on peut donc obtenir une sorte de météo de l'humeur des bloggeurs, et bien sûr, comme les bloggeurs ne sont finalement que des hommes et des femmes, une modélisation de l'humeur globale du monde (occidental).
![]() Pulse, l'oeuvre de Markus Kison, part de ce principe et a ainsi été conçue pour rendre concrets les mouvements d'humeur de la communauté des bloggeurs (ceux hebergés par Blogger.com du moins). Techniquement, l'installation se compose d'une partie logicielle qui analyse les messages postés sur le célèbre site communautaire en fonction de plusieurs listes de synonymes associés à des émotions (haine, dégoût, confiance, joie, etc.), et d'un objet mobile inspiré du diagramme de la théorie psycho-émotionnelle de Robert Plutchik. L'objet change donc de forme en fonction des émotions des bloggeurs sondés, offrant au public un aperçu de leur moral général. Si on peut voir ce projet comme un gadget de plus proche de nombreuses autres oeuvres sondant le réseau en temps réel, il n'est aussi pas interdit d'imaginer qu'un tel outil (logiciel en particulier) pourrait parfaitement intéresser les instituts de sondage du futur. En effet, alors qu'on nous rabat les oreilles tous les mois avec le prétendu moral des ménages (entendez "si vous faites vos courses, c'est que votre moral est bon"), pas besoin d'être futurologue pour imaginer que les émotions synthétisées par le logiciel Pulse pourraient tout aussi bien servir à un nouvel indicateur de moral guidant l'économie. Aura-t-on, dans un avenir proche, en plus de la météo du ciel, celle des émotions de la Toile, avec prévisions et indices de confiance ? "Aujourd'hui, sévère dépression sur toute la zone belge et luxembourgeoise, mais le vent d'euphorie venu de l'Est devrait gagner le nord de l'Europe demain en fin d'après-midi." Réaliste, non ? [via Computer Love] 8-bit artQue ceux qui n'avaient pas d'ordinateur dans les années 80 passent leur chemin, car ils ne comprendront rien à cette forme d'art.
Fortement dosée de nostalgie, de couleurs criardes et de pixels géants, les images de Julien Ducourthial, via son projet ilbm.info, nous replongent dans une esthétique qu'on croyait super techno-moderne à l'époque, mais qui aujourd'hui ferait doucement rigoler les gamins capables de lâcher sans scrupule des GIF animés de 80Mo sur leur blog. ![]() Et tant qu'on y est, un petit tour aussi du côté de la mecque des images super-basses résolution avec le toujours utile 8bitpeoples. Des dessins dans le sableAprès le vélo pour sept, voici une autre activité plagière pour tous ceux qui s'ennuient en vacances.
A la fois inspirés par le land-art et le phénomène des crop circles, ce sont les artistes Andres Amador et Jim Denevan qui montrent l'exemple sur les plages désertes de Californie en dessinant des formes géantes à l'aide d'un simple bâton. ![]() ![]() Sans aucune aide (informatique ou mathématique), les deux américains, chacun de leur côté, concoivent ces éphémères et monumentales figures dont l'importance ne peut être saisie que d'avion ou d'une haute falaise proche. Si ces artistes se contentent de produire des formes géométriques abstraites, rien ne vous empêche, à votre tour, de vous lancer dans des dessins plus figuratifs, surtout si vous avez du mal à trouver une plage vide cet été. Par exemple, pourquoi ne pas dessiner une HLM grandeur nature en prenant soin de coller un touriste dans chaque fenêtre ? L'effet, sans aucun doute, sera percutant, et témoignera de tout le bien que vous pensez des accumulations humaines sur les plages. A vous de jouer ! Réparations de toiles Comme vous savez qu'on aime bien la nature ici, un petit tour du côté d'une artiste américaine dont le travail, à mi-chemin entre land-art et média-art, relève d'une poésie bucolique, d'un art de l'éphémère que nous ne pouvons que saluer.Après avoir réparé des champignons avec des rustines pour pneus de vélo ou organisé des manifestations de chenilles en colère, Nina Katchadourian s'est mise en tête de réparer des toiles d'araignées partiellement détruites. A l'aide d'un kit de couture et de fil rouge, elle a ainsi passé son été 1998 (oui, c'est pas tout jeune) à rendre service à ses voisines arachnéides. Ou du moins le croyait-elle... Car systématiquement, après avoir achevé son travail, les araignées, probablement véxées, s'empressaient de remplacer le fil intrus par un fil de leur création, éjectant au sol le travail de l'artiste, et ce, même si la toile en question était abandonnée depuis longtemps. La série de photographies Mended Spiderwebs témoigne de ces interventions temporaires, dont l'exécution a demandé un temps et une concentration inouïs, pour finalement être détruites en une nuit. Et puis tant que nous sommes dans les araignées, ressortons un lien vieux comme le web : la fameuse expérience des araignées droguées et les effets graphiques produits sur la conception de leurs toiles. Si avec ça, vous ne faites pas de beaux rêves... Derrière de bicheJ'ai beau chercher, je ne trouve pas de commentaire hautement intellectuel à ajouter à cette pratique artistique.
Ca s'appelle le "Deer Butt Art" (littéralement : art du cul de biche) et ça consiste à utiliser l'arrière-train d'une biche empaillée pour créer un portrait (forcément) barbu. ![]() C'est Michelle qui nous propose ce lien, et franchement Michelle, repasse quand tu veux ! Karratu et autres drôles d'animauxPosté par Gflu le 12.06.08 à 22:47 | tags : ludique, flash, cartographie, arts visuels, flickr, del.icio.us, google
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Dans la ménagerie du studio espagnol Bestiario, spécialisé dans le traitement graphique de l'information, de drôles d'animaux applicatifs se pavanent en avalant des tonnes de data. Outils cartographiques, représentations sages ou azimutées de vos comptes del.ici.ous, Flickr, etc. (ne loupez pas les grands 8 du Neurozaping), atlas du spectre radioélectrique (on en a parlé ici)... et dans un coin, entre deux flasheries savantes, une drôle de bébête, un jeu simple comme une équation : Boggle + Tetris Google = Karratu. Gentil, Karratu. 999 : la Demeure du Chaos revisitéeL'ultime visite - initiatique - au coeur de la Demeure du Chaos est diffusée depuis quelques semaines en haute définition sur le blog de Thierry Ehrmann. Le film est signé Etienne Perrone. Pour mémo, la Demeure du Chaos est un amoncellement post-apocalyptique artistiquement orchestré par Thierry Ehrmann, un dézingage in progress auquel ont déjà participé 70 artistes sur plus de 12 000 m², qui "figure notamment les scènes médiatisées de catastrophe, et des événements d'actualité comme les attentats du 11 septembre 2001 et les émeutes dans les banlieues françaises" (wiki et chaos-site). La Demeure héberge aussi les activités de Thierry Ehrmann - groupe serveur et site Artprice - ce qui fait d'Artprice la start up la plus undeground de la planète (feu les salariés de Spray apprécieront).
Sur le fond ? Extrait : "La Demeure du Chaos est un trou noir, un passage dans un couloir n’obéissant plus aux lois de la physique quantique. On est proche de la catastrophe ultraviolette. Les illuminés parlent d’une phase d’ensemencement du chaos d’où pourra finalement naître le Nouvel Ordre… mondial. Ordo ab chao". N'étant ni versé dans le franc-maçonnisme, ni grand connaisseur de l'oeuvre du monsieur (qui en est), ni sensible a priori à cette esthétique post fin de siècle... je crains d'avoir une analyse un peu courte. J'utilise donc mon joker avant de me faire une idée plus précise. Au fait, quelqu'un y a déjà mis les pieds, dans ce Chaos ? Bento art![]() On vous parlait il y a quelques temps des variations artistico-musicales des japonais de Obacchi.Mais il faut croire que l'art sur bento ne leur est pas exclusif. Sur Flickr, Sakurako Kitsa propose un florilège de ses propres créations comestibles, avec en plus, la description de chaque ingrédient. A l'heure où le monde tremble sous le coup des manifestations contre la nourriture chère, ce qui n'était au départ qu'un jeu artistique pour un public d'employés pressés pourrait bien devenir un sport de riches... ou bien la dernière forme d'art existante après que toutes les galeries et musées du monde aient fermé, assomés par le prix de la peinture et des matériaux à base de pétrole. Portrait intercontinental![]()
MAJ : Erik Nordenankar publie sur son site un "disclaimer"... il s'agit finalement d'un projet fictionnel et non réalisé (quoique réalisable selon lui). Un projet d'étude. Gageons que le jeune homme aura son diplôme...
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Déco d'intérieur Plasmosis a emménagé il y a deux an et demi dans un appartement de la ville de Irvine, Californie.Mais au lieu de coller des posters de Britney Spears au mur pour personnaliser son espace privé, il a préféré sortir ses pots de peinture et faire de chaque mur une oeuvre d'art. Seulement voilà, maintenant il doit déménager, et pour ne pas y laisser sa caution, tout doit être repeint en blanc. Pour les californiens qui nous lisent (hum), rendez-vous donc demain au 189 Pineview, pour visiter une dernière fois cet incroyable appartement, avant que tout ne disparaisse. Décidément, la crise de l'immobilier aux Etats-Unis n'a pas fini de faire des victimes... Toutes les photos sur www.189pineview.com. Brody Condon, geek éclairéSi beaucoup de plasticiens utilisent aujourd'hui les codes et symboles de la culture geek, force est de constater que peu d'entre eux sont réellement des geeks. Dans la grande majorité des cas, ceux-ci ont découvert le jeu de rôle avec Second Life et l'informatique avec Windows XP, ce qui est déjà pas mal, mais un peu frustrant pour le spectateur un peu averti.
Présenté lors de la dernière édition du festival espagnol The Influencers, Brody Condon fait donc figure de produit authentique, et ses oeuvres, faisant aussi bien appel à Donjon & Dragons qu'à Bruce Nauman, sont un pont intelligent entre deux groupes sociaux qui souvent s'observent et se pillent, mais rarement se mélangent. En 2005, son "Need For Speed (cargo cult)" est la recontruction en mousse d'urethane d'un modèle 3D de Lamborghini Countach extrait du jeu Need For Speed. L'appellation "cargo cult" fait référence à une pratique polynésienne qui consistait, pour des populations indigènes, à reproduire les gestes et l'équipement des armées coloniales qu'ils ne comprenaient pas, en imaginant que les mêmes causes produiraient les mêmes effets. Ainsi, en voyant les militaires demander un largage de vivres ou de médicaments, ces populations concevaient de fausses radios à l'aide desquelles ils réclamaient à leur tour de la nourriture. De la même manière, ils accumulaient quantité d'objets abandonnés par les colons (canettes, boites de cigarettes en métal) auxquels ils vouaient un culte. Deux ans plus tard, la performance "Lawful Evil" est une partie de Donjons & Dragons, jouée à l'occasion de la Art LA fair, et au cours de laquelle tous les joueurs devaient adopter un comportement de "Loyal Mauvais". Petit résumé pour les non-rôlistes : dans Donjons & Dragons, l'une des caractéristiques du personnage qu'on incarne est son "alignement", c'est à dire sa moralité, laquelle définira une grande partie de ses réactions face à une situation donnée. Incarner un "loyal mauvais", c'est jouer le rôle d'un individu précis, appliqué, réfléchi, et dont toutes les actions tendent vers le Mal en général, et la domination personnelle en particulier. Un groupe de "loyaux mauvais" est donc difficilement gérable, à moins qu'un but commun les fasse collaborer pour un temps donné. Mais d'expérience, ce genre d'association se termine toujours par des trahisons multiples et de lâches assassinats. De là à dire que "Lawful Evil" est une performance politique, il n'y a qu'un pas...Dernier exemple avec la vidéo "Death Animations" pour laquelle Brody Condon a recréé le "Tony Sinking into the Floor, Face Up and Face Down" de Bruce Nauman, vêtu d'un costume médiéval-fantastique et effectuant des mouvements copiés sur les animations de morts de personnage dans plusieurs jeux vidéos. Mêlant culture populaire, puisque lui-même en est directement issu, et réflexion/méthode empruntées à l'art contemporain le plus pointu, le travail de Brody Condon mérite donc largement le détour, et apporte sur le monde du jeu un regard que peu d'artistes ont su développer jusqu'à présent. |
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