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Florilège des rapprochements entre jeux vidéo et cinéma.

Flash Wateufeuk : Shoryuken gériatrique et mémoire défaillante

Posté par Dereck le 03.07.09 à 13:17 | tags : cinema et jeux vidéo, retrogaming, capcom

 

Passé le titre, la déception. Vous vous attendiez à un article de fond sur le quotidien de Gouken, sa poly-arthrite rhumatisante, son incontinence nocturne, la façon dont il a dû accepter sa calvitie. Vous vous attendiez à la chronique d'un vénérable doyen du coup de latte, à un portrait émouvant du maître de Ryu et Ken appuyé par les confessions larmoyantes d'Akuma en caméra cachée.

Et bien que dalle, rien de tout ça.

C'est une excuse pitoyable pour vous sortir de la news de caniveau sur un film pourri. Aliens in the Attic est une comédie familiale américaine du genre stupide-régressif, dans laquelle des extra-terrestres incompétents veulent dominer la terre. En commençant par le grenier de la famille Pearson.
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Vers 1:25 de cet interminable trailer chiant, les aliens plantent une sonde dans deux humains, qu'ils contrôlent comme des robots grâce à une manette. Il suffira qu'un jumeau Pearson s'empare d'un des deux joypads pour que les gags faciles s'enchaînent. Après tout, qui n'a pas envie de voir une grand-mère faire des salto arrière, skater sur une rampe d'escalier et coller un shoryuken bien senti au premier venu ?

Ne répondez pas tout de suite.

Dans l'histoire des exploitations abusives du jeu vidéo au cinéma, Aliens in the Attic est en retard d'environ 18 ans sur la transposition la plus cruelle et la plus drôle qu'on ait pu voir. La mort de Spencer dans le 6e Freddy en 1991 était aussi grotesque qu'elle était inventive.
Tout y est, du game-design rétro aux répliques pour nerd. "I got the Power Glove !" gloussait le grand brûlé.
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Aliens in the Attic n'est qu'un sale scrub. Freddy Krueger Wins. Perfect.




Brèves de Paddle : Shia LaBoeuf

Posté par Dereck le 24.06.09 à 12:27 | tags : geek, cinema et jeux vidéo, citation, retrogaming, wii

Shia LaBoeuf, Acteur et core-vantard
"Je me souviens quand j'ai joué à Mario Kart pour la première fois avec mon père, et c'était des années après cette période où il chiait sur les jeux vidéo. Comme si vous êtiez un loser. Finalement, après avoir joué à Mario Kart, mon père me regarde et me dit "J'aime bien jouer le champignon". C'est tout ce qu'il avait à dire. C'est un de ces souvenirs qui vous restent jusqu'à la fin de votre vie, comme lorsque votre père utilise un portable ou vous envoie un texto pour la première fois. Ce genre de choses. {...}
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Je n'ai pas pu jouer à la Wii parce que ma main est cassée. J'ai juste joué à la Xbox 360 et la PS3. J'imagine que l'expérience Wii est... Je n'en sais, rien en fait, je ne touche pas à la Wii pour être honnête avec vous. C'est une console d'amateurs. Je ne suis pas attiré par ce truc. {...}
Il y a une façon de savoir simplement s'il y a des joueurs avec lesquels vous voulez jouer. Vous leur demandez s'il ont une Wii. S'il disent oui, alors qu'ils se cassent d'ici. {...}
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Vous ne faites pas qu'aimer les jeux. Je connais chaque chanson possible de Super Mario et je peux me les fredonner. Dans la douche et je ne chanterais pas Bryan McKnight ou Neil Diamond, je chante Super Mario. Di-di-di, di-di di-di. Je jure devant dieu, mec? C'est bizarre. J'ai cet endroit spécial de mon lexique qui ne concnerne que les jeux. Je ne pense pas être le seul. Il y a toute une génération de gars comme moi."

Après avoir lu ces déclarations, et en se forçant un peu on pourrait presque, presque apprécier Shia LaBoeuf et lui pardonner Tarzan avec les macaques ou le gag des plantes dans les couilles d'Indiana Jones 4. Puis on regarde Transformers 2 et on retourne aiguiser sa hache.

Il a failli nous attendrir, ce salopard.

- Via -







Christian Bale aime *vraiment* les jeux vidéo

Posté par Dereck le 28.05.09 à 12:18 | tags : retrogaming, cinema et jeux vidéo

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Après la confession de Christian Bale quant à son amour du gaming, un tour sur la bibliothèque de la connaisance aux sources douteuses, Wikipedia, s'imposait. On y apprend qu'il a commencé à tourner en 1982 dans une pub pour l'adoucissant Lenor, puis qu'il est aussi apparu dans un spot pour les céréales Pac Man en 1983. A partir de cette piste, un tour sur la vidéothèque de la honte aux encodages douteux, YouTube, se faisait urgente.

Voilà, pour toi lectorat, les autres débuts d'acteur de Christian Bale, à une époque où personne ne se doutait qu'il tuerait des cadres supérieurs à la hache, ou porterait un costume de Batman un autre jour qu'Halloween.

Les enfants grandissent trop vite.




Brèves de Paddle : Christian Bale

Posté par Dereck le 25.05.09 à 12:25 | tags : cinema et jeux vidéo, citation

Christian Bale, Acteur, Plombo-latinophile
"Oui, j'adore les jeux vidéo. Je jouais à des jeux vidéo pendant toute mon enfance. un de mes préférés était Super Mario. Je ne serait pas allé me coucher tant que je n'avais pas terminé le jeu, vous savez."

Ce commentaire de Christian Bale vient juste après une remarque du journaliste sur Terminator Salvation, définissant le film comme une immersion dasn un jeu vidéo époustouflant. De là en découle une question sur l'affinité de Bale avec le jeu vidéo.
Le point de vue de l'interviewer n'est pas isolé, puisque que Roger Ebert, critique cinéma émérite, termine son article en disant que "{Terminator Salvation} vous donne tous les plaisirs du jeu vidéo sans la necessité de devoir y jouer."

L'action décomplexée et spectaculaire est donc attribuée par consensus au jeu vidéo. Quand le cinéma part en Michael-Bay-triple-boucle-piquée, il est réduit à un média qui pourtant s'est inspiré de lui pour établir ses standards de mise en scène.
La prédation, puis la digestion des inspirations, ont une résonnance particulière avec Terminator Salvation. Son adaptation vidéoludique avait à l'origine été prévue en interne par Halcyon Corporation, détenteur des droits de Terminator, mais a finalement été réalisée par le studio GRIN.

On ne peut s'empêcher de penser que taxer un blockbuster de jeu vidéo est péjoratif, là où traiter un jeu de film est un éloge. Mais que penser d'un jeu vidéo qui ressemble à un film tiré d'un film qui ressemble à un jeu vidéo ?

Aspirine, quelqu'un ?

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Jade, Jake, Mac et un mec en capuche veulent faire parler d'eux

Posté par Dereck le 12.05.09 à 10:26 | tags : cinema et jeux vidéo, nintendo, activision, ubisoft

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Trailer, teaser ou bande-annonce ? La vidéo soigneusement fuitée par Ubisoft pour générer du bruit internet et préparer habilement préparer son plan marketing remplit sa fonction à merveille. Chacun y va de sa spéculation, se demandant pourquoi Jade fait elle aussi du Parkour. La déambulation acrobatique est devenu la nouvelle façon de courir pour les héros de jeu vidéo. Bouffez-en jusqu'à la nausée, tant que ça marche et que ça reste frais. La nouvelle d'une suite à Beyond Good & Evil m'avait fait exploser de joie, mais l'inclusion du parkour en fait un produit de série qui exploite un effet de mode. Mon attention s'est éffondrée en quelques secondes.

La foule, quant à elle, frétille dans l'attente de l'E3 et d'une annonce au timing parfait. Après les "fuites" d'Assassin's Creed et de Prinoe of Persia, la foule n'a toujours pas compris qu'on la prenait pour une truffe. Sacrée foule.
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Place au docu-fiction avec l'entraînement quotidien de Little Mac pour Punch-Out. Après 15 ans d'absence, le boxeur 8bit veut enfin prendre sa revanche sur King Hippo, celui qui lui reprit le titre mondial après les évènements de Punch-Out sur NES. Rares sont les courts publicitaires qui affichent un tel souci du détail dans la ressemblance des personnages et dans les décors. La vieille salle de boxe Doc's Gym où Doc entraîne Little Mac sent la sueur et les loyers serrés, le coach raconte n'importe quoi en grignotant sa fameuse barre de chocolat, Little Mac court en jogging rose derrière le vélo de Doc sur cette route au bord de l'océan.

Faire dans la nostalgie sans prostituer le fond de commerce, c'est tout aussi rare de la part de Nintendo, alors autant en profiter avant qu'on se tape les spots français avec Tatie Gudule qui boxe ses petits enfants dans la joie, l'allégresse et la démagogie.
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Jake Gyllenhaal se porte bien, merci pour lui. Le pectoral saillant et l'abdo tracé, il incarne un Prince presque crédible dans l'adaptation cinéma du jeu vidéo. Bien que le film semble presque complet, assez pour que Jerry Bruckheimer en montre des extraits, nous devrons encore attendre un an avant de pouvoir le huer l'apprécier dans les salles obscures.

La pression s'accentue sur Prince of Persia, après l'étron filmique Street Fighter II, la trace de pneu Hitman et le silencieux-mais-mortel FarCry d'Uwe Boll. Le fardeau est lourd sur les épaules de Jake, mais après tout, c'est aussi pour ça qu'il fait du sport, pas uniquement pour péter le bassin de Reese Witherspoon. Qui est sa petite amie. Si vous ne lisiez pas les potins. Je ne suis pas gay.
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Prototype, à quelques semaines de sa sortie, nous révèle enfin qui est le grouillot en capuche pour lequel on ne ressentait jusqu'à présent aucune empathie. Alex Mercer nous parle de sa condition, du virus qui a provoqué sa mutation, des donuts froids qu'il mange le matin en contemplant les premiers rayons du soleil. Il est intéressant de voir que si le jeu tient du GTA-Like, cette introduction rappelle plutôt des films dépeuplés comme 28 jours plus tard ou I am Legend.

Radical Entertainment s'est fait mal en travaillant sur le découpage de ses cinématiques, et semble vouloir donner à l'histoire une présence particulière. La narration devrait ainsi revêtir plusieurs formes au cours du jeu, directe à travers les évènements auxquels participe le joueur, ou indirecte grâce aux souvenirs collectés par les personnages assimilés. Les développeurs ont d'ailleurs introduit la notion de rumeur, et si vous assimilez une victime dont les souvenirs sont biaisés, vous aurez du mal à compléter le puzzle de la vérité.
Alex Mercer conserve son charisme de géranium fâné, mais Prototype rassure peu à peu par quelques bonnes idées. Dont la descente du coude sur tank.

Ce zapping de l'awesome est maintenant terminé, vous pouvez reprendre une activité normale. A ciao bonsoir.




Feel, l'horreur à la japonaise selon le réalisateur de The Grudge

Posté par Dereck le 04.05.09 à 16:35 | tags : survival horror, nintendo, wii, cinema et jeux vidéo

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Rares sont les titres de la Wii qui ont murement réfléchi et appliqué le principe de la Wiimote-Lampe-torche. L'idée semble enfin connaître la maturité avec Silent Hill Shattered Memories, dans lequel la découverte des indices et des énigmes se feront à travers les zones éclairées par la lampe. Feel donne lui aussi l'impression de prendre le même chemin, avec une approche fraîche et paradoxalement routinière.

En effet, si la progression de Feel laissera la caméra souligner les éléments horrifiques par des zooms ou des cut-scenes courtes, le contenu sera une production familière pour Takashi Shimitzu. Le réalisateur est connu indirectement chez nous pour avoir travaillé sur la série Ju-On / The Grudge, une série qui a laissé asez de traces dans l'oeuvre de Shimizu pour que les gargouillements glauques résonnent encore dans la bande-annonce de Feel.

Pour le moment, le seul élement de gameplay qui nous a été révélé par Famitsu Magazine concerne les piles de la lampe torche que l'on devra renouveler au risque de se faire surprendre dans le noir par les fantômes locaux.

Par "surprendre", comprenez, se faire démembrer de trois façons différentes avant de toucher terre. On attend donc d'autres détails quant à la façon dont on se sort des rencontres ponctuelles avec les esprits, ou sur les éventuels puzzles à résoudre.

L'article du Famiitsu parle aussi d'un mode deux joueurs et d'une sortie estivale pour le Japon. Puis le silence.

En regardant Feel au premier abord, on pourrait se dire que Nintendo la joue name-dropping avec Shimitzu, un de ces cinéastes embarqués dans un projet vidéoludique sans jamais avoir été en contact avec le marché, ni même une manette. Ce serait oublier que Shimitzu compte à son actif plusieurs films de la honte, dont une adaptation Live du jeu de combat Sega Last Bronx, un bonus réalisé pour la réédition aniversaire du titre sur PS2.

Si Takashi Shimizu s'avère plus geek qu'on le soupçonne, son apport à Feel pourrait contribuer à développer la ludothèque adulte de la Wii, mais surtout à réaliser ces promesses d'aventure immersive faites il y a 3 ans de cela par Nintendo.

- Via -




Vingt choses que vous ne saviez pas forcément sur Hideo Kojima

Posté par Dereck le 30.04.09 à 12:22 | tags : game design, metal gear solid, cinema et jeux vidéo

 

Lors de la sixième session de la Dream Classroom à l'Apple Store de Ginza, Tokyo, Hideo Kojima s'est révélé à ses fans d'une manière inattendue. Voire inespérée. Au cours de la discussion-interview, menée par un membre de Kadokawa Shoten, le créateur de Metal Gear a parlé de ses rêves et influences à coeur ouvert. C'est assez rare venant d'un japonais pour que l'on tende l'oreille.

 

Cette Dream Classroom nous a appris plusieurs choses inédites sur Hideo Kojima :

1. Kojima veut faire des jeux jusqu'à sa mort
2. S'il pouvait choisir sa mort, ce serait dans un cinéma, ou en plein développement d'un jeu
3. Hideo Kojima a fait des études d'économie à l'Université qui ne lui ont jamais servi
4. Quand il était petit, Kojima regardait beaucoup la télévision et c'est comme ça qu'il a appris à manger des spaghettis
5. Sa première rencontre avec des occidentaux a été en 1970 lors de la Foire Mondiale d'Osaka, qui l'a laissé depuis avec l'envie de travailler avec des gens de tous horizons, "comme dans Start Trek"
6. Vers la fin de ses années de collège, il écrivait 10 pages de fiction quotidiennement
7. Quand il était au collège et lycée, Kojima a réalisé des courts-métrages, dont un qui s'appelait "Zombie"
8. Il est culturellement marqué par la Foire Mondiale d'Osaka, l'aterrissage d'Apollo et le group Joy Division
9. Tout jeune, Hideo Kojima avait une petite amie nommée Yoshiko
10. Bien que Kojima apprécie les livres aujourd'hui, il lisait très peu étant enfant et cela inquiétait ses parents
11. Hidatsu Productions est le nom que Kojima donna à son groupe vidéo au lycée
12. Les trois jeux qui l'ont le plus influencé sont Xevious, Super Mario Bros et Portopia Renzoku Satsujin Jiken, un jeu de détective sorti en 1985 sur Famicom
13. Kojima a commencé à écrire ses propres livres au collège
14. A la même période, il commença à lire des livres comme Keiji Columbo, l'adaptation japonaise de la série télévisée
15. C'est en jouant à Portopia Renzoku Satsujin Jiken qu'il a compris l'importance des éléments filmiques dans un jeu
16. La seule fois où il soumit son travail de jeune écrivain fut pour un concours du magazine Hayakawa Shobo, dont il se fit refouler
17. Ce qu'Hideo Kojima préfère dans les films et les livres, au-delà de l'histoire et des images, ce sont les mondes nouveaux qu'ils lui font découvrir
18. Kojima a refusé que son équipe fasse des drama radio à partir de ses vieux écrits, parce qu'il les trouvait vraiment trop mauvais
19. S'il écrivait au lieu de faire des films à ses début, c'est parce qu'il n'y avait pas d'école du cinéma dans le Kansai
20. Son véritable rêve est d'aller un jour dans l'espace

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Vous êtes à présent parfaitement incollable sur Hideo Kojima, à condition d'avoir aussi appris par coeur le faux CV qu'il a montré durant la Dream Classroom. Dans celui-ci, il donne une chronologie des évènements marquants de sa vie, comme sa découverte du cinéma à trois ans, ou l'année durant laquelle il joua à Xevious.

A travers ces quelques éléments, on en apprend plus sur la personne derrière le game-designer, assez en tous cas pour le trouver sympathique. Quand Kojima est descendu du podium pour serrer la main aux étudiants présents, l'un d'eux n'a d'ailleurs pas pu s'empêcher de l'étreindre comme une peluche.
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- Via - Crédit Photo Adriasang.com -




Staline VS Zombies VS Tyson : La guerre de l'Awesome a commencé

Posté par Dereck le 09.04.09 à 11:25 | tags : sport, mmorpg, electronic arts, cinema et jeux vidéo

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Sans oublier des démons. The Secret World est le dernier MMO de Funcom, qui pour une fois ne nous sert pas les sempiternelles elfes en string de guerre, mais un univers contemporain où le fantastique se cache dans l'ombre. Le concept a de quoi apporter un peu de sang neuf dans un marché qui piétine dans le Tolkien en soldes, où l'adaptation MMO de Persona peine à rassembler les foules en dépit de bonnes idées.
The Secret World est prévu pour PC et Xbox 360 d'ici 2010, et le projet est chapeauté par Ragnar Tørnquist, qui avait déjà fait un excellent travail sur Dreamfall et The longest Journey. Des 70 personnes de l'équipe de développement, la plupart ont déjà oeuvré sur Age of Conan, Anarchy Online ou EverQuest II.

Ce qui démarquerait The Secret World de la conccurence serait avant tout son idée de mélanger MMO et ARG/Alternate Reality Game, par le biais d'une communauté et d'un réseau social. Ambitieux autant qu'intéressant de par son mélange de supports, The Secret World pourra peut-être revitaliser un genre qui tourne en rond.
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Staline n'est pas qu'une icône du communisme Russe, il est aussi celui qui sauvera le monde des Martiens. Dans Stalin VS Martians, c'est à travers un RTS que l'on devra vaincre l'invasion extra-terrestre grâce à la puissance de l'armée rouge. Il y a quelque chose d'étrangement redondant dans le principe de ce jeu, pour peu qu'on se soit intéressé à l'histoire de la Pop Culture.
En effet, dans un prolongement de la pensée magique, les sorcières qui incarnaient l'inexplicable au moyen-âge sont devenues les martiens quand la technologie est arrivée. Puis les marsiens et leur propension à envahir sont devenus pour le peuple américain une métaphore des fascistes, mais avant tout des communistes durant la guerre froide.

De fait, Staline lutte contre sa représentation métaphorique. CQFD. Je vous laisse ventiler votre cerveau avec ce clip psychadélique-cheap pour récupérer après cet effort déductif.
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Jim Henson est un maître en films fantastiques. Il a créé Dark Crystal et Labyrinth, et son studio continue à produire les créatures pour de nombreux films comme H2G2 ou MirrorMask. Pour les presque-trentenaires de mon époque, il est l'homme derrière Fraggles Rock, le Muppet Show et Sesame Street.
C'est en puisant dans ces derniers qu'IGN et Black20 Studio ont tourné Jim Henson's Resident Evil 5, soit une parodie de Resident Evil avec des Muppets, librement inspirée de RE5.

Vous remarquerez avec quel soin les zombies noirs sont absents de ce court. Tirez-en vos propres conclusions.
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Electronic Arts termine le festival avec une nouvelle démonstration technique de Fight Night Round 4. Sueur et larmes dynamiques, échanges de coups complexes, mais surtout, le plaisir de sentir glisser son corps luisant contre celui de l'autre boxeur pendant un crochet du droit homoérotique.
Le souci du détail est appréciable, mais je suggère à EA de ne pas nous dévoiler tout de suite les Mini-Games du vestiaire comme "Drop the Soap" ou "Have you seen the elephant ?". Il pourra néanmoins faire une économie en réutilisant les mêmes sous-titres. "True inside Fighting".




Oneechanbara Vortex The Movie : Katana plus, t'en as encore

Posté par Dereck le 06.04.09 à 17:20 | tags : cinema et jeux vidéo, sexe et jeu vidéo, zombie

Une mise au point s'impose pour ceux qui auraient jusqu'à présent évité avec précaution le caniveau de l'industrie vidéoludique. Oneechanbara est au jeu d'action ce que les films Troma sont au cinéma. Imaginez une japonaise en bikini, chapeau de comboy et boa, qui démembre des nuées de zombies au katana, et vous aurez une idée de ce qu'est Oneechanbara. C'est un jeu au demeurant assez naze qui a toutefois le mérite de ne jamais se prendre au sérieux ni de prétendre élever le jeu vidéo au rang d'Art.

Un film live tiré du jeu, dont on avait parlé ici, était sorti au printemps dernier. Entre temps, il fut renommé Chanbara Beauty et exporté en DVD honteux vers l'occident, terminant sa course sur les étagères des érotomanes amateurs de Série Z.
D3 Publisher a senti le filon nerd avec son produit et vient d'annoncer une suite par le biais d'un teaser. Onechanbara Vortex sera donc l'adaptation du second jeu de la série, conservant le même standard de qualité auquel le premier épisode avait pu nous habituer.

Glamour et raffinement seront au programme pour un public aux exigences inflexibles :
Go tits or Get the fuck out.

- Via -




Batman et Prototype roulent de rire devant King of Fighters The Movie

Posté par Dereck le 30.03.09 à 13:27 | tags : cinema et jeux vidéo, industrie, activision

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Ce fumet qui chatouille vos naseaux, c'est celui du sandwich à la merde breveté Chamboul'. La première tranche qui servira de base, est faite d'une fine farine d'Awesome, afin de révéler toute la saveur de Prototype.

Activision a lancé une campagne de shill appliqué, avec une vidéo résumant les 10 raisons pour lesquelles vous devez acheter le jeu. Dix façons de justifier un trou de 70€ dans vos finances, qui s'explique principalement par la possibilité de surfer sur le cadavre d'un soldat, d'empaler un hélicoptère, ou faire une descente du coude sur un tank. Le retard accumulé par Prototype semble lui avoir fait du bien, en dépit d'un héros à capuche toujours aussi charismatique qu'un concombre cuit.
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Le fourrage merdeux de ce sandwich sera composé d'une purée cinématographique cuisinée par le chef réalisateur Gordon Chan. L'adaptation de King of Fighters annoncée en mai 2007, et dont le tournage devait commencer début début 2008, commence à faire parler d'elle. Dans ce reportage de MovieSet, vous allez pouvoir découvrir le casting du film, et entendre le point de vue du réalisateur.
Son propos est cohérent, et il a du mérite à vouloir faire comprendre au spectateur ce qui se passe dans la série, même s'il n'a jamais joué au jeu. Entre Geese Howard, Wolfgang Krauser, Rugal et les Orochi, c'est un tel bordel là-dedans que le scénariste responsable de l'adaptation a dû s'arracher les cheveux.

Ce segment nous apprend surtout que les acteurs choisis pour les rôles principaux sont Sean Faris pour Kyo Kusanagi, Will Yun Lee pour Iori Yagami, Maggie Q pour Mai Shiranui et Ray Park pour Rugal. Si Park et Will Yun Lee sont des choix valides, pourquoi prendre un bon gaijin pour incarner un japonais de souche et Maggie la planche à pain pour Mai-bonnet-double-D ? A part le fait qu'ils étaient en solde.

On s'approche dangereusement de la Bison Line, une limite théorique inventée par votre serviteur depuis The Legend of Chun Li, au-delà de laquelle les adaptations partent en couille.
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Pour faire passer le goût douteux de la garniture,  je n'ai trouvé rien de mieux que Batman. Le Dark Knight vous rince la bouche à l'Awesome, dans un developer's diary qui détaille le mode challenge d'Arkham Asylum. Il est rassurant de voir enfin un peu de gameplay, de la part d'un jeu qui ne se dévoilait jusqu'à présent qu'à travers des captures d'écran en clair-obscur.

J'irais même plus loin. C'est séduisant. Les actions contextuelles et les possibilités semblent témoigner d'un game-design intelligent, qui a compris comment Batman tirait parti de son environnement pour rester invisible. Cette scène où il sème la confusion en éliminant les ennemis un par un me rappelle ce passage de Batman Begins sur le port, où Nolan avait saisi que Batman était un mélange entre furtivité, mindgame et brutalité.

Votre sandwich à la merde est servi. A déguster tant que ça sent fort.




Flash Wateufeuk : Comment impressionner Vin Diesel ?

Posté par Dereck le 23.03.09 à 13:26 | tags : cinema et jeux vidéo, geek

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Les Memes Internet ont dans leur grenier des moments de gloire tels que les Chuck Norris Facts ou les Bruce Campbell Facts, des encyclopédies de vérités nerd sur ces icônes de série B auxquelles le culte méritait un évangile. Ces Facts rivalisent d'absurdité, faisant de ces acteurs très humains des êtres omnipotents.

Ils sont pourtant les enfants directs des Vin Diesel Facts. L'acteur, servant parfois de doublure lumière à Eric Viennot, en est à l'origine. "Vin Diesel ne fait pas des pompes, il repousse le monde" ou "Vin Diesel a inventé le noir et toutes les couleurs du spectre lumineux, sauf le rose, Tom Cruise a inventé le rose"
Et tant d'autres, tellement cités qu'on en a forcément lu un quelque part, au hasard d'un forum, d'un blog, ou de Facebook.

Vin Diesel, malgré sa teneur garantie en Awesome, peut toutefois être impressionné.

Lors d'une interview de promotion avec Jonathan Ross pour la télévision britannique, l'acteur et le présentateur ont discuté jeu vidéo. En quelques phrases échangées, on apprend que Vin avait un peu honte d'être un gamer, parce qu'avant de passer à la manette, il jouait beaucoup à Donjons & Dragons.

Le dialogue prend alors un tournant inattendu quand Ross révèle que sa femme est Lvl80 dans World of Warcraft. Diesel se lève, félicite Ross et lui secoue vigoureusement la main en lui demandant de saluer son épouse.
Aucun doute possible sur l'information, puisque la compagne de Jonathan Ross n'est autre que Jane Goldman, ancienne rédactrice du défunt magazine JV Zero, au début des années 90.

"Et le niveau de Vin Diesel ?" me demandez-vous. Je ne saurais dire. Vin Diesel ne gagne pas de points d'expérience, c'est l'expérience qui veut gagner des points de Vin Diesel.

- Via - Le passage commence à 5:24 -




Brèves de Paddle : Hollywood Muscle Edition

Posté par Dereck le 16.03.09 à 12:26 | tags : mmorpg, industrie, rpg, fps, cinema et jeux vidéo, citation

Dwayne Johnson aka The Rock, Acteur, mea-culpiste
"Doom a été un énorme, énorme succès, mon ami {ton ironique amusé} Nous sommes un exemple d'essai et d'échec {pour les adaptations de jeu au cinéma} Il y a pourtant eu des adaptations qui ont vraiment réussi au cinéma, mais je ne sais pas quels sont les "faire" et "ne pas faire" dans le domaine, je sais que lorsque vous prenez un jeu vidéo, enfin notre but avec Doom, n'était pas seulement de plaire à son public mais peut-être essayer de réussir dans le genre science fiction. {...}
On en revient toujours à l'écriture et au matériau d'origine. Donc on est un bon exemple de ce qu'il ne faut pas faire."


Doom était un nanar de grande envergure, soit trop sérieux, soit trop second degré, il provoquait l'hilarité par sa maladresse chronique. Aussi nul qu'il soit, il avait pourtant fait des choix scénaristiques qui piochaient dans le jeu original, tout en s'aventurant très loin de son influence. Réaliser l'adaptation d'un média actif, avec une durée de production et des budgets sans comparaison avec ceux d'un jeu, pousse ainsi à des décisions parfois malheureuses.

Dwayne Johnson assume son erreur. Attendez encore deux ans avant qu'il ne présente ses excuses pour Race to Witch Mountain.

Vin Diesel, Acteur, historiophile
"{Sans la pression marketing et financière} le jeu de mes rêves est un projet sur lequel on a travaillé en interne. On n'en a pas parlé beaucoup parce qu'on a réfléchi à la façon de le faire bien. Le jeu de mes rêves est un jeu nommé Barca BC. La raison pour laquelle c'est le jeu de mes rêves, c'est parce que c'est un MMO - et souvenez vous avez dit que le financement n'était pas un problème dans ce scénario, c'est évidemment un jeu extrêmement coûteux - mais c'est aussi un jeu en ligne multijoueurs où vous pouvez créer un avatar qui vit dans la réalité d'Hannibal Barca, durant les guerres Puniques en 200 avant Jésus Christ.
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Vous auriez des avatars, ce serait un RPG, avec ce monde antique comme toile de fond. Un monde antiue qui serait votre Azeroth. {...}
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Nous savons tous que ces jeux nécessitent beaucoup de travail, beaucoup de fonds. On est dans les deux-trois premières années de production. Ca prendrait probablement encore quatre ans avant qu'on ne puisse voir ce jeu. Mais c'est un projet en haut de ma liste de priorités.
Quand on parle de situations idylliques, mec, j'adorerais incarner un soldat Carthagenois de 200 avant JC. Naviguer autour de la Méditerannée, ça serait plutôt cool. Si vous pouvez y ajouter des éléments historiques, ce serait encore mieux."


Le MMO de Vin Diesel serait à World of Warcraft ce que Fast & Furious est au Grand Prix de Monaco. Imaginez seulement un raid à dos d'éléphants contre des fantassins et des archers. La logique éditoriale de Tigon Studios, le studio de développement de Vin Diesel, est en phase avec le marché. Exploitation de licences éprouvées comme les Chroniques de Riddick, afin de financer des projets plus personnels come ce Barca BC.
Dans un contexte de marché MMO bien saturé, mais avec l'avènement des solutions Free to Play, Barca BC est un fantasme risqué mais néanmoins possible. Vin Diesel est passionné par Hannibal depuis des années et il ne laissera certainement rien de côté pour réaliser ce rêve très personnel.

Le sommet de l'awesome serait alors un raid à dos de pachidermes en compagnie du musculeux Vin, aux commandes de son avatar d'Hannibal. Awesome ascendant Legendary, je vous dit.

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Dans les restes de l'actualité, on apprend que David Hayter vient de fonder sa boîte de production Dark Hero avec Benedict Carver, actuellement producteur du film Tekken. David Hayter poursuit sa diversification, après avoir doublé Snake dans Metal Gear Solid, et travaillé sur le scénario du Watchmen de Zack Snyder.
La création de Dark Hero lui permettra ainsi de financer ses prochains films, dont Straughter Road et Demonology, deux films ont été écrits et seront réalisés par David Hayter. Un film de loups-garous et un autre sur les démons viendront grossir le CV de Hayter, destiné à écrire le scénario de l'adaptation de Lost Planet. Omniprésent si ce n'est omni-casquette, on risque d'entendre parler de David Hayter assez souvent durant les trois prochaines années.

L'autre nouvelle, mauvaise cette fois, c'est que l'adaptation de Stranglehold ne sera pas réalisée par John Woo mais par Stephen Fung, et ne sera pas non plus interprétée par Chow Yun Fat. Terence Chang, co-producteur de Woo sur plusieurs films a précisé que le scénario garderait les éléments du jeu, tout en mettant en scène un Tequila bien plus jeune. Ce ne sera donc plus la suite de Hard Boiled.

Tout est question de marketing. Il vaut mieux garder le titre Stranglehold, parce qu'un produit dérivé de Hard Boiled sans John Woo ni Chow Yun Fat ne se vendrait pas aussi bien avec le nom "Dude with guns and exploding stuff". Le public risquerait de le confondre avec un film de Michael Bay.

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Cinéma-cinémaaa : Adaptations et rétro-adaptations se bousculent

Posté par Dereck le 10.03.09 à 10:34 | tags : cinema et jeux vidéo, industrie, capcom, resident evil

Mesdemoiselles, je ne vous oublie pas. Je vous mets au pluriel parce qu'à partir de deux, on a le droit. Pour vous mesdemoiselles, une livraison spéciale de Jake Gyllenhaal torse-poil sur le tournage de Prince of Persia. L'adaptation se déroule bien pour le moment, sans catastrophe colportée jusqu'à présent. A condition d'accepter Donnie Darko en Prince bondissant et Ben Kingsley en Evil Gandhi du moyen-orient, tout va bien. Tout ira forcément mieux que pour The legend of Chun Li.

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Voilà donc une introduction purement anecdotique, mais qui vous prépare aux deux rumeurs que j'ai dans ma besace.

Le réalisateur des cinématiques pour Resident Evil 5, Jim Sonzero, a déclaré à MTV qu'il était en pourparlers avec Capcom pour adapter une des franchises de l'éditeur en film. Sans préciser laquelle, il a simplement révélé ses intentions. Jim Sonzero n'est pas un stagiaire dans le domaine, il a travaillé sur Resident Evil 5 après avoir réalisé plusieurs publicités et clips, ainsi que le remake américain de Pulse.

Si son travail est propre, il lui faudra quelqu'un d'inspiré au script pour donner de la matière à son projet. Histoire de faire oublier la laborieuse transposition de Pulse par Wes Craven.

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La seconde rumeur concerne Stranglehold, la suite vidéoludique de l'excellent Hard Boiled réalisé par John Woo. Les scénaristes Jeremy Passmore et Andre Fabrizio seraient en train de plancher sur l'adptation de Stranglehold au cinéma. La transposition d'un jeu aussi fidèle à la patte Woo ne se fera probablement pas sans de nombreuses retouches. Les personnages et les dialogues peuvent être plus développés, les scènes d'action scénarisées.

Quant au reste, il serait bien que Passmore et Fabrizio n'y touchent pas. Je tiens à ma glissade pétaradante sur la colonne vertébrale d'un squelette de dinosaure.

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Brèves de Paddle : Chris Kramer

Posté par Dereck le 04.03.09 à 13:24 | tags : cinema et jeux vidéo, capcom, citation

Chris Kramer, Directeur de la communication chez Capcom, zen-zen
"Il y a environ cinq ans, Capcom a décidé d'adopter la même approche que Marvel pour ses franchises. Cela signifie que toutes les productions cinématographiques majeures basées sur des licences Capcom seront co-produites, on en a fini avec l'idée d'encaisser le chèque et d'ignorer le sort de notre franchise.
.
Capcom va être bien plus impliqué dans ses films. The legend of Chun Li est le premier à appliquer ce modèle, c'est pourquoi le logo Capcom a une place si importante au début du film. On a aussi des adaptations d'Onimusha, Clock Tower et Lost Planet en production, ainsi que quelques autres projets qui trainent du côté d'Hollywood. {...}
.
Les critiques n'ont pas été sympa avec le premier film Street Fighter non plus, mais le film a été honteusement rentable pour Capcom sur les dix dernières années. La première adaptation génère encore des millions de dollars en royalties pour Capcom chaque année, grâce aux chaînes cablées, à la distribution internationale, aux ventes de DVD et Blu-Ray. Et Capcom aurait reçu bien plus d'argent s'il y avait eu un accord de co-production !"


Puisque que mon opinion n'aura aucun impact sur les bénéfices de Capcom, je peux donc dire à quel point The legend of Chun Li est une bouse fumante. Si les chorégraphies ne sont pas foncièrement ratés, le scénario est bidon du début à la fin, les acteurs sont mal dirigés et les effets spéciaux sont minables.

Quant à l'univers coloré de Street Fighter, il est passé à la moulinette du pseudo-réalisme. En voulant devenir plausible, il n'a réussi qu'à devenir banal.

L'ancien Street Fighter était grotesque, mais il avait une exhubérance que Legend of Chun Li n'ose jamais. Par instants, on se dit qu'il ne se prend pas au sérieux quand Kristin Kreuk tabasse Taboo de Black Eyed Peas et lui répond "I'm just getting started", ou quand une bande d'asiatiques fait détaler Balrog en lynchant sa voiture avec des durians. Le durian, le fruit qui sent comme une charogne sous un tas de fumier, la terreur des habitants de Chinatown. Et des hommes de main caractériels.

Street Fighter The legend of Chun Li
manque d'humour et de fantaisie. Quand on voit Chris Klein et sa touffe de Nicholas Cage au saut du lit nous ânonner ses répliques, on en vient à regretter Raul Julia et ses Psycho Crushers à poulie.

Moi, en tous cas, je les regrette.

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Street Fighter The Movie : La fausse récompense du public japonais

Posté par Dereck le 24.02.09 à 10:29 | tags : capcom, cinema et jeux vidéo

Street Fighter The legend of Chun Li, commence à prendre conscience de son handicap. Cette soudaine fulgurance est peut-être due à une comparaison inopinée entre le matériau d'origine et les acteurs engagés, voire même avec l'autre film maudit de 1994. Sans conteste, et malgré la nullité ambiante de ce navet/nanar, Raul Julia botte les fesses de Neal McDonough, de son bouc et de ses costumes gris fadasses avec chemise et cravates vieux rose.

On aurait pu à la limite tolérer que Chun Li ne possède pas des cuisses de 60 kilos chacune, que Balrog renonce à son short bleu. Mais que Marcel Bison ressemble à un cadre supérieur d'une banque Suisse, non. Non en 8-Hit combo. Super Non Ex Combo finish. Je joue trop à Street Fighter IV.

Afin de limiter les dégats post-projection dans l'archipel, les producteurs ont jugé bon d'ajouter un court-métrage d'animation à la fin du film. Le studio 4C produira ainsi un court basé sur Street Fighter IV à la gloire de Sakura. Pour ceux qui ont déjà le jeu en main, et ont déjà dû prendre rendez-vous chez l'ophtalmo, Studio 4C est le responsable des séquences en dessin animé qui entament et finissent le mode arcade, ainsi que du film d'animation inclus dans l'édition collector.

La fine équipe qui nous a pondu un travail de tâcheron mal dessiné, animé en 2 images/seconde façon Dragon Ball du très pauvre, va donc gratifier le public japonais d'un autre saccage graphique. Prolonger l'agonie de Street Fighter le film avec un dessin animé dégueulasse, quelle riche idée. Sous couvert de bonus, c'est plutôt ajouter l'outrage à l'insulte.

Etrangement, Street Fighter The Legend of Chun Li ne sera pas montré aux critiques avant sa sortie. Quelle surprenante surprise.

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Uwe Boll est officiellement le pire réalisateur du 21e siècle

Posté par Dereck le 23.02.09 à 14:16 | tags : uwe boll, cinéma et jeux vidéo

Cette news devrait normalement se trouver chez mes confrères du blog cinéma, mais le passif d'Uwe Boll avec le jeu vidéo me force à la traiter ici-même. Répondant à toutes mes prières, le Dr Boll s'est enfin vu décerné plusieurs Razzies Awards : Celui de plus mauvais réalisateur pour Postal, Dungeon Siege et Tunnel Rats, ainsi que le très convoité "Worst Career achievement".

Le jury des Razzies a donc couronné Uwe Boll, devant Madonna, Keanu Reeves et Sylvester Stallone. Son prix de la pire carrière a été commenté par le jury d'un glorieux "La réponse allemande à Ed Wood".

Ed Wood était le pire nanardeur du 20e siècle, et Uwe Boll vient d'être reconnu comme le pire du 21e. Il est enfin devenu un réalisateur superlatif.

Superlatif-négatif, certes, mais superlatif quand même.

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Flash Wateufeuk : Kristin Kreuk kicke Suzuki Q. Krack !

Posté par Dereck le 16.02.09 à 16:20 | tags : capcom, pub et gaming, marketing, cinema et jeux vidéo

Quoi de plus drôle que Michael Clarke Duncan et sa stature de colosse coincés dans une bagnole pour gnome ? Kristin Kreuk qui tabasse un humoriste travesti en Chun Li. Street Fighter The Legend of Chun Li s'annonce comme ou poids lourd du naufrage cinématographique, après quelques semaines d'espoir, puis d'hésitation. Difficile de surpasser le taux de ridicule à la seconde qui suinte de chaque image, et pourtant, les communicants de Capcom Japon ont trouvé comment faire.

Lors d'une présentation Presse à laquelle l'actrice principale assistait avec les doubleurs japonais du film, les organisateurs ont trouvé bon d'insérer lintrusion du comique Suzuki G Taro. Arrivant par "surprise" sur le plateau, il prétend alors être la véritable Chun Li. Exprimant le même regard courroucé expressif que son collègue Tom Welling lorsqu'il sourcille de colère, Kristin Kreuk envoya l'imposteur valser dans le décor constitué de cartons.

Grâce à un cable caché sous le collant, Suzuki Q Taro vola avec la grâce d'une perruche en plomb, à la grande satisfaction d'un public tout sourire. Vous aussi, vous esquissez un sourire devant la crétinerie spontanée de la scène, et vous en oubliez presque le sujet principal de ce billet :

Pourquoi avoir mis un bouc à Neal McDonough pour incarner M.Bison ?

 

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Electronics Arts a la licence dans la peau

Posté par Dereck le 03.02.09 à 13:32 | tags : industrie, cinema et jeux vidéo, electronic arts

Lors du tri dans le catalogue Vivendi occasionné par la fusion avec Activision, la licence Ludlum Estate retourna à ses propriétaires. La saga de Jason Bourne avait engendré trois films très rentables, mais aussi un jeu.
Ce dernier n'a pas réellement fait parler de lui, en dépit d'un respect appréciable du matériau d'origine, et d'une réalisation honnête. Un assez bon jeu passé inaperçu que je vous conseille en occasion si vous appréciez le style de combat "Rends-moi-mon-argent

Malgré tout, un autre jeu devait sortir, basé sur la licence Bourne. Il était développé par Radical Entertainment mais fut annulé lors de la retrocession des droits. Jason Bourne a pourtant un potentiel ludique qui n'a pas échappé à Electronic Arts. L'éditeur s'est porté acquéreur de la licence, et l'accord s'est conclu grâce aux bonnes relations entre John Riccitiello et le PDG de Ludlum Estate.
Riccitiello avait déjà approché Ludlum Estate en 2005, du temps où il travaillait pour Elevation Partners. Il était alors responsable de Pandemic et BioWare. Jeffrey Weiner, le PDG du Ludlum Estate a donc naturellement pensé à lui lorsqu'Activision-Blizzard s'est délesté de la licence.

Weiner a déclaré "Nous sentons que nous sommes dans une bien meilleure position. Electronic Arts était le meilleur candidat pour cette oportunité, et ils savent comment développer la franchise, ils une présence de marché mondial indubitable. On travaille avec des adultes maintenant". Boom Headshot.

Ludlum Estate a donc cédé les droits à Electronic Arts pour les 10 ans à venir, et le premier projet à naître sera réalisé par Starbreeze. Le studio qui produisit les très bons Chronicles of Riddick et The Darkness va devoir à nouveau faire ses preuves dans l'art risqué de l'adaptation.

Le projet de Starbreeze ne sera pas le seul, puisque dans le communiqué officiel, EA a clairement dit qui était excité "de donner vie à l'action et l'intensité des oeuvres de Robert Ludlum pour les casual et core gamers du monde entier"

Préparez-vous pour "Le mémory dans la peau"

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Wolverine et Batman en duo Comics

Posté par Dereck le 02.02.09 à 13:46 | tags : cinema et jeux vidéo, comics

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Des jeux annoncés pour cette année, deux d'entre eux ont fait de moi leur bitch. Batman Arkham Asylum et Wolverine Origins ont beau exploiter le filon du super-héros sociopathe et réaliste, ils le font jusqu'à présent avec assez de goût pour titiller mon attention à chaque bribe graphique déposé sur l'interweb. Tous deux ont une approche sale et sombre, tous deux ont choisi d'aborder le matériau de base avec maturité et précision.

L'un est une création originale, pendant que l'autre est l'adaptation d'un film, mais leur traitement laisse espérer des résultats plus probants que les jeux précédents. Batman Begins et X-Men 3 étaient de sérieuses bouses sans envergure, et X-Men Ultimate Alliance manquait de souffle.

Les jeux de super-héros sont en général assez minables, The Hulk et Iron Man récemment sortis n'ont pas échappé à la tradition de nullité. Spiderman Web of Shadows non plus.

Le marasme est tel que Mortal Kombat vs DC Universe me semble la transposition la plus réussie à la quelle j'aie pu jouer ces deux dernières années.
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J'avoue que ma fascination pour Arkham Asylum et Origins repose entièrement sur l'amour que j'ai pour les deux personnages. Wolverine renvoie Gay-lops aux confins de la médiocrité et Batman ridiculise Superman sur tellement de plans que les cendre de Krypton se désintègrent de honte.

Sur un tout autre sujet, sachez qu'il vaut mieux mettre du papier-toilette sous ses testicules avant de mettre son slip par-dessus son collant. Ca leur évite de dévier quand on court et donne une forme avantageuse au service trois pièce.

Ne me remerciez pas, remerciez Batman et ses bon tuyaux.




Ces affinités érectiles entre Megan Fox et le jeu vidéo

Posté par Dereck le 29.01.09 à 11:25 | tags : cinema et jeux vidéo, musique et jeux vidéo

Rares sont les occasions où je pourrais vous parler de Megan Fox sans me sentir obligé de vous raconter ces rêves humides où je fais des folies de son cadavre corps. Une paire de non-informations me donne néanmoins l'opportunité de vous donner à la fois du rêve et la nausée.

Tout d'abord, sachez que Megan Fox remplacera Angelina Jolie pour le revival de la franchise cinéma Tomb Raider.
Angelina étant très occupée à adopter la majorité du tiers-monde ou à pondre industriellement des foetus, la serial-mother est par ailleurs devenue très émaciée, peut-être trop pour rentrer dans le maillot de Lara sans flotter dedans.

La différence avec Megan Fox est maigre c'est le cas de le dire, puisque Michael Bay avait forcé cette dernière à manger pour ne pas apparaître sur le tournage de Transformers 2 avec son look de spaghetti cru.
La similtude entre les deux actrices ne s'arrête pas là puisque les deux sont très tatouées, possèdent une bouche sur-pulpeuse et incarnent cette brune sulfrureuse qu'on n'arrête pas de mater en biais pendant une soirée en priant pour qu'elle nous remarque.

Considérez le remplacement d'Angelina Jolie par Megan Fox comme un échange standard avec une version 2.0. C'est en tous cas ce que dit la rumeur. Un porte parole de l'actrice ayant déclaré qu'elle n'était pas du tout impliquée dans le projet.

La seconde non-information repose sur ces photos gonzo de Megan chez des amis, jouant à Guitar Hero. Vos fantasmes de geek one été entendus quelque part dans l'univers. Vous avez l'infime chance de brancher Megan Fox en lui parlant de vos scores en expert et de vite dévier sur votre endurance et vos doigts agiles.

Ces clichés nous révèlent aussi que même avec le flash dans la tronche à bout portant, Megan Fox reste resplendissante.

Nous ne sommes définitivement pas tous égaux devant photogénie. Ces propos viennent d'un homme qui se demande souvent pourquoi il possède le Passeport de Jabba The Hutt.

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Red Alert 3 Uprising, le soulèvement des seconds couteaux

Posté par Dereck le 28.01.09 à 12:36 | tags : marketing, pub et gaming, pc, cinema et jeux vidéo

Red Alert 3 avait J.K. Simmons, Kelly Hu, George Takei et Tim Curry. Il s'était même offert les services de Jonathan Pryce et Randy Couture pour maintenir le Feng Shui du casting. On avait là une belle brochette de vainqueurs, de seconds rôles savoureux et de gloires passées qui cabotinaient à chaque interlude.

Dans son extension Uprising, le STR s'est payé les services d'autres plus-ou-moins-stars pour enrichir sa galerie de gueules, parmi lesquelles :
- Malcolm McDowell, vétéran des films-suicide
- Jamie Chung, bientôt à l'affiche dans Dragon Ball Evolution
- Jodi Lyn O'Keefe, Gretchen Morgan dans Prison Break
- Holly Valance, Christie Allen dans le très mauvais Dead or Alive
- Ric Flair, ancien catcheur de la WWF surnommé "Nature Boy"

Un casting gastronome qui nous a préparé un savoureux sandwich de couilles fourré à la dinde. Et pas l'inverse. Entre les actrices à casseroll, l'abonnée aux séries et le lutteur exhumé des années 80, mon coeur balance.
La vidéo de promotion pour ce non-évènement comprend aussi une interview de Ric Flair qui se termine en foire d'empoigne avec un homme dans un costume d'ours communiste.
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Pourquoi vous expliquer ces choix, alors qu'il me suffit de vous rappeler qu'ils ont pris David Hasselhoff pour assurer leur promotion virale ? Il y a une logique derrière. Une logique nerd que personne ne vous oblige à comprendre. C'est pour votre bien.

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Uwe Boll et les Razzies, l'histoire d'amour continue

Posté par Dereck le 08.01.09 à 11:35 | tags : cinéma et jeux vidéo, uwe boll

Les nominations pour les Golden Raspberry Awards, les prix récompensant le pire du 7e Art, viennent de faire surface. Si des noms connus et quelques navets de 2008 font leur apparition dans la liste, Uwe Boll demeure le multi-nominé incontesté de cette manifestation.
L'année dernière, il n'avait malheureusement rien reçu, et n'avait même pas fait partie des nominés, puisque les films I know who Killed me et Norbit avaient quasiment raflé tous les prix.

C'est avec une présence presque aussi forte qu'en 2007, que le roi du saccage cinématographique nihiliste revient dans trois catégories :
- Plus mauvais film, avec Dungeon Siege et Postal
- Plus mauvais réalisateur
- Plus mauvaise carrière


La concurrence sera rude dans la course à la médiocrité, puisque rien que pour le dernier trophée, le Dr Boll fera face à Madonna, Keanu Reeves et Sylvester Stallone. Lors des Razzies de 2007, Uwe Boll n'avait rien remplorté malgré les 6 nominations pour BloodRayne 2.

On lui souhaite la consécration, pour la subtilité poétique de ses oeuvres. Tout particulièrement pour cette scène dans Postal où un redneck édenté copule avec une plus qu'obèse dans une caravane dodelinante.

C'est sublime, on dirait un alexandrin dont tous les pieds se prennent dans le tapis.

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Resident Evil Degeneration : Zombie-polarité chronique

Posté par Dereck le 11.12.08 à 17:45 | tags : resident evil, capcom, survival horror, cinema et jeux vidéo, zombie

Resident Evil Degeneration, le film d'animation faisant le pont entre Resident Evil 4 et Resident Evil 5, commence enfin à se trouver en dehors des rares projections à effectif réduit. Annoncé en Blu-Ray, DVD et UMD pour le 4 février prochain chez nous, il est déjà disponible en import pour les fans hardcore.

Vaut-il la seulement la peine de s'asseoir devant son écran, quand on sait ce que valaient les adaptations ciné ?
Les avis sont partagés. Vous l'adorerez ou le détesterez suivant l'école que vous choisirez.

Ceux qui détestent font partie du groupe cyber-pédant de type Wired, ou Site-d'actu-ciné aux connaissances vidéoludiques douteuses. Ces gens-là ont avant tout remarqué que RE Degeneration est horriblement cheap dans son fini, soit une cinématique précalculée de 90 minutes.
Ce conflit entre sa vocation de média passif et son contenu génétiquement identique aux jeux a provoqué la colère de ces gens-là. Une frustration, plutôt, d'observateurs qui se concentrent sur l'esthétique faiblarde, en occultant la fidélité rigoureuse de l'ensemble.

Les principales critiques fustigent le scénario, mais RE Degeneration en dit plus en une heure et demie qu'on n'en apprend en 6h de Resident Evil 3. On dédaigne RE Degeneration en tant qu'excuse putassière pour aligner zombies et scènes d'action grotesques, mais c'est oublier que Resident Evil n'est rien d'autre que cela.

Ils font bien de préciser qu'il ne sont que des amateurs distants du jeu, car RE Degeneration n'a pas été fait pour eux. En réalité, il s'en branle complètement de ces esthètes raffinés qui nous chient une pendule pour une animation rigide et un doublage moyen.
RE Degeneration s'adresse à ceux qui peuvent le comprendre, et s'assume pleinement en tant que tel.

S'il fallait assimiler RE Degeneration à un précédent, ce ne serait pas à Final Fantasy les créatures de l'esprit, cette démo technique prétentieuse et soporiphique, mais à FF VII Advent Children et Metal Gear Solid Snake Eater le film.

Il ressemble au premier parce qu'il ne cherche pas à toucher une audience autre que celle des fans tout en cultivant son mythe, et au second car il se moque de la débauche graphique pour raconter une histoire typique qui lui appartient. Le premier s'est viandé dans l'onanisme et la vacuité, le second croule sous le poids son synopsis. Re Degeneration, lui, se situe entre les deux. Je m'explique.

MGS Snake Eater le film est un montage de toutes les cinématiques du jeu, avec quelques plans de machinima pour faire le lien. Il n'a pas subi de post-production, il est livré tel quel avec son doublage d'origine caricatural, ses personnages grand guignol et ses explications assommantes. Plus de 3h durant.

C'est aussi ce que fait RE Degeneration, il nous raconte un RE, à la différence près qu'il n'a jamais existé en jeu.

A trop vouloir un film, nourri au FX-porn de Michael Bay, on oublie qu'il a été conçu en 8 mois par des membres de Capcom. C'est un projet interne qui a bénéficié entre autres de l'expérience d'Hiroyuki Kobayashi et Jun Takeuchi qui a eux deux ont travaillé sur toute la série des RE.
Il comprend tout ce qu'on peut attendre d'un RE : Des zombies, une catastrophe, des dirigeants véreux, des labos scientifiques ravagés, du mutant qui mute et un compte à rebours pendant la bataille de boss. Le tout saupoudré de scènes d'actions énaurmes dont les héros se tirent sans un sparadrap.

Il affiche ses ambitions de B-Movie à explosions, il distend ses rares ralentis jusqu'à saturation. La romance se tient à la limite de la parodie, on sort les explications d'un chapeau sans sourciller. C'est un patchwork pop-nerd qui exulte dans son délire de gosse et s'auto-référence par caprice.

Chaque détail s'imbrique proprement dans la cosmogonie RE. C'est ce respect absolu du cahier des charges qui donne l'impression de regarder un jeu plus qu'un film d'animation. Un aspect qui finalement, justifie les faiblesses de l'oeuvre par son amour du matériau d'origine. Ceux qui auront compris ce paradoxe seront aussi ceux qui l'adoreront.

Resident Evil Degeneration est au-delà de ses défauts de conception un épisode qui assure le spectacle et prépare le terrain pour RE 5. Sa véritable erreur serait de ne pas avoir voulu dépasser ce qu'il était, du temps où il n'était qu'un jeu. Trop fidèle pour séduire le béotien, il est bel et bien un film pour fan. Un fanserv réussi.

Et il vous emmerde.




MegaMan et Zelda passés à la moulinette du film amateur

Posté par Dereck le 28.11.08 à 15:23 | tags : cinema et jeux vidéo, geek, nintendo, retrogaming

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Les films de fans inspirés de jeux ont tous quelque chose en commun. Que ce soit le budget argent-de-poche, la post-production affreuse ou les acteurs qui débitent un script foireux comme des savates. Leur principal point commun est de vouloir bien faire, en restant fidèle au jeu.
L'expérience et les films d'Uwe Boll nous ont démontré que le matériau d'origine se prétait mal à une traduction directe, sauf si l'on assumait le suicide commercial.

Heureusement pour eux, les films de fans n'ont aucun objectif commercial. Ils peuvent donc transposer leurs univers favoris sans se soucier d'un quelconque enjeu. Si ce n'est la reconnaissance de leurs pairs.
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D'un côté MegaMan revisité par Eddie Lebron, de l'autre, ZeldaThe Hero of Time par BMB Finishes. Si Eddie a bien compris compris comment adapter son projet à travers le film de genre Sentai, les membres de BMB sont restés bloqués sur Lord of the Ring. Voire Dungeon Siege.

De Peter Jackson à Uwe Boll, on a bien compris que les acteurs américains étaient incapables de faire un accent vieil-anglais. Encore moins quand ils portent un chapeau vert ridicule et un collant blanc.

Nicholas Cage vous l'expliquerait mieux que moi, c'est un acteur total.




Sonic, Batman et une poignée de balles en trajectoire courbe

Posté par Dereck le 24.11.08 à 13:46 | tags : cinema et jeux vidéo, comics, sega

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Une touche d'awesome, un rien de honte et un soupçon de wateufeuk dans ce panaché de vidéos. Commençons par le n'importe quoi. Night of the Werehog est le court-métrage d'animation servant à préparer le terrain pour Sonic Unleashed, où le hérisson se transforme en hérisson-garou. La performance de ce court n'est pas d'anéantir vos derniers bons souvenirs de Sonic, mais d'introduire un nouveau faire-valoir encore plus énervant que Tails, le renard à deux queues.

Celui-ci a d'ailleurs senti le vent tourner et s'est reconverti dans le furry porn, mettant enfin à profit sa particularité génétique. Je pense. Je l'espère pour lui.
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Après avoir touché le fond du bourbier, Batman Arkham Asylum vous tire à la surface. Des l'apparition des premières captures d'écran, on sentait chez ce jeu-là des envies de plaire à la fois aux nerds et aux geeks. Ne serait-ce que par la présence de Kevin Conroy et Mark Hamill pour le doublage des personnages qu'ils incarnaient respectivement dans la série animée Batman, c'est à dire Batman et le Joker.

C'est Rocksteady Studios qui s'occupe du jeu, la même équipe qui produisit le très mésestimé Urban Chaos. Au Scénario, c'est Paul Dini qui porte la responsabilité de l'écriture.
Une tâche facile pour celui qui contribua déjà à l'écriture des séries Batman et Justice League, avec derrière lui une solide expérience de scénariste pour DC Comics.

On peut espérer le meilleur de la part de celui qui a su donner à Harley Quinn l'importance qu'elle méritait.
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Wanted Weapons of Fate se présente "bien". Aussi bien que le principe d'adaptation en cascade peut le permettre. Cette transposition va devoir faire avec un matériau globalement crétin et malfoutu, dont le contenu peine à retranscrire la qualité de la bande-dessinée d'origine. Je vous conseille d'ailleurs le très bon billet de Benjamin Berton à ce sujet.
Le jeu semble terriblement manquer de tonneaux au-dessus d'un barrage de police pour ensuite servir se servir d'un bus couché comme tremplin. C'est dommage, c'est le seul passage que j'avais aimé dans Wanted le film.

Devant vos yeux ébahis, je viens d'inventer le concept opposé du sandwich à la merde en glissant une portion d'awesome entre deux tranches de médiocrité. Mangez tant que c'est chaud.






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