Fil d'actu : citation  Best-of de citations, le plus souvent fracassantes, des personnalités du jeu-vidéo.Dans ce répertoire, vous trouverez ce que d'aucun appellent des Kutaragades (déclaration dénuée de tout lien avec le réel), et autres déclarations ping-pong des pontes de Nintendo, ou Microsoft visant à démontrer en général, lequel a la plus grosse console.
Robert Kotick, PDG d'Activision, balaie rarement devant sa porte "[La clé de notre réussite], c'est d'être respectueux de la culture des studios de jeu qu'Activision achète. C'est la plus grosse différence entre nous et nos concurrents. On a construit un modèle qui célèbre les valeurs d'audace, d'opportunisme, d'indépendance. C'est presque l'opposé d'Electronic Arts, qui a industrialisé le développement. Ils ont très bien réussi à retirer l'âme de beaucoup de studios qu'ils ont acheté."
Artiste de la délation, Robert Kotick valorise son entreprise à travers le croquemitaine EA. Après tout, ce n'est pas comme s'ils avaient flingué la licence Guitar Hero en dépossédant Harmonix pour la confier à Eversoft. Et je ne vous parle pas du John Madden Tony Hawk annuel ou de Call of Duty. Amusant de voir comme Kotick se défie de ce qu'Activision fait pourtant.
En juin 2007, le PDG d'Acti nous avait déclaré à mots semi-voilés que Rock Band n'était qu'un honteux plagiat de Guitar Hero. Lorsqu'on connait son lien de parenté avec Guitar freaks, il y a de quoi rire. Voilà maintenant que Robert nous révèle dans la même ITW que Guitar Hero IV comprendra d'autres instruments, dont le micro.
Après mure réflexion, je pense qu'Activision est en effet le parfait opposé d'Electronic Arts. Alors qu'EA aspire l'âme de ses studios, Acti cherche désespérement à posséder celle des autres.
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Uwe Boll, Réalisateur de Cinéma, persona non grata "[Pour World of Warcraft] je suis entré en contact avec Paul Sams de Blizzard et il m'a dit "Nous ne vous vendrons pas les droits du film, pas à vous... Surtout pas à vous" Parce que c'est un tel succès de jeu en ligne, peut-être qu'un mauvais film détruirait ces revenus réguliers, ce que l'entreprise en tire."
Elémémentaire, mon cher Dr. Boll. Votre brevet pour l'eau tiède vous attend sur votre bureau.
Un film World of Warcraft est néanmoins actuellement en production par Legendary Pictures, la boîte qui a injecté l'argent dans 300 et d'autres blockbusters. C'est un budget de 100 millions de dollars dont on parle ici. Bien que la sortie soit prévue pour 2009, il n'y a toujours pas de casting ni de réalisateur.
Au moins on est sûr que ce ne sera pas Uwe Boll... Surtout pas Uwe Boll.
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Stephen King, Ecrivain et à nouveau subversif "Ce qui me rend fou c'est à quel point les politiciens sont impatients d'utiliser la pop culture, pas seulement les jeux vidéo, mais aussi la télé, les films et même Harry Potter, comme bouc émissaire. C'est facile pour eux, même plutôt amusant, parce que la pop culture est bruyante. De plus, ça permet aux législateurs d'ignorer les éléphants assis dans le living room.L'éléphant N°1 est ce clivage toujours plus profond entre ceux qui ont et ceux qui n'ont pas dans ce pays, une situation sur laquelle des gens comme Fiddy et Snoop ont rappé indirectement pendant des années.L'éléphant N°2 est l'amour pathologique que l'Amérique a pour les armes à feu. Il était plus facile pour les critiques de déclarer - à tort - que Cho Seung-Hui [le tueur de Virginia Tech] était un fan de Counter-Strike.J'aurais tant aimé que les législateurs eussent été aussi impatients de soulever le fait que ce malade n'a eu aucun problème à se procurer un pistolet 9mm semi-automatique. Cho s'en est servi dans le massacre qui s'est terminé par le meurtre de 32 personnes. S'il n'avait eu qu'un pistolet en plastique [de borne d'arcade], il n'aurait jamais été capable de se suicider.Dossier Classé."Fait assez rare pour qu'il soit remarqué, Stephen King sort de sa réserve habituelle pour pamphléter. Encore plus rare, un américain souligne le dysfonctionnement de son pays en exposant l'absurdité du second amendement. Autant se torcher avec la Bible en plein Vatican. Bien que sa prise de position s'appuie sur le bon sens et les faits, Stephen King s'expose à l'incompréhension de toute une population qui ne conçoit pas un pays sans armes à feu dans le tiroir de la commode. C'est pourtant le fond du problème qu'il soulève, celui que tous les observateurs extérieurs clament depuis des années et que l'on fait semblent de ne pas entendre dans l'armurerie de l'oncle Sam. Qu'un citoyen américain prenne sa plume pour remettre en question un des droits inaliénables rattachés à la constitution nous rassure sur l'utilisation appropriée du premier amendement. En fait, on est plutôt content que le romancier satiriste des valeurs américaine se réveille enfin. On se demande juste où il était parti depuis toutes ces années. - Via -


Le Dr Boll, dans une vidéo de MovieSet, répond à la pétition en ligne qui réclame sa retraite anticipée :
"Salut, c'est Uwe Boll et j'ai une déclaration à faire à propos de cette pétition sur Internet.
Il y a une pétition "Arrêtez Uwe Boll" et j'ai dit que s'il y avait un million de personnes dessus, j'arrêterai de faire des films. Je veux qu'il y ait aussi une pétition, genre une pétition pro-Boll, et j'attends un million de votes Pro-Boll. J'espère que quelqu'un la lancera et que vous allez tous commencer àla signer parce que regardez :
Je ne suis pas un putain de crétin comme Michael Bay ou d'autres personnes qui trainent dans le business, ou Eli Roth qui font toujours les mêmes films de merdes encore et encore. Si vous regardez bien mes films, vous verrez mon vrai génie, vous savez
Et si vous allez le 23 mai voir Postal, vous verrez que je vous ofre un film que personne n'a offert au cours des 10 dernières années, qui est bien meilleur que cette critique sociale bullshit à la George Clooney à laquelle vous avez droit chaque week-end.
Alors vous devez vraiment vous réveiller et voir qui je suis. Je suis le seul génie de ce putain de business. Au revoir."
Rien que pour avoir dit que Michael Bay était un fucking retard, il mériterait qu'on la lance, cette pétition de soutien. S'il y a une part de vérité dans ce qu'il dit, c'est qu'il a essayé de toucher à tous les genres à travers sa filmographie. Sauf peut-être la comédie romantique et le documentaire.
Le Dr Boll n'est pas non plus obligé de saloper tous les genres cinématographiques, ceci dit. Il est très bien là où il est. Là-bas, dans le ghetto des navets à explosions. Juste à côté de son ami Michael Bay.
- Via - MAJ: Michael Bay lui a répondu sur son forum officiel - Merci à Aegirsson -


Sandy Duncan, PDG de YoYo Games et ex-Boss de Xbox Europe, prédicateur "L'industrie est dirigée par la technologie. Je pense que les plateformes de jeux dédiées, type consoles et portables mourront d'ici 5 à 10 ans. [...] Il y a très peu de différences entre un enregistreur vidéo à disque dur et une Xbox 360 par exemple. [...] En fait, d'ici 5 à 10 ans, je ne pense pas que vous aurez une boîte sous la télé, la plupart de ce truc sera virtualisé, en tant que service web distribué par votre fournisseur d'accès."Encore heureux que Sony n'ait tablé que sur 10 ans de durée de vie pour la PS3. Parce qu'après, c'est la fin. L'armageddon. Une extinction à laquelle des gens comme Duncan et sa boîte auront contribué à précipiter. D'un autre côté, je ne sais pas comment nous autres joueurs on va réussir à survivre pendant 10 ans vu la progression du casual-bullshit et des catalogues orientés FPS. Je parle des vrais joueurs. Pas de ceux qui secouent une télécommande devant des jeux torchés en trois mois. Les autres. Tiendra-t-on seulement 10 ans ? On se sera probablement tous ouvert les veines avec une cartouche d' Ume Neko DS d'ici là. - Via -


Kazunori Yamauchi, créateur de la série Gran Turismo, Roi du polish "On veut vraiment, vraiment, inclure les dégats sur les véhicules. On a beaucoup discuté avec les fabricants, et bien qu'au début ils aient détesté l'idée des déformations, maintenant, ils commencent à l'accepter. [...] On en a encore quelques uns à convaincre, mais on y arrivera. Attendez-vous à des déformations dans un futur très proche. Très très proche."
Comment Yamauchi négocie-t-il avec les fabricants de voiture ? Diffcile de comprendre comment une série entamée en 1997 sur PS1 en est encore à se demander si on va pouvoir érafler la carrosserie, alors qu'elle nous bassine depuis des années avec le réalisme des comportements de route et des modélisations.
Le réalisme d'un dérapage contrôlé s'évanouit vite quand on ressort indemne d'une collision frontale à 224 km/h. Pendant ce temps, chez les autres, les bolides des grands constructeurs prennent cher depuis un moment.
Mon plaisir de joueur sur un circuit, étant nul à en faire pleurer un caillou, c'est de ruiner mon véhicule dans des conditions improbables. Ca remonte à Virtua Racing sur Megadrive. Alors forcément, quand on m'impose des voitures en béton armé, je me sens dans un Pole Position pour psycho-rigides.
Ces choix de game-design ne sont pourtant peut-être pas étrangers à la passion de Yamauchi pour les voitures de collection et à son perfectionnisme légendaire. Il se peut qu'un homme qui dépense des millions en imagerie numérique pour scanner des modèles de collection pour un jeu, se refuse inconsciemment à nous laisser froisser cette tôle qu'il vénère.
Inconsciemment, j'ai dit.
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 Pendant que des game designers comme Peter Molyneux ou Goichi Suda servent de vitrine à la création vidéoludique, les producteurs s’activent silencieusement en cuisine. Garants des deadlines et cahiers des charges respectés, ils sont la petite voix de la raison qui discipline le foisonnement créatif des studios. Sur ces voix, un visage se pose parfois, comme celui du très discret Hiroyuki Kobayashi. [...] Hiroyuki Kobayashi fait montre d’une discrétion médiatique qui confine parfois à l’invisibilité. Quand on l’interroge sur d’autres acteurs plus flamboyants tels Tomonobu Itagaki ( Dead or Alive) ou Toshihiro Nagoshi ( Yakuza), il croise les bras et regarde de côté, comme si on venait de lui poser la colle de l’année. "En ce qui concerne Mr Itagaki, je pense qu’il est plus âgé que moi. En fait, je n’en sais rien, je ne l’ai jamais rencontré. [Il hausse les épaules] En revanche, j’ai eu l’occasion de croiser Mr Nagoshi à plusieurs évènements comme l’E3. Il fait beaucoup de jeux qui ont rapport avec... [rires] le milieu. Et il est assez fameux au Japon pour ça. [Il passe sa main devant son visage pour faire allusion au bronzage de Nagoshi] Il a un aspect assez effrayant au premier abord, mais quand on le connaît mieux, on comprend que c’est un homme réellement passionné par ce qu’il fait. Ses jeux sont revigorants ! [...] Ceux avec qui je suis plus familier, ce sont Hideo Kojima de Konami et Sakurai, qui a travaillé sur Super Smash Bros Brawl. Mr Kojima est très célèbre chez nous, il écrit le scénario et gère beaucoup de choses au cours du projet, je trouve que c’est quelqu’un de formidable !" [...]
---------------------------------- Quand le producteur de Devil May Cry 4 confesse son amour pour le pop punk canadien, c'est sur Flu le Mag.


Tim Sweeney, Co-Fondateur d'Epic Games, porte le deuil du PC "Il y a beaucoup d'ordinateurs trop chers ici-bas. C'est comme les voitures de sport. Elles sont partout, tout le monde en parle, mais peu de personnes peuvent se les permettre. Il est très important de ne pas laisser les masses derrière. [...] C'est dommage, parce que les PC sont plus populaires que jamais. Tout le monde a un PC. Même ceux qui n'ont pas eu de PC par le passé sont maintenant capables de s'en acheter un, et ils utilisent Facebook, MySpace, ils piratent de la musique, ou que sais-je. [...]
Le PC d'hier était pour les gens qui travaillaient, puis jouaient, même si ces jeux étaient de moins bonne qualité. Il y aura toujours un marché pour le casual gaming et les jeux online comme World of Warcraft. Mais en fin de compte, les consoles ont définitivement laissé les PC derrière elles."
Le problème avec les PC aux configurations récentes, c'est qu'on doit vendre un rein et la moitié d'un poumon pour se les payer lors de la sortie, mais que 6 mois plus tard, vous pouvez les acheter avec ce qui vous reste de la monnaie pour les clopes. Et c'est la même chose pour les cartes graphiques. Quand vous pouvez enfin sabrer votre budget pour du nouveau matériel, il a déjà été relégué au rayon des antiquités par d'autres machines, seules capables de faire tourner Crisys, Windows et MSN sans fondre.
J'ai personnellement décidé de ne plus céder et de laisser les jeux PC me passer sous le nez. L'investissement demandé pour une galette à 40€ revient plus cher que d'obtenir les mêmes jeux sur console, malgré leur prix prohibitif. Un portable musclé me suffit pour faire ronronner Word et Photoshop. De toutes façons, les logiques éditoriales portent les jeux PC sur consoles, alors à quoi bon ?
C'est probablement cette attitude, élargie à des millions d'utilisateurs de PC, qui a reconfiguré le marché en ce qu'il est maintenant. L'inadéquation entre la course technologique des constructeurs, les configurations nécessaires et ce dont le consommateur a réellement besoin est pourtant un problème qui ne date pas d'hier. On se souvient du tarif mirobolant de l'époque pour un 486dx.
Les nouveaux PC ne sont pas forcément plus chers aujourd'hui, mais ils sont toujours trop chers pour ce qu'on va en faire, pour ce qu'on veut en faire. La satisfaction du court terme s'est fait détrôner par la désillusion du moyen terme et l'indifférence du long terme.
Ou comment une boulimie technologique provoque l'indigestion d'un marché colossal.
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Phil Harrison, Président d'Infogrames, incroyable "L'opportunité Atari est la meilleure opportunité qui existe dans l'indutrie aujourdhui pour redéfinir, re-centrer et re-dynamiser une marque incroyable, un groupe de gens incroyable, vers un future en réseau. Hum. Et le faire d'une façon amusante."
Si vous n'en coyez pas vos yeux, croyez-en vos oreilles avec la vidéo ci-dessous. Phil Harrison a réellement dit ça. Quant à savoir s'il y croit vraiment, je vous rappelle qu'il sort de chez Sony et qu'il nous avait déjà gratifié de citations mémorables.
Dur de se défaire des vieilles habitudes. Avec David Gardner, c'est un duo de comiques bullshiteurs qui s'installe à Atari. Une carrière prometteuse que la prochaine banqueroute risque fort de briser, ruinant les efforts de Phil pour imposer une digne succession à la Kutaragade.
Dommage, j'avais déjà un nom. La Harrisonerie. Un nom qui rime délicieusement avec conner.. Ha, vous aviez deviné ?
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Will Wright, Designer du jeu Spore, aka Gronerdou "[Ce qui surprendrait les gens chez moi ?] Probablement ma trop grande fascination pour les Bisounours. Je pourrais vous en dire plus sur les Bisounours que vous ne voulez le savoir. [rires] Oh, vous voulez savoir ? Ouais, parce qu'ils vivent dans à Care-a-Lot, qui se trouve au-dessus de la forêt des Sentiments, là où les cousins des Bisounours vivent, qui elle-même se trouve au-dessus de la Terre... Mais les cousins des Bisounours ne sont même pas des ours. Ce sont des lions, des singes et des... trucs. Mais ils les appellent cousins Bisounours. Ouais... Et ils ont ces armes à faisceau de particules dans leur estmac, et quand ils sont vraiment en colère, ils tirent ce truc à la Star Wars, vous savez. Ils sont cools."
Ce n'était donc pas qu'une innocente référénce culturelle, lorsque Will Wright nous déclarait qu'il rêverait voir des Bisounours et des Klingons s'étriper dans Spore. Il aime vraiment les Bisounours. A partir de là, comprenez qu'il est aussi fou de Star Trek. Peut-être même qu'il parle Klingon quand il fait l'amour, ou quand il se coince le doigt dans une portière de voiture.
Quoique non, quand il se coince le doigt, il hurle "Holy crap".
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David Gardner, PDG d'Atari, Corporatement vôtre "Mon but n'est pas de faire front à Electronic Arts et Activision. On est l'organisation terroriste ici. On va aller bien plus vite dans le futur que tous les autres parce qu'on est petit. C'est là que les gros s'endorment, parce qu'ils ne bougent pas assez. Ils sont trop occupés à courir sur le tapis roulant derrière leur prochain milliard de dollars. [...] Bien sûr, ils doivent faire ça et c'est très bien. Mais c'est pour ça que nous avons de nouvelles entreprises qui arrivent sur le marché en permanence avec une détermination et une direction nouvelles. [...]
C'est ce que vous voyez avec Microsoft actuellement. C'est une vieille entreprise qui lutte pour savoir quoi faire, ce qui signifie qu'ils cherchent des trucs, comme acheter Yahoo. Ca arrive à toutes les grandes et les meilleures boîtes. Mais je suis content de pas être comme ça."
Voilà le nouveau patron d'Atari US, un bullshiteur de niveau olympique qui manie le corporate de haute volée. Cette manière de traiter les autres de gland tout en les félicitant en est la signature. Rafraîchissons toutefois la mémoire de David, qui devait travailler dans le bâtiment auparavant, vu sa méconnaissance du sujet :
→ Atari édite les séries DBZ Budokai et Budokai Tenkaichi en multi-formats → L'entreprise Atari a été fondée en 1972 par Nolan Bushnell et Ted Dabney → La marque Atari a appartenu tour à tour à Warner, Hasbro et Infogrames → Le terme "terroriste" n'est pas dans la colonne des connotations positives
En effet, celui-là, il est vraiment meilleur que le PDG d'avant. Il faut savoir que la market value d'Atari est de 19.947.440$, soit moins que la prime de Robert Kotick lors de la fusion Activision-Blizzard. il ferait moins le malin, Gadrner, si le père Kotick faisait une OPA sur Atari, juste pour le plaisir de castrer l'entreprise. Ca n'arrivera pas, mais la vision de Gardner en train de se mordre les couilles est réjouissante.
Atari renouvelle le concept de cirque en lançant un clown dans la cage aux fauves. Applaudissements, m'sieurs-dames.
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Chamboultout : A quoi joue Hiroyuki Kobayashi ces temps-ci ? Kobayashi : Ha, je joue pas mal à Metal Gear Portable Ops + sur ma PSP, et vu que je suis assez fan du DA Gundam, je joue aussi au dernier Gundam sur PSP. - Dernièrement, vous avez vu, lu, écouté quoi ? - Le jour du nouvel an, j'ai regardé I am legend. Est-ce que j'ai vu quelque chose depuis... Peut-être dans l'avion. Sinon, je lis pas trop de livres, plus trop en fait. - Et comme album de musique ? - J'apprécie de nombreux artistes japonais, mais si on parle d'artistes américains, moi j'aime bien Avril Lavigne. - Vous déconnez ? - [Rires] C'est pas spécialement pour sa personnalité, mais j'aime son type de chanson.
- O-kay.... - Mais sinon j'adore ce que fait Olivia Lufkin.
Le producteur de Resident Evil 4 et Devil May Cry a des goûts musicaux plus que douteux, mais il a aussi un humour bien à lui. Alors qu'il s'apprête à dédicacer un Killer 7, il reste pensif un instant, la jaquette entre les mains.
"Hum, c'est vrai que j'ai été producteur sur ce jeu. Mais c'est surtout le jeu de Suda. Il manque sa signature, attendez." Il signe SUDA51, annoté en japonais "c'est un faux". Il éclate de rire puis appose ensuite sa signature en bas.
"Ha oui, c'est vraiment mieux comme ça." dit-il en soufflant sur l'encre du marqueur.
Hiroyuki Kobayashi, un monsieur discret et un peu fondu sur les bords, bientôt sur Flu le Mag.


John Riccitiello, PDG d'Electronic Arts, mi-figue mi-raison "Au fond de moi, probablement plus qu'autre chose, je suis un homme de business. [...] [Les coûts de développement] mettent la pression sur tout le monde... Et ça mène à une consolidation de l'industrie. Ca mène à des développeurs rachetés par des éditeurs et des éditeurs qui disparaisent. Ca mène à l'échec créatif. L'organisation ne se met pas bien en place, et on devient moins créatif, avec des produits moins innovants. [...]
Si vous êtes un petit studio qui fait un titre par an... Vous vous trouvez probablement dans une situation plutôt dangereuse. Et ça doit être dur, le coût de l'échec est élevé. [...] Des entreprises comme Activision, EA, Sony, Microsoft, ont l'opportunité d'investir, nous pouvons créer l'espace, nous pouvons créer SPore parce que derrière nous avons des franchises comme Need for Speed et Madden. [...]
Si vous êtes un développeur, [...] Cherchez quelqu'un qui apporte de la valeur au processus... Franchement, je vous encouragerais à trouver quelqu'un en qui vous croyez, quel que soit le partenariat."
Le Boss d'EA n'a pas mâché ses mots lors de son discours d'introduction au rassemblement du DICE (Design, Innovate, Communicate, Entertain). Bien qu'il ait présenté une vision pragmatique du marché, positionnant en grands gagnants les entreprises multi-studios, il a toutefois fait son mec culpa pour les échecs passés. Que ce soit Bullfrog ou Origin, il reconnait que quelque chose ne s'est pas fait, qu'ils ont échoué, qu'il a échoué. Cela ne l'empêche pas néanmoins de souligner à quel point la centralisation des développeurs sous un même éditeur s'accélère de façon inquiétante pour la créativité. Bien qu'il défende sa crémerie en parlant de Spore, tout comme il aurait pu parler de Dead Space, John Riccitiello soulève un point important.
Les nouvelles licences sont des prises de risque qui devraient logiquement puiser leur financement dans les bénéfices des franchises vache-à-lait. Néanmoins, pour un catalogue d'itérations, combien de nouveaux projets font-ils surface ? Activision pourrait faire office de lanterne rouge de même que son nouveau frère siamois Blizzard. L'entreprise qui a amassé le plus de bénéfices cette année en tant qu'éditeur, qui a opéré la fusion la plus lucrative de l'histoire du jeu vidéo... nous propose Call of Duty 5 en 2008.
Les grappes de développeurs sont effectivement en manque d'air frais. Est-ce que la survie des développeurs par le rachat est une perspective d'avenir nécessaire ? Economiquement oui. Mais créativement ? Est-ce une période de rôdage, ou plutôt le début d'une production homogène, d'une sous-traitance des catalogues existants ?
L'assimilation s'apparente pour le moment au cannibalisme et si John Riccitiello nous prédit qu'il y aura de moins en moins d'éditeurs d'ici 2010, c'est peut-être parce qu'il sent que ce modèle est voué à l'échec si n'évolue pas. S'il ne renoue pas avec le risque.
PS: J'ai été sage, je n'ai même pas balancé sur Nintendo et la stérilité de son pool de studios castrés.
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David Jaffe, Designer de God of War et fondateur de Eat-Sleep-Play, trop limpide Wired: Apparemment, quand Miyamoto est allé à Retro Studios, ils faisaient un jeu de combat de voitures, et il leur dit "Pourquoi vous feriez ça ? Pourquoi vous mettriez une arme sur une voiture ?" Et ils arrêtèrent le développement du jeu. Peut-être pourrez-vous alors répondre à cette question. Pourquoi mettriez-vous un flingue sur une voiture ? Jaffe: Vous savez, honnêtement, j'ai été trop occupé dernièrement à essayer de comprendre pourquoi des karts peuvent tirer des peaux de banane.Lorsque David Jaffe défend ses choix de game-design sur Twisted Metal PSP, il rebondit avec humour. Cela n'a pas empêché une cohorte de fans indignés d'exprimer leur colère avec une véhémence proportionelle à leur bêtise. David Jaffe s'est d'ailleurs senti obligé de faire un billet spécial sur son blog et expliquer à quel point il aimait sa Wiimote pour apaiser la foule en colère. C'est à peine s'il ne s'excuse pas d'avoir été drôle. Encore une belle victoire pour la secte du bonheur immaculé. PS : Le jeu mentionné dans l'interview est Car Combat Thunder Rally. Un projet de Retro Studios annulé comme tous les autres au profit de Metroid Prime, seule franchise à sortir de ce studio appartenant à Nintendo. Totalitarisme ? Pas du tout, Monsieur.- Via -


Masaya Matsuura, Game Designer et créateur de PaRappa, coince la bulle "Nous devons continuer à multiplier les chances de faire des titres uniques, mais pour nous ça devient bien plus difficile parce que le marché destiné aux jeunes, particulièrement au Japon, est encore très conservateur. Beaucoup de gens savent que la DS a des jeux uniques, comme Brain Training, ou quelque chose du genre, mais ce n'est pas pour un marché de jeunes. C'est populaire auprès des gens plus vieux comme moi. [...]
Certaines personnes ont dit que la bulle des jeux DS avait éclaté. [...] [Un studio que je connais avait fait] une sorte de jeu d'apprentissage. Il s'est vendu 200.000 du premier, mais 8.000 au second. Donc ça va arriver."
En regardant les plannings éditeur la semaine dernière, c'est la question que je me posais. Davant la tristesse des line-ups et la diversité moribonde des licences, je me demandais où en était la DS. Barbie Princesse Zoophile et Laura Passion Tricot se toisent froidement pendant que Totally Spies prépare son hold-up des petits porte-monnaie roses.
Qu'il me semble loin le temps des Brain Training, des Rub Rabbits et d'Elektroplankton. Je vois des suites, des remakes, des déclinaisons, mais les nouvelles licences se font rares. Le catalogue est saturé de casual-connerie et de mini-games fourgués 39€. Il suffit de regarder un planning de réservations pris chez un revendeur lambda pour sombrer dans la déprime.
L'âge d'or de la création sur DS est-il fini ? Si l'on considère la courbe des sorties, elle opère une étrange similitude avec celle de la Wii, et une orientation trop semblable sur les contenus. Alors qu'on se lamente sur la bulle des jeux DS, ne faudrait-il pas plutôt s'inquiéter de la bull Wii, qui ne pourra pas survivre éternellement sur son casual-bullshit et sa Mario-sploitation ?
C'est décidément une période à bulles. L'économie Web 2.0, les jeux DS et peut-être bientôt la Wii. Une prédiction pessimiste, certes, mais qui ne saurait passer outre la définition de la bulle financière : "Situation dans laquelle les cours sur le marché d'une ou plusieurs grandeurs financières tendent à s'élever au dessus de ce qui serait justifié par les données réelles, les grandeurs économiques fondamentales."
Le cours de l'action Nintendo qui crève les plafonds, la hype, le pouvoir de la marque, le produit rentable dès le premier vendu et la philosophie du bonheur. Des facteurs qui rappellent un des symptômes les plus visibles de la bulle financière : Le mimétisme euphorique collectif.
Sale temps pour les marchands d'avenir et Xanax pour les développeurs.
- Via - Merci à Xxspe et son Dico économique -


David Jaffe, Designer de God of War et fondateur de Eat-Sleep-Play, minorité audible "J'ai une Wii, et j'y joue à peine. Pas parce que je ne l'aime pas ou parce que je ne l'apprécie pas, juste, vous savez, ce n'est pas ma tasse de thé en ce moment. Mario Galaxy, je l'ai trouvé plutôt cool. Je dois être honnête : Je n'ai pas pensé qu'il était aussi bon que Ratchet. Je n'ai pas compris l'engouement à son propos. J'ai pensé que c'était un très bon Mario, mais je n'étais pas genre "Oh mon Dieu, c'est Mario 64". Je suis complètement dans la minorité à ce sujet."
Si David Jaffe continue à faire des meilleurs trolls que moi, je n'ai plus qu'à pointer au chômage. Comparer Super Mario Galaxy à Ratchet & Clank sur PS3. Enorme.
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Tim Shafer, Fondateur du studio Double Fine et modiste immodéré "D'une certaine façon, c'est dans le pantalon, et pas vraiment dedans au même moment. De toutes les merveilles techniques contenues dans Uncharted, celle-là est vraiment celle qui m'a déconcerté. [...]
Comment mieux montrer vos abdos en béton, tout en créant cet air de nonchalance ? Un peu comme une mullet montre au monde votre côté business devant et votre côté festif derrière, le demi-rentré raconte une histoire sur le côté droit, mais une toute autre histoire du côté gauche. Il résume la contradiction que vous êtes : le timide extraverti, le bordélique organisé, le gars qui aime faire ses achats à Banana Republic, mais qui aime aussi aller chez Gap quand il se sent un peu fou. Le demi-rentré réaffirme aux femmes que vous êtes un homme qui se préoccupe de sa tenue vestimentaire, tout en n'en ayant rien à battre.
Qui n'aime pas ça ?"
Vous savez ce qu'il vous reste à faire si vous voulez être vraiment cool. Méfiez-vous toutefois, car l'analogie avec la mullet risque de séduire aussi les pratiquants de Tektonik. Et personne n'aime ressembler de près ou de loin à un danseur de Tektonik. Je suis sûr que ce sont des gens qui se haïssent secrètement, autant qu'ils haïssent ouvertement la bonne musique.
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Janice Turner, Journaliste au Times, bigote infiltrée "Je refuse de leur acheter [à mes enfants] des consoles portables, des Xbox, des Gamecubes ou des PS2. Ils sont le Sudoku de Satan, la coke du cerveau. Même le plus mauvais des dessins animés ou le pire feuilleton apprend quelque chose à un enfant sur les personnages, le scénario, la dramatrisation, l'humour, la vie. En jouant aux jeux vidéo, les enfants sont mentalement prisonniers, branchés directement sur le cerveau malfaisant de leur créateur. Et ils y jouent - blip-blip-blip - pendant les voyages, durant les repas de famille, ou à chaque minute pendant laquelle ils ne sont pas divertis."
Tellement de choses à trier. Tant de bondieuserie crétine servie froide. Janice Turner est une journaliste spécialisée sur les sujets "Famille" et "Problèmes de femmes" qui permet aux incompétents ayant trouvé leur brevet de parent dans une pochette surprise ,de ne pas confondre biberon et fer à repasser. Toujours de bon conseil, elle fait partie de ces parents nostalgiques de l'oeil de moscou, qui parlent d'un média ou d'une technologie sans vraiment la connaître. L'ignorance est un terrain propice à l'incompréhension et au catatrophisme. N'a-t-on pas peur de ce qu'on ne comprend pas ?
Si les mauvais dessins animés m'ont appris quelque chose étant enfant, c'était que je pouvais faire autre chose de mon propre chef, comme lire un bouquin. Un mauvais dessin animé n'est pas meilleur qu'un jeu vidéo, ce n'est qu'un mauvais dessin animé.
Cette comparaison qualitative des supports culturels remporte la palme de l'argument foutraque. Surtout venant de quelqu'un qui ne joue pas et s'avère de fait incapable de pouvoir comparer efficacement.
J'admire l'alarmisme de Janice Turner quant à la télévision et l'internet, ainsi que sa vision diabolisante des jeux vidéo. Tout comme j'admire la façon dont elle assure la sécurité physique de ses enfants :
"Mes fils et un ami recréaient la séquence du rocher roulant dans les aventuriers de l'arche perdue, en courant de haut en bas de l'escalier, poursuivis par ma boule de gym violette. Alors que que les impacts atteignaient leur paroxysme et qu'Harrison Ford s'est écrasé le crâne sur la rambarde, je me suis dit : Oh, pourquoi ne peuvent-ils pas s'asseoir tranquillement et regarder un peu la télé ? J'ai vite piétiné cette hérésie, bien sûr, vu que des enfants faisant quelque chose de vaguement énergique et imaginatif doit être célébré, quel qu'en soit le coût nerveux."
Ses priorités parentales sont consternantes. Une console est nocive, mais pas dévaler l'escalier à plusieurs reprises ? Célébrer des jeux dangereux, quel qu'en soit le coût hospitalier, aurait-elle dû dire. Merci de nous démontrer à quel point vous êtes inepte dans vos choix d'éducation, Janice.
C'était un plaisir de vous lire.
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 "Je suis inquiet d'apprendre que mes commentaires dans une interview concernant le succès des titres editeurs tiers sur Wii ont été mal interprétés. Mon opinion était que No More Heroes, à la différence de beaucoup de titres actuellement disponibles est le genre de produit qui peut attirer une sorte différente de consommateur vers la machine, c'est à dire, des joueurs qui recherchent un genre différent des produit qui ont déjà eu du succès sur cette plateforme jusqu'ici."
Les observations faites par Suda 51 lors de son interview avec CVG avaient pourtant l'air très claires. A quoi pourrait-on attribuer ce revirement si ce n'est à une fessée préventive de la part de Nintendo ? Une déclaration très corporate, molle et floue, qui brosse la console dans le sens du plastique et nous assène les mots "produits" et "clients". Nous sommes en plein business, le déguisement de punk est bien rangé au fond du placard, juste à côté de la dignité.
Suda 51 est avant tout chef d'entreprise, japonais de surcroit. Le poids d'un statut et d'une culture basée sur la soumission. Il n'est peut-être, en fin de compte, que celui que j'ai croisé lors de la présentation pourrie du jeu avec Atari. Un petit bonhomme en costume sombre qui traverse les halls d'hôtel en courbant l'échine. Lorsque j'ai rencontré Yoshitaka Amano, il s'est avéré être le monsieur tranquille et effacé qu'on devinait à travers son oeuvre. Mais pour Goichi Suda, c'était plutôt la déception. Quoi, c'est lui, Suda ?
Forcé de traverser dans les clous, Suda cède aux impératifs du business et ravale sa salive. Qu'il ne nous fasse pas croire à une méprise. Au-delà de ses jeux aux idées dérangeantes, Goichi Suda ne serait qu'un ado qui joue au punk ? Pour sortir du moule, se sentir exister un peu plus que ses compatriotes. Qui sait.
Punk is not dead, nous disait-il. J'aimerais encore pouvoir le croire.
- Via - Merci à Aymar, spéléologue poids lourd -


 Alexey Pajitnov, Game designer et créateur de Tetris, juste heureux "A l'époque, je devais prendre cette décision [sur la vente de Tetris], l'Union Soviétique et tout la situation juridique étaient très grises, très floues. En réalité, soit je commençais à me battre avec tout le monde autour de moi, le centre de programmation, l'Union Soviétique, le KGB, et passer le reste de ma vie à me battre, ou je mettait tout le monde dans la même équipe et faire de cela un jeu. J'ai donc décidé que je n'étais pas un guerrier, que j'étais un designer, et je ne me suis jamais plaint de ma décision.
Avant tout, j'ai fait ce que je voulais. Le jeu est devenu un évènement, et c'était la chose la plus importante. Ensuite, en dix ans, les droits me sont revenus. Ce n'était pas beaucoup d'argent, Mais ça va, et je suis très heureux avec ce que je reçois.
Donc encore une fois, j'aurais pu être plus riche de plusieurs millions, mais est-ce que ça m'aurait rendu plusieurs millions de fois plus heureux ? Je ne suis pas sûr. Je ne suis pas sûr de ça."
Lors de la conception de Tetris, Alexei Pajitnov a eu quelques problèmes l'Etat à propos des royalties de Tetris. En tant que citoyen d'un pays communiste, sa part était indexée sur ce que l'Etat désirait lui laisser. A force de d'intimidation, Alexei a préféré plier pour privilégier le jeu et lui permettre de sortir des frontières russes.
Voilà probablement en quoi Alexei Pajitnov est un homme admirable. Après avoir créé un jeu aussi populaire que Tetris et raté la possibilité de se bâtir une fortune énorme basée sur les droits d'auteur qu'il aurait mérité, il ne fait que hausser les épaules quand on lui évoque cette fortune.
Alexei Pajitnov est un monsieur tranquille qui vit à Seattle et continue à faire des jeux quand bon lui semble. Il est riche de liberté.
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Yoichi Wada, PDG de Square Enix, zéro pour cent de complexe "On se triture le cerveau pour savoir ce qui pourrait se vendre, et ce qui ne se vendrait pas, mais c'est difficile de toucher le Jackpot. Une fois qu'on a mis le doigt dessus, on le presse à fond pour en retirer tout le jus possible."
Et là j'ajouterais "Final Fantasy VII Crisis Core" et "Dix ans de Fabula Nova Cristallis". Yoichi Wada complète la récente déclaration de Katsutoshi Sasaki sur SoulCalibur IV, esquissant un portrait du marché vidéoludique cynique et opportuniste au possible.
Que les fanboys soient prescripteurs de médiocrité, ce n'est pas nouveau. Mais que cette stagnation créative s'affiche sans complexe devient inquiétant sur le court terme. Entre l'utilisation du mot "casual" pour les produits développés par-dessus la jambe, et ce cynisme consternant, l'avenir du jeu vidéo n'est pas brillant.
- Via -


Soren Johnson, Game Designer sur Spore et Civilisation IV, pistolet sexuel "Pour moi, le jeu sur PC devrait être comme le punk rock. Être capable de faire ce qu'il veut. Et les gens oublient que la période punk ce n'était pas que les Ramones et les Sex Pistols... c'est les Talking Heads, Televisions, Patti Smith, Père Ubu, Gang of Four... Cette immense variété de choses, parce que les gens improvisaient au fur et à mesure. [...] C'était plutôt facile de faire de la musique qu'ils voulaient. Et ce sera toujours l'avantage des PC."
Face aux charts Anglais et mondiaux, monopolisés par les jeux consoles, Soren Johnson défend le PC comme la plateforme de la flexibilité. Il la présente comme support de tous les possibles, de la créativité. Un regard rapide sur la scène des développeurs indépendants confirme son opinion. Que ce soient les jeux en flash ou les homebrew réalisés en équipe réduite, l'activité et l'inventivité des productions sur PC est exemplaire. Toutefois, les indépendants resteront confinés au statut de pionniers obscurs, à quelques exceptions comme The Blob, adapté sur Wii.
Les éditeurs, eux, se contentent d'abreuver les charts PC pour maintenir l'hégémonie MMO-RTS-FPS. Pas très punk. Plutôt power-pop de groupes à mèche, du produit marketé-ciblé qui se consomme et se jette dans le même geste.
Si les groupes les plus intéressants du mouvement punk n'ont été reconnus qu'après coup, il se peut aussi qu'on doive attendre l'exctinction des studios indépendants pour reconnaître leur talent posthume. Ce serait triste, mais allez expliquer ça à tous les gentils moutons qui se sont rués sur Burning Crusade.
- Via - La Homepage de Soren Johnson -


Yoichi Wada, PDG de Square Enix, attend le prochain cycle "[La croissance du marché vidéoludique japonais] est une croissance hasardeuse, en quelque sorte. Nintendo va très bien, et la DS profite d'un énorme boom. Mais quand on prend en considération les jeux pour les core gamers, c'est faible.
Tôt ou tard, les core gamers vont devenir impatients et on en arrivera à un point où les "vrais" jeux reviendront. Mais ça n'arrive pas pour le moment. Toutefois, pour les core gamers, les marchés européen et américain se développent à une vitesse énorme."
Quelqu'un a dû s'apercevoir chez nous que des millions de Wii prenaient la poussière, ou qu'il y avait toujours assez de billets excédentaires dans les portefeuilles, malgré la crise économique, pour acheter des FPS bas du front à 70€ la galette.
Yoichi Wada n'est pas le seul à se poser la question du casual et de son impact sur l'industrie. Tomonobu Itagaki, le père de DoA et de Ninja Gaiden, se demandait si le marché ne risquait pas la saturation avec tous ces softs de coaching et autres casual-sploitation à prix budget .
Les nouvelles démographies sont satisfaites, mais les joueurs "purs et durs" se trouvent négligés dans l'euphorie générale. Le casual est-il réellement une évolution naturelle de la culture gaming ou n'est-il qu'une bulle économique dont la membrane faiblit déjà ?
- Via -


Uwe Boll, Réalisateur de Cinéma, one shot one film "Le premier point est que vous pouvez filmer des scènes avec deux ou trois caméras à la fois. Vous n'avez pas à shooter chaque séquence plusieurs fois. L'autre point est que j'ai loué les services de Tony Ching pour Dungeon Siege. [...] Il est hong-kong-style, rapide. Il a l'habitude de filmer rapidement. En Chine, ils filment même encore plus vite. [...]
Les studios d'Hollywood filment inefficace. Parfois ils attendent même des jours pour du beau temps. C'est bien si le script dit "beau temps", mais le public ne sait pas que c'était dans le script, de toutes façons. Je filmerai toujours, quelque soit le temps."A ceux qui se demandaient comment le Dr Boll pouvait tourner aussi vite et enchaîner les bouses films avec une telle rapidité, voilà votre réponse. Il fait peu de prises et prend l'action sous différents angles à chaque fois. L'efficacité allemande alliée à la productivité chinoise toisent Hollywood la décadente et son gâchis de pellicule d'un oeil méprisant. Il s'en passe des choses, derrière le dos du public. Même s'il était écrit " scène par beau temps" dans le script d'Uwe Boll, le spectateur ne le saura jamais. Pareil pour " film de qualité", on ne s'en apercevra pas non plus lors de la projection. - Via et Via -


Jack Tretton, Vice-Président Marketing de Sony US et rhétor raté "Un éditeur ne devrait pas se préoccuper du prix ou du succès d'une machine. [...] Mais je pense qu'ils le devraient, car sans le constructeur, l'éditeur n'a rien pour publier dessus. Mais vous savez, je suis surpris par ça [les remarques d'Activision sur le prix de la PS3], parce que je ne m'oserais jamais suggérer à un éditeur à quel prix il devrait mettre ses jeux. Donc je ne pense pas que c'est approprié de leur part de suggérer à quel prix une machine devrait être.Peut-être qu'ils devraient créer une console."Oui, Monsieur Kotick, vous qui avez osé dire que la PS3 n'avait pas encore le prix juste pour séduire le consommateur, puisque vous savez tout mieux que tout le monde, pourquoi ne fabriquez-vous pas votre propre console ? Jack Tretton, en grande forme, reste fidèle à sa tradition de réparties assassines qui feraient fureur dans une cour de récréation. Parce que sa console, et bien elle casse la gueule à votre console. Notez l'arrogance de l'homme qui pense qu'il faut une console pour vendre des jeux. Jack n'a pas compris le principe de la poule et de l'oeuf dans le monde vidéoludique. On achète la console pour les jeux qui sont dessus, un phénomène d'autant plus visible au Japon avec l'adage " software drives hardware". Sony ferait-il autant le fanfaron avec sa PSP Slim si Square Enix n'avait pas sorti Final Fantasy Crisis Core dessus ? Certainement pas. Rabougrir l'influence des éditeurs en inversant les rôles manque profondément d'intelligence, une constante chez Sony. Le catalogue PS3, lui, n'entend déjà plus les railleries lointaines de Jack. Sa longue anémie l'a plongé dans un demi-coma où il attend, végétatif, une hypothétique injection d'adrénaline. Une exclu. Un grand jeu. Ou juste un jeu. N'importe quoi. A votre bon coeur m'sieurs les éditeurs. - Via -


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