Fil d'actu : comics  Florilège des rapprochements entre la bande dessinée et l'univers vidéoludique.
Stan Lee, Auteur de Comic Books, 'nuff said "Si j'étais un jeune d'aujourd'hui et que je voulais écrire des histoires, j'aimerais beaucoup entrer dans le domaine du jeu vidéo, parce que c'est le milieu plus excitant. Les jeux vidéo et les films sont les formes de divertissement les plus grisantes. Mais un jeu vidéo est bien plus imaginatif, il contient plus de variété. Dans un film, vous vous en tenez au scénario, dans le jeu vidéo, vous avez un million de directions différentes qui s'offrent à vous. . Je n'ai aucune idée de comment ils arrivent à faire ça. Ca tient du miracle."L'émerveillement de Stan Lee parait surprenant pour un vétéran de 86 ans. L'écrivain prolifique de la Marvel trouve une richesse dans l'industrie vidéoludique que nous peinons à voir de l'intérieur avec la floppée de FPS militaires qu'on nous fait bouffer chaque année. Stan Lee est spontanément épaté par un milieu qui ne mérite pourtant pas autant d'éloges, quand on constate la surexploitation des licences et les produits clonés qu'on doit trier au test ADN. J'aimerais avoir la candeur de Stan Lee. Mais après avoir touché à Dante's Inferno, c'est difficile. - Via -

 Les programmeurs d'Eidos seront plus malins que les pirates le temps de quelques jours, ce délai pendant lequel d'autres codeurs de l'ombre vont oeuvrer au profit de ces salauds de pirates qui ont voulu télécharger Batman Arkham Asylum.
Sur les forums officiels d'Eidos, un utilisateur nommé Cheshirec_the_cat s'est plaint d'un bug dans le jeu, un passage où pour sauter d'une plateforme à l'autre au-dessus d'une zone remplie de gaz mortel, le vengeur masqué n'arrive pas à déployer ses ailes. Ainsi, il chute lamentablement quelques mètres plus bas et meurt asphyxié, ressentant ironiquement la détresse d'une saucisse fumée lors de sa fabrication.
Un utilisateur lui répondit brutalement qu'il ferait peut-être bien d'acheter le jeu, puisque le jeu n'était pas officiellement sorti sur PC. A la suite de cette remarque, qui dénonçait ouvertement le méfait de Cheshirec_the_cat, un modérateur donna une réponse amusée mais définitive. "Le problème que vous avez rencontré est un hameçon dans la protection contre la copie, pour attrapper les gens qui téléchargent des versions piratées du jeu gratuitement. Ce n'est pas un bug dans le code du jeu, c'est un bug dans votre code moral."
La méthode d'Eidos est similaire à celle de Square Enix actuellement. Plusieurs titres, dont Chrono Trigger ou Final Fantasy Crystal Chronicles possèdent des hooks qui bloquent les utilisateurs de R4 ou SuperCard à plusieurs endroits. L'obstacle dure le temps d'être identifié par la communauté et d'être décelé dans le code de la Rom, mais cela pouvait en décourager certains qui finissent pas acheter le produit pour satisfaire leur envie. C'est l'utopie du plan, en tous cas.
A la différence de Square Enix, toutefois, Eidos ne fait pas planter pendant un chargement, il préfère directement bugger le déroulement du jeu. L'initiative des deux éditeurs vont certainement se généraliser à moyen terme sur les plateformes où le piratage atteint des proportions énormes, comme sur PC et DS. Attendez-vous donc à des boss imbattables et une maniabilité subitement foireuse dans vos prochains jeux téléchargés.
Si vous téléchargez, bien entendu. Ce que vous ne faites jamais. Bien entendu.
- Via -

Le super héros américain représente une force surnaturelle et patriotique, qui regarde vers l'avenir, à l'ombre de la bannière étoilée. Il aura fallu attendre la guerre du Vietnam pour que des personnages comme Wolverine viennent bousculer les valeurs morales. Le jeu vidéo, quant à lui, aura attendu la guerre en Irak pour appliquer au virtuel les dilemmes d'un individu sur-potent dans une société qui lui est étrangère.
Le super-anti-héros est né, dans la douleur, mais il est enfin là.
Par tradition, le jeu vidéo nous fait sauver des princesses, sauver la paix, rassurer les chatons exilés dans les arbres. Vers la fin des années 80, il mit en application ses premiers questionnements du sens moral à travers le God Game. Populous et ses descendants nous donnaient tout pouvoir pour mener sa tribu à la victoire. Parallèlement, les jeux de rôles vidéo ont abordé ce même thème avec l'alignement des personnages incarnés. Ce rapport au monde aura connu sa plus belle application dans Fallout, où la drogue, la trahison et le chantage faisaient partie de nos options quand la diplomatie ne suffisait plus.
Les développeurs indépendants auront exploré cette voie pendant que l'industrie vidéoludique des masses se limitera à punir les bad guys officiels. Terroriste, alien, zombie ou nazi, la menace a des visages qui font consensus et ne fâchent personne. {...}
- Lire la suite de la chronique sur Flu le Mag -


Depuis que 67% de Manhattan ont dû être reconstruits suite à la dernière rixe entre la Chose et l'incroyable Hulk, ils préfèrent se mettre sur la tronche dans Punch Out Wii. Fidèles à leur légende, ils s'affrontent dans le mode versus, où l'un des deux joueurs peut se transformer en Mega-Mac une fois que sa jauge de super a atteint le seuil critique. Super-pouvoir pour super-héros, tout est raccord.
Manhattan va devoir quand même serrer les dents, parce qu'aucun des deux mastodontes n'a le pouce sur le joystick du Nunchuck. Pas d'esquive, pas de coups au visage. Le duel va tourner court, et l'île de New York risque de prendre cher quand l'un des deux va péter un cable sur la maniabilité. Personne ne leur a dit qu'il fallait mieux jouer à l'ancienne au lieu de se battre avec la detection de mouvement pourrie qui bousille vos jolis combos.
Le plus navrant dans l'exploitation des deux héros Marvel n'est pas le port de la dragonne de sécurité superflue, mais le saccage de la réplique trademark "It's Clobberin' Time". Sérieusement, y a-t-il encore quelque chose que Marvel respecte dès qu'il est uestion de pognon ? Et je ne parle pas seulement de Wolverine. Rendez-moi Deadpool, bande de bâta Resaisissez-vous, que diable.

L'autre grumeau dans la soupe, c'est quand on essaye de mixer CLAMP et Tekken dans le même bol. Il faut s'attendre à un résultat baroque quand on essaye de de marier l'équipe qui a dessiné Card Captor Sakura avec le jeu de baston le plus mal fagoté du moment. Namco Bandai espérait peut-être que les designs légendaires du studio CLAMP relèveraient le niveau.
Connaissant CLAMP, il est impossible que la réécriture vestimentaire s'arrête là. Le personnage-prétexte de Tomoyo dans Card Captor Sakura avait ce fétichisme d'habiller Sakura comme sa poupée de porcelaine personnelle en lui faisant porter des nouveaux habits qu'elle lui créait une fois tous les deux jours.
C'est au moment où Jin Kazama pensera s'en tirer avec son costume de prince Gay échappé de Georgie qu'une écolière névrosée le forcera à porter un bêret orange et des baskets à ailettes. Attendez-vous au pire.
- Via et Via -

Wolverine est l'un des personnages les plus complexes et les plus ciselés de l'univers Marvel. Ecrit et réécrit de nombreuses fois, il est devenu emblématique sinon culte en 35 ans d'existence. Avec Origin, son passé trouvait des réponses restées dans l'ombre depuis ses débuts dans Incredible Hulk N°180.
Hélas le film n'est qu'un collage grotesque de scènes molles, une parade de caméos insipides, une compilation de trahisons qui saccagent trois décennies de bandes-dessinées. Les adaptations de films en jeu vidéo subissant la malédiction d'être ratées, comment l'adaptation d'un navet allait s'en tirer ? Pas si mal que ça, grâce à la passion nerd des développeurs de Raven Software.
X-Men Origins Wolverine n'est pas que le titre trop long d'un film trop long avec trop de personnages jetables et trop de scènes inutiles. C'est aussi paradoxalement le rare jeu vidéo adapté d'un film qui se montre supérieur à son matériau d'origine. Matériau d'Origins, même, puisqu'il est aussi un jeu de contradictions, tiraillé entre sa volonté d'adapter, son envie de respecter le personnage et les conséquences de ces choix sur le résultat ludique.
L'histoire tient sur une demi-page de carnet à spirales puisque le jeu vidéo ne reprend le film qu'à partir du moment où Wolverine s'échappe après l'implantation de l'Adamantium dans son squelette. Tout le reste n'est qu'une série de flashbacks dans les flashbacks, vu que la scène d'introduction nous met dans un futur proche post-apocalyptique où Wolverine tente de se souvenir de son passé. Cet arc narratif auquel on retourne à la fin du jeu offre une conclusion ouverte qui tente de reprendre le train des comics vers Uncanny X-Men et Ultimate X-Men. {...}
- Lire la suite de la chronique sur Flu le Mag - - Lire aussi Wolverine, le livre ou le film ? sur le Blog Livres de Flu -

.
Des jeux annoncés pour cette année, deux d'entre eux ont fait de moi leur bitch. Batman Arkham Asylum et Wolverine Origins ont beau exploiter le filon du super-héros sociopathe et réaliste, ils le font jusqu'à présent avec assez de goût pour titiller mon attention à chaque bribe graphique déposé sur l'interweb. Tous deux ont une approche sale et sombre, tous deux ont choisi d'aborder le matériau de base avec maturité et précision.
L'un est une création originale, pendant que l'autre est l'adaptation d'un film, mais leur traitement laisse espérer des résultats plus probants que les jeux précédents. Batman Begins et X-Men 3 étaient de sérieuses bouses sans envergure, et X-Men Ultimate Alliance manquait de souffle.
Les jeux de super-héros sont en général assez minables, The Hulk et Iron Man récemment sortis n'ont pas échappé à la tradition de nullité. Spiderman Web of Shadows non plus.
Le marasme est tel que Mortal Kombat vs DC Universe me semble la transposition la plus réussie à la quelle j'aie pu jouer ces deux dernières années. . .
J'avoue que ma fascination pour Arkham Asylum et Origins repose entièrement sur l'amour que j'ai pour les deux personnages. Wolverine renvoie Gay-lops aux confins de la médiocrité et Batman ridiculise Superman sur tellement de plans que les cendre de Krypton se désintègrent de honte.
Sur un tout autre sujet, sachez qu'il vaut mieux mettre du papier-toilette sous ses testicules avant de mettre son slip par-dessus son collant. Ca leur évite de dévier quand on court et donne une forme avantageuse au service trois pièce.
Ne me remerciez pas, remerciez Batman et ses bon tuyaux.

Dan Vondrak, Chef de Projet chez Raven Software, marvel au six raptors "God of War était une de nos influences, et même Super Smash Bros à un certain point. Quand on joue à des jeux comme ça, on en apprécie juste leur simplicité. Chaque personnage a son assortiment de mouvements classiques, c'est simple. {...} Les gens vont jouer à Wolverine et être agacés par la lenteur des autres jeux d'action. On a joué à tous les jeux d'action qu'on aimait, et vous êtes dans l'attaque en permanence. Ce n'est pas qu'une question de vitesse, c'est la facilité avec laquelle vous arrivez à sortir vos ttaques à n'importe quel moment. {...} . J'ai lu des critiques de jeu Wolverine, j'ai joué aux jeux X-Men, et vous détestez ça quand vous faites "Ce n'est pas comme ça que qu'on se bat avec lui. Je suis Wolverine. Comment ça se fait que je ne peux pas juste prendre un gars et le déchirer en deux ?" Voilà, carrément, faisons ça. Rien ne nous retient."
En dehors d'un classement Adult Only, bien sûr. Dan Vondrak a néanmoins bien compris ce qui frustrait tous les joueurs un peu nerd qui prenaient Wolverine le temps d'une partie. 'animal est équipé d'un squelette en adamantium mais peut pleure comme une fillette à la moindre salve de balles, il possède des lames du même métal mais doit s'y reprendre à plusieurs fois pour couper la veste en coton d'un soldat lambda.
C'est un peu comme l'incroyable Hulk qui se retourne un ongle sur l'ouverture facile d'une boîte de jambon. C'est incompréhensible.
Faire le choix d'un Wolverine qui jouit pleinement de ses pouvoirs le rapprochera probablement d'un Ninja Gaiden II. Là se posera le problème de la difficulté, car logan est probablement trop solide pour se faire Game-Over la tronche aussi facilement que Ryu Hayabusa.
Au pire, Raven Software sortira les sentinelles. Et Galactus. On n'est jamais trop prudent.
- Via -

Célébrons le retour de l'anti-sandwich à la merde avec trois nouveaux trailers qui alternent grandeur et décadence. La campagne faussement virale de Resident Evil 5 ouvre donc la marche. L'image léchée et le découpage de blaireau nous rappellent les mauvaises publicités d'antan où une saynète malfoutue servait de prétexte à quelques secondes de moments ingame. Depuis le premier Resident Evil, le processus se répète jusque dans les prétentions virales des plans com'.
Quitte à faire viral, autant reprendre la très bonne idée de Cold Fear, qui avait mis en ligne un site de cryptozoologie avec tout une partie sur les parasites du jeu. Il y avait matière à de faux documentaires et moments Blair Witch pour annoncer RE5 avec élégance.
Tant pis, on fera avec la vieille méthode et un gros logo à la fin, bien subtil. .
. La savoureuse tranche d'étron sera représentée par Batman Arkham Asylum. La nouvelle bande-annonce révèle un peu plus le moteur de jeu avec une poignée d'extraits de cinématiques ingame. Ce qui est peu. Les poissons rouge qui viendront beugler qu'Arkham Asylum n'est qu'un pompage honteux de The Dark Knight de Christopher Nolan feraient mieux de lire The killing joke de Moore/Bolland et The Dark Knight de Frank Miller, avant de sortir une autre connerie.
Pour le moment, Arkham Asylum se présente bien, avec des choix d'époque et de design qui donnent vie à l'un des lieux les moins explorés du comics. Car si l'on en parle beaucoup, c'est pour le nombre d'évasions annuel. A croire que les murs sont en papier crépon. Annoncé comme un jeu de combat-infiltration, il pourrait même respecter le cahier des charges d'un jeu Batman.
Ils ont déjà évité le pire, c'est à dire Robin. . . Terrorisé par l'idée qu'on l'oublie totalement d'ici fin 2009 pour sa sortie, Tekken 6 se dote d'un trailer d'ouverture dans la grande tradition de la série. Jin Kazama fait des cascades qui invalident les lois de la physique. Après avoir esquivé quelques roquettes en moto, il ira au sommet d'un gratte-ciel pour s'étriper avec Kazuya dans une onde de choc qui fait exploser toutes les vitres du bâtiment.
Simple, espiègle, le trailer de Tekken 6 sait comment nous séduire avec classe. En glissant de la GHB dans nos verres. Il me faudrait au moins ça pour zapper les impacts multicolores et les nouveaux personnages foireux.
Hum, le bon sandwich que voilà. Pensez à vous laver les dents après, ça fait mauvais genre d'avoir du Joker coincé entre les dents.

. Une touche d'awesome, un rien de honte et un soupçon de wateufeuk dans ce panaché de vidéos. Commençons par le n'importe quoi. Night of the Werehog est le court-métrage d'animation servant à préparer le terrain pour Sonic Unleashed, où le hérisson se transforme en hérisson-garou. La performance de ce court n'est pas d'anéantir vos derniers bons souvenirs de Sonic, mais d'introduire un nouveau faire-valoir encore plus énervant que Tails, le renard à deux queues.
Celui-ci a d'ailleurs senti le vent tourner et s'est reconverti dans le furry porn, mettant enfin à profit sa particularité génétique. Je pense. Je l'espère pour lui. . . Après avoir touché le fond du bourbier, Batman Arkham Asylum vous tire à la surface. Des l'apparition des premières captures d'écran, on sentait chez ce jeu-là des envies de plaire à la fois aux nerds et aux geeks. Ne serait-ce que par la présence de Kevin Conroy et Mark Hamill pour le doublage des personnages qu'ils incarnaient respectivement dans la série animée Batman, c'est à dire Batman et le Joker.
C'est Rocksteady Studios qui s'occupe du jeu, la même équipe qui produisit le très mésestimé Urban Chaos. Au Scénario, c'est Paul Dini qui porte la responsabilité de l'écriture. Une tâche facile pour celui qui contribua déjà à l'écriture des séries Batman et Justice League, avec derrière lui une solide expérience de scénariste pour DC Comics.
On peut espérer le meilleur de la part de celui qui a su donner à Harley Quinn l'importance qu'elle méritait. . . Wanted Weapons of Fate se présente "bien". Aussi bien que le principe d'adaptation en cascade peut le permettre. Cette transposition va devoir faire avec un matériau globalement crétin et malfoutu, dont le contenu peine à retranscrire la qualité de la bande-dessinée d'origine. Je vous conseille d'ailleurs le très bon billet de Benjamin Berton à ce sujet. Le jeu semble terriblement manquer de tonneaux au-dessus d'un barrage de police pour ensuite servir se servir d'un bus couché comme tremplin. C'est dommage, c'est le seul passage que j'avais aimé dans Wanted le film.
Devant vos yeux ébahis, je viens d'inventer le concept opposé du sandwich à la merde en glissant une portion d'awesome entre deux tranches de médiocrité. Mangez tant que c'est chaud.

Avec le temps, la série Mortal Kombat s'est empesée. Des premiers jours où une poignée de combattants digitalisés s'étripaient dans un sang pixelisé à nos jours, la licence est passé à la 3D, s'enfonçant dans une complexité superflue. Avec ce clash de deux univers, les puristes tremblèrent pour l'intégrité de la saga. A tort. L'arrivée de DC Comics dans l'équation a su revigorer le Kombat Moribond.
Dans deux mondes parallèles, la lutte contre un ennemi majeur s'achève enfin. Superman vient à bout de Darkseid, pendant que Raiden achève Shao Khan. Toutefois, dans la confusion de la défaite, les bad guys essayant de s'échapper dans des portails dimensionnels se font faucher par les super-pouvoirs de leurs rivaux, entraînant une perturbation qui les fusionnent en un seul être surpuissant. Si les héros DC et les Kombattants veulent empêcher leurs deux univers de s'écrouler dans une collision dimensionelle, ils vont devoir retrouver leur Némésis commune et la vaincre. Une quête qui ne se fera pas sans trahisons ni quiproquos.
D'une idée complètement farfelue qui essaye de mélanger l'eau et l'huile que sont Mortal Kombat et DC Comics, Midway a pourtant tiré une alchimie réussie. Au prix d'un pitch forcé et de nombreuses concessions, MK vs DC trouve son équilibre.
- Lire la suite de la chronique sur Flu le Mag -

Non, sérieusement. Les personnages de Mortal Kombat qui se crèpent le collant avec ceux de Detective Comics. Est-ce que le stagiaire qui a eu cette idée lumineuse a fait le moindre effort pour se souvenir un instant que Superman ne risquait pas la moindre égratignure sans Kryptonite à portée et que Batman ne tuait jamais ses ennemis ? Ha ça, ils vont être bien emmerdés. Autant X-Men vs Street Fighter ou Marvel vs Capcom avaient une certaine vraisemblance dans le délire graphique ou thématique, autant le pseudo-réalisme gore de Mortal Kombat va avoir du mal à cohabiter avec DC.
Révélé ce week-end lors de l'évènement annuelle de Midway à Las Vegas, Mortal Kombat vs DC Universe est prévu pour l'automne. Ca laisse assez de temps aux nerds désespérés pour se suicider, à l'aide de leurs objets de leur collection de produits dérivés. Ca va quand même être très long et très douloureux de s'ouvrir les veines avec une figurine de Catwoman.
Optez plutôt pour Reaper, il est livré avec les serpettes.


Apprécions la finesse avec laquelle Activision réusit à nous vendre son Guitar Hero III Mobile dans le numéro de Juin 2008 du comics Fantastic Four. Quel talent. N'allez pas croire que les marketeux prennent les lecteurs de bande dessinée pour des crétins. Surtout pas. Ils ne sont qu'une cible d'audience réceptive à certains messages ad hoc et parallèles à leurs centres d'intérêts véhiculés par leur média de prédilection.
On préfère nettement se faire traiter de d'acheteur compulsif aisément conditionnable. Je suppose.
- Via -

On peut dire sans trop se fourvoyer, qu'une personne ou un produit est arrivé au top de son niveau de son rayonnement populaire quand il est décliné en bande dessinée. Regardez Bigard, l'apogée d'une célébrité.
Aujourd'hui sortira donc le permier tome du comic dédié à World of Warcraft, dont MTV Multiplayer Blog nous fait découvrir les six premières pages.
Les joueurs de WoW reconnaîtront avec plaisir certains éléments de background développés à travers les personnages principaux, utilisant l'histoire de l'univers de jeu à bon escient. Le découpage des planches est malheureusement plutôt mou et la colorisation médiocre dessert un graphisme qui oscille entre nul et bâclé.
A se demander, au vu du manque de détails des planches, si elles n'ont pas été dessinées sur un bout de nappe entre deux kébabs. Un pétard mouillé au trait basique, piochant dans la BD US et le manga, suivant l'envie, sans toutefois rien afficher de maîtrisé ou de vraiment beau. La cosmologie est respectée, certes, mais il n'est question ici que d'une copie carbone très peu inspirée, qui n'exploite pas le foisonnement d'idées du modèle. On reste dans les limites d'un fanserv timide.

C'est un syndrôme équivalent aux bandes-dessinées Star Wars. Des ouvrages aux illustrations superbes, mais aux planches minables coloriées avec les pieds, un torchon qui infirme le travail colossal de concept-art effectué en amont par les créateurs originaux. Le comics WoW ne peut même pas se permettre une couverture décente, bien que temporaire. Dommage ainsi que ce produit de série destiné aux fan atteints de fièvre acheteuse ne daigne pas se donner les moyens de dépasser son audience de base, et essayer de séduire les non-joueurs.
D'ailleurs, je ne suis même pas sûr que les amateurs de World of Warcraft eux-mêmes soient sous le charme. Même ceux qui achètent des figurines de nains.
- Via -


Vous voyez ici cumulés les effets pervers d'avoir à la fois des lecteurs sur son MSN et un contrôle total sur la ligne éditoriale.
Turok son of Stone est une version dessin animé du célèbre FPS à sang froid. Destiné à une sortie directe en DVD début 2008, le contenu se veut une prolongation logique du comic book et des jeux. En regardant l'animation pourrie et la colorisation lamentable, on se dit que c'est avant tout une adaptation de la version N64.
- Via -
The Simpsons the Game parodie de multiples univers de jeux connus en les mélangeant avec la cosmologie Simpsonienne, c'est le principe et ça donne assez de libertés pour faire n'importe quoi sous un prétexte humoristique. Si le jeu est pourri, on vous dira qu'il est drôle avant tout et si vous ne le trouvez pas drôle, on vous dira qu'il est bon avant tout. Je me suis fait la démo et je ne l'ai trouvé ni bon ni drôle. Qui sait, le produit complet est peut-être digne d'une nuit blanche arrosée de boisson surcaféinée.
Pourquoi cette vidéo en particulier ? Parce que Mr Sparkle. 'nuff said.


Bien que beaucoup se moquent totalement du hack'n slash Conan pour PS3 et 360, le reste en marchera au plafond d'allégresse après avoir entendu la nouvelle. Plutôt que de sortir début 2008 comme prévu initialement, sa sortie a été avancée au 28 septembre 2007 pour nous autres européens. Ca nous change des retards.
Comme il me tarde de dépecer des guerriers stéroïdés et de voir leurs entrailles en 3D voler dans le décor. Mais surtout, Ron Perlman pour le doublage de Conan. Il devrait être interdit de jouer à ce point-là sur la fibre nerd des gens.
- Via -

Hokuto no Ken : La voie de l'héritier du poing sacré de la Grande Ourse du Nord n'est pas qu'un titre à rallonge dont je vous ai épargné la VO. C'est un Action Comics, autrement dit une BD interactive que vous lisez tout en agissant à certains moments pour faire progresser l'histoire. Prévu pour cet hiver au Japon, ce nouveau portage de Ken le Survivant va réchauffer les doigts des fans de la série. En effet, à certains moments, vous devrez soit frictionner l'écran pour accompagner les mouvements du héros, soit vous devrez tapoter du stylet pour simuler les impacts de ses petits poings musclés. Le tout est à exécuter en temps limité, indiqué par le pourtour de la case qui se consume.
Cela semble super basique et ça l'est, mais le concept propose une lecture dynamique et active qui permet de redécouvrir un classique du manga. L'encrage de Tetsuo Hara a été adouci pour cette adaptation grâce à quelques touches de couleurs bienvenues et la relecture en devient d'autant plus agréable. Vous êtes déjà mordu, mais vous le savez pas encore.
Encore un soft qui ne passera malheureusement pas les frontières du japon, mais qui nous fait espérer le temps d'un rêve fou qu'il pourrait inspirer les éditeurs français.
- Via -

L'éditeur Red Mile vient de signer pour plusieurs années un accord lui permettant de développer des jeux basés sur Sin City. Aucun détail encore sur le nombre de jeux, les chapitres concernés, ou sur les éventuelles plateformes. La rumeur dit que Frank Miller vient d'ailleurs de louer un coffre de 4m³ afin d'y déposer ses testicules en or massif. J'invente à peine. - Via -

Après les accords signés avec Marvel pour les droits d'exploitation d'Iron Man, Sega vient de rempiler pour utiliser Captain America, Hulk et Thor. Avec ces quatre personnages réunons, on peut penser à un jeu portant sur les Avengers, un équivalent à la Justice League de la DC. Juste un petit détail qui rend cette supposition peu probable, c'est que l'inclusion de Captain America dans le groupe s'est fait quand Hulk l'a quitté. C'était l'instant nerd.
Je reste persuadé que Sega a négocié un pack promotionnel. Parce que racheter les droits de l'incroyable Hulk, je veux bien admettre. Mais Captain Amerloque et son copain Thor, le roi du rayon marteau chez Bricogite... Ils n'avaient probablement pas assez pour se payer Wolverine, alors on leur a donné ces deux-là à tarif préférentiel. Il faut voir le bon côté de la chose. Si Sega avait négocié avec DC Comics, on leur aurait refourgué Aquaman. - Via communiqué de Presse Sega -

Voilà une non-information totalement facultative, mais elle fera probablement plaisir aux fans de comics. Activision va ajouter début avril du contenu téléchargeable pour la version Xbox 360 de Marvel Ultimate Alliance, par le biais de nouveaux personnages. On aura ainsi Dr. Doom, Venom, Magneto et Sabretooth côté bad guys pendant que Hulk, Cyclops, Hawkeye et Nightcrawler viendront grossir les rangs des good guys. Normalement, chacun aura plusieurs costumes au choix, ainsi que des super-punchlines à sortir pendan les missions scénarisées. Ca va être un peyu limite pour Hulk qui aura le choix entre "Bermuda déchiré 1" et "Bermuda déchiré 2", tout comme la possibilité de dire "HULK SMASH" ou encore "HULK SMASH" pendant les discussions. Pas grave, on aura peut-être le plaisir de constituer des équipes casse-couille pour Wolverine, en y insérant Cyclops et Sabretooth. Et puis mince. Jouer avec Viktor Von Doom. Pour la peine, je vous passe la Doom song d'Invader Zim. Attention, ça rend fou. - Via -

Les super méchants super losers ont ma sympathie, à la différence des héros au sourire éclatant et à la morale qui lave plus blanc qu'un Monsieur Propre atteint de TOCs. DeadPool, Lobo, Docteur Octopus, Swamp Thing. Des noms qui ne vous disent peut-être rien, mais qui mériteraient d'être plus populaires auprès des enfants. Ils ont des valeurs saines à leur inculquer, ils sont des exemples montrant que l'on peut dépasser ses infirmités pour être une personne d'envergure. Le genre de personne capable de pourrir la vie d'un crétin de super-héros sur deux ou trois tomes. De tous ces loqueteux maudits, qui n'ont d'autre espoir que de se faire talocher par les gentils, mon préféré va apparaître dans l'adaptation pixelisée des Fantastic Four 2. Super Skrull, ici dans une capture d'écran Xbox 360. Super Skrull, c'est une expérience grotesque sensée compiler les 4 pouvoirs des 4 Fantastiques. La finesse n'étant pas l'apanage des designers de comic heroes, il se retrouve donc avec le corps élastique, un bras de pierre, un bras enflammé et la posssibilité de devenir invisible. L'assortiment complet. Sauf qu'il se fait tout le temps fracasser la tête. La dure loi du rapport quantité-qualité.

Mark Millar, Scénariste de Comics, aka Pdeo Avenger "Comme tous mes amis, les gens de la télé et du ciné m'ont appelé, même les gens des jeux pour ordinateur - ce qui est étrange, parce que les jeux sont pour les pédophiles et ça ne m'intéresse pas."
La rencontre extraordinaire entre une ambulance et une ogive nucléaire. Dans son interview avec NewsRama, Mark Millar n'a pas la langue de bois, mais sa remarque nulle et non avenue sur le jeu vidéo me fait légèrement sourciller. Je ne vois pas vraiment le rapport entre pédophilie et jeux vidéos, mais je suppose qu'il essaye de se mettre au même niveau que ceux qui pensent que les amateurs de comics, avec tous ces héros musclés en spandex, sont des homosexuels refoulés. Bravo Mark, à quand le Godwin ? Bon sang, avec ces conneries, je suis en retard pour aller faire la sortie des écoles, moi. MAJ : Suite aux réactions qui ont suivi, Mark Millar a simplement exprimé son regret en disant "C'était une blague". Mark oublie qu'on ne peut pas rire de tout avec tout le monde, surtout dans un pays où les reportages essayant de lier JV et pédophilie font les choux gras de la presse. C'était cette bêtise que l'on fustigeait ici.

Stan Lee, Auteur de comics américain, et caméo du 3e âge "Les jeux vidéo sont plus excitants, plus colorés et plus complexes que les films. Dans un film, vous vous asseyez et vous regardez, c'est tout. Dans un jeu, vous n'êtes pas seulement en train de voir l'histoire, mais aussi de participer à l'histoire."
Tout est dit, bien que Stan avoue être nul avec une manette en main. Stan je t'aime. - Via -
Brian Basset, le dessinateur du Comic Adam@Home y est allé lui aussi de sa blague sur la Wii et ses accidents de télécommande volante. Un strip plutôt efficace que j'ai traduit pour votre plaisir. Deux cases, pas mieux. Laule. PS: Ceci est une tentative désespérée de revitaliser le sens de l'humour déficient de certains lecteurs. En dernier recours, il me reste le défibrilateur et la chevrotine, mais j'hésite encore sur l'ordre d'utilisation.
|
|