Fil d'actu : guitar hero  Toute l'actu de la licence Guitar Hero (et 1, et 2, et 3) sur xbox 360 et Chamboultout. Move your ass and shake your head !
Le dernier semestre a été l'un des plus durs pour l'industrie du jeu, depuis cette remarquable croissance amorcée il y a trois ans. L'embouteillage de titres en novembre dernier, la crise économique et l'épidémie de titres décalés en 2010 sont des indicateurs de recul qui concerne le milieu dans son ensemble. Devant les performances relativement moyennes de Guitar Hero 5 et The Beatles Rock Band en septembre, les analystes qui croyaient au rebond sont obligés de faire face à une autre réalité. Si l'industrie est malade, le genre du Music Game, lui, agonise.
De Webdush Morgan à Lazard Capital Market, les analystes étaient convaincus que septembre serait le mois du rebond. Un renouveau très attendu depuis fin 2008, qui avait fait trembler jusqu'aux chaussettes de l'inébranlable Nintendo. Une euphorie générale s'était emparée de ces magiciens du chiffre, à l'annonce de sorties majeures comme Halo 3 ODST, Guitar Hero 5 et The Beatles Rock Band. Des valeurs considérées sures, des licences éprouvées qui devaient se vendre sans effort. Autre que l'effort marketing de chaque éditeur, investissant des millions dans la promotion de son titre auprès du grand public et de la Presse.
Mais septembre n'a pas été le mois de la transfiguration. Lazard est retourné s'allonger, et ce fut la Webdush froide pour Morgan.
Avant même le 30 octobre, date de sortie de DJ Hero, Doug Creutz de Cowan & Company avait commenté les pré-ventes du jeu, en observant des volumes "bien inférieurs" aux attentes des analystes, et aux prétentions d'Activision. Pourtant, ce n'est pas l'optimisme qui manque à l'éditeur, puisque les pré-commandes sont très dynamiques en Europe, grâce à une hype relayée par des médias de masse à la mémoire de poisson rouge. Les participations de Daft Punk, Eminem et Jay-Z au titre ne sont pas étrangères à cette pré-réussite européenne, mais comment expliquer la mollesse des consommateurs américains ? {...}
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 Nick Mason, Batteur de Pink Floyd, mousseux "Ca m'agace quand je vois mes enfants y jouer. S'ils passaient autant de temps à travailler la guitare qu'à apprendre à appuyer sur des boutons, ils seraient carrément bons maintenant. {Quant à voir sa musique sur ces jeux}, on y réfléchirait. Je pense que tout le monde cherche de nouveaux moyens de vendre leur musique parce que le marché du disque a presque disparu."
Bill Wyman, Ex-guitariste des Rolling Stones, moussu "{Jouer à Guitar Hero ou Rock Band}, ça encourage les jeunes à ne pas apprendre, c'est le problème. Ca rend les gens de moins en moins dévoués à la pratique et à l'apprentissage d'un instrument."
Comme quoi, les jeux de musique ne sont bon à rien, ils rendent notre pauvre jeunesse fainéante et stupide, mais ils restent une opportunité financière indéniable. L'adage anglais "Money talks, bullshit walks" s'applique avec ironie à ces deux membres de groupes, dont l'oeuvre a été sévèrement critiquée par le passé.
Il y a en effet de l'ironie à les entendre fredonner le couplet d'une chanson bien connue, celle que les familles indignées clamaient pour désigner le le rock'n roll comme source de tous les vices. C'est moche de vieillir, on finit par débiter les mêmes conneries que les parents qui nous montraient du doigt, les mêmes idées préconçues que ces mélomanes qui traitaient le rock de sous-musique bêtifiante et stérile.
Laissons à Nick et Bill le temps de changer d'avis. Personne ne leur en voudra d'avoir un peu de sympathie pour le diable.
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Guitar Hero, depuis quelques épisodes, s'offre le luxe de déterrer les cadavres de rockstars pour les ressusciter en pantin de 3D. Jimi Hendrix dans GH World Tour et maintenant Johnny Cash et Kurt Cobain dans Guitar Hero 5. La possibilité d'incarner une star décédée peut en décontenancer certains, surtout quand elles se mettent à chanter des titres qui prennent un tout autre sens dans leur bouche.
Pour Courtney Love, la veuve junkie vénale éplorée de Kurt Cobain, c'est un outrage à la mémoire du chanteur, et plus pragmatiquement une rupture de contrat. Quant à savoir quel contrat, ça reste un mystère. On aurait pu penser que l'inclusion de Cobain dans un jeu aurait nécessité l'aval des entreprises qui gèrent son image de marque, mais il semblerait que Courtney n'ait pas été consultée.
On aurait pu penser que la désécration s'était terminée avec Natascha Stellmach, une artiste qui voulait fumer les cendres retrouvées dans un joint. Pas selon Courtney Love, qui Tweete frénétiquement depuis 24 heures en déversant un tombereau d'injures en majuscules à l'encontre d'Activision. "Que vous le sachiez, je n'ai pas approuvé l'avatar de Kurt pour Guitar Hero 5. Je pense que Kurt mépriserait ce jeu, sans compter cet avatar. {...} C'est de la nécrophilie, c'est dégoûtant, s'il vous plait, dirigez vos appels vers mon avocat Keith Fink, qui est furieux, et à mon agent Rogers & Cowa."
Courtney Love veut du sang, mais comme souvent avec cette délicieuse femme légèrement psychotique sur les bords et névrosée en plein milieu, il y a de fortes chances pour qu'elle ait signé des papiers entre deux phases intoxiquées. On voit d'ici se présager un beau bordel people, un peu comme cette fois où l'on avait volé les cendres de Kurt, cachées dans un sac ours en peluche rose.
Cette hypothèse se confirme avec un communiqué d'Activision qui précise que "Guitar Hero s'est assuré les droits de la part du Cobain Estate à travers un accord écrit signé par Courtney Love afin d'utiliser la personne de Kurt Cobain en tant que personnage entièrement jouable dans Guitar Hero 5" En triant dans les Tweets délirants de Courtney, on croit deviner des allusions à des prototypes d'avatars qu'on lui aurait soumis. Difficile de trier les morceaux solides dans la diarrhée verbale.
Pas de quoi s'affoler, donc. Au pire, Activision l'arrosera d'une poignée de dollars pour qu'elle retourne se rouler dans l'héroïne et tout se règlera par un arrangement à l'amiable dont on n'aura jamais les détails.
Ou peut-être sur le Tweeter bavard de Courtney.
- Via - MAJ : Activision, ainsi que Krist Novoselic et Dave Grohl ont fait des déclarations officielles -

Prince, Auteur-Compositeur, Fais-le-toi-même "Je ne leur en veux pas. J'ai entendu dire que le jeu avait généré, genre, 2 milliards de dollars et ils sont venus nous voir en nous offrant une toute petite portion de ça. Mais je pense qu'il est plus important que les enfants apprennent vraiment à jouer de la guitare. C'est un instrument difficile, loin d'être facile. Cela m'a pris longtemps, et c'était très frustrant au départ. Et vous devez faire avec, et {Guitar Hero} est parfait pour les gens qui n'ont pas le temps d'apprendre les accords ou que ça n'intéresse pas, mais jouer de la musique est une des plus grandes choses qui soit. . Créer quelque chose à partir de rien, est une des sensations les plus grisantes, et j'aimerais, je ne sais pas, j'aimerais souhaiter ça à chacun d'entre vous. C'est le paradis."
Activision est venu à la rencontre de Prince avec des liasses de billets dans sa sacoche, dans l'espoir d'ajouter quelques-unes de ses chansons à la tracklist. Ce que Prince refusa. Pas parce qu'il a tellement de cash sous son siège qu'il n'a pas besoin de sucer collaborer avec les éditeurs de jeu vidéo, mais parce qu'au lieu de voir les jeunes faire semblant de jouer du Prince, il préfèrerait qu'ils jouent réellement du Prince. Ou n'importe qui d'autre. Seulement de la musique, pour l'amour de la musique.
Par déduction, demandez-vous quelles sont les préoccupations actuelles d'Aerosmith et Metallica.
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Ceux qui plaisantaient sur Accordion Hero vont pouffer de plus belle. Après avoir déposé la marque DJ Hero et lancé la production du jeu, Activision-Blizzard vient aussi de déposer Sing Hero. Un titre au magnétisme marketing recherché, le cul entre SingStar et Guitar Hero.
Si le marché des jeux musicaux à accessoires commence à saturer dangereusement, Activision-Blizzard suit une logique d'expansion à partir de ses franchises fortes. Lors de la conférence organisée par l'agence d'analyse Webdush Morgan, Michael Pachter a discuté avec le Chief Financial Officer d'Activision, Thomas Tippl, sur le sujet d'un éventuel déclin des licences majeures.
Diposant dans son catalogue de propriétés intellectuelles très lucratives comme World of Warcraft et Call of Duty, qui génèrent à elles seules plus de la moitié de son chiffre d'affaire, Activision-Blizzard est en bonne santé et compte le rester en suivant une logique d'édition axée sur la croissance de son catalogue. Une diversité basée sur des titres existants et non de nouvelles franchises, considérées comme "extrêmement risquées" par Tppl.
La priorité première de l'éditeur est ainsi d'étendre le champ de ses franchises. "C'est le bon choix d'un point de vue stratégique, et il a été définitivement validé durant ce cycle. Les meilleures franchises se saisissent d'une part de marché disproportionnée et ont été un facteur important qui a permis à Activision une croissance inégalée sur 17 ans. La stratégie fonctionne, et de fait vous ne devriez pas attendre un changement". On ne change pas une équipe qui gagne, surtout pas.
"Il est plus facile de développer des licences fortes, parce que vous avez les ressources adaptées au développement du produit, que vous pouvez supplanter la concurrence en marketing, vous pouvez coopérer plus profondément avec les revendeurs et le placement produit. Toutes ces choses comptent, et c'est pourquoi nous avons été capables d'accroître nos plus grosses licences, plus que toutes nos autres licenses."
Michael Pachter a tenu à débattre du retour sur investissement d'Activision-Blizzard dans le cadre du développement de ses jeux, avec un investissement initial proportionnellement inférieur à ses concurrents. Plus que l'application d'un cost-killing mathématique, Tippl explique que cet équilibre réside dans une budgetisation intelligente dès la conception du projet. "Tout le monde parle de sous-tratiement et de délocalisation, et je pense que c'est une partie importante, mais de ce que nous avons vu, je pense que le plus important est la façon dont vous gérez les coûts de développement, en les incluant dans l'équation qui régit les bénéfices, en étant sûr de faire les bons choix dès le départ sur les jeux à faire." Thomas Tipple ajoute "Ca a beaucoup joué dans notre succès, et nous a probablement différencié le plus. Nous ne passons pas des années à sortir dix, quinze nouvelles propriétés intellectuelles, parce que nous savons que c'est une recette pour perdre de l'argent dans ce business."
Malgré ce conservatisme, Activision-Blizzard compte lancer trois nouvelles franchises d'ici la fin de 2009. "Vous continuerez à nous voir prendre des risques sélectifs, sur des concepts éprouvés" affirme Tippl. Tout est une logique de business, pragmatique, rappelée avec un léger cynisme par le CFO lorsqu'on lui pose la question des sorties décalées. "Je reçois mon chèque plus tard, et de plus, le développement dure plus longtemps, et je dépense plus pour finir le jeu, ce n'est vraiment pas une manière adéquate de mener une entreprise."
Le business plan d'Activision-Blizzard est donc orienté vers la consolidation de son catalogue, une diversification réservée aux licences rôdées. Mais si le business plan est parfait, s'il tire le meilleur profit du marché, s'il parvient à répondre aux attentes molles d'un client nourri à la cuillère, en quoi élève-t-il le jeu vidéo au-delà de son ludisme de grande consommation ?
En marge de cette conférence, Michael Pachter avait dit de la Wii qu'elle était devenue une "plateforme fast-food". Il expliquait que les consommateurs ne comparaient pas leurs jeux aux produits concurrents sur les autres plateformes et se basaient uniquement sur le nom de l'entreprise pour acheter.
"Le public de la Wii n'est pas assez sophistiqué pour savoir si le jeu qu'ils achètent peut tenir la comparaison avec un Gears of War ou un LittleBigPlanet, parce que probablement ils ne possèdent ni Xbox 360 ni PS3. Ils achètent les jeux Wii pour la même raison que les gens vont au McDonald's. McDonald's ne reçoit pas beaucoup de prix culinaires, mais ils sont accessibles, réguliers, et vous savez ce qu'on va vous servir. {...} Si le concept est bon, si le facteur de reconnaissance est là, si vous comprenez de quoi il est question sur l'emballage, parfois le jeu n'a même pas besoin d'être bon pour se vendre."
A travers la démarche d'Activision-Blizzard, on peut se dire que le problème de la Wii se généralise aux licences établies, que ce soit les siennes ou celles des concurrents. On achète du Machin Hero comme on se paye un Tom Clancy. L'image de marque et son adhésion ont acquis un pouvoir insoupçonné dans le marché vidéoludique. Ils sont une nouvelle dynamique qui risque à moyen terme de tourner au mal-gaming, à l'image de McDonald's qui représente la mal-bouffe.
Votre Hula Wii, avec frites ou potatoes ?
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Masaya Matsuura, Game Designer et créateur de PaRappa, eco-logique "Je suis curieux et je me demande ce qu'il en sera dans environ cinq ans, quand moins de gens joueront à Guitar Hero et Rock Band. Toutes ces guitares et batteries de plastique, où iront-ils ? Avez-vous vu qu'en Afrique, certains pays acceptent l'e-waste européen ? J'ai vu tellement de lecteurs cd et cassette. Je n'aime vraiment pas cette situation, {qui pourrait s'accentuer} avec certains périphériques de jeux. Je respecte vraiment et j'apprécie le fait qu'un véritable instrument soit bien plus important dans la vie d'un être humain."
Pauvre Afrique, la poubelle du monde dit développé. On va encore me taxer de saboteur de bons sentiments, mais si le continent africain sert de décharge industrielle sur des hectares à perte de vue, l'état de la Chine est tout aussi alarmant. Avec ses plaines désertes et sa main d'oeuvre bon marché, elle est la poubelle de salle de bain qui accompagne celle de notre cuisine.
N'oublions pas non plus les accords économiques fantoches que la Japon instaure avec des pays comme la Thailande et les Philippines pour cacher ses ordures toxiques sous le tapis.
Pauvre Afrique, méchants européens, salopes de guitares en plastique. Encore heureux que notre conscience soit apaisée par le versement de cette fabuleuse éco-participation.
Pauvre Afrique ? Pauvre planète.
- Via - Crédit photo CCTV -


Activision a glissé, non sans ménager ses effets que Guitar Hero III était devenu le premier jeu de l'histoire vidéoludique à atteindre le milliard de dollars en chiffre d'affaires. C'est pour le moment le jeu le plus vendu de la franchise, et paradoxalement le plus mauvais.
Douze mois plus tôt, je pestais contre Guitar Hero III et sa laideur chronique. En rejouant récemment aux deux premiers épisodes, après la rude déception de World Tour, je réalise que jamais GH n'aura été aussi bon que dans sa deuxième incarnation. L'équilibre entre difficulté, lisibilité, esthétique et jouabilité avait atteint une maturité qu'on a retrouvé par bribes dans Rock Band.
Neversoft patauge encore et n'a toujours pas saisi ce qui donnait sa saveur à la recette originale. A cours de jus créatif, il voit par ailleurs sa licence première confiée au studio Robomodo, afin de redynamiser un Tony Hawk à bout de souffle.
Le succès de Guitar Hero III s'explique par une base utilisateur qui achète en mode automatique, une campagne de pub massive et une aura populaire qui le précède. De nombreux facteurs qui ont contribué à faire de lui ce milliardaire parvenu. Goût des autres 1 - Sens critique 0. La prescription aura été la plus forte.
Le cycle n'est pas près de s'arrêter, puisque qu'il n'y aura pas de Rock Band 3 en 2009, laissant ainsi la place nette à Guitar Hero pour asseoir son monopole. Mike Griffith, le PDG d'Activision Publishing, voit le futur à son image. "Les films, la musique enregistrée et la télé, ce sont des secteurs du divertissement en stagnation ou en recul. Les jeux vidéo sont destiné à éclipser toutes les autres formes de loisir dans la prochaine décennie."
Un avenir glorieux nous attend, fait de médiocrité milliardaire et de sourires obligatoires. Je me souhaite un cancer foudroyant d'ici là.
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Notre nouveau bureau d'analyse préféré, l'Electronic Entertainment Design and Research a établi dans son rapport des ventes de novembre que Guitar Hero a atteint son potentiel de vente maximal. De fait, c'est une chute de plus de 50% que le bureau prévoit entre ce que Guitar Hero III a vendu et ce que World Tour vendra. Cette prédiction fait suite à la baisse de 60% déjà enregistrée en octobre dernier, qui soulignait les faibles performances de WT face à son précédesseur.
Selon l'EEDAR, ces signes montrent que la franchise a atteint son implantation maximale auprès du public mainstream. Un syndrome qui se retrouve aussi auprès de Rock Band 2, mais qui n'empêche pas le directeur du service analyse, Jesse Divnich, d'envisager dix autres années d'itérations.
Quand on sait qu'Activision-Blizzard compte doubler en 2009, puis tripler en 2010 le nombre de packs Guitar Hero sur leur catalogue, quand on voit le prix des packs complets et le réveil tardif d'une conccurence opportuniste, l'avenir du jeu musical se drape de noir. L'EEDAR avance que Guitar Hero et ses pairs souffrent du même mal qu'iTunes, avec des offres trop nombreuses. Il aurait aussi pu ajouter trop chères et trop semblables.
En reprenant l'exemple du doyen du genre, Guitar Freaks, on constate en effet qu'il a tenu plus de dix ans. Mais c'est en n'imposant pas de packs multi-accessoires, en disposant très tôt de la fonction Edit qu'on obtient seulement maintenant dans GHWT, en restant présent sur le marché de l'arcade, en inventant le concept de groupe à travers le mode Session. Et j'en passe. Au cours de ses dix ans d'existence, la franchise s'est développée pour arriver à maturité, une solidité qu'on singé les successeurs.
Ces derniers sont arrivés sur le marché en héritant de l'expérience passée de Konami dans le domaine. Grognez tant que vous voulez, mais Guitar Hero et Rock Band récoltent les fruits de leur stupidité. Ils ont saturé le marché console en rivalisant de plagiarisme.
Je ne vois pas 10 ans de succès pour Guitar Hero, Rock Band et leurs clones. Si Guitar Freaks a tenu 10 ans, c'est parce qu'il a évolué pendant une décennie. Les autres sont nés adultes. Ils ne peuvent à présent que vieillir et se décrépir jusqu'à disparaître.
Et comme ces mélomanes pédants qui dénigrent leur groupe indé favori une fois qu'il atteint le sommet de sa gloire, je peux maintenant dire "Non mais tu vois, j'aimais ça avant que tout le monde ne trouve ça cool".
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. Lorsque vous avez beaucoup de temps à perdre et une imagination débordante, plusieurs éventualités s'offrent à vous. Vous pouvez tenter chaque soir, comme tous les soirs Minus, de conquérir le monde. Vous pouvez réaliser un Faucon Millenium en allumettespour cheminées, à l'échelle. Ou vous pouvez reproduire une chanson de Guitar Hero et son défilement en enfourchant vélo. C'est abstrait dit comme ça, mais vous comprendrez mieux en regardant la vidéo.
Par marcotage sub-culturel, il faut s'attendre qu'un fou furieux décide de faire Through the Fire and Flames de DragonForce en expert. Et en dragster. Parce que vu le débit de notes, il faudra autre chose qu'un biclou. . . Cette seconde vidéo vous montre Blind Hero, le travail d'Eelke Folmer et Bei Yuan sur Frets on Fire. A partir d'un logiciel adapté et d'un gant tactile doté de moteurs vibrants, la modification effectuée permet de "sentir" le défilement des notes afin de les valider en rythme. Ces deux chercheurs en Accessibilité de l'Université de Reno aux Etats-Unis ont expliqué leur projet à travers un PDF très complet qui résuma leur participation lors de la 10e conférence sur les technologies assistées.
Eelke Folmer et Bei Yuan ont réussi par cette interface à rendre accessible un jeu que l'on pensait impossible à jouer privé de la vue, au prix de quelques concessions. Comme le reconnait Folmer, on ne peut pas mettre de vibreur sur chaque doigt et profiter des 5 frettes de la guitare, dans le sens où le signal indique au joueur à quel moment il doit presser la touche.
Les participants étaient donc "réduits" au mode facile ou normal, ce qui est déjà impressionnant quand on n'a aucune idée de ce qui se passe à l'écran.
Cette expérience sur un jeu, périphérique à l'accessibilité dite sérieuse ouvre néanmoins certaines portes vers d'éventuels développements hors du domaine ludique. C'est en tout cas ce en quoi je veux croire.
- Via - Chaîne YouTube d'Eelke Folmer -

Hier matin, Robert Kotick a dû recevoir un mail de la part d'Alex Rigopoulos et Eran Egozy d'Harmonix. Un mail moqueur qui titrait "Mon bonus est plus gros que le tien lulz". Les deux fondateurs d'Harmonix ont rapporté tellement d'argent à Electronic Arts et Viacom, que cette dernière entreprise a décidé de leur verser un bonus de plus de 300 millions de dollars à se partager.
La raison est un simple surpassement d'objectif sur le dernier trimestre. La somme sera versée en deux paiements, un effectué le 3 novembre dernier et un autre début 2009. Viacom a raison, pas trop d'argent d'un coup, sinon leur pantalon risque d'exploser.
Le porte parole de Viacom, Kelly McAndrew tempère. "Non n'a peut-être pas anticipé le fait que le paiement soit aussi élevé, mais c'est basé sur ce qu'ils ont accompli. S'ils nous font faire plus d'argent, et qu'on doive en donner un peu en retour, c'est ok." Les ventes effectuées se traduisent par 7 millions de Rock Band vendus à travers le monde, et 26 micro-transactions de musiques.
Ce bonus s'ajoute au chèque de 175 millions de dollars que Viacom avait signé lors de l'acquisition d'Harmonix en septembre 2006. Faites le calcul, additionnez les centaines et demandez-vous s'ils auront assez d'une seule vie pour tout dépenser. Face à cette débauche de millions, les 40 de bonus versés aux dirigeants d'Activision lors de la fusion avec Vivendi font mesquin.
Merci qui ? Merci Guitar Freaks.
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Activision a donné quelque chose à faire à Brett Ratner, lui qui voulait tellement réaliser un film tiré de Guitar Hero. Il devra donc s'occuper de la nouvelle campagne de pub du jeu, prolongement naturel des deux spots diffusés pendant American Idol cette année. Ces deux segments mettaient en scène David Cook et David Archuleta, dans une reprise du grand moment de n'importe quoi qu'était le playback de Tom Cruise dans Risky Business. Voilà donc sous la direction de Ratner : Tony Hawk, Alex Rodriguez, Michael Phelps et Kobe Bryant, tous des sportifs de haut niveau transformés en rock star de salon. Ni drôles ni vraiment décalés, mais leur star powers respectifs devraient consolider un plan com' déjà obsédé par le name-dropping.
C'est bien joli tout ce gâchis de dollars, mais ça donne encore moins de raisons à Acti de ne pas m'envoyer de guitare en service Presse. Et une batterie. Et un minivan blindé de groupies mineures défoncées à la GHB. Et un rendez-vous galant avec Grace Kim, la RP d'Activision devenue Playmate pour Playboy.
Comment ça, elle a démissionné ? Rien à foutre.

Il est difficile d'être honnête dans ce milieu de faux-culs 2.0. Je vais donc essayer de l'être avec vous : Si je n'en ai pas branlé une hier, c'est parce que j'ai passé ma journée au Loft Activision une guitare à la main. Je me sens un peu aux alcoliques anonymes en utilisant ce ton, mais je ne peux pas expliquer autrement comment j'ai englouti ma journée.
Le multiplayer a fait de moi sa bitch pour de nombreuses raisons que je me sens obligé de vous expliquer.
Accompagné de mon éternel +1 Flyer, j'étais parti fleur au fusil sur le refrain du "Allez, trois-quatre parties et on va se faire un cheese chez shit-burger" Inconscients qu'on était. Le sémillant Julien Chevron nous accueille, une café à la main, l'appartement loué pour l'occasion grouille seulement de 5 personnes.
Au bout de deux chansons en spectateurs, nous faisons une pause dans les ragots Business-to-Business pour prendre possession des nouvelles guitares et de la batterie. Ayant déjà eu l'occasion d'essayer cette dernière, et ainsi de goûter à la saveur amère de l'humiliation, je laissais Flyer la truster.
Une remarque s'impose au premier contact sur GH World Tour : le matériel, tout du moins sur Xbox 360 est convaincant, bénéficie d'un poids appréciable. On a les instruments bien en main et leur solidité se place un cran au-dessus du matos de Rock Band.
A l'usage, la guitare sans fil de GH est sensible, parfois trop, les touches sont plus en retrait que les modèles précédents, alors que le pavé tactile laisse perplexe. Cette addition réservée à certains solos pour faire des notes liées sur le milieu du manche est à la fois précis et délicat à manier, car les repères de couleur et de positionnement sont presque inexistants. De fait, en pleine partie, on le néglige souvent au profit de la méthode traditionnelle.

La batterie pour sa part est plus solide que celle de Rock Band, on a moins peur de la massacrer. Après un crash test de Flyer, tout fonctionnait à merveille, malgré un solo freestyle à en péter les baguettes. La pédale est aussi plus agréable à utiliser que sur Rock Band. Globalement, Batterie et Guitare laissent une meilleure impression que le concurrent.
Côté playlist et menus, le précédent de Rock Band et l'échec ergonomiquede Guitar Hero III ont provoqué un retour vers la flexibilité de Guitar Hero II. Niveau de difficulté adapté pour chacun, choix gaucher-droitier, personnages, etc. Tout se fait dans des menus à deux niveaux maximum, rapidement, pour privilégier l'accès rapide au jeu, ainsi qu'une accessibilité pour les profanes via le mode "novice". A ce titre, la courbe de progression des chansons est plus douce que dans GH III, malgré une brusque gifle vers le milieu de la carrière en Expert.
Guitar Hero World Tour a ainsi tiré des leçons de ses erreurs. Toutefois, si l'on excepte la basse et parfois le chant, la batterie et la guitare en Expert portent bien leur noms. Cela justifie néanmoins le niveau "novice" et témoigne d'une meilleure compréhension de la part de Neversoft envers les joueurs. Un challenge infernal pour les dieux du tapping, une balade de santé façon Wii Music pour la Tante Gisèle.
La playliste fait écho à cette ouverture du jeu. L'éclectisme est de mise, mais ne convaincra pas les mélomanes. Creedance Clearwater Revival cotoie Tokio Hotel, et des groupes installés ne voient que leurs derniers tubes ratés dans le bac. Ainsi le Bon Jovi des années 80's, supportable, se loge à côté du Motorhead de 2007, inaudible.
Le point le plus important des améliorations à la franchise reste le gameplay. Toutes les additions "HAIXTRIME" de la précédente addition ont été mises au rebus. L'écran qui sursaute, les bruits de tonnerre sanctionnant la moindre fausse note ont disparu, l'interface moche et illisible aussi. Neversoft a compris comment gérer l'espace de l'écran et rendre les informations identifiables.
Cette longue expérience multijoueur m'a convaincu que la franchise a atteint le seuil de maturité, en s'inspirant avec intelligence de Rock Band, tout en améliorant des points noirs. S'il n'est pas excellent, il n'en est pas moins très bon. Ma rancoeur relative à GH III m'empêche de courir au plafond, mais j'applaudis les efforts consentis.
Guitar Hero World Tour a réussi à me prouver qu'il était meilleur que Rock Band sur son propre terrain. Dernier clou au cercueil, le pack GH World Tour, avec jeu et accessoires sera vendu 199€. Meilleur prix, meilleur matériel, playlist plus ouverte, meilleure accessibilité, éventail des difficultés plus large. Rock Band est à la rue.
Me reste à boucler le mode carrière solo pour trancher définitivement. Et me faire définitivement haïr de mes voisins.

Noel Gallagher, Lead Guitariste d'Oasis, métaphoriste libéré "Si met des petites guitares en plastiques dans les mains des gamins et que ça enflamme leur imagination, je pense que c'est une bonne chose. C'est du fun sans danger, vraiment. Je préfère ce type de jeu vidéo à ceux où un gars se fait trancher sa putain de tête avec une épée de samurai pendant qu'il se fait sodomiser par un gobelin avec un laser. Vous voyez ce que je veux dire ?"
On voit que Noel n'a pas apprécié sa dernière partie de Soul Calibur IV. C'est ce qu'il faut lire entre les lignes : Il s'est pris une tannée contre Mitsurugi et Yoda. Plus sérieusement, nous avons eu droit aux 10 secondes de lucidité annuelle de Noel Gallagher, il faut donc les savourer.
Il souligne néanmoins la lacune principale de GH, dans sa vocation d'augmenteur de réalité. Il est sans danger. Comment croire à un Guitar Hero Aerosmith sans sa poupée gonflable, sa bouteille de sirop goût tequila et son sachet de bicarbonate à sniffer ? On est d'accord.
Ce qui me donne une excuse explique pourquoi je joue toujours bourré. J'augmente ma réalité à ma façon, un peu comme Noel.
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What the hell ? de circonstance avec Guitar Praise, un clone de Guitar Hero engendré par Digital Praise. L'entreprise a déjà créé des produits comme Dance Praise, une copie-carbone de Dance Dance Revolution, ou encore Solomon Says, un quizz sur la Bible.
Le positionnement de Digital Praise est clairement chrétien évangéliste pure souche, avec des produits relatifs que Veggie Tales, des légumes (!) qui prèchent la bonne parole dans une série de dessin animé. Ces derniers sont assez réactionnaires pour avoir été parodiés en extrémistes bas du front dans la série satirique Drawn Together. Ca vous donne une idée de la popularité de ces derniers, ou de leur nocivité, au choix.
Revenons à Guitar Praise. Doté d'un accessoire identique à celui d'Activision, il vous permettra de jouer sur du rock chrétien, un genre représenté ici par quelques 50 pistes. Au son de Jesus Freak, Same ol' sinner ou All the earth will sing your praise, les joueurs pourront rocker les louanges du Seigneur. Ils pourront même les chanter puisque les paroles seront affichées sur l'écran au cours de la partie. Rock Band n'a qu'à bien se tenir.
Aussi étrange que soit ce produit, il tourne sur PC et MAC avec une configuration modeste, et les guitares sont à la fois USB et sans fil. Du reste, les guitares semblent être de bonne qualité, avec un look moins Playskool que les Gibson SG des premiers Guitar Hero.
Par curiosité ou pour satisfaire vos convictions, le bundle de base se trouve sur le site officiel pour 99,95$. Non, vous ne pouvez pas payer en cierges.
On est curieux d'attendre la réaction d'Activision ou de Konami, histoire de découvrir leur définition de la charité chrétienne. Dieu leur rendra, certes, surtout s'ils le trainent en justice.
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Merci Guitar Hero, merci Rock Band, merci Rock Revolution et tous les clones Disney ou autres qui inondent le marché. L'analyste Ben Schachter en a déduit, en compilant les chiffres d'affaire passés, que les jeux musicaux avaient été le fer de lance de l'économie vidéoludique. Ils ont représenté approximativement 19% des ventes américaines en Juillet, et 44% du chiffre d'affaire annuel, engendrant une croissance de 32%.
La franchise Guitar Hero à elle seule a connu une croissance de 87% en un an. Pas besoin de se demander si Activision hésitera à traire le client. Guitar Hero Decades a déjà été annoncé sur DS pour prendre la relève de GH On Tour, et Guitar Hero Metallica ne saurait rester secret plus longtemps. Rock Band 2 pointe le bout de son nez, pour beurrer les épinards de MTV au Beluga, pendant que Konami espère encore reprendre le devant de la scène.
La question serait maintenant : A quel moment la bulle va-t-elle imploser ?
Les paris sont ouverts. Je mise 10 dollars sur fin 2009.
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. Ce n'est pas une méchante invective contre le look obsolète de Rock Revolution, ni contre le procès qui oppose Konami et Harmonix pour des brevets vieux de 5 ans. Alors que l'année dernière, Peter Moore avait créé malgré lui une expression dans le langage Guitar Hero, Lauren Faccidomo de Konami entre dans le dico Geek. Le mien.
Lors de la présentation de Rock Revolution, la Chef de Produit Senior de Konami a interprété BlitzkriegBop des Ramones, en live. Sa performance de bassiste était à la hauteur et ce succès lui permettait d'enchaîner sur le jeu pour y refaire le même morceau et nous convaincre de sa fidélité à l'expérience rock réelle.
C'est là que Murphy et sa table des lois débarque pour ruiner la fête. Epic Fail pour Lauren qui se viande lamentablement devant un parterre de gamers goguenards.
Sans le savoir, Lauren vient de donner une locution en or à tous les authentiques zikos incapables de finir une quelconque chanson sur Guitar Hero ou Rock Band.
Lorsqu'ils massacreront un morceau qu'ils dominent d'habitude avec aisance sur scène, ils pourront dire "J'ai fait un Faccidomo".
Le terme est presque aussi beau que legato, ou fortissimo. Le prononcer, c'est l'adopter.
Ca ne vous dispense pas de vous entraîner quand même, baltringues.

La fusion entre Activision et Blizzard/Vivendi devait amener une inévitable collision des licences. Une rencontre plus concrète que la fine parodie du 1er Avril dernier. Guitar Hero III se voit donc doté en téléchargement gratuit de la chanson "I am Murloc". Interprétée par le goupe Level 70 Elite Tauren Chieftain, elle fait partie du noyau dur la fan-culture World of Warcraft. Le groupe a aussi fait un autre titre auparavant, tel "Power of the Horde" en générique de fin de Warcraft 3 Frozen Throne.
Connus d'abord sous le nom LVL 10 Elite Tauren Chieftain du temps de Warcraft 3, ils devinrent les LVL 60 ETC pour la Blizzcon de 2005, puis enfin LVL 70 ETC après la sortie de l'extension Burning Crusade. Les membres du groupe sont issus de Blizzard. L'orc chanteur est Sam Didier, le directeur artistique, quant au troll bassiste, il n'est autre que Mike Morhaime, le Président de Blizzard en personne.
Vous pouvez d'ailleurs comparer la machinima du dessus avec le show live du Blizzcon 2007, et ainsi voir ce beau monde pousser les amplis jusqu'à 11. Qui EST plus fort que 10. .
Une version bricolée d' I am Murloc avait déjà été produite sur Guitar Hero II il y a presque un an, mais cette fois-ci, c'est aux tablatures officielles que vous aurez droit. Ma préférence va toutefois à Rogues do it from behind. C'est ma fibre poétesse qui veut ça. - Via communiqué de Presse Activision -

John Mayer, Guitariste-Compositeur, vieillard undercover "John Mayer cultive la formule du "sauf votre respect". Il ne veut pas grogner contre Guitar Hero, mais ne se gêne pas pour tomber dans la comparaison d'expert dont on soupe depuis des mois.
Prendre le problème à l'envers fait en effet passer la pratique de la guitare pour un luxe de flagorneur. Le divertissement, cet autre opium du peuple, en est réduit à un shoot de colle à maquette dans un sac en papier.
Tout le monde n'a pas ni l'oreille musicale, ni le temps d'apprendre le solfège ou à jouer d'un instrument, encore moins d'investir dans une véritable guitare. Ce type de réflexion qui émerge sur Guitar Hero semble pourtant susciter le débat sur la pratique musicale, comme s'il fallait séparer ceux qui savent de ceux qui font semblant.
Le débat rejoint par certains aspects l'interminable bataille entre Art et Art Naïf. La première mamie venue, avec son aquarelle de pétunias, produit-elle un art plus mineur que le pédant de galeries sur L'Île St-Louis, qui nous sort un monochrome peint à la bombe ? Guitar Hero ne développe que le sens du rythme, et peut-être l'oreille du joueur. C'est une autre approche de la pratique, qui bien qu'elle n'engendre pas de solistes virtuoses, prépare les bases du solfège.
Pourtant la transposition virtuelle, si elle ne requiert pas les talents nécessaires pour accomplir l'original, partage une même intensité. Ce que John Mayer compare ici, c'est la qualité, voire la noblesse, d'une pratique. Il semble oublier le plaisir inhérent à la pratique, qu'elle soit réelle ou virtuelle. Tout comme il semble oublier que Guitar Hero n'est avant tout qu'un jeu.
D'ailleurs, on se demande pourquoi le débat est à chaque fois relancé par les "vrais" musiciens. N'importe qui, ayant pratiqué Guitar Hero, pourra vous dire qu'il joue à la Rockstar, et non pas qu'il fait de la musique. Ce dont les joueurs sont conscients semble échapper aux artistes, sur la défensive. A croire qu'ils se sentent menacés.
Remarquez, moi aussi si j'étais John Mayer, je me sentirais menacé, si ma gloire se résumait à sortir avec une Jennifer Aniston qui vante la taille de mon pénis. Ou de porter le même maillot que Borat.
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C'est le Battle of the Bands vidéoludique. Alors que Guitar Hero World Tour cache pudiquement son numéro 4 tout en pompant honteusement sur la copie du voisin Rock Band, ce dernier réconcilie les fans de la première heure avec une franchise dénaturée par Neversoft. Création de personnages, micro+batterie, GHWT n'hésite pas à reprendre tout ce qui faisait la différence sur RB. Sauf le prix. Annoncé 20$ plus cher, un coût justifié que d'aucuns justifient par le drum supplémentaire sur la batterie. Konami se réveille de son côté, gueule de bois et bouche pâteuse, se demandant pourquoi tout le monde fait la fête sans lui. IL a donc décidé de lancer de son côté Rock Revolution, se souvenant dans un éclair de lucidité qu'il avait tous les brevets et concepts d'interfaces depuis 10 ans. Il se targue même de proposer la batterie la plus réaliste du marché. Ce sera difficile de faire plus réaliste que Guitar Freaks / Drum Mania, qui vous laissait brancher une batterie Yamaha sur le port USB de la PS2.  Dans un coin indie de cet univers, Guitar Rising émerge du néant. Développé par GameTank et présenté à la Independant Game Conference d'Austin en novembre dernier, le jeu est annoncé pour fin 2008 sur Mac et PC. A travers un adaptateur USB/Guitare, vous branchez n'importe quelle vraie gratte sur votre machine et exécutez les accords selon le rituel maintenant bien rôdé. Si l'on excepte une "frette" supplémentaire. Les concepteurs estiment que le mode Easy conviendra à ceux qui en sont restés aux guitares PlaySkool, pendant que le mode Expert demandera de réels talents de musicien. Il faudrait alors considérer l'apprentissage des moraux à travers un code couleur, comme certains apprennent les tablatures sans rien connaître au solfège. Pourquoi ressortir Guitar Rising des cartons, alors que l'actualité se concentre sur l'écrasante concurrence des mastodontes installés ? Pour vous rappeler que quelque part, dans un sous-sol, des furieux croient encore à cette utopie selon laquelle un jeu pourrait faire le pont entre divertissement dilettante et pratique assidue d'un véritable instrument. Les prédécesseurs, jusqu'à présent, se réduisaient à aiguiser le sens du rythme. Guitar Rising aiguisera peut-être les vocations, et au moins, les curiosités. - Via -

Robert Kotick, PDG d'Activision, balaie rarement devant sa porte ", c'est d'être respectueux de la culture des studios de jeu qu'Activision achète. C'est la plus grosse différence entre nous et nos concurrents. On a construit un modèle qui célèbre les valeurs d'audace, d'opportunisme, d'indépendance. C'est presque l'opposé d'Electronic Arts, qui a industrialisé le développement. Ils ont très bien réussi à retirer l'âme de beaucoup de studios qu'ils ont acheté."
Artiste de la délation, Robert Kotick valorise son entreprise à travers le croquemitaine EA. Après tout, ce n'est pas comme s'ils avaient flingué la licence Guitar Hero en dépossédant Harmonix pour la confier à Eversoft. Et je ne vous parle pas du John Madden Tony Hawk annuel ou de Call of Duty. Amusant de voir comme Kotick se défie de ce qu'Activision fait pourtant.
En juin 2007, le PDG d'Acti nous avait déclaré à mots semi-voilés que Rock Band n'était qu'un honteux plagiat de Guitar Hero. Lorsqu'on connait son lien de parenté avec Guitar freaks, il y a de quoi rire. Voilà maintenant que Robert nous révèle dans la même ITW que Guitar Hero IV comprendra d'autres instruments, dont le micro.
Après mure réflexion, je pense qu'Activision est en effet le parfait opposé d'Electronic Arts. Alors qu'EA aspire l'âme de ses studios, Acti cherche désespérement à posséder celle des autres.
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Le coup de pouce d'aujourd'hui va à un évènement organisé ce samedi 19 avril à la Médiathèque de la Ferme Ste Geneviève. Des tables rondes et rencontres sont prévues avec divers développeurs et créatifs d'Ubisoft, plus particulièrement les équipes responsables de GRAW, Rayman contre les lapins crétins ou XIII. L'entrée est libre de 10 à 18h, il vous suffira surtout de prendre votre courage à deux mains et d'oser pénétrer dans la jungle du 77. A tous ceux qui désireraient se lancer dans le métier et qui habitent Paris ou la région, c'est une bonne occasion de pouvoir poser les questions qui vous brûlent les lèvres depuis des mois. Genre "pourquoi Rayman n'a pas de bras ?"
En parallèle à cette manifestation se déroulera un concours sur Guitar Hero III. Il utilisera la scène du File 7, le café-musiques du Val-d'Europe. Les inscriptions se font sur place de 10 à 11h et les présélections se feront à la FNAC Val d'Europe. Le tout se déroulera de 10h à 22h, sachant que le concours se termine à 20h-20h30, qu'il y aura un petit concert du groupe NO SUB à 21h et que la remise des lots s'effectuera à 21h30. Cet éxil géographique et la terrible attente semblent en valoir la peine : Amplis CRATE, cartes sons, tables de mixage, une PS3, des jeux.
Si vous faites péter le compteur en Expert, le moment est venu pour vous de récolter votre dû. La médiathèque et le File 7 partagent la même adresse, soit : 4, rue des labours (proche Eglise) 77700 Margny le hongre
L'accès se fait En voiture : De Paris, de Melun ou de Meaux : A4 , sortie 14 "Parcs Disney ", suivre Magny-Le-Hongre En transport : RER A, station Marne-la-Vallée-Chessy, Bus 34 arrêt "Moulin à vent", puis 2ème rue à droite En Noctilien : Au départ de Chessy, ligne 141 et 130 en direction de Paris et son agglomération Est au Val d'Europe (de 0h30 à 5h30) - Voir le plan -
Renseignements au 01 60 43 66 12 si vous désirez des informations complémentaires.
- Merci à Nolendil pour l'information - Affiche du séminaire - Affiche du concours -


Apprécions la finesse avec laquelle Activision réusit à nous vendre son Guitar Hero III Mobile dans le numéro de Juin 2008 du comics Fantastic Four. Quel talent. N'allez pas croire que les marketeux prennent les lecteurs de bande dessinée pour des crétins. Surtout pas. Ils ne sont qu'une cible d'audience réceptive à certains messages ad hoc et parallèles à leurs centres d'intérêts véhiculés par leur média de prédilection.
On préfère nettement se faire traiter de d'acheteur compulsif aisément conditionnable. Je suppose.
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A travers ses deux franchises phare, Starcraft et World of Warcraft, ce n'est pas un seul canular, mais un trio que Blizzard nous a offert hier.
Le premier concerne Starcraft II, avec l'insertion de la race Tauren dans les unités Terran. La fiche du Marine Tauren indique même sa planète d'origine, Azeroth. Pas grand-chose à en dire si ce n'est que l'enrôlement des Taurens dans les forces terrans auraient enfin pu rendre ce camp plus attractif que celui des Zergs.
Un fusil avec une hache laser ? Un minotaure qui fume le cigare ? Des personnages qui parlent comme un film d'action des années 80 ? Tout ce potentiel ruiné par le caractère ephémère du 1er Avril. Jamais nous n'aurons droit à notre Tauren Rush. 
C'est avec une nouvelle classe de héros que Blizzard lance son canular sur World of Warcraft. Le barde. Doté d'une hache-guitare et de talents occultes, il se bat contre les ennemis en enchaînant les riffs à partir d'une interface très semblable à celle de GuitarHero. Maintenant qu'ils ont fusionné, autant rentabiliser la licence, n'est-ce pas ?
Le pire c'est que si cette classe existait vraiment, je me mettrais peut-être enfin aux MMORPG. Un raid au son de Heart full of black, c'est tout ce que je vous demande, M'sieur Blizzard.
En forme d'hommage au retrogaming, le dernier poisson d'avril de Blizzard révèle à travers un teaser le portage de World of Warcraft Molten Core sur consoles. Le résultat est evidemment low-tech, complètement cheap et semble destiné à une VCS 2600. L'ironie du sort tient probablement au fait que WoW est l'un des jeux du marché avec la configuration minimale nécessaire la plus basse qui soit. Il pourrait presque tourner sur Wii.
Presque, j'ai dit.

Activision a annoncé hier Guitar Hero On Tour, le portage Nintendo DS de la licence Guitar Hero. Conçu autour de la console par le studio Vicarious Visions, le jeu se retrouve adapté en ergonomie et en jouabilité pour la portable de Nintendo. c'est ainsi que le nombre de frettes a été réduit à 4, et que l'accessoirisation du tout se fera à travers une poignée insérée dans le port GBA de la DS.
Le Guitar Hero Grip, selon Dusty Welch, Chef d'Edition chez Acti/Red Octane, "redéfinit comment les jeux peuvent être joués sur des concoles portables".
Cette mouture se jouera donc en saisissant sa DS comme un morceau d'accordéon mutant, les touches enfoncées d'une main pendant que l'autre grattera furieusement sur les cordes représentées sur l'écran tactile pour faire le Picking. La partie tactile sera ainsi réservée à l'interface, pendant que l'autre écran n'affichera que les notes et votre guitariste.
Au nombre des ajouts, deux nouveaux personnages qu'on espère moins hideux que celui de Guitar Hero III, et cinq lieux de concert inédits. Niveau gameplay, un wi-fi local permettra les modes Coopération et Duel Battle. Ce dernier a été adapté à la DS lui aussi, car vous devrez parfois souffler dans le micro pour éteindre des effets pyrothechniques défectueux, ou signer d'un revers de stylet l'autographe d'un fan envahissant.
Prévu cet été, Guitar Hero On Tour fera fureur sur plages. Au programme : Temps pourri et tendinites. Le même qu'en Novembre, mais pas à cause de la dépression automnale conjuguée à l'excès de pr0n.
- Via Communiqué de Presse Activision -

L'éditeur avait récemment porté devant les tribunaux les réclamations de Gibson pour réfuter l'hypothèse selon laquelle il enfreignait un brevet déposé par le fabricant de guitares en 1999. En plus des déclarations d'alors, Activision nous donne quelques précisions supplémentaires qui permettent de comprendre l'hostilité de Gibson.
"Comme Activision l'a noté dans le procès-verbal, Gibson a attendu 3 ans pour faire ses réclamations de brevet, et ne l'a fait qu'une fois qu'il a été bien clair qu'Activision n'était pas intéressé pour renouveler son accord marketing et support avec Gibson."
C'est donc sous l'angle d'une vengeance motivée par la cupidité que cette affaire doit s'aborder. Pas très différent de la simple cupidité putassière qu'on soupçonnait, mais la notion de vindicte ternit l'image de Gibson. En y repensant bien, Gibson, c'est cette femme qui voudrait se barrer avec la maison, la télé et le chien payés de votre poche alors que votre contrat de mariage était sous le régime de la séparation de biens.
Gibson est une sale roulure qui ferait bien de retourner chez sa mère avant qu'on ne lui retourne une claque.
- Via -

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