Jeux vidéo : actu PC et consoles sur le blog Chamboultout
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Parfois ludique, le marketing est souvent synonyme de mensonge ehonté. Aussi appellé mercatique, il vise à satisfaire le souhait de ceux qui vendent des choses.

Gaming et Musique Poubelle : Les filles c'est nul à PES

Posté par Dereck le 26.10.09 à 12:35 | tags : sport, foot, musique et jeux vidéo, marketing

 

De manière parfaitement consciente, je vais me comporter en instrument de communication pour un Buzz ©2006 qui traine probablement depuis une semaine dans la sphère des influenceurs en carton. Tum Sally, l'artiste qui nous avais livré le resplendissant "Casse-toi pauvre con", révolutionne à nouveau la chanson française avec "Les filles, c'est nul à PES".
La qualité est toujours au top, selon des critères élastiques, avec ce son si particulier et des paroles qui empreintent le lyrisme pudique des Tribal Kings et de leur "Façon Sexe".
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Les joueurs qui consomment Pro Evolution Soccer ou Fifa en techniciens du ballon rond virtuel risquent de ne pas aimer ce portrait de gros blaireau à casquette auquel on les réduit, même si, soyons honnêtes, il y a une belle pelletée de gros blaireaux qui y jouent. Genre Xxspe.
Vous remarquerez d'ailleurs le timing impeccable entre la diffusion de la vidéo et la campagne de publicité pour PES 2010 qui s'étale en 3x4 dans vos villes. Vous savez, ces affiches sponsorisées par GAME et ponctuées d'une citation de ce site spécialisé, pour qui chaque nouvelle mouture d'une licence qui stagne est la meilleure version de tous les temps.

C'est avec consternation que nous voyons un autre membre de la scène française perdre ses convictions politiques. Après Renaud qui nous pond son pamphlet mou du manche sur la cigarette, voilà que Tum Sally renonce à sa véhémence pour nous parler de foot, de jeux vidéo, et de micro-comportements sociaux.

La France de Brassens est en deuil.




Lisez Fluctuat sur votre iPhone

Posté par Dereck le 21.10.09 à 10:24 | tags : marketing, geek

Un nouveau mode de procrastination, insidieux et furtif, vient d'être mis à disposition des lecteurs de Fluctuat.net. Vous qui en avez marre de tomber de votre chaise sur un loltoshop salace, de subir le regard outré des collègues quand vous surfez nos articles NSFW depuis l'ordinateur de votre bureau, une solution s'offre à vous. Mais seulement si vous avez investi dans un iPhone.
Pour les autres, il faudra conserver le combo "Touche patron + Excel" pour éviter le licenciement.

Flu a mis sur l'App Store sa propre application, dédiée à la consultation de nos contenus à forte valeur ajoutée. Vous y retrouverez ainsi toutes les news musique et société, accompagné de notre guide critique sur les dernières sorties ciné, musique et littérature. A cela s'ajoute le Zapping, les diaporamas et les chaînes radio de Flu.

L'appli en est encore à son stade expérimental, et je vous encourage donc à la Beta-Tester en profondeur pour nous faire remonter vos observations. A partir de là, nous irons casser la gueule aux devs transmettrons vos remarques pour améliorer l'application et vous offrir, avec la voix d'un annonceur de catch, THE ULTIMATE FLUCTUAT EXPERIENCE.

Chamboultout fait évidemment partie du bouquet Flu.
La diversité culturelle, lectorat, c'est aussi les blagues sur les putes.
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Brèves de Paddle : Reggie Fils-Aimé

Posté par Dereck le 12.10.09 à 12:31 | tags : nintendo, psp, sony, marketing, citation
Reggie Fils-Aimé, Président de Nintendo of America, Réflexif
"{La PSP Go} souffre d'un problème de concept fondamental lorsqu'on se demande "Pour qui est-elle ?" et "Quels en sont les avantages ?"
J'ai le plus grand respect pour nos concurrents, mais il est intéressant, pour ce produit, d'essayer de répondre à cette question que se pose le consommateur : "Qu'est-ce que j'y gagne ?"


Cher Reggie, c'est exactement ce que je me disais quand j'ai vu la DSi.

- Via -



Brèves de Paddle : Don McCabe

Posté par Dereck le 07.10.09 à 10:42 | tags : psp, sony, marketing, industrie, citation

Don McCabe, Directeur de la chaîne de revendeurs anglaise Chips
"Mon opinion personnelle {sur la PSP Go}, c'est qu'elle va se planter. Je suis à un certain nombre de présentations, pour voir s'il y avait quelque chose à voir, et pour être honnête, je n'ai pas eu la sensation qu'elle décollera. Je peux être sûr à 99,9% qu'elle va échouer lamentablement, auquel cas ça va décourager d'autres acteurs potentiels d'entrer dans l'espace numérique.
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D'un point de vue revendeur, la PSP Go est une bonne idée. J'ai entendu quelqu'un de Sony dire "Ca amorce notre autorité dans le marché numérique, et signale notre intention" et vraiment, ce que je pense c'est qu'ils vont foutre la trouille à quiconque tente de leur emboîter le pas.
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Tout le monde regarde Apple et parle de ces deux milliards de téléchargements. Bon, okay, mais sur ces deux milliards de téléchargements, je dirais que peut-être 70% de ceux-là sont gratuits. Et ceux pour lesquels on a payé, ont été payé avec des centimes.
Apple est une énorme success story pour Apple. Ce n'est pas applicable pour n'importe qui d'autre.
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Ca va arriver, de toute façon, mais un très petit groupe de gens vont générer des bénéfices sur ce modèlun e. Un ou deux feront beaucoup d'argent et ils seront montrée en exemple, façon "Vous aussi, vous pouvez y arriver". Quand vous voyez quelqu'un vous présenter des chiffres fantastiques, contentez-vous de leur demander combien ils en ont vraiment tiré."

McCabe est un sceptique de la distribution numérique. Il avait déjà exprimé son incrédulité envers la DSi et le DSiWare, un enchaînement marketing dans lequel le revendeur ne serait qu'un point de départ puisque le reste de la vie logicielle se fera à travers le marketplace Nintendo. Avec le temps, l'opinion de Don McCabe a évolué légèrement, il voit la PSP Go comme une opportuinté si elle permet aux magasins de ne plus stocker d'invendus et de perdre de l'argent sur les rachats d'occasion.

Pour le moment, la PSP Go connait des débuts difficiles, avec des baisses de prix déjà enregistrées en Angleterre pour tenter de la rendre plus attractive. Les revendeurs sont partagés entre la simplfication logistique que pourrait apporter la console, et son tarif élevé qu'ils ne peuvent rogner en faisant des packs avec jeux. Pas de support physique, pas de jeux.

La politique tarifaire de Sony sur son service de distribution numérique ne fait pas non plus l'unanimité. alors qu'en théorie, un jeu dématérialisé devrait coûter moins cher, on note des différences de prix en faveur des revendeurs. Sur Amazon ou BestBuy, on trouve déjà des titres identiques à 5€ de moins sur UMD.
Cette initiative des magasins cherche à proposer les mêmes jeux à un coût moindre que leur équivalent numérique ,pour retenir l'utilisateur sur PSP normale. Une démarche qui ne demande pas d'efforts démesurés, puisque les tarifs du PSN sont ceux des UMD, alors que de nombreux coûts on été éliminés de l'équation.

Ca ne dérange pas Sony, qui insiste sur la parité tarifaire entre les deux supports. Eric Lempel de Sony explique que c'est une partie intégrante de leur stratégie. "Nous voulons garder la situation telle quelle, garder un terrain égal, et encore une fois, il n'y a rien à ajouter au sujet".

La stratégie de Sony, ce serait donc se faire péter les finances à sec, avec des tessons de bouteilles, pour satisfaire une manoeuvre débile. Quels fins entrepreneurs.

PS: Et fais pas comme si je t'avais oublié, Microsoft. Me demander 19,99$ pour Mass Effect en Games on Demand, c'est tout autant de l'escroquerie.

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Indigestion de Chili con Nazi

Posté par Dereck le 30.09.09 à 18:28 | tags : gaming société, ps3, pub et gaming, marketing, sony

Dans l'industrie du Jeu Vidéo, le Nazi remplit un rôle utilitaire parce qu'il permet de trouver une incarnation au mal absolu, grâce à deux-trois associations d'idées et quelques traits de caractère bien épais. Des nazis de Wolfenstein à ceux de BloodRayne, en passant par la version originale de Bionic Commando, les Waffen SS sont des salauds romancés qu'on est obligé d'haïr.
Avec le zombie et l'extra-terrestre, le nazi fait partie de ces ennemis moins qu'humains qu'on peut tuer sans le moindre poids sur la conscience. Et tant pis s'il a une famille et des lardons, il n'avait qu'à choisir des opinions politiques en accord avec celles du monde libre. Les saintes-nitouches du fond qui se sont bien marrées pendant Inglorious Basterds savent de quoi je parle.

Nous sommes donc forcés de détester le nazi. La défaite de l'allemagne a scellé sa destinée d'enfoiré de service dans l'imaginaire collectif, nous n'avons pas de droit d'exprimer notre sympathie, même relative, pour le diable. A titre d'exemple, je vous renvoie au tollé généré par une interview où Michael Jackson avait qualifié Hitler "d'orateur de génie".

Cette pensée unique entraine donc une épidémie de lèvres pincées lorsque l'agence BBDO révèle sa nouvelle campagne chilienne pour Sony et la PlayStation 3. Elles expriment le concept de résurrection à travers l'idée qu'un joueur peut redonner vie à un héros en lui faisant dont de ses organes ou de son sang. Les scènes anachroniques montrent donc un joueur lambda dont on transplante le coeur sur Jeanne d'Arc, ou dont on transfuse le sang sur Erwin Rommel.

L'opinion publique s'indigne de voir Rommel mis en scène dans un hôpital allemand décoré de svastikas, il digère mal toute l'imagerie associée dans un seul cliché. Bien que la campagne ne soit destinée qu'au Chili, le reste du monde commence déjà à sortir les vieux dossiers sur l'affinité entre l'Amérique du Sud et les criminels de guerre.

Mettons de côté notre conditionnement social-moral pour nous pencher sur Jeanne d'Arc. En quoi devrait-on la considérer comme une héroïne respectable ?

En changeant de perspective, Sainte Jeanne d'Arc n'était qu'une bigote schizophrène et nationaliste, une névrosée qui se cachait derrière un pseudo-texte saint pour en enfeindre les commandements. De son mythe, il nous reste des statues honorant sa mémoire, sur lesquelles auraient craché les anglais du 15e siècle.

Au-delà de cette supposée maladresse, l'agence DDBO a parfaitement réussi son plan com'. Tout le monde parle de la marque et du constructeur, les images circulent avec une efficacité pandémique sur le web, les titres googlisables, les fils de discussion et la visibilité explosent.

Les communicants peuvent le dire, eux aussi : Merci les nazis.

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La publicité in-game, en quête de pertinence

Posté par Dereck le 28.09.09 à 16:35 | tags : merchandising, marketing, industrie, pub et gaming

Le public consommateur de jeux vidéo est une manne potentielle pour les annonceurs. Cette démographie des 20-40 ans correspondrait selon les plus audacieux, à la nouvelle ménagère de moins de 50 ans.
En s'immisçant dans le jeu vidéo comme dans les autres médias de divertissement tels la télévision ou le cinéma, les annonceurs voient une opportunité de toucher d'autres clients, à un moment où ils sont très attentifs aux visuels qui défilent sur l'écran. Mais malgré cette disponibilité cérébrale, le gamer reste majoritairement imperméable à la publicité qui envahit ses jeux.

Quelles sont les raisons de cette débandade marketing ?


La publicité in-game ne connait pas sa chance. Elle bénéficie, à la différence des autres supports passifs, d'un spectateur qui s'intéresse à l'écran, y compris pendant les temps morts. On peut encore accentuer cette réceptivité, même si le mécanisme reste encore à l'étude.

Des chercheurs ont récemment trouvé que les joueurs se souvenaient mieux des marques quand elles étaient liées à une interaction qui sollicitait une forme de plaisir, apparemment via la catharsis. En comparant les résultats d'un jeu de course normal, avec des cibles à atteindre, avec sa version gore où les cibles sont remplacées par des piétons, les résultats sont sans appel. Le joueur est un public perméable, il suffit seulement de masser les bonnes zones de son cerveau. {...}

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Gaming Mobile : Apple retourne sa veste du côté qui l'arrange

Posté par Dereck le 10.09.09 à 16:24 | tags : apple, marketing, mobile, industrie

 

Apple est une entreprise que je ne porte pas particulièrement dans mon coeur, pour des raisons qui n'engagent que moi. Apple représente pour moi l'archétype de l'entreprise qui se fout de nous dans les grandes largeurs, ne serait-ce que pour avoir osé sortir une escroquerie comme l'iPod Shuffle.
Lors de l'évènement Apple "It's only rock and roll", Steve Jobs et ses amis n'ont rien annoncé de révolutionnaire. Sauf pour les applegeeks compulsifs qui se sentiront obligés d'acheter le prochain iPod Touch de troisième génération. Sa nécessité est évidente, il sera au même niveau matériel que l'iPhone 3GS. Qu'ils ont déjà.

La véritable annonce de cet évènement, c'est que Steve Jobs a reconnu officiellement l'iPod Touch et l'iPhone comme plateformes de jeux. Un revirement de situation qui tranche avec la déclaration passée de John Carmack, Lead programmer chez iD Software : "La vérité c'est que Steve Jobs n'en a rien à faire des jeux. C'est une de ces choses que je vais dire dans une interview et qui va remonter jusqu'à lui, et je vais être sur sa liste de têtes de cons pour un moment à cause de ça, jusqu'à ce qu'il ait besoin de moi pour quelque chose. Mais je pense cela et c'est mon opinion générale."

Magie marketing et engouement populaire aidant, Steve Jobs et son Vice-Président Phil Schiller ont démontré graphique à l'appui que l'iPhone OS était devenu une plateforme de référence, avec une ludothèque considérable. Ils ont dénombré 21.178 jeux pour l'iPhone OS, alors que seulement 3.680 et 607 jeux végèteraient sur DS et PSP. La classification de ces applications rentre néanmoins dans la catégorie très large des "titres de jeu et de divertissement". Ce qui doit comprendre le simulateur de rebonds de poitrine. Game of the Year, les amis.

Poursuivant la liste des comparaisons, Phil Schiller a également souligné que les autres plateformes n'avaient pas d'écran tactile multipoint, ni de service comme l'App Store. De plus, pour un même jeu, le coût est deux fois moindre sur l'App Store que sur ces autres consoles. La base utilisateur installée est aussi selon Schiller un point fort du duo iPhone/iPod, puisque les deux cumulent une base de 50 millions de clients en deux ans, contre 51 millions pour la PSP et 100 millions pour la DS, qui sont disponibles depuis plus longtemps.

Steve Jobs est le premier surpris de cette mutation, puisqu'il déclare au New York Times : "Au départ, on ne savait pas exactement comment marketer le Touch. est-ce que c'était un iPhone sans le téléhpone ? Un ordinateur de poche ? Ce qui s'est passé, c'est que les consommateurs nous ont dit ce que c'était, ils ont commencé à le voir comme une machine de jeu. On alors commencé à le marketer de cette façon, et les choses ont décollé. Et maintenant, ce qu'on voit vraiment, c'est que c'est l'accès le moins cher à l'App Store, et que c'est très attractif. Donc ce sur quoi on se concentre, c'est de réduire le prix à 199$. On n'a pas besoin d'ajouter de nouvelles fonctions. On doit seulement baisser le prix au point où chacun peut se le permettre."

Steve Job et Apple peuvent être très fier du quantitatif de l'App Store, ce sur quoi ils se concentrent au lieu de se pencher sur le qualitatif désastreux. A croire que des vétérans comme Jobs n'ont jamais entendu parler de la crisse du jeu vidéo de 1983, quand la proportion énorme de jeux médiocres produits sur console, sans contrôle qualité efficace, provoquèrent l'effondrement du marché.

Le changement de philosophie d'Apple envers le gaming sur iPod ou iPhone n'est qu'une démarche marketing parmi tant d'autres, une réaction tardive de l'entreprise par rapport à un comportement utilisateur qu'elle a été incapable de bien anticiper.

Tant qu'il tentera de refourguer un baladeur de 32 gigas pour le prix d'une PS3 Slim, tant qu'il confondra volume et qualité, Apple ne sera qu'un newbie dans le domaine du divertissement vidéoludique.

Quant aux éditeurs et codeurs amateurs qui ont permis cette ouverture des plateformes vers un nouveau marché inespéré et lucratif, ils attendent encore leurs remerciements.

- Via et Via - Crédit photo ©Engadget - Crédit punchline L. Suply -




La PS3 Slim fait bondir les ventes PS3 de 1000 à 7300%

Posté par Dereck le 08.09.09 à 14:28 | tags : marketing, sony, industrie, ps3

 

Sony Computer Entertainment peut remercier la PS3 Slim, en lui érigeant une statue dans la cour de son siège social. Cost-kill oblige, il se peut que la place du monument soit occupée par la PS3 gonflable du lancement parisien, étendue sur une corde à linge. C'est l'intention qui compte après tout.

Le lancement de la PS3 Slim, annoncé il y a moins de trois semaines, avait provoqué à travers le monde et particulièrement au Japon, un affaissement des ventes matériel. Dans l'attente du modèle Slim, les acheteurs potentiels avaient arrêté d'acheter le vieux modèle, pendant que les autres rapportaient leur PS3 Fat en magasin contre des avoirs. Des chaînes de distribution américaines avaient même fait circuler des directives internes afin que les employés refusent le rachat des consoles avant le lancement.

En terme de chiffres, cela s'était par exemple traduit au Japon avec un nombre de machines vendues inquiétant, culminant à 2052 la semaine précédent la sortie de la PS3 Slim. Contre-coup de ce recul, la semaine du lancement s'est soldée par 152.252 consoles écoulées en trois jours.
Ce nombre ridiculise celui de la PS3 originale, qui n'avait fait que 88.000 en deux jours, à cause entre autres de stocks mal gérés sur l'archipel. Cela se traduit par une explosion de 7322%, d'une semaine à l'autre.

Le phénomène n'est pas isolé, puisqu'en Angleterre, les ventes cumulées des deux modèles de PS3 seraient supérieures de 1000% à la semaine précédente.

Les possesseurs de Xbox 360 modèle Jasper ont pris l'habitude de se moquer de leurs camarades adopteurs précoces. Ils narguent ceux dont les machines ont toutes cramé dans l'année suivant l'achat au tarif fort. Les utilisateurs PS3 devraient en tirer une leçon et se montrer plus compréhensifs, en offrant leur compassion aux acheteurs de la première heure qui ont amputé leur compte en banque de 600€.

Au prix du pot de vaseline, c'est le moins qu'ils puissent faire.

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Girlz Play Too : La fille, valeur en baisse

Posté par Dereck le 04.08.09 à 14:42 | tags : marketing, psp, sony

Vous connaissez mon opinion sur le concept de la Gameuse, sur la place de la joueuse dans le macrocosme des démographies vidéoludiques. Vous comprendrez pourquoi j'ai éclaté d'un rire nerveux en voyant le nouveau mini-site lancé par Sony PlayStation à l'attention des filles.
La cible n'est clairement pas les femmes, puisqu'on le sait, la femme est une battante de 40 balais qui s'éclate sur Cooking Mama et Brain Training avec sa DS. La jeune femme est pour sa part très attachée à la Wii, qui lui permet de supporter la rétention d'eau avec Wii Fit.

La cible de Girlz Play Too est donc la fille, celle qui met des Z à la place des S, et qui communique par des acronymes hystériques. C'est la démographie MySpace, LiveJournal et autres communautés de jeunes atteints d'oversharing avancé que vise ce site.

Il tente de parler leur langage, s'identifie à eux pour obtenir une adhésion réciproque. La précision du discours rejoint celle du célèbre All I want for X-Mas is a PSP sans passer par la case marketing viral.

On veut ici séduire la consommatrice qui va flasher sur une console pour sa couleur, et pas sa ludothèque. Celle-ci vient après et se constitue de six jeux choisis pour leur potentiel girly : Patapon 2, LocoRoco 2, Cloudy with a Chance of Meatballs, Pangya, Hannah Montana et Petz.
Cucul-la-pral, superficielle et crétine à souhait, l'adolescente selon Sony est un stéréotype qui fait pourtant partie de notre réalité grâce à la pauvreté des produits culturels, le matérialisme galopant et la virtualisation des interactions humaines. Non, parce que de mon temps...

La joueuse dilettante qui s'exclame OMG LILLAC PSP en majuscules surexcitées est-elle un embryon de gameuse, cet autre stéréotype que le marketing entretient dans le but de labeliser ses cibles ? Les petites cases dans lesquelles la femme doit rentrer sont nombreuses, mais tellement étriquées.

Je me demande pourquoi l'homme qui cultive ses loisirs est un cosmopolitain curieux, un passionné, alors que la femme en quête de divertissement sombre dans des clichés sexistes à deux doigts de la Bridget Jones ou Lilly Allen de bazar.

Le marketing vidéoludique, lorsqu'il s'adresse à la femme, n'est-il qu'un sale muffle ? Les joueuses son-telles en fin de compte fières de toute cette attention, malgré l'image véhiculée par la publicité ?

Eclairez-moi, éclairez-nous.

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Brèves de Paddle : Shigeru Miyamoto

Posté par Dereck le 03.08.09 à 12:41 | tags : citation, marketing, wii, nintendo, industrie

Shigeru Miyamoto, Game Designer, Analogique
"De toute évidence, la récession est mauvaise pour tout le monde et cela a un impact sur certains domaines, mais une des choses auxquelles on fait attention dans le divertissement, c'est que si vous voulez vraiment quelque chose, vous allez économiser pour vous l'acheter, Non ? Et si vous croulez sous l'argent mais que vous ne voulez rien, vous n'allez pas utiliser cet argent.
On se concentre réellement sur la création de quelque chose que les gens veulent. Je pense que c'est un des points forts de Nintendo, cette capacité à se concentrer sur le prochain challenge. Et nous pensons à la façon dont une famille dépense son budget loisir. Plutôt qu'un père qui va aller acheter quelque chose qu'il veut, nous créons quelque chose que nous pouvons leur présenter en tant qu'une chose que toute la famille va utiliser. {...}
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En tant que développeur, {la distribution numérique} ne change pas la somme que vous investissez, cela ne change pas ce sur quoi on se concentre. Toutefois, je pense que cela crée beaucoup d'opportunités pour beaucoup de développeurs différents.
Personnellement, je suis un de ces gars qui, même s'il a déjà toutes ses chansons par iTunes, veut quand même le CD aussi.
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Je me sens plus rassuré avec un support physique. Le divertissement est quelque chose qui ne deviendra tout simplement pas entièrement numérique. Si je regarde le Wii Motion Plus, c'est quelque chose que vous ne faites pas à travers la distribution numérique. Le fait est que nous ne voyons pas le futur des jeux vidéo être uniquement confiné à la distribution numérique, ni faire transiter tout ou la majeure partie de nos produits par ce biais."


L'industrie du disque peut remercier Shigeru, qui est assez riche pour payer deux fois sa musique sur deux supports différents. Acheter un CD puis ripper les pistes en MP3, c'est tellement de gauche.
Par ailleurs, j'attends vos déballages de mauvaise foi pour me démontrer que Nintendo n'est pas un virtuose du marketing pervers. Le gant est lancé. Frappe, chevalier.

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Tron Legacy : Viral de type pandémique

Posté par Dereck le 27.07.09 à 15:39 | tags : cinema et jeux vidéo, geek, marketing

Le Comic-Con 2009 a été pour Disney l'occasion de lancer le teasing de Tron Legacy, la suite du film Tron de 1982 avec Jeff Bridges. Longtemps appelé Tron 2.0, le projet est devenu très concret, assez pour que Disney diffuse une bande-annonce finalisée qui donne une idée de ce que sera l'ambiance finale du film.
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Parallèlement à ce trailer, le site Flynn Lives a été mis en ligne, un faux fan-site d'internautes dédié à la mémoire de Flynn. Celui qui devenait PDG de la compagnie qui avait usurpé ses droits à la fin du premier Tron aurait disparu en 1989.

Ce site viral sert à ajouter du contexte à Tron Legacy, qui suit le fils de Flynn à la recherche de son père.

On peut dire que Disney prépare le terrain avec application, puisqu'avant de lancer le site, des jetons estampillés Flynn's Arcade et un lecteur PIN contenant un gif animé des plus étranges avaient été distribués à la Presse. L'animation contenait du code CSS qui menait, une fois décrypté, à Flynn Lives.
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Un travail d'orfèvre viral pour Disney qui a accueilli les visiteurs du Comic-Con avec une reconstitution du Flynn's Arcade, ainsi qu'une bande annonce prometteuse. Cette dernière bénéficie d'ailleurs d'une bande son orchestrée par Daft Punk, une ligne de basses très reconnaissable qu'un mixeur du nom de Cryda Luv a déjà extrait pour la diffuser sur le web.
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Téléchargez Flash Player pour lire cette vidéo

 

Tron Legacy devient donc viral au-delà de ses espérances, à un point tel qu'on se demande si la dernière phase n'est pas aussi calibrée que le reste. Le film fait du bruit sur la toile, il devra en faire encore plus s'il veut captiver l'attention des masses pour les années à venir, car le produit fini ne sortira qu'en 2011.
Les leaks, teasers et autres augmented reality games n'ont donc pas fini de se succéder.

Disney peut donner l'impression d'en faire trop. Ce serait mettre de côté le talent et l'intelligence avec lequel il cultive l'image Pop d'un film visionnaire.

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Qu'on en finisse avec les FragDolls, et les gameuses en général

Posté par Dereck le 23.07.09 à 15:37 | tags : meurs en enfer, ubisoft, marketing

 

Le concept des FragDolls ne m'a jamais convaincu. Le marketing-casting qui préside à la sélection des joueuses ne m'a jamais semblé qu'une vaste supercherie hypocrite, une foutaise machiste qui enracine les stéréotypes au lieu de leur tordre le cou. Les FragDollsne sont pour moi qu'un ghetto, une compilation de clichés, qui gère ses filles comme un proxénète de la publicité. Et le plus fort, c'est qu'elles aiment ça. Derrière ce culte complètement artificiel de leur personnalité, on nous vend des images bien cadrées qui rabaissent l'existence des gameuses à une Gay Pride de bazar.

Les FragDolls sont des outils marketing avant tout, des outils consentants et fiers de leur condition, qu'on exhibe comme des monstres de foire. Un groupe qui devrait faire le pont entre les démographies se complait dans son exception. Saupoudrez de féminisme light, de girl power premier degré, et personne ne verra que leurs shootings glamours en font des femmes-objets. Pour se sentir oblige de les regrouper et de les valoriser, il faut partir du principe que les joueuses sont "handicapées", et cela suffit à pourrir les bases de l'intention.

La fine ligne entre absurdité et crétinisme a été franchie par Fidget, une des FragDolls américaines. Afin d'affirmer son attachement à sa tribu, elle s'est fait son nouveau pseudonyme en-dessous du précédent, bien en évidence sur son dos. Connue auparavant sous le nom de Ms. Vixen, elle a troqué son ancienne identité numérique pour celle de Fidget. Conséquence, un gros tatouage FragDolls bien moche. Il égale en servilité l'ancien, orné d'un superbe logo Xbox.

Par où commencer ? La fierté d'être un outil marketing, le marquage à vie de sa peau pour montrer son allégeance à une escroquerie, l'asservissement complet de son image au profit d'une entreprise, la laideur et la taille du tatouage ? Je ne vois qu'une vache qui porte la marque de son éleveur.

C'est grâce à des spécimens comme Fidget que les FragDolls révèlent toute leur vacuité, leur caractère utilitaire et dispensable. Grâce à elle, on pourra continuer à croire que les gameuses sont spéciales. Comme Corky.

D'ici peu, on devra les foutre dans la même décharge que les Suicide Girls, la communauté de filles qui pensent qu'un mac, une quincaillerie entière de piercings, un tatouage dégueu et une épilation transforment en boudin dysfonctionnel en icône geek alternative.

La gameuse est après tout une joueuse prise en flagrant délit. C'est à force de marketing et de segmentation qu'on a fini par la traquer et la forcer à sortir de l'ombre, alors qu'elle a toujours existé.

De la hype des gameuses nous restent des sites girly obsolètes, où les joueuses sont maquées, bouffent des macarons et gazouillent sur des accessoires roses comme une Bridget Jones en période d'ovulation. Ce sont les reliquats d'une mode qui a mal vieilli et qui se complaisent dans leur superficialité calibrée.

Afin que la joueuse puisse vivre en paix, la gameuse devra disparaître. Il faudra pour ça attendre que le marketing débranche l'assistance respiratoire.

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Flash Wateufeuk : Gears of War 2 au Japon, c'est... différent

Posté par Dereck le 16.07.09 à 12:37 | tags : pub et gaming, marketing, gears of war, xbox 360

La promotion de Gears of War, depuis les toutes premières captures d'écran, s'est faite sous nos latitudes avec le fusil-tronçonneuse comme argument de vente. Le Lancer, fusil suisse multi-fonctions, qui peut à la fois déboucher le beaujolais et les moëlles épinières de Locusts, est aussi attrayant pour le joueur de FPS que la fameuse Plasma Sword du Master Chief.
A partir de là, les évènements publics et cosplays se sont succédés, de même que les bricolages de passionnés. Pour écouler plus de galettes, Amazon en est venu à faire un pack jeu + Lancer. Le fusil-tronçonneuse est incontestablement l'élément identitaire le plus important de Gears of War.

Chez les japonais, la tendance semblait différente, ils s'étaient plutôt concentrés sur le classement en Cero-Z du jeu pour faire une série de publicités virales, complètement décalées. On pensait les japonais épargnés par le syndrome de la couille de 8 kilos. C'était surestimer la nature humaine.

Lors de la présentation Presse de GoW 2 à Roppongi, une brochette de six personnalités, acteurs et humoristes se sont affrontées en réseau local pour démontrer les vertus divertissantes des mode Horde ou Guardian. Au cours du shooting promotionnel, la testostérone l'a emporté sur le raffinement de façade et l'un d'eux n'a pu s'empêcher de vouloir tronçonner son voisin.

En cédant à la culpabilité, on pourrait se dire que l'occident à pourri l'archipel avec ses valeurs machistes. Ce serait oublier que les japonais viennent en France faire des stages de bonnes manières.
C'est dire s'ils sont dans la merde.

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Brèves de Paddle : Dave Perry

Posté par Dereck le 15.07.09 à 12:46 | tags : citation, industrie, mmorpg, marketing

Dave Perry, Game Designer & Co-fondateur de Gaikai, Open
"Les développeurs occidentaux n'exploitent pas {le free-to-play et les microtransactions} autant qu'ils le devraient. C'est une mode assez effrayante. Beaucoup de développeurs se sont dépéchés de faire un MMO mais ce qui se passe c'est qu'il ont tout oublié de l'Asie. Ils pensent immédiatement "On va faire payer pour un abonnement, on va le vendre en magasin" et ce qu'ils font se résume à dire adieu à la Chine, à la Corée et à l'Inde, qui est la nouvelle Chine {pour ce marché}. De fait, ils laissent des tonnes d'argent leur glisser entre leurs doigts. {...}
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Si vous pensez à cet espace, vous devez vous assurer que vous jeux soient les bienvenus, parce qu'il y a beaucoup d'argent à la clé. Ils ont vu se succéder là-bas différentes générations de modèles, avec les micro-transactions, et vous devez réaliser si vous n'aimez pas ces idées, ce n'est pas un problème. Parce que c'est comme le Far West, et que c'est votre défi de créer de nouveaux modèles.
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Ma question est "Et si un jeu vraiment bon était gratuit ?" De la qualité de rang Halo, gratuite. Il y a eu de grands noms du jeu vidéo issus du Japon. Etes-vous prêt à parier qu'il n'y en aura jamais en provenance de Chine, de Corée ou d'Inde ? Parce que si jamais il y en a, les jeux seront gratuits et cela impliquera des volumes de joueurs énormes à travers le monde. Et vous pouvez être sûr que les dépenses se dirigeront de manière plus agressive vers leur marché.
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Je ne vois pas comment ça ne pourrait pas arriver. Ce n'est qu'une question de temps."


David Perry. What else ?

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PSP Lifestyle, le cousin congénital de PS3 Lifestyle

Posté par Dereck le 08.07.09 à 16:26 | tags : pub et gaming, psp, sony, marketing

Sony croule sous tellement d'argent qu'il s'accorde le luxe de le gâcher dans des photoshoots foireux. Quand on essaye de réduire ses dépenses annuelles de 3 milliards de dollars, on n'est plus à 1000 boules près.

La dernière série PSP Lifestyle reprend les bases établies par la série précédente, c'est à dire des gens supposés beaux, habillés semi-fashion, qui consomment des produits Sony au milieu de scènes de genre. Les expressions faciales sont aussi forcées que la gestuelle, les screenshots sont photoshopées à l'arrache sur les écrans et le tout flotte dans un joyeux bidonnage publicitaire qui rappelle les photos de mode.

Vous savez, cet univers parallèle où des squelettes à frange se trimballent en robe de soirée sur un trottoir parisien sans jamais se salir.

UK Resistance publie au compte-gouttes les photos de la série PSP Lifestyle, et l'on se réjouit à chaque update de voir à quel point Sony prend son public pour des truffes. Comme pour le PS3 Lifestyle, une sélection des meilleurs clichés s'impose, commentaires à l'appui.

- Via -




Flash Wateufeuk : Quand la bande-dessinée fait le trottoir

Posté par Dereck le 18.06.09 à 12:39 | tags : comics, marketing, wii, nintendo, namco

Depuis que 67% de Manhattan ont dû être reconstruits suite à la dernière  rixe entre la Chose et l'incroyable Hulk, ils préfèrent se mettre sur la tronche dans Punch Out Wii. Fidèles à leur légende, ils s'affrontent dans le mode versus, où l'un des deux joueurs peut se transformer en Mega-Mac une fois que sa jauge de super a atteint le seuil critique. Super-pouvoir pour super-héros, tout est raccord.

Manhattan va devoir quand même serrer les dents, parce qu'aucun des deux mastodontes n'a le pouce sur le joystick du Nunchuck. Pas d'esquive, pas de coups au visage. Le duel va tourner court, et l'île de New York risque de prendre cher quand l'un des deux va péter un cable sur la maniabilité. Personne ne leur a dit qu'il fallait mieux jouer à l'ancienne au lieu de se battre avec la detection de mouvement pourrie qui bousille vos jolis combos.

Le plus navrant dans l'exploitation des deux héros Marvel n'est pas le port de la dragonne de sécurité superflue, mais le saccage de la réplique trademark "It's Clobberin' Time". Sérieusement, y a-t-il encore quelque chose que Marvel respecte dès qu'il est uestion de pognon ? Et je ne parle pas seulement de Wolverine. Rendez-moi Deadpool, bande de bâta Resaisissez-vous, que diable.

L'autre grumeau dans la soupe, c'est quand on essaye de mixer CLAMP et Tekken dans le même bol. Il faut s'attendre à un résultat baroque quand on essaye de de marier l'équipe qui a dessiné Card Captor Sakura avec le jeu de baston le plus mal fagoté du moment.
Namco Bandai espérait peut-être que les designs légendaires du studio CLAMP relèveraient le niveau.

Connaissant CLAMP, il est impossible que la réécriture vestimentaire s'arrête là. Le personnage-prétexte de Tomoyo dans Card Captor Sakura avait ce fétichisme d'habiller Sakura comme sa poupée de porcelaine personnelle en lui faisant porter des nouveaux habits qu'elle lui créait une fois tous les deux jours.

C'est au moment où Jin Kazama pensera s'en tirer avec son costume de prince Gay échappé de Georgie qu'une écolière névrosée le forcera à porter un bêret orange et des baskets à ailettes. Attendez-vous au pire.

- Via et Via -




Flash Wateufeuk : Mountain Dew vous prend un peu pour des i-dew

Posté par Dereck le 17.06.09 à 12:26 | tags : merchandising, marketing, pub et gaming, wow, mmorpg

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La réalité du Mountain Dew Game Fuel estampillé World of Warcraft n'est pas particulièrement glamour. En partant du principe que pour boire cette liqueur de bouse, il faut avoir une hygiène de vie et une alimentation pourries, cela écarte tous les joueurs de World of Warcraft un peu sains, équilibrés, ceux qu'on fréquente en public sans trop de honte. Ceux-là même à qui on peut préter ses comics ou un DVD sans le retrouver enduit de gras visqueux et de miettes de nachos.

La réalité, c'est un joueur flasque au teint livide, nourri de pizza et de trucs croustillants en sachet plastique, qui fait ses instances dans la pénombre. Peut-être même qu'il joue une Blood Elf et qu'il vit une romance passionnée avec le leader de sa guilde. Pourvu que sa mère ne le sache pas, elle le virerait lui et ses 24 étagères de figurines du sous-sol qui est devenu sa base d'opérations.

Vendre Mountain Dew avec de la réalité ne marchera jamais. Alors on préfère vous faire croire que de jolies jeunes femmes vont acheter des packs de Game Fuel au supermarché et accessoirement se transforment en orc pour se mettre sur la tronche entre les croquettes pour chat et le gel WC.

Ce qui, finalement, n'est pas très éloigné de la réalité, lorsqu'elles se transforment en harpies quand on oublie de remarquer leur nouvelle coupe de cheveux. True story.




Tweet My Gaming trouve une utilité à vos Tweets de geeks

Posté par Dereck le 10.06.09 à 15:59 | tags : geek, marketing

DereckRulz @Daisy_Pumpkin Enfin sodomisé un zombie avec un caddie dans Dead Rising ! SURPRISE BUTTSEX !!

A partir de ce Tweet innocent, un processus se met en marche. TweetMyGaming scanne Tweeter pour les références aux jeux vidéos présentes dans vos messages. En couplant une base de donnée de mots-clés et de titres, chaque message susceptible d'être une référence au gaming apparaîtra sur le site. Le feed est mis à jour en temps réel, avec une cadence qui a de quoi faire court-circuiter le plus aguerri des Tweet-addicts. Trop d'information, tout le temps, sur tout ce qui contient le moindre nom de jeu.

S'ensuit après un travail de statistiques qui découle de cette collecte d'informations, et qui établit une sorte de popularité Tweeter des jeux vidéo. Les titres les plus populaires du moments sont les Sims 3, World of Warcraft, The Beatles Rock Band, Left 4 Dead 2 et Wii Fit. Derrière se trouvent des titres plus vieux mais qui tiennent bon la hype comme Call of Duty 4, Mass Effect ou Halo 3.

Les volumes de Tweets ne reflètent néanmoins pas la popularité réelle d'un jeu sur le long terme, mais sa popularité au moment de la mise en service du site. Comment expliquer sinon les 50.000 Tweets sur les Sims 3, soit 5 fois plus que pour WoW.

En terme de marketing et de shill potentiel à portée des éditeurs, TweetMyGaming est une manne inespérée pour confirmer ou créer sa présence. Sans parler de l'encouragement à la branlette en cercle, en donnant indirectement une raison d'être aux Tweets les plus minables.
Par la même occasion, tous les Tweet-spammers qui vous offrent des "Free GTA IV for PS3" par milliers sont eux aussi pris en compte par le site. Autant dire que les statistiques extraites risquent d'être aussi fiables qu'un saut à l'elastique avec du fil à coudre.

Voyez le concept du bon côté. Ca fera au moins quelqu'un qui lira votre pollution textuelle. Vous pouvez aussi le voir du mauvais côté et vous demander ce que donnerait ce type de technologie entre les mains des renseignements généraux ou de n'importe quel état totalitaire sur les bords.

DereckRulz @His-Paranoia Je sais que tu m'espionnes, roulure.

- Via -




InFamous The Comic : Prequel mouche vous a piqué, cher ami ?

Posté par Dereck le 10.06.09 à 14:13 | tags : merchandising, marketing, ps3, sony

InFamous est, d'après le consensus établi, un open-world-super-hero-GTA-like-game de qualité. Pas révolutionnaire et profondément manichéen dans la progression des pouvoirs, il est pourtant un sérieux concurrent à Prototype, et par extension à tous les jeux de free-roaming en collants qui veulent exploiter l'aspect Bac à Sable d'un jeu avec la candeur d'un enfant qui se plonge dans une boîte de Lego Technic. Des Lego qui hurlent de douleur quand on les élecrocute.

Avec un système de morale moins sympa à gérer que l'alignement de Mass Effect, des absurdités comme l'obstacle insurmontable des barrières grillagées et une répétitivité en embuscade, InFamous n'est pas le messie du genre mais un divertissement bien ficelé. Auquel il manque pas mal de contexte, d'ossature narrative.

Pour ceux qui sont restés sur leur faim, Sony a gracieusement mis en ligne sur un FTP public le comic book InFamous en haute résolution. Chaque fichier ZIP pèse l'équivalent d'un gros Divx fichier légal quelconque et fera cracher sa glotte à votre bande-passante, mais le contenu en vaut la peine si vous voulez en savoir plus sur Cole et ceux qui l'entourent. C'est assez bien dessiné, colorisé sans audace mais proprement. Si vous n'aviez pas réussi à mettre la main sur les premières planches qui se trouvent sur le web depuis 15 jours, profitez-en pour aller sucer les serveurs de Sony.

Attendez, Sony qui propose quelque chose gratuitement, ça ne se refuse pas.

- L'intégralité de la bande dessinée InFamous se trouve ICI - Merci à Julien d'Heaven -




Flash Wateufeuk : Neon Pujadas Evangelion

Posté par Dereck le 28.05.09 à 14:43 | tags : industrie, namco, marketing, sony, ps3

La sortie des versions remasterisées de Neon Genesis Evangelion a provoqué un remou auprès des fans quand ils ont découvert dans la boîte du Blu-Ray une publicité pour un autre produit. Dans la boîte d'Evangelion 1.0 You are (not) alone, un flyer annonçait le Katsuragi Misato Hōdō Keikaku / Misato Katsuragi News Project. Les participants cités dans la liste des copyrights n'étaient autre que Namco-Bandai, Sony, Gainax mais également Cellius.

Cellius est un joint-venture de 2007 entre Namco-Bandai et Sony, un investissement de 821.000$ dirigé par Ken Kutaragi. Le but de cette entreprise était de créer du contenu exclusif dédié au Cell de la PS3, ainsi que du contenu pour d'autres supports, basé sur les franchises Namco-Bandai. Cette alliance a ainsi engendré une chaîne de VOD Gundam, et compte bien exploiter le catalogue des propriétés intellectuelles à sa disposition pour le valoriser.

Le Misato Katsuragi News Project est en fait un lecteur virtuel de newsfeeds. Utilisant le personnage de Misato comme speakrine et des décors d'Evangelion, l'application lit à voix haute des fils d'actualité sur la politique, l'économie, les sports, l'industrie de l'animation japonaise, comme s'ils étaient présentés dans l'émission Nerv News 24 du dessin animé. Le logiciel de synthèse vocale a été développé par Cellius, et permet de suivre les informations en temps réel, au fur et à mesure de leur publication.

L'utilisateur pourra changer l'apparence de Misato et choisir différents fonds comme la base Nerv ou l'appartement de Misato. Disponible à partir du 6 juin sur le PS Network Japonais, le Misato Katsuragi News Project se vendra comme un poumon frais sur le marché noir de kowloon, grâce au culte dont bénéficie Evangelion au Japon.

Bonne idée marketing. Mais remplacez Misato par Ivy de Soul Calibur et cette fois, j'achète une PS3.
Elle appartient aussi à une licence Namco-Bandai, après tout.

- Via -




Teasing Metal Gear : Jouons au La-li-lu-le-lo avec Hideo Kojima

Posté par Dereck le 27.05.09 à 12:40 | tags : marketing, metal gear solid, konami

Depuis plus d'une semaine, le site de Kojima Productions s'amuse à renouveler son compte à rebours en attendant l'E3. Progressivement, l'écran change et donne un nouveau rendez-vous pour une demi-miette d'indice qui permettrait de savoir quel nouveau prépare le studio. Un jeu qui ne serait pas un Duck-Hunt-like pour iPhone.

Parallèlement à l'apparition de Big Boss sur la page du sit, Hideo Kojima a accordé une interview à Famitsu, en demandant toutefois au magazine de censurer les informations compromettantes. Malgré cet embargo, on peut voir sur les pages du magazine un portrait de Raiden, pendant que le site fait défiler les lettres RES/R35. La machine de désinformation Kojima tourne à plein régime.
Je vous propose donc de participer au célèbre jeu du La-li-lu-le-lo en remplissant les champs censurés. Bullshitez les faits, travestissez la réalité, devenez un authentique journaliste web !

Ci-dessous se trouvent des extraits de l'interview entre le Rédacteur en Chef Hirozaku Hanamura et Hideo Kojima :

Hamamura : ............... est ............... ?
Kojima : Mais ............... C'est ...............
Hamamura : Ah ! Je comprends !
Kojima : "............... ............... ...............". Et bien, ce n'est pas "..............., mais plutôt un sentiment à la "...............". C'est lui. Je ne peux pas dire le titre. Mais ça s'inscrit dans la tradition de la saga Metal Gear.
Hamamura : L'époque est ............... ?
Kojima : Non, c'est ................ Je dis tout, peut-être ................ Je fais le design et de dirige entièrement ce jeu.
Hamamura : Wah !
Kojima : Je pense qu'il sera plus tourné vers notre territoire, et qu'on le lancera mondialement. Pour moi, c'est comme ................ Je ne dirais pas ..............., mais une histoire solide a été écrite, et l'équipe de MGS4 le fait.
Hamamura : Wow ! C'est super.

Kojima : Cette fois, seulement l'image de ce type apparaîtra. Seulement ça, je veux que tout le monde devine. C'est ainsi ue ............... va apparaître.
Hamamura : C'est Big Boss ?
Kojima : La façon dont ............... est légèrement différente.
Hamamura : Hein, différente ?

Kojima :
L'emblême sur le chapeau de ce type est important.
Hamamura : L'emblême n'est pas un renard. On dirait une carte du monde.
Kojima : Ce n'est pas qu'un emblême, mais pour le jeu, ce sera un nouveau type de système.
Hamamura : Est-ce que ce sera ...............-............... ?
Kojima : Oui. Vous jouerez pendant ............... . ..............., etc. sont évidents, donc ils seront inclus. Oups, j'en ai dit plus que je comptais le faire *rires*
Hamamura : Hahaha ! Donc planning to. (laughs), c'est planning to. (laughs) ? Et sinon, où le jeu va-t-il se dérouler ?
Kojima : L'endroit est ............... . ............... s'est déroulée, et c'est un pays de type ............... . Il n'y a pas de ...............  dans le pays, mais ils ont des choses qui ressemblent aux ...............  et aux ...............  . A cette époque, ............... va où se trouve le type.

Kojima : Le thème est ............... . Un thème du genre ............... ou ............... , ou ..............., ou pourquoi y a-t-il ..............., c'est dans ce sens là qu'on va. Peut-être que tout le monde pense "Encore ce sermon !", peut-être que ce sermon va devenir un genre.
Hamamura : Hahaha !
Kojima : C'est interview pleine de sens.
Hamamura : Tellement vrai !

- Via - Traduction du japonais provenant de Kotaku -




Flash Wateufeuk : THQ veut se mettre la Reine d'Angleterre dans la poche

Posté par Dereck le 22.05.09 à 14:19 | tags : marketing, industrie

 

Lorsque rien ne semble faire démarrer votre produit, que vous reste-t-il pour vous créer un coup publicitaire qui sera relayé dans les médias participatifs avides de news en période de disette ? Vous impliquez une célébrité, même si elle se retrouve embarquée malgré elle dans votre plan foireux.

THQ a donc décidé d'offrir à la Reine d'Angleterre une Wii plaquée or accompagnée d'une copie du jeu BIG Family Games. Ne criez pas immédiatement au scandale devant l'argent gaspillé sur cette opération, alors que les effectifs de THQ ont été lourdement frappés par les licenciements. La console n'est que peinte en jaune louxor métallisé. Enfin, je l'espère.

Pour offrir un peu de visibilité à BIG Family Games, THQ a donc voulu faire la comparaison entre la famille royale et la famille glandu qui joueront d'un même élan, tous égaux devant le ludisme.

Dans son communiqué de Presse, THQ déclare que la famille royale étant la plus importante d'Angleterre, il était normal qu'ils reçoivent un exemplaire du jeu. "Mais nous pensons que sa Majesté la Reine ne voudrait pas jouer sur n'importe quelle vieille console, alors cette très-spéciale version dorée a été créée pour l'occasion."

Là où le communiqué devient savoureux, c'est evidemment vers la fin. "Sa Majesté pourra jouer seule, ou demander au Prince Philip, Charles, Harry, William et même Camilla de participer au mode multijoueur." Suggérer que Camilla Parker Bowles, la maîtresse officialisée de Charles, reste une pièce rapportée dans la famille, c'est d'un goût exquis. Limite shocking.

Quitte à instrumentaliser la famille Royale d'Angleterre, autant y aller franchement. Ma suggestion pour Midway : Envoyer un exemplaire de Wheelman aux parents de Diana.

- Via -




Brèves de Paddle : Satoru Iwata

Posté par Dereck le 22.05.09 à 12:30 | tags : marketing, industrie, ds, wii, nintendo, citation

Satoru Iwata, PDG de Nintendo Japan, MythBuster
"Une des raisons pour lesquelles Miyamoto est très apprécié, c'est parce qu'il a cette capacité à s'arrêter, repenser et améliorer la façon dont on peut transmettre les bons côtés d'un jeu, quand il s'aperçoit dans la dernière phase du développement que le logiciel ne sera pas assez bon.
C'est pourquoi les jeux sur lesquels il a travaillé ont plus globalement plus de chances de devenir des gros hits. Toutefois, il n'est pas Dieu et Miyamoto lui-même ne peut pas réussir à chaque fois, ni toujours prédire combien de temps cela prendra pour terminer un développement. {...}
.
Nous faisons des efforts pour ne pas rater de bonnes opportunités. Nous sommes constamment en train de chercher la prochaine chose amusante. Avec de la chance et quelques préparations, nous pouvons espérer identifier et saisir ces opportunités quand elles se présentent. Néanmoins, personne ne peut dire quand elles se présenteront, et il est inévitable que nous ne soyons pas toujours capables de lancer nos produits au meilleur moment. {...}
.
Aujourd'hui déjà, un certain nombre de gens connaissent et apprécient l'aspect pratique du shopping en ligne. De fait, Nintendo doit faire des efforts pour leur donner ce nouveau mode d'achat. En même temps, je ne pense pas que l'avance que possèdent les jeux vendus sur support physique soit facilement entamée du jour au lendemain. {...}
.
Je n'imagine pas l'iPhone dominer immédiatement le marché sur lequel se trouve la Nintendo DS. Mon impression en tant qu'une personne qui a utilisé l'iPhone est qu'il est très attractif, mais, franchement, je n'ai pas la sensation qu'il a été créé pour être apprécié par un large public de la même façon que Nintendo l'est en créant ses produits."

En quelques jours, Satoru Iwata aura été particulièrement vocal. Parallèlement au rapport de l'année fiscale 2008, il répond aux questions des investisseurs qui remettent en question la stratégie de Nintendo. Le mythe Miyamoto, la distribution numérique, les services en ligne, et la concurrence avec l'iPhone.
Ces quatre pages de Q&A sont une mine d'informations utiles pour qui veut cerner les ambitions du constructeur ainsi que sa vision du marché.

En quelques lignes, Satoru Iwata est autrement plus limpide que les enculeurs de mou marketeux de Nintendo US comme Denise Kaigler. Rincez-vous les oreilles avec un peu d'Iwata, ça vous enlèvera les dernières miettes de bullshit qui vous collent encore aux tympans.

- Via -




Brèves de Paddle : Denise Kaigler

Posté par Dereck le 13.05.09 à 11:30 | tags : nintendo, industrie, citation, marketing

Denise Kaigler, VP Marketing et Affaires Sociales de Nintendo US
"Comment définissez-vous "hardcore" ? Là, vous vous définissez comme un core gamer. Vous voulez vraiment être mis dans une boîte ? Vous vous vraiment que quelqu'un dise "Voilà un hardcore gamer, et vous faites ça" Ou voulez-vous faire partie de cette communauté plus grande, qui veut vraiment s'amuser, qu veut être surpsise, qui veut cette expérience immersive dans des jeux, que vous ne trouvez nulle part ailleurs ? {...}
.

Je vous accorde que les hardcore gamers ont un appétit insatiable pour tout Nintendo. Et nous adorons ça ! Nous adorons ça. Se retrouver à un point où les core gamers diront "Okay Nintendo, assez ! On n'a plus besoin de vos jeux"... Aucun de nous ne veut être dans cette position, n'est-ce pas ?
.
Nous ne voulons pas que votre appétit soit satisfait, parce que quand nous vous satisferont, il sera temps pour nous de dire "Okay, on rentre à la maison!" Et aucun d'entre nous ne veut rentrer chez soi. Donc il y a cette sorte relation... amusante, je pense, qui se déroule entre Nintendo et les hardcore gamers, que nous appréciont et espérons que les core gamers apprécient aussi."


Dans les manuels de marketing futurs, on attribuera l'invention du marketing sado-masochiste à Denise Kaigler, aussi connue sous le nom de Madame 150-millions-de-base-utilisateur. La définition du "core gamer" s'approche plus de celle du "fanboy" que du "hardcore gamer" selon l'interprétation de Kaigler, et ce n'est pas anodin.
Elle a beau sortir son beau discours à la limite du pitch-produit sur l'acceptation du hardcore gamer dans les rangs uniformisés de la secte du sourire, elle-même se sert du terme "core gamer" pour définir un segment de son public ainsi que ses attentes. L'hypocrisie Nintendo dans toute sa splendeur.

Nous sommes dans cette situation où Nintendo adore ses fanboys, mais ne leur donnera jamais ce qu'ils attendent, tout en voulant les conserver. Pas d'inquiétude, Nintendo, vos fanboys sont comme des junkies en seconde semaine de manque, ils vous suceraient les boules pour un remake de Mario Tennis.

Les "core gamers" Nintendo sont un peu les femmes battues de l'industrie.
Il serait temps d'envisager le divorce. Sérieusement.

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Nintendo est la marque vidéoludique la plus populaire au monde

Posté par Dereck le 12.05.09 à 12:28 | tags : nintendo, industrie, wii, ds, marketing

The Reputation Institute, un organisme de sondage privé, vient d'établir un classement des entreprises les plus connues, reconnues et respectées à travers le monde. Les résultats portent sur 600 entreprises, dans 20 secteurs industriels, auprès de 25 pays. Les critères utilisés pour établir la moyenne d'une réputation concernent les performances, la popularité des produits, leur potentiel d'innovation, et ainsi de suite.
Ce classement nous révèle donc que l'entreprise la plus réputée du monde n'est pas le groupe LVMH, mais Ferrero. Ceux des rochers et du Nutella.

En 6e position du classement se trouve Nintendo. Le constructeur-éditeur devance Microsoft et Sony de plusieurs dizaines de places, avec Microsoft en 30e position, et Sony au 126e siège.

javascript:insertObj(46101)Les résultats sont issus d'un système breveté nommé Global RepTrak, un sondage annuel qui démarche plus de 30.000 consommateurs dans 29 pays différents. Nous parlons bien de consomateurs et non pas de professionnels.
Ce qui vous explique pourquoi le conglomérat Tata se trouve en 11e place, grâce à la popularité de sa Tata Nano à 2000$, et son rachat des marques Jaguar et LandRover auprès de Ford.

Comprenez donc que les facteurs de popularité des marques sont parfois plus représentatifs de leur image publique que de leurs produits. La démultiplication des produits d'un même groupe peut donc influencer son classement.

Ainsi, si Microsoft et Sony se font probablement dézinguer à cause de Windaube et de la PS3, Kraft Foods jouit d'une position remarquable grâce à son catalogue : Toblerone, Milka, Suchard, Daim, Côte d'Or, Carte Noire, Jacques Vabre, etc. Le peu de produits Nintendo sur le marché et leur extrême popularité ne sont certainement pas étrangers à la 6e place de Nintendo.

Ce que The Reputation Institute nous apprend avec son compte-rendu, c'est qu'une étude basée sur des valeurs artificielles et volatiles n'est avant tout qu'un indicateur de hype. Nintendo est donc autrement plus hype et sympathique que Microsoft et Sony aux yeux du grand public. Big Fucking news.

C'est aussi intéressant que le TOP 100 des personnes les plus influentes du Times, où l'évangéliste Rick Warren est en 3e place, le fondateur de la poubelle internet 4ch en première position, pendant que Barack Obama stagne en 37e derrière, Stephen Colbert, Britney Spears et les Jonas Brothers.

Toute la beauté de la démocratie. Il suffit de savoir influencer les votes dans le bon sens.

- Via et Via -






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