Fil d'actu : Meurs en enfer  Il y a des choses qui vous secouent, qui vous donnent envie de ravager la terre entière. Petit tour de ce qui a la don de mettre en rogne...
 Le bal des chevaliers blancs commence déjà. Le groupe américain Mothers Against Drunk Driving a exprimé son mécontentement à l'égard de GTA IV et de l'image qu'il véhiculait envers la conduite en état d'ivresse.
Petit briefing pour ceux qui vivent du côté de Tunguska et n'ont pas encore le jeu : Lorsque vous voulez établir un lien amical avec certains de vos contacts, vous pouvez leur envoyer un message et les inviter à faire un billard, jouer aux flechettes... ou vous mettre la plus grosse murge du siècle.
Sachant que vos premiers amis sont russes, je vous laisse imaginer le nombre de soirs où vous sortez passablement éméché. Si vous refusez de prendre un taxi et décidez de raccompagner votre camarade de beuverie chez lui, il vous faudra prendre le volant.
C'est là que le massacre commence, et que les mamans indignées ébouriffent leurs plumes de dindes.
"Chaque année, 13.500 personne meurent dans des accidents de la route provoquée par des conduites en état d'ivresse, et la moitié d'un million sont blessés dans des accidents de la route en relation avec l'alcool. C'est pourquoi le MADD est très déçu par la décision des fabricants du jeu GTA d'introduire un module de jeu où les joueurs peuvent conduire saoîls. [...]
La conduite en état d'ébriété n'est ni un jeu ni une plaisanterie. C'est un choix, un crime violent, et aussi 100% évitable. [...]
Le MADD en appelle à l'ESRB de reclassifier le jeu en Adults Only, une étape plus loin que le classement Mature, et demande au fabricant d'arrêter la distribution du jeu, si ce n'est pas par sens des responsabilités envers la société, que ce soit par respect pour les victimes/survivants de la conduite en état d'ébriété".
La mésinformation frappe encore. Si quelques membres du MADD avaient réellement joué à GTA IV, ils auraient remarqué que lorsqu'on conduit, l'écran tangue, devient flou, rendant la conduite extrêmement difficile. De plus, si la Police vous croise, elle se lance à votre poursuite.
Vision psychédélique, appréciation des distances nulle, autorités agressives, et en sus, une incapacité chronique à se défendre l'arme au poing. Un nombre de handicaps qui rendent cette phase tout sauf festive, loin de donner une image reluisante de la conduite en état d'ébriété.
Quant à demander le retrait du jeu et une reclassification, on tombe dans cette bonne vieille hypocrisie américaine. Ca permet de ne pas penser au second amendement. Niveau choix et crime violent, ça se pose là. Si 13.500 personnes meurent des suites d'un accident lié à l'alcool, plus de 30.000 se font tuer par une arme à feu.
La définition du délit selon le MADD est d'ailleurs assez étrange, vu qu'elle implique choix et responsabilité alors que le délit est légalement qualifié de Driving Under Influence par la Police.
Parler de respect sur un sujet grave quand on est incapable de s'informer correctement ou d'avoir le moindre raisonnement critique, c'est aussi risible que médiocre. Ha ça, les intêrets des victimes sont entre de bonnes mains. Ils sont foutus.
- Via - Site officiel du MADD -


Camemberts et courbes ont parlé. Lors du dernier MI6 de San Francisco, une conférence a porté sur le rapport entre ventes de jeux et la façon dont ils avaient été présentés aux joueurs. D'une batterie de chiffres tirés de performances de ventes, les analystes de l'Electronic Entertainment Design and Research Group ont déduit qu'il fallait réorienter les habitudes.
En effet, selon les données compilées par Gregory Short et Geoffery Zatkin, les jeux dont on ne laisse filtrer que des trailers se vendent mieux que ceux pour lesquels on produit une démo et un trailer, ou uniquement une démo. Sur les graphiques fournis, on note une similitude étrang entre performances des jeux plebiscités via démo ou démo+trailer.
Ce qui se devine sur les courbes tirés des données PS3 se discerne bien mieux sur Xbox 360, où la communauté online est mieux installée et plus dynamique. Question de contenu, d'expérience et de base utilisateur.
Les résultats en sont donc d'autant plus pertinents.
Traduite en efficacité marketing, l'analyse conseille donc aux éditeurs, s'ils désirent vendre plus, de ne pas diffuser de démo mais de se contenter de bandes annonces ou de screenshots. Un gain de temps et d'argent selon eux. Une manière définitive de couper court au bouche à oreille négatif et aux mauvaises premières impressions, prescripteurs d'achat.
Et pourtant, en dépit de cet impact sur la performance des jeux, le marché n'a jamais connu une aussi nette expansion depuis des années.
L'intérêt de la démarche se situe dans la quantité d'information que l'on veut accorder au consommateur. Une bande-annonce ne renseigne en rien, elle travestit, séduit et enjolive un contenu finalement peut-être décevant. Une démo quant à elle met le consommateur en prise avec la réalité du jeu, lui permet de juger par lui-même de sa qualité avant d'acheter. C'est cette phase d'épreuve qualitative que l'analyse tend à vouloir oblitérer.
Bien sûr que les performances d'un jeu sur lequel on a pu se former une opinion sont moindres que celles d'un jeu qui n'a construit sa réputation pré-lancement qu'avec de la poudre aux yeux. Des buzz positifs qui se sont répandus via un contenu de consommation passive.
La démo est un cap déterminant qui permet d'estimer la réception critique d'un produit auprès du public, et parfois même d'ajuster les derniers détails avant le pressage final.
Une interaction joueur-éditeur que Short et Zatkin qualifient ouvertement d'interférence contre-productive, suggérant que les démos ne devraient être lancées qu'après la sortie d'un produit en magasin.
Réduire les risques, rétrécir le champ décisionnel du joueur potentiel pour ne lui laisser percevoir un produit qu'à travers les yeux d'un éditeur.
Un consommateur actif et informé est dangereux, car il peut décider. De ne pas acheter. De ne plus écouter. Ce que craignent les marketeux.
Voilà donc l'avenir optimal que les analystes marketing conçoivent pour les éditeurs : Un futur qui se joue au détriment du consommateur, enfermé dans une chappe de contenu contrôlé. Nos cerveaux doivent être disponibles, vides de tout sens critique, toxique pour le chiffre d'affaires des jeux médiocres.
Il était un temps les magazines papier ne se concevaient pas sans leur disquette de démos. Pour que les marketeux désirent la mort de ce vénérable rituel, c'est que l'industrie n'a pas la conscience tranquille.
Avoir peur de la critique n'est pas le symptôme d'un marché qui n'a rien à se reprocher.
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La bashing-canon est armé, et c'est à bour portant qu'il va faucher la moitié du visage d'Anne Diamond, présentatrice télé anglaise. Pour le fameux Daily Mail, journal avec lequel même votre postérieur refuserait d'entrer en contact, Anne Diamond s'est penchée sur quelques jeux potentiellement violents, couchant ses impressions sur papier en quelques lignes laconiques et assassines. Dénués de talent et d'investissement personnels, ces condensés de pipeau destinés au grand public avide de sensationnalisme s'insèrent parfaitement dans le cahier-décharge du Daily Mail.
Quel genre de personne est Anne Diamond ? Le genre qui participe à une émission nommée Celebrity Fit Club, où l'on tente de faire maigrir des has-been de la télé, en dissimulant le fait qu'elle a subi la pose d'un anneau gastrique. Le genre bien franc du collet qui nous ferait presque regretter la liberté d'expression.
Pas besoin de la démonter en détail, ni de faire de longues analyses de ses critiques rédigées par-dessus la jambe. Anne Diamond n'a pas joué plus d'un quart d'heure aux jeux qu'elle présente et sa polémique en carton pour tenter d'infirmer la position du Dr Tanya Byron n'a même pas l'épaisseur de son chèque. Le Dr Byron avait en effet énoncé la semaine dernière l'éventualité d'une parité des classements pour les jeux vidéo, par rapport aux films.
Que n'avait-elle pas dit là. Parents conservateurs et mal informés s'indignèrent, unis dans une cacophonie de glapissements rageux.
Pauvre Anne Diamond, dont la crédibilité n'avait déjà plus grande valeur sur le marché du loser. Décrire le scénario de Resident Evil 4 comme "une attaque chimique cataclysmique sur la terre" et inventer de vilains mensonges comme le démembrement des ennemis, quelle tristesse. La mise en page des articles sur le site du Daily Mail est elle aussi édifiante, avec une photographie de deux enfants en train de jouer à Mario Kart 64 sous-titrée "Un rapport commandé par le gouvernement dit que les jeux peuvent désensibiliser les enfants à la violence". Soit une iconographie putassière et erronée affligée d'un commentaire en contradiction avec les déclarations officielles d'il y a 15 jours.
Plus nocif que la désinformation, la mésinformation. Et dans le sillage de ses dégats, de nombreux parents crédules, anéantis par les odieuses révélations qui leur sont faites. Conditionnés, orientés, par l'avis d'une béotienne réactionnaire à l'éthique douteuse. Ha, elle va être belle l'opinion publique.
Merci, Anne Diamond, d'incarner tout ce que j'exècre. Vos propos médiocres en font d'autant plus rayonner ceux de St Mizuguchi.
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L'éditeur avait récemment porté devant les tribunaux les réclamations de Gibson pour réfuter l'hypothèse selon laquelle il enfreignait un brevet déposé par le fabricant de guitares en 1999. En plus des déclarations d'alors, Activision nous donne quelques précisions supplémentaires qui permettent de comprendre l'hostilité de Gibson.
"Comme Activision l'a noté dans le procès-verbal, Gibson a attendu 3 ans pour faire ses réclamations de brevet, et ne l'a fait qu'une fois qu'il a été bien clair qu'Activision n'était pas intéressé pour renouveler son accord marketing et support avec Gibson."
C'est donc sous l'angle d'une vengeance motivée par la cupidité que cette affaire doit s'aborder. Pas très différent de la simple cupidité putassière qu'on soupçonnait, mais la notion de vindicte ternit l'image de Gibson. En y repensant bien, Gibson, c'est cette femme qui voudrait se barrer avec la maison, la télé et le chien payés de votre poche alors que votre contrat de mariage était sous le régime de la séparation de biens.
Gibson est une sale roulure qui ferait bien de retourner chez sa mère avant qu'on ne lui retourne une claque.
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"Sois proche de tes amis, mais encore plus proche de tes ennemis" dit le proverbe. Après plusieurs années de partenariat lucratif entre Guitar Hero et Gibson pour l'utilisation de son nom et de son image, le fabricant d'instruments a décidé de se tailler une part dans le gâteau Acti. Pour cela, il exhume un brevet de projet avorté. Agacé par ce flou juridique qui pourrait lui coûter cher, Activision vient de porter l'affaire devant le tribunal de Californie afin que la demande soit invalidée.
Gibson explique que le concept de Guitar Hero serait le plagiat d'un brevet déposé en 1999. "En se basant sur notre analyse préliminaire, le jeu Guitar Hero et ses extensions, ainsi que la manette guitare fournie par Activision utilisés en tant qu'instruments de musique sont concernés par le brevet." Gibson demande qu'Activision obtienne une licence en accord avec le brevet de Gibson ou qu'ils arrêtent de vendre toute version du jeu Guitar Hero." Le brevet de Gibson "montre une méthode capable de simuler une performance live en utilisant un instrument, un casque 3D avec des hauts-parleurs stéréo, ainsi qu'un concert pré-enregistré".
Activision reste aimable mais ferme face à la plainte de Gibson. Le conseiller général d'Acti, George Rose, explique qu'en dépit du grand respect qu'ils ont pour le fabricant, ce délai de trois ans depuis la création du jeu lui accordait un brevet implicite pour toute technologie distribuée.
J'ai une autre nouvelle pour Gibson. Guitar Hero est un plagiat, certes, mais de Guitar Freaks. Activision a d'ailleurs récemment signé des accords avec Konami pour pouvoir continuer à distribuer son jeu l'esprit tranquille. La nouvelle, donc, c'est que le premier Guitar Freaks est sorti en 1998, soit un an avant ce fameux dépôt de brevet.
Chez Gibson, on va se mordre les couilles en D'oh majeur.
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Le meilleur support de trolls fratricides entre 360-partisans et PS3-fanboys est de prendre un jeu sorti sur les deux machines et de faire une vidéo synchronisée comparant les rendus graphiques. C'est une démarche qui permet ainsi de déterminer laquelle en a le plus sous le capot ou plutôt d'entretenir le concours de bite entre les deux factions. Comme de bons moutons consuméristes, les gens de PS3 Fanboys ont crié au scandale, en déclarant que GameTrailers n'utilisait pas le plein potentiel de la PS3 et limitait sa sortie vidéo à la sortie composant, pourtant opposée à la sortie composant de la 360. Ils réclamaient ainsi une comparaison en HDMI.
Suite à ces remarques véhémentes, GameTrailers a décidé de faire une comparaison des sorties composant et HDMI de la PS3. Résultat : Blanc bonnet et bonnet blanc. J'attends avec impatience la vague de mauvaise foi provoquée par les fanboys, dénonçant un test bidonné, vibrant au son du mot FAKE.
Le potentiel ubuesque de la situation n'échappera pas à ceux qui n'ont pas encore renoncé à leur sens critique.
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Janice Turner, Journaliste au Times, bigote infiltrée "Je refuse de leur acheter [à mes enfants] des consoles portables, des Xbox, des Gamecubes ou des PS2. Ils sont le Sudoku de Satan, la coke du cerveau. Même le plus mauvais des dessins animés ou le pire feuilleton apprend quelque chose à un enfant sur les personnages, le scénario, la dramatrisation, l'humour, la vie. En jouant aux jeux vidéo, les enfants sont mentalement prisonniers, branchés directement sur le cerveau malfaisant de leur créateur. Et ils y jouent - blip-blip-blip - pendant les voyages, durant les repas de famille, ou à chaque minute pendant laquelle ils ne sont pas divertis."
Tellement de choses à trier. Tant de bondieuserie crétine servie froide. Janice Turner est une journaliste spécialisée sur les sujets "Famille" et "Problèmes de femmes" qui permet aux incompétents ayant trouvé leur brevet de parent dans une pochette surprise ,de ne pas confondre biberon et fer à repasser. Toujours de bon conseil, elle fait partie de ces parents nostalgiques de l'oeil de moscou, qui parlent d'un média ou d'une technologie sans vraiment la connaître. L'ignorance est un terrain propice à l'incompréhension et au catatrophisme. N'a-t-on pas peur de ce qu'on ne comprend pas ?
Si les mauvais dessins animés m'ont appris quelque chose étant enfant, c'était que je pouvais faire autre chose de mon propre chef, comme lire un bouquin. Un mauvais dessin animé n'est pas meilleur qu'un jeu vidéo, ce n'est qu'un mauvais dessin animé.
Cette comparaison qualitative des supports culturels remporte la palme de l'argument foutraque. Surtout venant de quelqu'un qui ne joue pas et s'avère de fait incapable de pouvoir comparer efficacement.
J'admire l'alarmisme de Janice Turner quant à la télévision et l'internet, ainsi que sa vision diabolisante des jeux vidéo. Tout comme j'admire la façon dont elle assure la sécurité physique de ses enfants :
"Mes fils et un ami recréaient la séquence du rocher roulant dans les aventuriers de l'arche perdue, en courant de haut en bas de l'escalier, poursuivis par ma boule de gym violette. Alors que que les impacts atteignaient leur paroxysme et qu'Harrison Ford s'est écrasé le crâne sur la rambarde, je me suis dit : Oh, pourquoi ne peuvent-ils pas s'asseoir tranquillement et regarder un peu la télé ? J'ai vite piétiné cette hérésie, bien sûr, vu que des enfants faisant quelque chose de vaguement énergique et imaginatif doit être célébré, quel qu'en soit le coût nerveux."
Ses priorités parentales sont consternantes. Une console est nocive, mais pas dévaler l'escalier à plusieurs reprises ? Célébrer des jeux dangereux, quel qu'en soit le coût hospitalier, aurait-elle dû dire. Merci de nous démontrer à quel point vous êtes inepte dans vos choix d'éducation, Janice.
C'était un plaisir de vous lire.
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Le calendrier de cette année se croit drôle. Avec son petit regard chafouin et son 29 février, il pense qu'il peut nous faire de bonnes blagues, des canulars à la con qui ne feront rire que lui.
Par exemple, cette semaine, il a décidé de transformer tous les jours en lundis. Un lundi de blog, c'est un jour où l'on se lève à 7h du matin pour scanner une trentaine de sites étrangers, éplucher des dizaines de news redondantes pour se retrouver dans la misère informative vers 11h, avec trois onglets dépressifs qui se trainent en haut du navigateur.
On se regarde dans le blanc du pixel eux et moi, et on finit par se mettre d'accord au bout de quelques négociations. Un statu quo où je leur demande de faire acte de présence, pendant que je les agrémente d'une ou deux vannes sous-traitées par Elie Semoun. Et après, le néant, l'attente.
L'espoir vain de se dire qu'avec le décalage horaire, il y aura bien un américain pour mettre quelque chose de funky en ligne. Mais que dalle.
Et ce calvaire calendulaire est voué à se répéter pendant 5 jours. Un peu moins pour ceux qui se seront pendus avant.
Cette semaine, du 7 au 10, se tient à Las Vegas le Consumer Electronic Show. Une manifestation à la pointe du high-tech où les constructeurs déballent les prototypes et font des annonces fracassantes. Chaque année, il se trouve ainsi un génie pour réinventer la roue. Evènement majeur pour tous les acteurs poids-lourds de l'&lectronique, le CES est aussi l'occasion d'un bilan de début d'année où l'on étale ses gros chiffres de Noël.
A l'image de l'année 2007, le CES de Las Vegas côté gaming est chiant à s'en décrocher la mâchoire d'un baillement de morse.
Bill Gates nous annonce sa retraite, Electronic Arts fait le malin avec ses 10 licences sorties du chapeau Bioware/Pandemic, Sony réaffirme l'exclusivité de MGS4 ainsi que la date automnale de Little Big Planet. Attention, révolution technologique, un memory stick de 16Go et Skype sur votre PSP. Pas l'ancienne, la Slim & Lite, parce que votre vieille daube n'a pas assez de RAM. Dans votre cul, si je puis me permettre.
Seule fausse note dans la berceuse ronronnante du CES 2008 : la Warner déclare sans diplomatie aucune qu'elle soutiendra exclusivement le Blu Ray, laissant en rade son partenaire Toshiba, très investi dans le HD-DVD. Brouhaha dans les couloirs, on annule une conférence de soutien au format malmené, on s'indigne mollement. Puis on retourne ronfler entre deux conférences de Presse.
Le hall d'exposition n'a pas encore ouvert ses portes que tout est déjà dit.
Sur la côte Ouest, rien de nouveau dans la ville des bandits manchots et des conventions cul-de-jatte.
Dormez en paix braves gens.
- Photos trouvées sur Flickr, © leurs auteurs respectifs -



J'ai toujours été fasciné par les colonnes High-Tech des grands journaux et de la Presse généraliste. Même en sachant que le journaliste a été choisi pour son expertise, on constate souvent que ses textes sont truffés d'infos erronées ou de généralités édifiantes. On en finit par se demander ce qui fait de lui un spécialiste. "Dites-moi, Bigornot, vous avez bien acheté une Play-truc pour votre fils, là ? Bien, vous vous occupez de la rubrique High-Tech maintenant." Je ne vois pas d'autre explication.
En cette période proche de Noël, le New York Times s'est donc lancé dans un article nous narrant les merveilles du monde technologique, dont les consoles. Et là, c'est festival. Gran Turismo 5 est un Best-Seller de la PS3 avant même sa sortie dans les magasins, la console elle-même se retrouve à 299$ au lieu de 399, et la Xbox 360 se voit architecturée autour du CELL.
Arrêtez de vous rouler par terre en hurlant de rire, tout le monde vous regarde.
Quel fascinant milieu que cette vénérable Presse Papier. Un monde où la sainte-carte devient une sorte de permis pour écrire des énormités sous-documentées, un univers qui se permet de mépriser les news feeds d'internet comme du sous-journalisme. Une mentalité qui se retrouve ici et là, supposant que le contenant fait le contenu.
Honteux de ses erreurs, le New York Times a depuis corrigé son torchon. Va-t-il seulement corriger son Journaliste ? J'opterais pour une solution douce, comme lui faire boire un litre de blanco cul-sec.
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Robert Green, Gardien de l'équipe d'Angleterre, pas très sport "Je pense que nous aurions la meilleure des équipes si nous pouvions aller dans toutes les maisons et jeter chaque PlayStation, Xbox et leurs jeux vidéo. On a les meilleurs joueurs et ligue du monde. La façon dont le jeu est joué ici est toutefois différent."
Voilà comment on justifie l'élimination de l'Angleterre pour l'Euro 2008, au lieu d'assumer la nullité de l'équipe actuelle. Une bien belle parole de sac. Encore heureux que les enfants se désintéressent des livres, car Robert Green remettrait les autodafés à l'ordre du jour.
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Avis aux vaches à lait nostalgiques: C'est l'heure de la traite. Asteroids Deluxe arrive sur le Markeplace de la Xbox 360 et il en coûtera 400 MS-Points, soit 4€, aux gogos qui ne peuvent résister à leurs pulsions nécrophiles. Microsoft ne ressent toujours aucune honte à nous servir le remake bullshit d'un jeu vieux comme ma voisine de palier, celle qui sent affreusement l'urine de trois jours. Pour les masochistes qui pensent que le retrogaming se vit roots, la version originale du jeu est aussi disponible, leur permettant de s'essayer aux merveilleux graphismes de 1981.
Next-gen nous voici ! Jouer à un fossile datant de plus d'un quart de siècle sur une télé HD, quel luxe, quel plaisir, quel bond en avant dans le progrès du jeu vidéo !
Quelle connerie.
Encore une nouvelle qui ne va pas améliorer l'humeur massacrante de Jeff Minter.
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De Guitar Hero Rock the 80's, on ne retiendra qu'une playlist de rock en langue anglaise qui n'aura pas eu le bonheur, pour les 3/4 des titres, d'avoir traversé ni la manche ni l'atlantique. Ce n'est pas plus mal, surtout quand on entend les Flock of Seagulls.
La particularité musicale de Guitar Hero, c'est que les titres sont presque tous interprétés par des groupes inconnus au bataillon qui font des covers de groupes célèbres. Ils poussent même le zèle jusqu'à faire une exécution très proche de l'original, afin de ne pas froisser les fans. C'est en tout cas flagrant sur Killer Queen et sur Search and Destroy.
La ressemblance est malheureusement trop parfaite au goût de certains. C'est ainsi que le groupe The Romantics attaque Activision, Harmonix et Red Octane en justice parce que la reprise de "What I like about you" est selon lui "virtuellement indifférenciable" de l'original. Ils voudraient donc que le jeu soit retiré de la vente, ainsi qu'une bonne part des bénéfices occasionnés et des dommages et intérêts.
Emportés dans la tourmente, les braves zikos de Wavegroup Sound se retrouvent donc sur la sellette pour leur capacité à faire aussi bien que le modèle. Quelle trahison, réussir une copie parfaite qui ne dénture pas l'oeuvre originale ! Ce qui faisait la force de Guitar Hero devient soudainement une faille juridique qui pourrait coûter cher à Activision si d'autres has-been des 80's se réveillaient.
The Romantics risquent d'ailleurs de ne pas décolérer de sitôt, vu que la reprise de Wavegroup Sound vient d'atterrir sur iTunes. Vite, qu'ils attaquent Apple aussi, qu'on rigole un peu.
- Via - Merci à Clem -



Alors que la Presse généraliste ferait mieux de se concentrer sur la situation géopolitique actuelle, elle préfère pointer d'un doigt sale la sordide réalité du monde vidéoludique. Je ne vous parle pas de Flyer à demi ivre-mort parce qu'à jeun lors des soirées de Presse ou de mes nombreuses tentatives ratées de repartir avec une hôtesse ou une borne de jeu sous le bras. Je vous parle du syndrôme spastic.
Le syndrôme spastic, c'est quand, dans un jeu grand public, se trouve un mot qui chagrine le feng shui mental d'une mère de famille totalement conne ou d'un chroniqueur en manque d'érection facile. Après un peu de bruit parasite sur le oueb ou les médias, l'éditeur qui s'occupe du jeu le retire des étalages ou se liquéfie en excuses, se fouette les couilles avec des orties fraîches en implorant le pardon de l'opinion publique. Le tout avec une réactivité record. Dans cette folle course pantalon-chevilles, les deux poulains de la discipline sont Nintendo et Ubisoft.
Le dernier coup d'éclat en date concerne Scrabble DS, où horreur-malheur, le mot "lesbo" est considéré comme légitime. Le Belfast Telegraph s'est donc indigné vivement, avec toute l'énergie d'un imbécile qui pisse contre le vent et se demande ensuite pourquoi il sent l'urine. L'article relate comment un brave père irlandais s'est offusqué de se voir proposé le mot interdit comme anagrame alternatif, alors qu'il se trouvait dans une impasse. Et je ne vous parle d'une petite crise, mais d'une comédie dramatique en trois actes avec roulements d'yeux et bras au ciel.
MagLochlainn, porte-parole de la ligue pour les droits homosexuels en Irlande a même fait une belle déclaration stipulant qu'il "n'était pas surpris que ce mot soit dans le jeu, car on n'avait pas dû apprendre à l'école, à ces jeunes hommes qui faisaient ces jeux, que ce mot pouvait être utilisé comme harcèlement homophobe"
Être gay ne dispense pas de s'informer un minimum avant de déverser une avalanche de conneries, ce que ce porte-parole n'a visiblement pas fait. C'est tellement plus simple de se poser en victime.
Craignant un ras-de-marée de débilité puritaine et/ou militante, Ubisoft s'est ratatiné en présentant des excuses plus plates que Lou Doillon.
Sauf que. Sauf que "lesbo" est un mot officiellement reconnu dans le Chambers Official Scrabble Dictionary. C'est un équivalent de la bible du Scrabbleur français, où même les mots traîtres en trois lettres sont listés. Ubisoft s'est donc excusé pour un mot dont aucun scrabbleur ne s'offusquerait lors d'une partie. On ne compte plus ces moments où l'on est fier comme un Pape d'avoir pu placer son doigt dans l'oeil de son adversaire, en se servant du O qui trainait. C'est l'essence du Scrabble, maîtriser le vocabulaire parfaitement et arriver à rebondir sur n'importe quelle configuration, avec le pire set de lettres possible.
A nouveau, un éditeur à dû s'abaisser au niveau des remarques moralistes qu'on lui faisait. On a beau se moquer de reproches absurdes en disant parfois "Excusez-moi de vivre", mais ça risque d'être bientôt le cas, vu la pression que génère ce contrôle médiatique permanent.
Dommage surtout que les oies du capitole soient aussi connes.
- Via et Via -


Je pourrais faire un commentaire. Je pourrais. Comme l'a précisé Bahamut, le coup des manettes éteintes pour jouer, c'est grandiose. Le mode caméra au lieu de la vue première personne aussi. Allez acheter du Coca, maintenant.



Il y a quelques mois de ça, Linden Lab, entreprise Californienne au demeurant, a déplacé sa comptabilité au Royaume Uni. Fidèle à sa réputation de bêtise crasse, l'entreprise n'avait pas prévu que maintenant qu'elle avait des possessions en Europe, elle se retrouvait sujette à la TVA. Tout comme les utilisateurs de Second Life. Ceux-ci vont donc devoir verser une TVA comprise dans le montant de leurs transactions concernant :
- Les frais d'abonnement Premium - Les achats de terrain au Land Store - La maintenance des régions - Les loyers - Les enchères de terrain
La réaction des investisseurs et des utilisateurs s'est ressentie sur le marché du Linden, avec une baisse de 10 millions de L$ sur le Lindex, la bourse côtant la monnaie de Second Life. Les échanges restent stabilisés à 60 millions de L$, mais il faut savoir que la somme perdue correspond en réalité à environ 23.500€.
Le calcul de la TVA est sujet à controverse, sachant que les loyers pour une île/sim devraient passer de 295 USD à 347 USD, si la TVA anglaise de 17,5 est appliquée. Les contrats de bail de terrains ne mentionnent pas en effet si les tarifs sont hors taxe ou toutes taxes comprises, ce qui laisse une certaine liberté à Linden Lab pour se sucrer sur ses utilisateurs. Il est fort probable que ceux qui possèdent des intérêts financiers ou possèdent de nombreux terrains en location décident de faire pression sur l'entreprise pour qu'elle modifie et précise son contrat.
De même, bien que la TVA soit déductible pour les entreprises, je vous laisse imaginer le chaos qui va s'ensuivre quand Toyota et autres vont demander à Linden Lab les justificatifs leur permettant de récupérer quelques dollars à chaque objet acheté 10 L$. Car il est en effet légitime d'exiger une facture à Linden Lab pour chaque transaction.
L'enterprise propriétaire de Second Life a donc décidé d'imposer cette nouvelle règle à ses utilisateurs, sans crier gare et sans négociations possibles. Toujours fidèle à sa bêtise et à sa politique de service consommateur à base de vaseline et de gravier. L'opacité de Linden Lab concernant sa comptabilité risque de lui coûter très cher si certains juristes se penchent sur ses conditions d'utilisations contractuelles, ainsi que sur sa situation face aux impôts britanniques. On parle d'appel au boycot, de procès.
Et si l'on s'apercevait enfin que Second Life est mort depuis des mois ?
- Via et Via -


 L'ouverture et le déballage d'un nouveau jeu sont toujours des rituels précis et extatiques. J'ouvre lentement la boîte et j'hume avec application le parfum d'un livret frais, le pressage encore immaculé d'un DVD. Ces sensations sont comme un préliminaire sensuel et très personnel avec chaque jeu, avant le premier boot. Le premier contact avec Halo 3 était merveilleux, il sentait tellement bon le plastique et l'encre, son sceau se décollait dans un petit bruit de scotch langoureux et poisseux de colle industrielle. Puis je l'ai inséré dans la 360 avec l'espoir fou que je pourrais accrocher à ce héros sans visage, au charisme de concombre cuit, à ces fusillades ternes entre deux couloirs vaguement high-tech. C'est là que la cinématique d'introduction m'a frappé en plein visage, m'a saisi la tête pour la trainer sur 15m contre un mur de crépis nommé "médiocrité". Pas le jeu en lui-même, non. Mais le doublage. Cela faisait des années que je n'avais pas entendu un doublage aussi ridicule. Même ceux de Spiderman 3 et de Blue Dragon sonnent juste en comparaison. Il est odieusement mou, articulé comme si les acteurs avaient trop bu de vin blanc qui plombe la tronche et les joues. C'est une catastrophe, ils surjouent, jouent mal, poussent leurs lignes comme un constipé essaierait de pousser son étron au-delà de la barrière infranchissable qu'est devenue son anus. Pas d'options pour choisir la langue, on nous impose ce supplice auditif. Aucune option pour la qualité du son ou du mixage, mais en revanche, des tonnes d'options pour le voicechat, les avatars multiplayer et tout ce qui concerne le live ou les parties enregistrées. La mascarade du mode solo ne dure pas longtemps, tout comme les options qui ne permettent pas de redémarrer depuis le début sans avoir à effacer votre sauvegarde manuellement depuis le dashboard. Ce sont ceux qui ont opté pour une télé HD et un son surround qui vont apprécier le rapport investissement/plaisir.
Dommage d'avoir des musiques aussi belles pour avoir des voix françaises aussi minables. Autant vous dire que mon immersion en a pris un coup. D'une ambiance Sci-Fi au budget énorme, on est passé aux stock-shots de films turcs sonorisés par Roger et son magnétophone. Je vais jouer avec des boules Quiès, tiens. Ca m'évitera cette perte de temps qu'est de passer en silencieux tous les pisseux régurgitant leur chiasse verbale sur les deathmatches du Live. Coup de bol, les sous-titres ne jouent pas comme des savates, eux. Mazel tov.
PS : Titre à lire avec un accent anglais.


 Les webzines Gaming Today et Destructoid ont une nouvelle histoire hilarante à nous raconter : alors que la bataille de Manhunt 2 s'achève et que, déjà, les corbacs viennent se partager les restes, voilà que l'ESRB, l'Entertainment Software Rating Boards, vient de les sommer de retirer deux bandes annonces de Dark Sector, un jeu de D3 Publisher. Leur "contenu excessif ou offensif" j'apprécie particulière le "ou" s'est révélé trop violent pour l'organisme... alors qu'il s'est écoulé respectivement 6 mois et 3 mois depuis leur publication en ligne. Ces bande-annonces montrent un héros armé d'un boomerang à pointes tailler en pièces détachées des... gros sados-masos, des "troupes d'élite lambda no.16" et lézards vêtus de toges grecques. Je pense que c'est l'évocation d'un lézard homosexuel, et donc la sauvagerie induite par un égorgement zoophile pédéraste, au moins égale à celle d'un chat micro-ondé, qui a joué dans ce cas. Mais l'ESRB dit que non. En tout cas, le communiqué, tiré d'une déclaration de presse de sa président Patricia Vance et choisit comme réponse aux interrogations légitimes des sites mentionnés, dit que non. Sans se mouiller des cette affaire spécifique, il statue que "les éditeurs de jeu doivent s'assurer de l'existence de portails d'âge sur les sites tiers qui diffusent des bandes annonces de jeux Mature. Si un site tiers insiste pour diffuser une telle bande annonce sans le placer derrière un portail d'âge, nos services demanderont à l'éditeur de demander le retrait de la bande-annonce, où sa modification." Le portail d'âge, c'est ce truc qui vous demande si vous êtes majeur à l'entrée de n'importe quel site sexe ou gore, et que le CSA nous demandera d'installer à la seconde même où quelqu'un leur enverra une liste de titres de Dereck. Gaming Today explique qu'ils avaient en évidemment placé un et on les croit bien volontiers, puisque ce type de protections est à l'entrée de toutes leurs autres bandes annonces classées Mature. Et bien alors, qu'est ce qui vous prend, à l'ESRB ?
"Cependant, même la présence d'un portail d'âge ne permet pas à l'éditeur de mettre n'importe quel contenu dans sa bande-annonce. Toutes les bandes-annonces doivent se conformer aux principes de l'ARC, qui interdit la diffusion d'un contenu excessivement violent ou de tout contenu qui pourrait causer une offense sérieuse au consommateur moyen." J'aime bien le "consommateur" ici. On n'est pas entre gamers, entre passionnés, on est entre "consommateurs moyens" qui se retrouvont tous par un hasard moyen sur un webzine de jeux vidéos, sur la page destinée à un soft de SF un peu sanglant. Exactement la même chose que de tomber sur l'affiche de Saw 3 bourrée de doigts tranchés dans le métro à 7 heures du matin, n'est ce pas ? Pourtant, malgré le portail d'âge et la violence incommensurable faite à tous nos cerveaux moyens, l'ESRB n'a pas jugé utile de demander à l'éditeur D3 de retirer la bande-annonce incriminée du site officiel du jeu. On nage en plein dans l'imbécilité bureaucratique de quelques censeurs mal léchés qui veulent nous montrer la taille de leur pénis après avoir n'avoir rencontré aucune résistance sur l'interdiction de Manhunt 2. Et bien, on les a vu : elles sont petites. - Via et Via - Merci à Dereck pour les illustrations -


Take Two a décidé de repousser la sortie de Manhunt 2, pour des raisons situées entre bullshit et finances. Bien que l'éditeur affirme qu'il va continuer à défendre ce jeu pour le salut de la liberté d'epression et de la créativité, cela ne l'empêche pas de baisser son pantalon et de stopper ses plans de distribution à cause des désistements couards de Nintendo et Sony.
Si cela ne suffisait pas au ridicule de la situation, le National Institute on Media and the Family, une organisation de recherche qui se targue d'être "la plus respectée au monde" (sic) concernant l'influence des médias sur les enfants, ajoute son grain de sel. Selon l'institut, ce retrait de la part de Take Two est "une victoire pour les parents et les enfants". Que n'ont-ils pas compris dans le concept du classement ADULT ONLY ? ADULT. ONLY. Manhunt 2 se retrouvait quasiment mis en quarantaine par ce classement ne le rendant accessible à la vente qu'aux adultes. Et quand bien même il aurait été classé Mature, il n'aurait été disponible que pour les plus de 17 ans, malgré sa présence sur les étalages. Ca en devient presque fatiguant de devoir faire comprendre à ces organismes de bénis-oui-oui qu'il n'y a aucune victoire dans cette affaire. Pas pour les enfants, qui de toutes façons n'auraient jamais eu accès à ce jeu si les parents avaient fait leur travail. Ils sont même totalement étrangers à ce qui se joue au-dessus d'eux. On ne fait que les utiliser pour donner du crédit à une déclaration qui roule des pelles aux idées qui puent de la gueule. Toujours plus loin dans le crétinisme, l'institut espère que Take Two tirera des leçons de sa mésaventure et prendra les mesures nécessaires pour rendre ses futurs jeux, dont GTA IV, appropriés aux gamers et aux familles. Encore une licence clairement déstinée aux adultes que l'on voudrait assagir pour que n'importe quel enfant puisse y avoir accès ? Dans son concept même, GTA ne s'adresse pas aux plus jeunes. Ou touche à l'absurdité.
Je suis las de constater que ces parents soit-disants aware sont encore incapables d'assimiler les notions de public cible, de divertissement pour adultes, de restriction parentale. Tant que le jeu vidéo sera considéré comme un loisir exclusivement reservé aux enfants, ces déclarations se multiplieront. Cela devient d'autant plus ridicule que l'institut reconnait que les technologies ont évoluées ainsi que les médias. Pourquoi donc faire abstraction de ses nouveaux enjeux ? La nature du monde vidéoludique a évoluée pour se diversifier et chercher à plaire aux joueurs occasionnels, aux femmes, tout comme aux gamers avides de gore. Pourquoi alors le regard des associations de parents, reste-t-il figé sur une conception 80's du jeu, celle de deux gamins défoncés aux BN et au Banga qui passaient leur après-midi devant Super Mario ? Le jeu vidéo a évolué, ses enjeux, son marché et ses cibles aussi. Il serait vraiment temps de prendre le train en marche. - Via -


Manhunt 2 est promis à un bien sinistre avenir : Nintendo et Sony ont déclaré tour à tour qu'il n'y avait aucune chance qu'un jeu classé Adults Only ne sorte sur Wii, PS2 ou PSP. Même Microsoft, qui n'est pourtant pas concerné par cette histoire (le soft n'est pas prévu sur XBox) s'est fendu d'un communiqué du même genre. Cela ne laisserait plus que la possibilité d'un portage sur PC et l'espoir que la publicité autour de cette affaire lui fasse gagner des ventes sur cette plate-forme. Ou alors Take Two doit revoir sa copie, aurement dit "alléger".
A trois semaines de la sortie du jeu, cette histoire fait surtout briller l'hypocrisie des constructeurs, qui ont lâché leur éditeur à la vitesse de la lumière après l'intervention des organismes de classement anglo-saxons. Parce que, hé ho, on parle de Manhunt, le jeu qui avait déjà fait bouillir les phobiques de la violence dans le jeu vidéo à son premier opus, un jeu qui encourage à la violence et qui s'en nourrit onaniquement, un soft qui a même été lié à une affaire criminelle, un véritable Marylin Manson vidéoludique. Ce n'est une surprise pour personne que Manhunt 2 est violent, tordu, voire même dégénéré. Mais ce qui vient de se passer c'est que : par le rouage du sur-classement et ses conséquences, en étant mis au même rang qu'un soft pornographique, le jeu s'est fait dégagé du circuit commercial. Manhunt 2 a été purement et simplement censuré, parce que des gens qui l'ont trouvé excessif ont décidé pour nous que ne devions pas y toucher. Sincèrement, je pense que ce jeu est nul, sans intérêt et gore d'une façon suffisament réaliste pour en devenir glauque. Je suis complètement pour une vérification plus stricte concernant les achats de jeux vidéos par des mineurs, voire une repression à ce niveau là, parce que trop de softs violents peuvent être achetés par un môme sans qu'un vendeur ne tique. Mais dans tous les cas, je n'accepte pas qu'un institut flingue la sortie d'un jeu, j'excuse à peine les constructeurs qui jouent les vierges effarouchées, et même si je ne jouerai sans doute jamais à Manhunt 2, je veux avoir le choix de ne pas l'acheter. Comme je veux que les développeurs aient la possibilité de sortir un jeu ultra cruel, ne serait que pour qu'on se rende compte à quel point ils sont nuls et qu'on ne les réembauche plus. A l'heure ou on fait une suite à Hostel et que le trip gorefest a une suite d'inconditionnels qui ne ressemblent pas à la Manson's Family, mettre la pression à Take Two pour qu'ils allègent leur soft, après avoir massacré ses chances de sortir sur console, m'apparaît comme une pratique aussi violente - car réelle - que celles que l'on reproche au jeu. Poser une barre de tolérance maximum qui prive un jeu d'une sortie commerciale est un acte dangereux pour la liberté des éditeurs, surtout quand "violence" est un terme aussi flou à définr. J'aurai préféré avoir un meilleur jeu à défendre, mais protéger la sortie de Manhunt 2 aujourd'hui, c'est peut-être pouvoir acheter No More Heroes demain. - Via et Via -


Quand certains hommes de foi s'ennuient entre deux messes ou deux confessions, ils s'occupent en faisant chier le monde. C'est autrement plus facile que de le sauver, et on peut facilement enrober son bullshit de bonnes intentions pour se donner une contenance. C'est ainsi que l'Eglise Anglicane compte demander la semaine prochaine à Sony de retirer de la vente, ou de modifier le contenu de Resistance Fall of Man sur PS3.
Ce n'est pas en rapport avec "Tu ne tueras point", vu que le concept est devenu très surfait depuis l'IVG. Cela concerne plutôt la présence de la cathédrale de Manchester dans le jeu. La ville, bien avant les efforts de Tony Blair sur les primes à la création d'emploi et d'ntreprises, était une sorte de Liverpool craignos, sans Beatles mais avec criminalité record. Tristement réputée pour sa violence urbaine, Manchester a néanmoins vu sa population faire front et entreprendre des campagnes de sensibilisation dans laquelle l'Eglise s'est elle aussi investie. En voyant la cathédrale utilisée dans le jeu, l'évêque de Manchester, Nigel McCulloch déclare sans rougir que "recréer une de nos grandes cathédrales en qualité photo-réaliste, pour ensuite encourager les gens à se battre dans le bâtiment dépasse l'entendement et est hautement irresponsable". Le terme de "sacrilège" est aussi glissé au passage. Si l'on en croit la BBC, l'Eglise va donc demander des excuses de la part de Sony, le retrait du jeu ou une modification de la partie du jeu se déroulant dans la cathédrale, un don substanciel au département de l'éducation de la cathédrale et quelques autres donations à des goupes luttant contre le crime à main armée dans Manchester. La vache se fait traire le pis jusqu'à la cloche, aucun doute là-dessus. Sony déclare pourtant être de bonne foi, stipulant que le goupe a "demandé et obtenu toutes les permissions nécessaires pour la création du jeu". Ce que l'Eglise nie en bloc. S'il s'avère que Sony a utilisé l'image de la cathédrale sans consultation, l'Eglise aura raison. Mais sur le fond, si l'entreprise se couche pour éviter d'aller en procès et de cracher bien plus dans le bassinet, elle donne surtout raison à de nouveaux raccourcis putassiers. Ceux qui ont joué à Nightmare Creatures, il y a quelques années de cela, se souviendront peut-être des derniers niveaux du jeu, se déroulant dans l'Abbaye et la Cathédrale de Westminster, dévorées par les flammes. Le duel final se déroulait même sur le toît de cette dernière. Un jeu honnête que ce Nightmare Creatures, où l'on démembrait des zombies et des monstres hybrides à la volée, dans un déluge de sang et de tripes. Pourtant, aucun sourcil froncé à l'époque. Dans Van Helsing le Jeu, le début se déroule dans Notre-Dame pour l'affrontement avec Mr Hyde, mais lors de sa sortie, pas de hurlements outrés. Et combien d'autres exemples... ? Il semblerait que les aliens soient victimes de ségrégation, alors que les expériences scientifiques ratées s'en tirent plutôt bien. Ou peut-être est-ce parce que la cathédrale de Westminster, tout comme Notre-Dame, appartient à l'Eglise Romaine, et que l'Eglise Anglicane s'en contre-fout. Pourquoi se réveille-t-elle maintenant, en brandissant la moralité comme garant de sa juste cause ? On pourrait croire deux minutes à la bonne foi de la démarche, si tout n'était pas une simple question d'argent. Et après, on s'étonnera que Ron Hubbard ait l'air d'un homme respectable. - Via et Via -


Le tibia dans Planescape Torment, la poele à frire dans Dead Rising, l'aspirateur dans Luigi's Mansion, les armes loufoques d'un héros jobard font habituellement la joie furieuse des joueurs sauvageons, ce qui permet tous les tops un peu bizarres dans le domaine de l'étale-tripes. Ici, c'est un très singulier top des 10 armes les plus bourrines du jeu vidéo, qui va du très largement adopté fusil à pompe à l'inhabituelle mais efficace... carapace rouge. Et ouais, une carapace rouge dans un virage de Mario Kart fait beaucoup plus peur qu'un lance missile dans une arène de Quake 3. Je regrette juste que le rédacteur du top ait oublié le rouge à lèvres VERT de Jade dans Beyond Good & Evil ou les sous-tifs bonnet Z (spécial tétons pointus) de Lara Croft, qui étaient autant d'affronts bourrins au bon goût des gameuses qui pouvaient enfin s'identifier à quelque chose d'autre qu'un mister univers blond en jetpack fumant un barreau de chaise du coin de la bouche (dont les explosifs lasers trusteraient largement un top sur les armes les plus funs). Come get some when it's done.
Que tout cela ne vous fasse pas oublier que l'arme la plus diabolique de toutes, c'est le cerveau. Grâce à ça, un jeune idéaliste fan de Prince comme Dereck est devenu un monstre sadique à la cruauté indicible. Et pourtant, comme je suis encore plus forte, je vais tous vous piéger grâce à ma naturelle perfidité féminine en vous forçant à cliquer sur ce lien et en vous mettant au défi d'en résoudre le casse-tête. Revenez ici vainqueur ou courrez vous cacher dans une grotte putride. Illus : Taillefine Fiz, la seconde pire arme du monde.


En cliquant sur un lien aimablement glissé dans ma boîte à mails, voilà que je tombe sur ce screenshot. Les traducteurs de la version française d'Okami ont trouvé le moyen de salir tout ce qui représentait la beauté la plus pure en terme de graphismes, de game design et de prouesse technique au service d'un parti pris esthétique audacieux. Mes yeux ont saigné, mon coeur a pleuré. Je n'avais rien vu venir, fou que je suis de faire tous mes jeux en langue anglaise.
Les joueurs tolérants prendront ça pour un easter egg amusant. Les autres, ceux qui mangent des bébés le matin et défèquent dans le crâne de leurs victimes décapitées, se muniront d'une barre de fer rouillée et iront casser les genoux de Cauet. Et lui arracher la glotte. Lentement. Pour l'empêcher de nuire plus encore à l'équilibre de l'univers. Il a osé touché à deux des trois choses les plus importantes pour moi en ce monde. La baise musique. La bouffe. Avec les jeux vidéo, il a le tiercé gagnant. Dommage pour lui, il n'y a pas encore de jurisprudence ni de prescription pour la faute de goût par procuration. Je me suis renseigné. Son influence néfaste, son règne d'obscurantisme Rires-&-chansonesque va prendre fin. J'extirperai son coeur encore battant de son abdomen gras pour en faire un burger et me délecter de l'ironie de cet instant. A cause de lui, je vais devoir utiliser cette jolie barre rouillée que je gardais pour discipliner les enfants d'une école maternelle qu'on avait décidé de me confier pour un camping sauvage au mois d'août. Je déteste inaugurer mon matériel sur un adulte. Il me le paiera, ça aussi. Vengeance sera mienne. Oh oui, elle sera mienne. - Via - Merci à L'ami Jypegue, bon pied bon oeil since bien longtemps -


Tout le monde n'est pas terrorisé par la mort. Mais beaucoup sont inquiets d'avoir une mort à la con. Dans ceux-là, reste une minorité, qui vit dans la peur d'une mort de con. C'est le moment où vos derniers mots font un bide, où vous décédez des suites d'un acte idiot que vous avez provoqué.
Ceux qui ont vécu à la campagne, ont peut-être éprouvé le désir d'uriner sur une clotûre électrifiée, pour "voir ce que ça faisait". Crétins. Les citadins, pour leur part, ont probablement et accidentellement expérimenté cette surprise vivifiante en se soulageant sur un bord de route longeant un pré. Tous ces hommes-là, revenu d'un enfer fugace qui les a saisi aux testicules, savent qu'ils ne sont pas prêts de recommencer. A l'Université du Wyoming, des étudiants bien inspirés ont décidé de ruiner leur PS2 après avoir fait l'acquisition d'une rutilante PS3. Comprenez, ils n'en auraient plus besoin, alors autant la détruire. C'est tellement plus intelligent que de l'offrir à une oeuvre de charité ou à une MJC locale. L'un d'eux a ainsi entamé les derniers outrages en urinant sur la console. En oubliant qu'elle était encore branchée sur secteur. Le pauvre débile est resté inconscient 10 secondes, puis a été conduit d'urgence à l'hôpital. Il va bien, merci pour lui. Je veux dire physiquement. Je me demande quelle sorte d'attardés mentaux on envoie en université, aux Etats-Unis. En France, c'est compréhensible, c'est gratuit, mais là-bas ? Cette rencontre entre le gâchis et le crétinisme profond auraient pu donner lieu à la tant redoutée mort de con. Il aurait eu un épitaphe disant "Trop con pour vivre", et nous aurions beaucoup ri. A ses dépends. Lectorat, retiens bien la morale de cette histoire. Si tu veux uriner sur quelque chose, vérifie que ce soit bien débranché avant. Que ce soit une PS2, une télé ou Mémé. MAJ : Suite à la consultation d'une source supplémentaire, il semblerait que l'alcool soit responsable de ces débordements. Joystiq s'est senti obligé de décortiquer le fait divers pour le légende-urbaniser. Ah, ces citadins incrédules qui n'ont jamais croisé de clôture électrique de leur vie...



Au menu de ce remix prévu pour le 9 août au Japon : le jeu en 16/9e avec ses voix US, un DVD de bonus basé sur la version US, et 12 plaques de licences différentes. Ces dernières seront dédiées aux jobs, disposant de pouvoirs et talents spécifiques à chaque métier. Après l'ultra-versatilité du jeu original qui, en fin de compte, égalisait les héros jusqu'à l'insipidité, on passe à la spécialisation violente. Vous vous rendez compte ? Vous allez pouvoir à nouveau passer 90h de jeu par grille à faire du leveling automatique avec vos gambits pre-réglés sur un ennemi revenant à l'infini. Mirifique, génial, inespéré. Ils doutent vraiment de rien, chez Square Enix. - Via et Via -


Dennis Dyack, PDG de Silicon Knights "Legacy of Kain avait une durée de jeu de presque 60 heures, mais les jeux ont changé. Les gens ne veulent plus de ça. Je me moque de savoir à quel point le jeu est bon, je ne veux pas jouer à quelque chose qui dure 100 heures. Bien que j'adore World of Warcraft, j'ai arrêté d'y jouer."
Dyack a aussi une vision apocalyptique du marché avec une console unique regroupant tous les supports. The one game-machine, à l'image de the one ring. Selon lui, trop de consoles, trop d'acteurs. Il aime les choses simples et carrées. On peut comprendre sa défiance des jeux à rallonge, des aventures infinies qui nous épuisent sur des semaines. Mais franchement, le paralèlle avec World of Warcraft ? Dyack embarque dans le bullshit train en nous servant WoW comme exemple. Il n'y a pas de scénario dans ce foutu MMO, que de la chasse au mob, du leveling et un peu de roleplay pour arrondir les angles. Ca n'a rien à voir avec la narration construite et développée d'un jeu offline fini et cloisonné. La justification sent le fumier. Peut-être que "les gens" ne veulent plus de jeux qui durent 60 heures, qu'ils ont envie de plaisir immédiat, plus intense et plus court, mais je doute que les joueurs acceptent de cracher 70€ au bassinet pour des démos techniques de 6 heures. Le contrôle du contenu que prône Dyack, avec contenu épisodique ad libitum, est une simple porte ouverte à la taxation répétée du consommateur pour des produits à forte valeur ajoutée que l'on torchera en une après-midi. Ce que Dyack ne comprend pas c'est que "les gens" n'ont pas apprécié le mal de cul qui a suivi le générique de fin de Half Life 2 Episode One. Ils ont aussi moyennement ri en bouclant Gears of War dans la journée. Justifier le choix du contenu épisodique et le manque d'épaisseur des jeux à travers le MMO, comparer une narration inexistante dans un univers ouvert à un une aventure emballée-pesée, c'est de la grande fumisterie. Ca y est, je suis enervé. Il va encore falloir que je mange un bébé pour me calmer. - Via -


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