Fil d'actu : politique et jeu vidéo  De par son potentiel médiatique, le jeu vidéo se trouve indiqué lorsqu'il s'agit de communiquer sur le terrain politique. L'armée américaine promeut son action avec America's Army, la police anglaise explique l'éducation civique et l'église n'est pas en reste avec Left Behind.
 Sans surprise, l'Administration de la Presse et des Publications chinoise s'est opposé au Ministère de la Culture dans l'affaire NetEase. L'opérateur, qui assure la maintenance des serveurs et le support de World of Warcraft sur le territoire chinois, avait réussi à satisfaire un cahier des charges pour reprendre ses activités sur le MMO de Blizzard. Des modifications de contenu et de fonctionnalités avaient permis à NetEase de rebooter les serveurs après plusieurs mois de coma.
Malgré ces efforts, l'Administration de la Presse et des Publications a signalé son mécontentement suite à l'approbation du Ministère de la Culture, et c'est dès cette semaine qu'il a ordonné à NetEase de ne plus accepter d'abonnements ni d'argent d'utilisateurs. La raison de cette décision serait assez fourbe. Pour changer. L'Administration n'aurait permis à NetEase la reprise que pour une Closed Beta, sur un jeu qui n'en a évidemment plus besoin depuis des années, et qui plus est, dont le contenu a été régulé par le Ministère de la Culture auparavant. La démarche de NetEase est donc considérée comme illégale et sa licence a été révoquée par l'Administration.
De son côté, le Ministère n'apprécie pas l'attitude de l'Administration, un officiel du Ministère ayant déclaré que cette révocation était "inappropriée". La querelle interne qu'on voyait poindre à l'horizon depuis la réhabilitation de NetEase prend une tournure absurde, tenant plus d'une confrontation d'influences que d'une quelconque protection du citoyen.
D'un autre côté, c'est la Chine. Ca fait longtemps que le bien-être du citoyen n'est plus une priorité.
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 Le 11 mars dernier, Tim Kretschmer a tué 15 personnes dans son ancien lycée de Winnenden en Allemagne, avant de se donner la mort. Comme pour tous les drames de ce type, les familles et la Presse cherchent des explications, trouvent des bribes de vie qui deviennent des réponses dès qu'un coupable peut être montré du doigt. Le jeu vidéo a encore une fois été choisi pour porter le chapeau du prescripteur pervers.
Un élève révéla à l'Associated Press que lors de son cursus dans une école de commerce privée, Tim jouait avec lui à Counter Strike. De son côté, le Times rajoute que le jeune homme avait joué deux heures à Far Cry 2 la veille du carnage. De parallèles foireux en déductions merdiques, les déclarations s'accumulent. Le chef du Syndicat de Police allemand, Heini Schmitt, appela à l'interdiction de ces "Killerspiele", en affirmant maladroitement que "dans chaque situation dans laquelle un carnage est commis, le tireur avait une dépendance envers ces jeux de tueurs". Il compara alors les modes opératoires, renforçant le sentiment général.
C'est Joachim Herrmann, le ministre de l'intérieur bavarois, qui mit la dernière poignée de terre sur le cercueil. "Ces jeux sont l'une des causes de violence chez les jeunes, mais aussi pour les massacres dans les écoles, où les images de ces tueries deviennent réalité. {...} En regard de leurs effets négatifs, (ces jeux vidéo violents) sont au même niveau que la pédo-pornographie, et les drogues illégales, des choses sur lesquelles l'interdiction ne fait pas débat."
Dans le tumulte, tout le monde oublia que le père de Tim collectionnait les armes à feu, et que de tout son râtelier, le Beretta que Tim utilisa pour le massacre était le seul qui n'était pas sous clé, seulement rangé dans une table de chevet.
Mais qui se préoccupe des détails ?
Une association s'est créée, la Aktionsbündnis Amoklauf Winnenden, composée de parents et d'amis des victimes. Le groupe a organisé un évènement symbolique où les citoyens-joueurs étaient invités à jeter leurs maudites galettes dans une benne à ordure, installée devant l'hôtel de ville de Stuttgart. Bilan de l'évènement : Un Grand Theft Auto, un Small Soldiers sur GBA et un autre jeu non-identifié. .
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Peut-être que le temps pluvieux, la campagne d'affichage démago et le principe de sacrifier sa ludothèque n'ont pas contribué à la réussite de la démarche. Mais peut-être qu'avant tout, ce groupuscule vocal issu d'une opinion publique terrorisée et mal informée, n'a pas choisi le bon coupable.
Il aurait été plus pertinent de s'inviter chez les parents de Tim Kretschmer et de péter les rotules du tocard qui garde un Beretta dans une table de chevet non-verrouillée.
En fin de compte, chacun y va de sa croisade égoïste, et tout le monde oublie Tim. Malgré des informations tardives, les parents des victimes se moquent de savoir qu'il avait été plusieurs fois admis en soins psychiatriques pour dépression profonde, qu'il ne suivait plus son traitement, ni n'allait aux visites de contrôle. Personne ne se demande si autant de signaux avant-coureurs n'aurait pas permis d'éviter ce cas presque classique où un désespéré emporte le plus de quidams avec lui avant de se suicider. Sans que le jeu vidéo n'ait jamais été impliqué.
Personne ne s'est intéressé au mal-être et à la colère de Tim Kretschmer. Les véritables coupables ne tiennent pas sur un disque.
- Via et Via - Lire également De Columbine à Winnenden sur Flu le Mag -


La Chine, connue pour ses chantages commerciaux et ses accords à conditions multiples, a récemment durci sa position envers les acteurs étrangers de l'industrie vidéoludique en ligne. L'Administration Générale de la Presse et des Publications, en collaboration avec l'Administration Nationale du Copyright ont pris plusieurs décisions envers les MMO et autres jeux online hébergés à l'étranger mais consommés par les joueurs chinois.
Dorénavant, il sera nécessaire d'obtenir l'approbation de ces deux autorités pour qu'un service soit lancé en Chine, et les investissements étrangers auprès des providers de jeux en ligne locaux sont interdits. Par ailleurs, les jeux devront repasser une évaluation avant de pouvoir être relancés à chaque mise à jour.
Cela signifie qu'en pratique, les entreprises étrangères ne peuvent pas influencer les entreprises chinoises à travers des partenariats commerciaux, des sociétés d'investissements, ou tout simplement du support technique. Il est également interdit à ces compagnies d'unir leurs réseaux de joueurs avec les joueurs chinois par le biais de serveurs, de portails pour l'enregistrement des utilisateurs, l'administration des comptes ou un système de carte d'abonnement.
Pour des opérateurs comme NetEase, la société qui gère World of Warcraft sur le sol chinois, les conséquences sont douloureuses. Cinq points de moins dans la journée sur le cours de ses actions, et un avenir compliqué pour la boîte qui avait réussi à remettre les serveurs de WoW en ligne au prix de nombreuses modifications et validations retardées.
NetEase se retrouve au milieu de deux organes du gouvernement chinois. D'un côté le Ministère de la Culture, et de l'autre, l'Administration Générale de la Presse et des Publications. Lors du rétablissement de World of Warcraft, en accord avec le cahier des charges imposé par le Ministère, c'est l'Administration Générale qui s'est manifesté pour dire qu'elle n'avait pas été informée, menaçant d'une nouvelle mise hors service.
Les enjeux pour NetEase et tous les autres fournisseurs de jeux en ligne vont au-delà de grand mur de feu, ils sont politiques, dans le sens où la Chine referme un étau déjà très serré, et que deus branches du gouvernement se font une guerre interne pour la domination d'internet.
Et dans cette histoire d'autarcie numérique, aucune mention d'aide à la création pour les studios locaux. Quitte à couper ses utilisateurs des jeux étrangers, autant favoriser les éditeurs et développeurs locaux. Mais ce ne sont visiblement pas les priorités du gouvernement, qui préfère clore le vase web pour à terme contrôler l'information jusque dans ses derniers retranchements.
Malgré tout, quelle efficacité. On comprend mieux pourquoi notre propre pays s'est inspiré de la Chine pour fonder sa Haute Autorité de Big Brother.
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Le Japon, grâce à son passé belliqueux et expansionniste, a réussi à s'attirer l'animosité de la Chine et de la Corée du Sud, entrainant par phases des poussées de nationalisme stupides.
Aussi moche que le propre nationalisme du Japon, relayé avec vigueur par la nouvelle génération de citoyens responsables qui trainent dans les forums de 2ch. Le triangle haineux entre Chine, Corée et Japon donne lieu à des poussées patriotique, souvent pour la seule raison que le Japon doit se faire emmerder.
La mesquinerie dure depuis des années et elle se propage dans le domaine vidéoludique selon les occasions. La plus visible étant la disparition de Mitsurugi dans la version coréenne de Soul Calibur, le personnage ayant été remplacé par "Arthur", un européen borgne designé à l'arrache pour éviter le boycott complet.
Capcom, en tentant de séduire le marché Coréen en introduisant une combattante de là-bas dans le roster de Super Street Fighter IV n'avait probablement pas compté avec la fierté mal placée de certains joueurs. Juri, pur produit marketing étudié comme Crimson Viper pour satisfaire et attirer une démographie bien précise, est une pratiquante de Taek Won Do à tendance gotho-pouffe. Sa palette de coups et ses postures semblent tout droit pompées de King of Fighters et Fatal Fury, ce qui confirme une tendance à décalquer depuis Crimson Viper.
Physiquement, elle est fine et ferme, assez pour qu'on puisse râper du chocolat sur ses abdos, mais ce que nous ne voyons pas, nous autres européens racistes pour qui tous les asiatiques se ressemblent, c'est qu'elle ne satisfait pas les critères de beauté coréens.
Le site sud-coréen ThisIsGame, à partir des critiques émises par sa communauté, propose une version retouchée de Juri, qui serait au goût des joueurs locaux. La double queue de cheval a été enlevée, les yeux ont été agrandis, et un uniforme de Taek Won Do a été rajouté. Un résultat que l'auteur du billet commente en disant "Alors oui, ça fait plus coréen, mais pour un design de personnage de jeu, c'est trop quelconque." Au moins une personne dans l'assemblée qui remarque la futilité de la démarche.
Les joueurs coréens sont facilement agacés. Les chinois, probablement filtrés par le grand mur de feu, n'ont jamais vraiment émis de critiques quant à Chun Li. Quant au reste du monde, il se fout un peu de savoir si le personnage qui le représente est typique de sa nationalité.
Vous imaginez d'ici les russes s'indigner d'être personnifiés par un lutteur en slip qui se bat avec des ours avant le petit déjeuner, ou les brésiliens qui refusent d'être assimilés à un mutant fluo ?
Et Abel, bordel ? Où sont sa veste en velours, sa pashmina vert amande, ses lunettes à monture épaisse, sa barbe de deux jours et son Folio d'Amélie Nothomb ? Je me sens floué.
Le public-cible rejette Juri non pas seulement parce que son design est médiocre, mais parce que c'est la vision japonaise d'un personnage coréen.
Et vous savez ce qui est le plus stupide dans cet orgueil identitaire ? C'est que les japonais et les coréens ont les mêmes ancêtres.
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Electronic Arts propose avec la série Madden une quantité astronomiques de sportifs dupliqués dans le jeu, ou tout du moins leurs sosies approximatifs. A force de vouloir l'exhaustivité dans sa palette de figurants, EA a commis quelques erreurs dans la gestion des droits à l'image de certains sportifs, en faisant confiance aux ligues auxquelles il s'associait.
L'année dernière, des footballeurs retraités de la NFL avaient attaqué la NFL Players' Association en justice pour leur présence dans les jeux Madden. Ils réclamaient plusieurs millions de dommages et intérêts pour ne pas avoir été avertis, ni rémunérés. Un accord a été conclu, la NFLPA versant 24 millions de dollars aux plaignants, soit 10.000$ par personne pour trois ans d'utilisation frauduleuse.
En mai dernier, Samuel Keller, un ancien quarterback pour Arizona State & Nebraska a remarqué que les personnages générés aléatoirement dans chaque équipe avec son numéro lui ressemblaient invariablement. Il a ainsi attaqué EA en justice, pour atteindre la National Collegiate Athletic Association et la forcer à payer les sportifs universitaires dont elle avait cédé les droits à l'image sans leur consentement.
Jim Brown est quant à lui un ancien Fullback des Cleveland Browns, un sportif qui figure au Hall of Fame de la discipline. On le connait en europe plutôt pour sa carrière d'acteur, et plus particulièrement son rôle de Fireball dans The Running Man. Brown est assez emblématique aux Etats-Unis pour que Spike Lee monte en 2002 une rétrospective sur sa carrière exceptionnelle. Jim Brown n'est pas un footeux d'université, c'est une légende. Mais une légende mal entourée qui va peut-être malgré elle entraîner une jurisprudence dangereuse.
Brown porte plainte contre EA et Sony pour avoir enfreint son droit à l'image, et la propriété intellectuelle qu'il représente, sans compter la concurrence déloyale. Il s'est rendu compte que dans l'équipe vintage des Cleveland Browns, le Fullback N°32 est noir. Comme Jim qui portait le maillot 32 pendant cette période. De fait, il réclame des dommages et intérêts ainsi que le retrait de son "image" dans Madden.
 L'ironie du sort est que Jim, qui soutient les joueurs universitaires dont la NCAA aurait galvaudé les droits, a perdu son procès auprès du district de Los Angeles. Le Juge Florence Marie Cooper a estimé les jeux vidéo étaient des " oeuvres d'Art, semblables à des peintures qui représenteraient des éthlètes célèbres passé et présent dans un environnement sportif réaliste" et qu'ils sont donc protégés par le Premier Amendement. Cela court-circuite complètement le droit à l'image d'une personne vivante dans une oeuvre a but commercial. Brown voudrait faire appel en liant son cas à celui des retraités de la NFL, son avocat ayant déjà défendu le groupe dans l'autre procès. L'avocat considère ce verdict comme dangereux, car laisser un éditeur outrepasser impunément le droit à l'image d'un sportif signifie à moyen terme la mort des royalties et des accords de licence. " Cela permettrait à EA d'utiliser gratuitement des milliers de joueurs présent et passé, professionnels et universitaires, en éliminant toute raison légale pour EA de reconduire les accords de licence, et lui faire cadeau de centaines de millions" Si le jugement est confirmé en appel, la décision du Juge Florence Marie Cooper deviendra jurisprudence, une brèche inquiétante dans le droit à l'image appliqué aux jeux vidéo. A croire que l'univers a décidé d'emmerder Courtney Love. - Via, Via et Via -

 Le nom de Dillinger doit encore être frais dans vos esprits, puisque Public Enemies est sorti récemment, avec Johnny Depp dans le rôle de John Dillinger. Si au cinéma, le malfrat s'est refait une réputation, son patronyme est actuellement la raison d'une bataille légale entre Electronic Arts et un ayant-droit du bandit.
Les avocats de Dillinger LLC ont contacté Electronic Arts fin juillet au sujet des armes qui se trouvent dans les jeux Le Parrain. Le premier épisode comprenait le Dillinger Tommy Gun, et le second pouvait disposer du Modern Dillinger si l'utilisateur crachait quatre dollars en contenu téléchargeable. Cette utilisation du patronyme a attiré les foudres du petit-fils de la demi-soeur de John Dillinger, qui réclame plusieurs millions de dollars en compensation.
Pour un jeu sorti il y a plus de 3 ans, les avocats de l'ayant-droit ont pris leur temps. Ils appliquent pourtant la philosophie de leur client, qui a créé sa société afin de demander sa part du gâteau sur toutes les oeuvres qui impliquent le nom ou l'apparence de John Dillinger. Son entreprise, basée en Indiana, bénéficie en effet d'une loi locale très utile qui protège l'identité d'un individu pour 100 après son décès, appliquant les mêmes restrictions que sur une marque déposée. Ceux qui désirent opérer un bénéfice sur le nom d'une personne morte il y a moins d'un siècle, dont les héritiers résident en Indiana, doivent obtenir leur autorisation écrite.
En réponse à Dillinger LLC, Electronic Arts a déposé une requête à la cour fédérale de San Francisco pour garder le droit d'employer le nom du gangster dans ses propriétés intellectuelles. Le juge en charge du dossier aura la délicate responsibilité de se prononcer contre la loi d'un autre état, et de créer le cas échéant une jurisprudence.
Grand-Papy Dillinger serait fier de son arrière petit-neuveu. Il poursuit la tradition du braquage.
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 En 1992, M.E. Hart aka MC Double Def DP avait participé à la campagne contre le piratage lancée par le gouvernemant américain. Don't copy that, un clip informatif découpé en saynetes et délire hip-hop, avait marqué les esprits des jeunes joueurs. Pas par son efficacité mais par ce côté désuet, où pour s'adresser aux adolescents, on essayait d'infiltrer leurs culture pop. C'était l'époque de Zack Morris et MC Hammer, on pouvait s'habiller comme un catalogue de moquettes St Maclou sans choquer les fashionatas.
La chanson est restée célèbre sur l'interweb, souvent sortie des placards pour se moquer des mauvaises campagnes contre le piratage qui tombent dans la démagogie ou l'alarmisme. Genre Hadopi.
Après sa prestation chamarrée, M.E. Hart a repris sa vie normale d'avocat en costume-cravate, travaillant successivement pour le Centre Judiciaire Fédéral, le Bureau des Droits de l'Homme ou pour la Cour Supérieure de Columbia sur le dossier du recrutement équitable. .
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MC Double Def DP répparait pourtant en 2009, pour nous chanter la suite de Don't copy that, sous la houlette de la Software & Information Industry Association. Le projet, nommé DCT2 verra M. E. Hart reprendre son rôle emblématique, dans un rap plus agressif et un spot infomercial plus culpabilisateur que par le passé. Les temps ont changé, la manière de communiquer également. On parle répression plus que prévention et le piratage est officiellement un crime qui s'applique aussi bien aux jeux qu'aux autres divertissement. Ce qui n'a pas changé, c'est la cheaposité des incrustations vidéo et des effets spéciaux.
La campagne débutera cet été, et tentera de sensibiliser les jeunes en leur faisant comprendre qu'on va les traquer, briser leur famille, et faire du frère aîné une bonniche de zonzon. . . L'industrie et son message ont changé. DCT est devenu DTC.
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Depuis trois jours, le Major Nelson nous gratifie d'un reportage patriotique dans les rues de Bagdad et en Irak. Le constat est gentiment consensuel et rend hommage aux forces américaines basées dans le pays. Les segments filmés par l'équipe Microsoft et proposés gratuitement sur le Live pourraient passer inaperçus s'ils n'étaient pas exactement le type de pull-media propagandiste qu'on aimerait voir remisé au placard.
Ce qui me dérange, c'est de voir traîner ces reportages dans la sélection des segments Microsoft. J'entends les libéraux de base me dire "Personne ne te force à les regarder". Non. Mais rien ne m'oblige non plus à tolérer qu'un programme complaisant et politiquement partial vienne s'imiscer entre deux vidéo promotionnelles. J'ai la "chance" d'avoir écopé d'un XNE américain à cause des réglages de dashboard actifs lors de la mise à jour, de fait, je me retrouve avec les offres et informations américaines.
En fin de compte, cela ne me concerne pas. Ce n'est pas ma guerre et je n'ai aucune sympathie à avoir envers une nation venue réduire une autre en cendres pour des intérêts pétroliers. Toutefois, la plateforme sur laquelle les segments sont diffusés, et leur place dans la hierarchie des médias réduit une guerre bien réelle au niveau d'un bête produit marketing.
Si seulement c'était dans un but critique, voire anti-militariste. Si seulement. La nausée monte quand je vois Nelson et son caméraman traverser un pays ravagé comme s'ils étaient au club Med Tunis, gazouiller comme des pucelles en tirant des rafales de fusil d'assaut. Tout ce qu'il y a de plus beauf dans le fantasme d'une amérique souveraine et conquérante s'étale au fil des secondes. La mascarade continuera jusqu'au 4 juillet, jour de l'Independance Day américain.
Oui, en fin de compte, cela ne nous concerne pas. Mais en tant que joueurs, devons-nous accepter ce genre d'escroquerie sur le marketplace d'une console ? Qu'en serait-il si chaque région faisait sa propre campagne de (dés)information politique ? Faut-il tolérer que les affinités patriotiques d'un constructeur lui permettent de diffuser de la propagande auprès de ses concitoyens ?
Lectorat, éclairez-moi, éclairez-nous.

Japon
Suite aux modifications des règles de conduites et des sujets interdits dans les jeux érotiques japonais, plusieurs éditeurs ont décidé de bloquer l'accès de leurs sites aux visiteurs étrangers. Puisque le mouvement de contestation est venu de l'étranger, que le gouvernement japonais a baissé son pantalon, les studios l'ont pris très personnellement et contre-attaquent d'une manière inattendue.
Selon l'avant-propos publié sur le site de Minori, cette démarche vise à nous protéger de contenus pouvant nous choquer, mais aussi à nous faire comprendre que si nous voulons avoir notre dose de lolitas en bondage, il faudra faire pression sur le gouvernement japonais pour rendre aux studios leur "liberté d'expression". Le message, bien qu'écrit dans un anglais maladroit, se situe entre l'isolationnisme primaire propre au Japon et sa politesse de superficie. Pour nous protéger et protéger leurs intérêts, les studios se referment sur eux-mêmes.
Minori, VisualAntenna et Yuzu_Soft sont les premiers d'un mouvement qui pourrait rapidement s'étendre à d'autres membres de l'Ethics Organization of Computer Software. Le marché de l'Eroge n'a pas besoin de l'occident pour tourner, il n'a pas besoin de son opinion pour sélectionner ses fétichismes. Raison de plus pour lui tourner le dos et poursuivre ses activités en vase clos. A réclamer la transparence, les moralistes auront obtenu l'opacité. Bien joué. Australie
Le pays reste un des rares à ne plus classer les jeux une fois qu'ils sortent de la catégorie 15+, mettant ainsi au placard la plupart des logiciels plus matures. Cette situation va se durcir avec un dispositif de filtrage du web que le gouvernement voudrait mettre en place, ne concernant pas que les magasins en ligne, mais toutes les pages dont le contenu ne convient pas au cahier des charges. Cela comprend les jeux en flash jugés trop violents, et les sites qui vendraient des jeux hors spectre du fameux label MA15+.
Alors que les classifications de films vont en Australie jusqu'à Restricted 18+ et X 18+, l'arrêt des classifications de jeux à 15+ pose un autre problème aux joueurs. Le filtre étant établi par le gouvernement, les joueurs majeurs n'auront pas la possibilité d'obtenir un passe-droit et d'accéder au contenu auquel ils ont droit, puisque la classification du contenu vidéoludique restera australo-centré. En clair, un australien de 30 ans ne pourra plus jouer à World of Warcraft, auquel les autorités ont refusé un classement. Un exemple parmi trop d'autres.
Grâce à cette initiative, le ministre des Communications Stephen Conroy s'est vu attribué une nomination pour le prix de l'Internet Villain, décerné par l'industrie des FAI Anglais. D'autres challengers sont en compétition pour ce prix, dont le Parlement Européen pour sa gestion désastreuse du paquet télécom, et notre cher Président, pour son soutien inconditionnel au projet Hadopi.
Ils n'ont aucune chance. Aucun vieux con réac n'arrive à la cheville de notre Président.
Iran
De quoi les iraniens se plaignent, vraiment ? De la montée d'un extrémisme musulman moyen-âgeux ? D'élections truquées ? D'un Président complètement con et belliqueux, homophobe et raciste ? Ils osent se plaindre d'un blackout total des moyens de communication vers l'extérieur et crient au viol de leur liberté d'expression sous la muselière d'un Etat dictatorial, mais ne savent pas apprécier les bienfaits du régime en place. Le preuve, si les téléphones portables, les sites de partage vidéo, et les communications via e-mail ou chats sont bloqués par le grand mur de feu iranien, les services de jeu en ligne comme le Xbox Live et les MMORPG ne souffrent pas encore de ces limites.
Franchement, se plaindre d'une guerre civile alors qu'ils ont encore le droit de jouer à World of Warcraft ? Ingrats d'iraniens, leur vie pourrait être bien pire. Ils pourraient vivre en Australie.
- Via, Via, Via et Via - Photo ©Kendall Anderson -

 Pour survivre à la crise qui a touché le secteur du jeu vidéo, chaque entreprise s'est adapté, faisant des choix pragmatiques pour garder la tête hors de l'eau. Là où THQ, Micosoft et Sony licencient, d'autres ont essayé la voie parallèle. une voie moins légale, plus sinueuse, et qui fatalement comporte le risque de se faire griller. C'est ce qui est arrivé à Factor 5, qui est actuellement attaqué en justice par ses anciens employés pour plusieurs motifs. Factor 5 aurait délibérément transféré ses propriétés intellectuelles à une société-écran avant de se déclarer en banqueroute, lui épargnant de payer créancier et salariés.
En mai dernier, Factor 5 fermait ses portes, entraînant aussitôt plusieurs plaintes pour salaires impayés. Soixante neuf réclamations au total pour la somme globale de 900.000 dollars. En remontant dans le temps, on apprend que Factor 5 aurait transféré ses codes source et ses propriétés intellectuelles à l'entreprise Blue Harvest. Celle-ci, maintenant rebaptisée White Harvest, serait dirigée par le même conseil administratif que Factor 5, avec le même assortiment de dirigeants et d'avocats, laissant donc pleine jouissance de ses assets aux ex-propriétaires de Factor 5. Cette méthode est frauduleuse si une compagnie transfère ses possessions à une autre pour les maintenir hors de portée des créanciers, tout en conservant ses droits dessus.
L'avocat des plaignants n'abandonnera pas son hypothèse, et compte bien faire cracher aux anciens chefs de Factor 5 les mois de salaire bloqués depuis novembre 2008. La première moitié du personnel licenciée à la hâte en décembre 2008 appréciera certainement l'opportunité de prendre sa revanche.
Lors de sa mise en faillite, Factor 5 n'avait qu'entre 50 et 100.000 dollars d'assets capables de générer des liquidités, 900.000 dollars de salaires en attente, 4 millions d'emprunts auprès de LucasArts et une dette globale estimée entre 1 et 10 millions.
Pas étonnant qu'avec une telle somme à rembourser, Factor 5 ait décidé de sauver les meubles en jonglant avec une société bidon. La technique du vase communicant aurait pu marcher si Factor 5 avait déjà eu l'intelligence de choisir un autre nom pour son entreprise écran. Harvest, ne l'oublions pas, signifie récolte.
Dans le cas présent, qui sème l'arnaque récolte un fist-fucking juridique.
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Nos voisins américains sont de grands consommateurs d'images. Ce qui est assez pratique quand ils ne comprennent pas un concept, puisqu'on peut leur faie un dessin. Le sénateur de l'Ohio George V. Voinovich a exposé la semaine dernière à quel point la crise économique américaine était grave. Pour ce faire, il a voulu donner une idée du montant de la dette nationale, culminant actuellement à 11,38 trillions, soit 11.380 milliards de dollars. Onze mille trois cent quatre vingt fucking milliards.
Afin d'aider ses semblables à saisir l'étendue de la catastrophe, le Sénateur a établi un graphique établissant la progression de la dette féderale par rapport au produit intérieur brut des Etats Unis. Et dans ce but, il a fait appel à Pac Man pour faire passer la pac-gomme. Admirez le souci du détail dans cette présentation. Les boulettes, les fantômes, tout y est.
C'est un message subliminal de la part du gouvernement pour dire aux américains qu'il ne pourra pas remettre de pièces après le Game Over. Les cheat codes ne fonctionneront pas non plus, je l'ai lu dans le Bernard Madoff Strategy Guide.
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Lors d'une soudaine prise de conscience, la Serious Organised Crime Agency a souligné les failles du système pénitencier anglais, en déclarant que les caïds incarcérés étaient capables de communiquer vers l'extérieur grâce à leurs "PlayStation". Dans un rapport annuel publié hier, le Directeur Général de la SOCA Bill Hugues a avancé que des chefs de gangs continuaient à diriger leurs empires depuis leur cellule, en se servant de jeux en réseau pour passer leurs messages.
Ils communiqueraient en utilisant des mots particuliers dans les chatrooms/lobbys des jeux. De même, ils utiliseraient leurs "Playstation" pour recharger les téléphones portables passés en fraude, probablement à travers le port USB des consoles.
Le postulat de la SECA est que les prisonniers ont des droits et qu'ils ont accès à internet, qu'ils exploitent les nouvelles technologies pour poursuivre leurs activités. Ce rapport a déclenché la colère du Prison Service anglais, Le Directeur Général du Prison Service lui-même a contacté Bill Hugues par téléphone, lequel s'est excusé pour ses remarques.
Un porte-parole du système pénitenciaire a expliqué que "Les prisonniers n'ont jamais eu accès à la technologie sans fil qu'on peut avoir sur certaines consoles. Et qu'ils n'auront jamais accès à cette technologie. Une décision a été prise il y a quelques années pour que la génération de consoles d'alors soit interdite parce que la possibilité de recevoir ou envoyer un signal radio faisait partie intégrante de l'équipement."
Malgré des révélations fumeuses dont la SOCA refuse de révéler la source, rien ne nous étonnerait de la part des caïds. Même les stratégies les plus frontales. Quand l'ingéniosité ne suffit plus, il reste l'audace. Jackie DiNorsio, le mafieux révélé dans Find me Guilty de Sidney Lumet, avait fait tout simplement tirer une ligne téléphonique jusque dans sa cellule pour continuer son "travail". Que ce soit en Angleterre ou en Amérique, le grand banditisme a ainsi toujours trouvé comment communiquer avec l'extérieur, d'une façon ou d'une autre. pourquoi en serait-il autrement aujourd'hui quand le premier pèlerin venu peut laisser son Wii-Fi ouvert à proximité d'une prison ?
La Serious Organiser Crime Agency a peut-être commis un faux pas cette fois-ci, mais cette agence surveille actuellement 5000 caïds à travers le monde, soit 3000 de plus que l'année dernière, et a réussi à faire geler ou saisir l'équivalent de 263 millions d'euros sales à travers des actions en justice.
Au lieu d'appeler "PlayStation" la première console venue, la SOCA ferait bien de s'intéresser à la Nintendo DS, capable de générer son propre réseau sans fil avec une autre DS sur une portée de 30 mètres. C'est au prix d'un peu de geekerie que les futurs rapports seront peut-être plus pertinents et surtout plus utiles à la lutte contre le crime organisé.
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 L'humour n'aura pas été suffisant pour que Faith Fighter passe sous le radar des croyants chagrins. Il y a maintenant de ça plus d'un an, l'équipe de Molleindustria avait engendré Faith Fighter, un jeu de combat 2D parodique qui laissait plusieurs Dieux, issus de croyances différentes, régler leurs différends culturels à coup de pompe divine dans leur tronche toute-puissante.
Le postulat était de "pousser les joueurs à réfléchir sur la façon dont les religions et les représentations sacrées sont souvent instrumentalisées pour nourrir ou justifier des conflits entre les nations et les peuples"
Un concept intelligent qui s'était déjà doublé d'une précaution, avec une version censurée du jeu où le visage du prophète n'apparaissait pas. Le torchon journal Metro UK, très à jour sur le contenu des intertubes a fait un article dans lequel il fait état de l'indignation suscitée par Faith Fighter auprès des communautés religieuses d'Angleterre.
Les lieux communs crétins fusent, dont la déclaration du pasteur de Birmingham Douglas Miller : "Ce jeu se permet de contrarier les gens et je pense qu'il devrait être retiré de l'internet. Jouer à des jeux violents finira par affecter votre comportement et ce jeu est profondément offensant et provocateur." Ou comment entretenir une tradition de stupidité moralisatrice et de censure unilatérale. Ils ont choisi le meilleur.
D'autres porte-paroles se sont exprimés, comme celui de la Fédération of Muslim Organisations qui reconnait que "dans le climat actuel, ce jeu ne peut que créer une peur de la religion. Des images qui montrent Mahomet de cette façon sont aussi très offensantes envers notre croyance." L'ancien président le la Buddhist Society quant à lui a qualifié Faith Fighter de "projet offensant et futile".
En réaction à ce dénigrement tardif, Molleindustria a retiré Faith Fighter de son site. Un court texte accompagne leur décision : "Faith Fighter montrait d'une façon politiquement incorrecte chacune des religions majeures, en réponse aux caricatures islamophobes danoises. Si une organisation ne comprend pas l'ironie et le message du jeu, et pense qu'il incite à l'intolérance, alors nous avons tout simplement échoué". C'était trop demander, apparemment.
Molleindustria ne désarme pas pour autant et propose en remplacement Faith Fighter 2. Clamant avec humour qu'ils ont vexé 1,3 milliards de musulmans sur 57 pays, l'équipe revient à la charge, toujours aussi subversive. Elle se permet même de tourner ses détracteurs en ridicule. "C'est un jeu très simple qui peut être joué par des enfants de tous âges, par des chefs religieux et même des journalistes !"
Il est intéressant de voir à quel point le propos de Molleindustria se tient aux limites de la politique, quand la tolérance se fait instrumentaliser afin d'endiguer la liberté d'expression.
- Via et Via - Jouez au premier Faith Fighter ICI -

George F. Will, Journaliste politique et détenteur d'un Prix Pullitzer "Le jean est l'uniforme infantile d'une nation dans laquelle le divertissement comprend fréquemment des adulescents, comme Seinfield ou Two and a Half Men, et des dessin animés pour adultes comme King of the Hill. Soixante cinq pour-cents des joueurs américains, des gens qui jouent aux jeux vidéo, ont plus de 18 ans mais possèdent pourtant le droit de vote"
Lors d'une réflexion métaphorique sur la maturité de son pays et de sa culture, le journaliste conservateur George Will articule sa réflexion sur le jean, ce pantalon désinvolte habillant les fesses des adultes qui n'ont pas encore choisi le port du costume-cravate. Nostalgique bougon, il regrette que l'américain moyen ne soit que moyen, et se complaise dans cette demi-maturité. Il ironise sur le droit de vote accordé aux gamers, comme si leurs ivertissements donnaient une échelle qualitative de leurs décisions politiques. En expert du goût ascendant réac', il amalgame des notions qui cohabitent mal lorsqu'on veut faire passer son message. Produit, consommateur et industrie se retrouvent épinglés sans discernement par un journaliste en pleine crise de vieux-connisme.
Ce que George Will décriait, c'était cette uniformisation moche et infantile de l'américain par le jean, de ce qu'il représentait en terme d'image populaire. Son pamphlet soulignait des symptomes concrets de nivellement par le bas, mais à vouloir se donner raison, il se fait du tort.
Difficile de se faire un avis sur l'auteur, fervent détracteur de l'administration Bush, mais également convaincu que le réchauffement climatique n'est qu'un mythe ou que les chinois exploitent des gisements de pétrole à moins de 100km des cotes américaines.
Les conservateurs portent vraiment mal leur nom, George Will a mal vieilli.
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La poussière retombe lentement sur le massacre de Winnenden. Les meurtres de Tim Kretschmer ont soulevé la même indignation en Allemagne que le massacre de Columbine aux Etats-Unis. Dix ans se sont pourtant écoulés entre les deux, mais les mentalités n'ont pas évolué, il aura suffit d'agiter le jeu vidéo comme épouvantail pour entendre les mêmes déductions fumeuses.
L'Europe a fait montre de la même immaturité que l'Amérique, se tournant vers un coupable tout désigné au lieu d'admettre une évidence cruelle. Retour sur une décennie de stigmatisation irresponsable, à travers Columbine, Virginia Tech et Winnenden.Columbine - 1999Le mardi 20 avril 1999, Eric Harris et Dylan Klebold tuèrent 12 élèves et un professeur, blessèrent 23 autres personnes avant de se suicider. Depuis 1966 et le carnage perpetré par Charles Joseph Whitman à l'Université d'Austin, qui tua 14 personnes et en blessa 32, l'Amérique n'avait pas été aussi choquée par une telle montée de violence. Alors que la folie meurtrière de Whitman fut partiellement expliquée à l'autopsie de son cadavre par une tumeur au cerveau, seuls des facteurs culturels et sociaux semblaient avoir conditionné Eric et Dylan. Lors d'un constat de surface, on ne retint d'eux qu'une image de jeunes désabusés, fans de musique gothique et d'armes à feu. Mais surtout, Eric et Dylan jouaient tous les deux à Doom et Wolfenstein 3D, et l'inclusion de ces FPS au tableau allait radicaliser l'opinion de l'Amérique sur un média qu'elle connaissait et qu'elle connaît toujours mal. {...} - Lire la suite de la chronique sur Flu le Mag -

Les contribuables anglais ont découvert hier une campagne d'information sponsorisée par le Captain Obvious l'Etat, leur rappelant quelques bases de survie. Le gouvernement ayant hésité entre un guide sur papier glacé pour apprendre à lacer ses chaussures et une publicité réalisée par Michael Bay afin de démontrer les méfaits d'une fourchette insérée dans une prise de courant, ce sera donc l'obésité qui hérite du budget com.
Accompagnée du slogan "Risk an early death, just do nothing", la campagne d'affichage se sépare en deux images, une avec un enfant qui gobe un gâteau, et une autre où il est affalé dans son canapé en train de jouer à la console. The British Heart Foundation, Cancer Research et Diabetes UK, les associations partenaires de la démarche, sont à l'origine du message.
La publicité a besoin de ses stéréotypes pour fonctionner et faire appel à une réponse immédiate du cerveau lambda sollicité, mais était-il bien nécessaire de ressortir celui du gamer amorphe dans une époque ou Wii Fit domine les charts ?
La réaction du TIGA et de plusieurs éditeurs ne s'est pas faite attendre. Alors que le TIGA entame une procédure formelle auprès du bureau de vérification de la publicité anglais, divers acteurs du marché expriment leur déception :
Codemasters - "Les gouvernements ont un talent unique pour comprendre de travers"
Konami - "Konami a depuis longtemps été la vitrine de jeux actifs avec notre série des DDR, reconnue comme un canon du genre pour plus d'une décennie. Il a été démontré que le jeu entretenait la forme et il possède même un compteur de calories dans beaucoup de sés itérations. De fait, nous réfutons les accusations faites sur le jeu en tant que passe temps sédentaire, et pensons que de telles remarques nous font du tort, ne reflétant pas la masse de jeux actifs accessibles et populaires."
Sega - "Naturellement, nous avons été très déçus par la référence de la campagne Change4Life. Cela reste une profonde frustration que le jeu vidéo soit choisi pour présenter une image négative des enfants anglais, des jeunes, du consommateur et de l'industrie. La télévision, la radio, le cinéma, écouter de la musique, les jeux vidéo et bien sûr lire ont tous en commun cette participation passive. Mais de tous ces types de médias, les jeux vidéo sont ceux qui donnent le plus d'interaction potentielle et d'activité. Il semble que cette campagne ait été montée par une agence mal informée."
Atari - "Au mieux, cette campagne est trompeuse, et au pire, elle fera du mal à l'industrie, à sa réputation et à son potentiel."
De son côté, Sony a demandé des comptes à l'agence qui a produit l'affiche, afin de clarifier l'utilisation d'une manette ressemblant de trop près un une Dual Shock.
Le gouvernement, représenté par le département de la santé, a refusé de présenter ses excuses pour la connotation négative de l'affiche, bien que son message se fasse au détriment du jeu vidéo. "Cette campagne fait le choix de l'approche directe, posant le problème dans un langage succint et direct. Un mode de vie malsain, comprenant une mauvaise hygiène de vie et une nutrition inappropriée peuvent mener à des problèmes de santé plus tard dans la vie. {...} Nous ne disons pas que les enfants ne doivent pas jouer au jeux vidéo, ni manger de bonbons, mais les pare,ts et les enfants doivent comprendre les bénéfices d'une nutrition équilibrée et d'un mode de vie actif."
L'éducation revient finalement sur le devant de la scène, une fois qu'on a trié sous le fumier. Le fond du message est donc de réveiller le bon sens des parents. Parce que le bon sens des jeunes, excusez-moi, mais il suffit de surfer YouTube pour avoir des doutes sur l'impact des affiches.
Avec un message maladroit et une approche plus stupide qu'elle n'est directe, la campagne d'affichage Change 4Life enfonce le clou après la diffusion des spots télévisés depuis le début de l'année, faisant déjà l'amalgame entre jeux vidéo et obésité : Un personnage en pâte à modeler jouant à Space Invaders dans son salon accumulait le gras pour appuyer le propos du spot.
Space Invaders. En employant une vision du jeu vidéo bloquée dans les années 80, pas étonnant que Guitar Hero, Wii Sports et Dance Dance Revolution passent à la trappe. Ils sont une minorité, certes, mais nier leur existence dans un contexte où les constructeurs et éditeurs font tout pour lever le gamer de son fauteuil fait preuve d'une certaine mauvaise volonté.
Paradoxalement, on s'en prend aux jeux vidéo, alors que l'enfance et l'adolescence sont les périodes de notre vie où l'on passe le plus de temps vissé sur un banc d'école. La rhétorique de Change4Life permettrait aussi de s'en prendre aux études, voire aux livres. Ces salauds de livres qui nous obligent à les feuilleter assis pendant des heures.
Le jeu vidéo doit-il être le sempiternel bouc émissaire, à cause des mauvaises habitudes alimentaires, de la pauvreté culturelle qu'on lui attribue ? Son avilissement est-il un mal nécessaire pour le bien de tous ?
Eclairez-moi, éclairez-nous.
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Depuis presque deux ans, la Chine s'est décidé à lutter contre la dépendance aux MMO, ces monstres chronophages qui polluent l'esprit d'un peuple travailleur. En 2007, le gouvernement avait intimé aux opérateurs l'ordre d'introduire un code qui limitait le temps de jeu des utilisateurs mineurs à trois heures. Aujourd'hui, la plupart des opérateurs de jeu en ligne se sont plié à cette décision, bien que quatre entreprises aient connu une fin prématurée en ne se mettant pas aux normes.
Devant l'immense majorité de joueurs majeurs, une autre mesure était alors à l'étude : l'obligation pour les abonnés de s'enregistrer sous leur véritable nom. Le directeur de l'administration générale de la presse et de la publication, ainsi que du département de la publication digitale a annoncé la semaine dernière que l'incription sous son véritable nom entrerait en vigueur cette année.
Après Skype épluché et les blogs passés à la loupe, les libertés individuelles numériques chinoises se recroquevillent de plus en plus. La dernière fois que je les ai croisées, elles étaient en train d'agoniser sous une table en quémandant un hébergement à l'étranger.
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Obama casse la Barack. On le voit partout, l'Obamania atteint son comble, l'hystérie gagne les partisans. Et un sourcillement interloqué barre le front des joueurs américains.
Dans dix états d'Amérique, les possesseurs de Burnout Paradise connectés au Xbox Live verront les publicités ingame arborer les couleurs du sénateur démocrate. Non pas qu'Electronic Arts soit pro-obama, mais le candidat a payé assez pour participer au programme de sponsoring lancé par EA. N'importe quelle entreprise qui y met le prix peut ainsi voir ses banderoles décorer les routes du jeu.
Jeff Brown, le VP de la Communication à EA, a précisé qu'Obama avait ainsi acheté des espaces publicitaires pour la version Xbox 360 du jeu, dans le but de toucher sa démographie cible entre 16 et 30 ans.
Les dix états dans lesquels la publicité sera diffusée sont ceux qui hésitent encore entre Obama et McCain. De fait, l'Ohio, la Floride, l'Iowa, le Colorado, l'Indiana, le Montana, la Caroline du Nord, le Nouveau Mexique, le Nevada et le Wisconsin seront concernés, principalement parce qu'en dehors du Wisconsin, ces états avaient finalement opté pour George W. Bush en 2004 après une longue hésitation. C'est donc un geste très stratégique, périphérique au prosélytisme politique actuel.
La technique employée, au-delà de son utilité pour le candidat, révèle la précision du ciblage médiatique et marketing dont leux publicité ingame peuvent disposer. Choix de la démographie, de la géographie, du support contribuent à un message pertinent.
Pour peu, cela en deviendrait presque inquiétant de se faire marketo-sniper de la sorte. Presque.
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A peine un mois avant la fin du suspsense, et pourtant largement assez de temps pour choisir son favori. De Barack Obama ou de McCain, tranchez sur qui mérite sa place à la maison blanche en tranchant littéralement celui que vous ne désirez pas y voir. Kung Fu Election mélange un peu tout ce que les arts martiaux comprennent de combat à l'arme blanche dans un melting-pop plus qu'approximatif de l'asie. De Kung Fu, il n'y a guère, mais d'un clone à peine voilé de Mortal Kombat, vous pouvez deviner le contour.
L'ordinateur ne pardonne aucune erreur, sait contrer la plupart des coups frontaux, et vous aurez probablement envie d'envoyer valser l'écran. Les républicains sont étrangement mieux équipés que les démocrates et Sarah Palin va vite se retrouver la cible de vos insultes les plus colorées. Non pas parce qu'elle incarne tout ce que l'Amérique a de plus stupide, mais parce qu'une fusil de chasse contre une poignée de colombe, c'est un peu dérisoire.
Exprimez positivement votre préférence politique en trainant dans le sang le cadavre de l'opposition. A l'américaine.

John Bruce Thompson, aka Jack Thompson, ou Jacko pour les intimes vient de se faire rayer du barreau par la cour suprème de Floride. Suite au rapport du juge Dava Tunis, la cour a décidé d'approuver l'opinion du juge, laissant toutefois 30 jours à l'ex-procureur pour qu'il fasse ses cartons et assure les arrière de ses clients. Une période qui devrait lui permettre de réfléchir à la meilleure manière de rembourser les quelques 43.675$ de frais que la cour lui demande.
La cour a statué que si Thompson veut faire appel, il devra demander l'aide d'un collègue estimé, qui pourra se porter garant et présenter son dossier avec une crédibilité inattaquable.
Toutefois, Jacko a contre-attaqué en faisant appel de lui-même, demandant une nouvelle audience.
Toujours aussi médiatique, il a diffusé un communiqué de Presse où il explique que sa sanction n'est qu'une vengeance face aux propos qu'il a tenu dans son livre "Out of harm's way", et contre un faisceau de plaintes qu'il a déposées à l'encontre du barreau de Floride.
Ce communiqué le présente comme un procureur dont la bataille est "basée sur sa foi", usant ça et là de la religion pour justifier ses actes et lui donner le semblant d'une caution morale. Le communiqué nous apprend aussi que Thompson compte présenter son dossier auprès d'un allié, le Juge Marcia Cooke.
Fort de cette annonce, le texte se termine sur une tagline de série B : "Thompson always wanted to own a Bar. Now, armed with multiple US Supreme Court rulings that no state bar can do what it has done to Thompson, he is set to own that Bar."
Remonté à bloc, Jack Thompson veut pwner la Floride. Un challenge que sa pugnacité n'hésitera pas à relever, malgré le brouhaha moqueur qui se fait déjà entendre dans les tubes de l'Interweb. En effet, depuis que Jacko s'est fait rayer du barreau, Twitter grouille de Yo momma remixés en Jack Thompson is so disbarred. On obtient ainsi "Jack Thompson est tellement rayé du barreau qu'il ne peut même pas approcher d'un banc de picnic".
Sourd aux quolibets et aux menaces, Jack Thompson compte lutter jusqu'à son dernier recours Bien qu'il soit tellement rayé du barreau que même les putes lui refusent la cravate de notaire.
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Tecmo vient d'annoncer que Yoshimi Yasuda, dernier Président en date de Tecmo, venait de présenter sa démission pour "raisons personnelles". Le transfert des fonctions se fera dès le 1er septembre vers le Directeur Yasuharu Kakihara pour qu'il assure l'intérim.
Ce départ surprise survient moins d'un mois après que Tomonobu Itagaki ait présenté des preuves incriminant Yasuda dans le litige l'opposant à Tecmo sur des primes impayées. Il se peut que la plainte d'Hiroaki Ozawa et Tatsuki Tsunoda ait elle aussi précipité la décision de Yasuda, sachant qu'elle portait sur environ 100 heures supplémentaires impayées par mois et ce pendant 2 ans, sous couvert "d'horaires flexibles" imposés aux employés.
Environ 300 personnes travaillant pour Tecmo seraient concernées par cette démarche, exposant de façon irréfutable la manière dont Yasuda aurait falsifié les contrats stipulant les modalités des heures supplémentaires. La plainte d'Ozawa est d'autant plus décisive que ce dernier est le responsable syndical de Tecmo, élu par ses pairs et de fait s'impose comme la personne à ne pas froisser.
En bon baltringue, Yasuda a tenté d'imputer la responsabilité de ces ingérences au Président précédent, tout comme il avait rejeté sur lui la décision des bonus, lors de ses discussions avec Itagaki. Ce qui serait seulement odieux si ledit Président et fondateur de l'entreprise n'était pas décédé. En essayant de ternir la réputation du très apprécié Junji Nakamura, Yasuda a fait le faux-pas karmique de trop.
Les plaintes d'Ozawa, Tsunoda et Itagaki auront suffit à pousser Yasuda vers la sortie. On lui souhaite bien du plaisir pour se retrouver un job, maintenant que son CV comprend les lignes "A tenté d'utiliser un mort comme bouc émissaire" et "S'est fait prendre à bidonner les contrats de 300 employés".
Il parait qu'ils emploient chez Mos Burger.
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Tecmo et son Président, Yoshimi Yasuda, vont se faire fesser par une justice aveugle mais pas sourde. Tomonobu Itagaki, Game Designer/Producteur de Dead or Alive et des derniers Ninja Gaiden, avait démissionné début juin pour se jeter à corps perdu dans une bataille légale avec son employeur. Il réclamait des bonus impayés, ainsi que des dommages et intérêts s'élevant à 148 millions de yens, soit environ 872.000€.
Les primes versées en cas de succès commercial sont au centre du débat, mais c'est tout le système Tecmo qu'Itagaki s'apprête à déboulonner. Le 16 juin dernier, Tecmo et le plaignant ont présenté des contrats très différents, l'un précisant des bonus, l'autre pas. Devinez lequel. Ce sont 6,66% des bénéfices récoltés qui échappaient à la Team Ninja, répartis selon leur ancienneté.
Pour soutenir sa thèse et décrédibiliser Yasuda, Itagaki vient d'apporter de nouvelles pièces au dossier. Yoshifuru Okamoto, le producteur de Ninja Gaiden II s'est allié à lui en fournissant un entretien enregistré à l'insu du Président de Tecmo en janvier dernier. Okamoto explique qu'il avait de bonnes raisons pour se protéger, Yasuda l'ayant harcelé moralement.
L'enregistrement est édifiant, confirme les bonus votés par le conseil d'administration avant la prise de fonction de Yasuda, et surtout le discrédite sur sa dernière déposition. Il avait nié avoir taxé Itagaki de rapiat, mais on l'entend clairement le dire à Okamoto. Un point.
Ces nouveaux éléments contredisent Yoshimi Yasuda qui expliquait que les bénéfices ne reposaient que sur la décision du président précédent et devenaient caducs avec lui. Adoptés par le conseil d'administration, ils perdurent et mettent Tecmo en défaut. Deux points.
Il avait aussi déclaré qu'il n'avait jamais été promis de bonus, ce que le contrat de Dead or Alive 4 en date de mars 2005 et la confirmation de l'enregistrement invalident. Trois points.
La partie civile bâtit une thèse graduellement inattaquable, nourrie par des preuves écrites et sonores irréfutables. Itagaki en a d'ailleurs augmenté le montant des dommages et intérêts, évalués maintenant à 966.000€. Il garde d'autres atouts dans ses manches et n'hésite pas à le faire savoir. "Je suis prêt à révéler cette preuve, quand le besoin s'en fera sentir, pour le bien d'une justice supérieure"
Le vainqueur des testicules d'acier pour cette cérémonie des Badass 2008 est : Tomonobu Itagaki.
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La Sénatrice du Connecticut Gayle Slossberg a déclaré lors d'une conférence de Presse au Capitole qu'elle avait un problème avec GTA IV. Le New Haven Advocate rapporte qu'elle voudrait confirmation d'une éventuelle scène de viol dans Grand Theft Auto IV, mais elle n'arrive pas à ce niveau dans le jeu. En réalité, elle n'a jamais joué à GTA IV, mais voudrait protéger la jeunesse contre la mauvaise influence de tels jeux avec un meilleur étiquetage et plus d'avertissements, sans pour autant être sure ce qui devrait y être inscrit. Je cite : "Je veux dire, qu'est-ce qu'il devrait y avoir d'écrit ? "Ce jeu va faire de vous un sociopathe" ?"
Le doux parfum caractéristique qu'exsudent les politiciens ineptes et opportunistes vous chatouille déjà les narines, pire, il vous agresse les naseaux.
De son côté, le New Haven Advocate stipule que 4 sur 5 des "gamer geeks" réfutent la présence d'une quelconque scène de viol. Evidemment Sherlock, il n'y en a pas. Il faut d'ailleurs savoir qu'aux Etats-Unis, GTA IV comporte déjà une étiquette. "Game Rated M due to Intense Violence, Blood, Strong Language, Strong Sexual Content, Partial Nudity, Use of Drugs and Alcohol" Difficile de faire plus explicite dans la description du contenu.
La Sénatrice Gayle Slossberg a un problème, en effet. Elle est complètement stupide. Vous pouvez d'ailleurs le lui dire vous aussi en lui envoyant un mail de votre composition.
Elle va a-do-rer sa nouvelle popularité.
- Via et Via - La Page officielle de la Sénatrice Slossberg -

C'est en tout cas ce que le site Leftique, spécialiste des habits pour sympathisants du parti Démocrate semble dire. Nous nous garderons ici d'afficher nos opinions politiques, mais il faut reconnaître que le slogan et l'idée sont astucieusement trouvés. Pendant que Clinton sombre dans une Warp Zone et que l'électorat de McCain se trouve dans un autre château, Obama gagne du terrain dans la course à la sympathie. It's-a lui, le candidat populaire. 
Ceux qui résistaient encore à l'Obamania ont peut-être enfin une raison de céder. Rapidement. Parce que Nintendo risque de ne pas apprécier la politisation de ses mycoses.
- Via - Elections américaines et Jeu Vidéo sur Flu le Mag -
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