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De par son potentiel médiatique, le jeu vidéo se trouve indiqué lorsqu'il s'agit de communiquer sur le terrain politique. L'armée américaine promeut son action avec America's Army, la police anglaise explique l'éducation civique et l'église n'est pas en reste avec Left Behind.
Brèves de Paddle : Stephen King Stephen King, Ecrivain et à nouveau subversif"Ce qui me rend fou c'est à quel point les politiciens sont impatients d'utiliser la pop culture, pas seulement les jeux vidéo, mais aussi la télé, les films et même Harry Potter, comme bouc émissaire. C'est facile pour eux, même plutôt amusant, parce que la pop culture est bruyante. De plus, ça permet aux législateurs d'ignorer les éléphants assis dans le living room. L'éléphant N°1 est ce clivage toujours plus profond entre ceux qui ont et ceux qui n'ont pas dans ce pays, une situation sur laquelle des gens comme Fiddy et Snoop ont rappé indirectement pendant des années. L'éléphant N°2 est l'amour pathologique que l'Amérique a pour les armes à feu. Il était plus facile pour les critiques de déclarer - à tort - que Cho Seung-Hui [le tueur de Virginia Tech] était un fan de Counter-Strike. J'aurais tant aimé que les législateurs eussent été aussi impatients de soulever le fait que ce malade n'a eu aucun problème à se procurer un pistolet 9mm semi-automatique. Cho s'en est servi dans le massacre qui s'est terminé par le meurtre de 32 personnes. S'il n'avait eu qu'un pistolet en plastique [de borne d'arcade], il n'aurait jamais été capable de se suicider. Dossier Classé." Fait assez rare pour qu'il soit remarqué, Stephen King sort de sa réserve habituelle pour pamphléter. Encore plus rare, un américain souligne le dysfonctionnement de son pays en exposant l'absurdité du second amendement. Autant se torcher avec la Bible en plein Vatican. Bien que sa prise de position s'appuie sur le bon sens et les faits, Stephen King s'expose à l'incompréhension de toute une population qui ne conçoit pas un pays sans armes à feu dans le tiroir de la commode. C'est pourtant le fond du problème qu'il soulève, celui que tous les observateurs extérieurs clament depuis des années et que l'on fait semblent de ne pas entendre dans l'armurerie de l'oncle Sam. Qu'un citoyen américain prenne sa plume pour remettre en question un des droits inaliénables rattachés à la constitution nous rassure sur l'utilisation appropriée du premier amendement. En fait, on est plutôt content que le romancier satiriste des valeurs américaine se réveille enfin. On se demande juste où il était parti depuis toutes ces années. - Via - Flash Wateufeuk : Anne Diamond, bullshiteuse au Daily MailPosté par Dereck le 31.03.08 à 15:49 | tags : industrie, gaming société, politique et jeu vidéo, meurs en enfer
La bashing-canon est armé, et c'est à bour portant qu'il va faucher la moitié du visage d'Anne Diamond, présentatrice télé anglaise. Pour le fameux Daily Mail, journal avec lequel même votre postérieur refuserait d'entrer en contact, Anne Diamond s'est penchée sur quelques jeux potentiellement violents, couchant ses impressions sur papier en quelques lignes laconiques et assassines. La cour suprême de Floride à Jack Thompson : Parle à ma main!
Violence et jeux vidéo : L'Angleterre n'y croit officiellement pas
Un porte-parole du département pour la Culture, les Médias et le Sport a déclaré qu'il n'y avait pas de preuve reliant les jeux vidéo et la violence. L'Etat britannique décide ainsi de se mettre en retrait du débat et laisse le British Board of Film Classification (BBFC) et le Video Appeals Committee (VAC) se pencher sur la question. Flash Wateufeuk : LEGO Indiana Jones planque ses Nazis
Finis les accents improbables, les claquements de talons et les poursuites en Panzer. LEGO Indiana Jones sera dépourvu de Nazis, en dépit d'un jeu sensé retracer la trilogie complète. John Burton, chef de projet chez Traveller's Tales, explique que "Lego les a remplacé avec un type d'occultistes génocidaires anonymes portant des trench-coats". Il précisé néanmoins que ce sont des gens "vraiment, vraiment méchants" Clash of the Consoles : Greenpeace entame le grand lobbying
Greenpeace souhaite sensibiliser les joueurs au problème des déchets qu'occasionnent leurs consoles, et pour ce faire, s'est lancé dans une campagne de lobbying intense. Elle encourage ainsi les utilisateurs à écrire à Micosoft, Sony et Nintendo pour qu'ils se sentent plus concernés par l'avenir de la planète. C'est bien, la pétition, ça ne force pas à boycotter un produit et ça permet d'avoir la conscience tranquille tout en continuant à acheter son matos High-Tech. C'est win-win. Suite à sa notation-sanction, Nintendo vient d'ailleurs de répondre indirectement à Greenpeace, via Game Daily."Nintendo est surpris par le contenu du rapport Greenpeace. [...] Pour être sûr que les produits Nintendo se plient aux standards concernant les matériaux chimiques dangereux, Nintendo a établi le Green Procurement Standards, qui demande à chacun de nos fournisseurs de composants de certifier que n'importe quelle partie comportant des matériaux dangereux ne devraient pas être livrés, et Nintendo contrôle totalement ses produits dans l'entreprise. Nintendo est toujours activement à la recherche de moyens pour améliorer son intendance environnementale, et porte cela comme une priorité à travers le monde." Bien. Cela confirme quelques chiffres déjà transmis à Go Nintendo en juin dernier. Les bureaux de Nintendo utilisent du papier recyclé et recyclent 70 des déchets générés par leur administration, cafétaria incluse. Concernant les produits, 80% des emballages de transport sont constitués de papier recyclé, plus de polystirène dans les boîtes et la plupart des emballages plastiques sont recyclables. Le plomb et le mercure sont bannis de leurs composants. De quoi vous demander "Mais alors l'autre jour, c'était un gros troll pour nous faire débattre d'écologie ?" En effet.
Ceci dit, je trouve la réactivité de Nintendo complètement marketo-opportuniste. La transparence qui sert à sauver les meubles ou gonfler le coefficient sympathie d'un produit à l'instant T d'une hype, c'est limite. La subvention aux développeurs français enfin validée
Vivendi Games épouse Activision, le bâtard s'appelle Activision BlizzardPosté par Daisy le 03.12.07 à 16:07 | tags : activision, electronic arts, politique et jeu vidéo, ubisoft
- Via - Mass Effect interdit à Singapour : Lesbien nécessaire ?Posté par Dereck le 15.11.07 à 13:43 | tags : politique et jeu vidéo, microsoft, rpg, xbox 360, gaming société
Les tubes de l'internet gargouillent depuis quelques jours, alors que quelques vidéos de gameplay plus ou moins NSFW de Mass Effect se répandent comme une trainée de pr0n. D'une gradation allant de la strip-teaseuse alien à la scène de fesse lesbienne ci-dessous, Mass Effect a clairement buzzé sur les interactions sexuelles, et plus particulièrement sur les intéractions homosexuelles. Selon vos interlocuteurs, les jugements sur ce type de relations irons de la bienveillance spontanée au dégoût profond, suivant les tolérances et l'ouverture d'esprit. Sachez qu'à Singapour, on n'aime pas les goudous, on ne supporte pas les bouffeuses de tarte au poil. Tout du moins le gouvernement, qui vient de décider, via l'Autorité du Développement du Média d'interdire Mass Effect sur son territoire.
L'interdiction de Mass Effect n'est pas une surprise, et pas seulement à cause de la politique très ferme de l'Etat envers l'homosecualité. La pornographie est elle aussi interdite, quelle que soit son orientation, et les films contenant des scènes érotiques ou violentes tombent sous le coup d'une restriction artistique. Ainsi, à l'inverse de l'homosexualité, l'übersexuel Kratos a été interdit à Singapour pour sa paire de baigneuses presque nues dans God of War II. Aucune métaphore ici. Il suffira de deux balles...Posté par Daisy le 08.11.07 à 11:47 | tags : politique et jeu vidéo
Sony VS l'Eglise Anglicane : Le grand pardon La remise des BAFTA a vu Bioshock et Wii Sports récompensés, mais Resistance Fall of Man est reparti quant à lui les mains vides. Nominé aux British Academy of Film and Television Art, le jeu avait encore été la cible de pression de la part de l'Eglise Anglicane, refusant qu'il lui soit attribué une quelconque récompense. Selon les officiels, c'eut été cautionner la violence armée dont Resistance faisait montre dans l'enceinte d'un lieu de culte. Néanmoins, personne ne céda et roulèrent les BAFTA.Retournement de situation. Suite à la publication du palmarès, le doyen de la paroisse de Manchester s'est décidé à pardonner Sony. "Je pense que d'importantes leçons ont été apprises. Nous pardonnons donc à Sony pour ce qu'ils ont fait, bien qu'ils pensent toujours n'avoir rien fait de mal" annonce-t-il à la BBC. Je suis curieux de savoir quelle leçon. Apparemment pas celle qui rappelle aux hommes de foi que le pardon est inconditionnel. Cette déclaration, survenue juste après la l'échec relatif de Resistance, fait remonter des odeurs de cadavre. Si pardon il devait y avoir, cela aurait dû se faire dès le début de la polémique, pas après la "punition" des BAFTA. Histoire d''apparaître moins mesquin. Une attitude parfaitement en phase avec cette doctrine où le patron change les homosexuels en statues de sel. Ceci explique cela. - Via - Sony VS l'Eglise Anglicane : Priez pour nous, pauvres gamersPosté par Dereck le 08.10.07 à 15:36 | tags : politique et jeu vidéo, fps, gaming société, sony, ps3
Depuis des années déjà, je ne parle plus à Dieu. Probablement parce que j'ai décidé de ne plus croire à ce Père Noël pour adultes, à cette excuse philosopho-bidon pour que le premier imbécile venu justifie un meurtre ou des propos réactionnaires. Dieu n'est qu'un concept marketing qui comble les questions d'un monde en manque d'introspection à échelle humaine. De ce concept de copain imaginaire bienveillant mais colérique, découlent tout un tas de croyances colorées qui enfreignent leurs principes quotidiennement. Des sectes très populaires dont les fidèles seraient prêts à crever la gueule ouverte pour un bout de paradis. Jack Thompson se sent menacé par Grand Theft Auto IV
L'apanage des grands mégalomanes boursouflés de complexes, c'est leur propension à se croire persécutés. Il y a toujours quelqu'un qui leur en veut, et de préférence un quelqu'un sur lequel ils n'ont aucune prise ou aucun pouvoir. De leur frustration nait un sentiment de persécution qui s'auto-alimente dans leurs délires de grandeur à la con. Un phénomène propre aux attention whores avides de médias, et qui s'est accentué avec la recrudescence de célébrités 2.0 dont le vulgus pecum se branle totalement. Massacre de Virginia Tech : Les jeux vidéo blanchis
Toutefois, le Gouverneur précise que l'heure n'est pas aux reproches mais à la prévention de tragédies futures. Il est d'ailleurs à noter que certains professeurs et associations de parents débiles avaient fait du lobbying pendant le mois d'août afin d'obtenir de Virginia Tech la possibilité de porter des armes sur soi, dans des holsters ou dans son sac. "Pour se protéger au cas où" Ce à quoi le Gouverneur et d'autres associations de parents raisonnables avaient répondu que l'escalade armée était la dernière chose à faire. Quelques paroles de bon sens dans un pays qui se pose les mauvaises questions sur la sécurité des personnes. Il est évident que la racine du problème réside dans la constitution et l'accès aux armes pour tout citoyen américain, que ce droit est archaïque, qu'il n'est qu'un vestige d'une nation en guerre, inadapté à un contexte contemporain où les mentalités ont bien changé. Et pourtant. Aussi énorme que soit l'évidence, ils se contenteront de serrer les dents jusqu'au prochain. Maintenant que les conclusions officielles des experts et psychologues one été publiées, c'est Jack Thompson qui doit se mordre les couilles. Jacko s'était rué sur les caméras de FOX News pour nous sortir son laïus habituel sur GTA et tous ces jeux violents qui gangrènent les esprits sains. Encore un qui évite la question des armes à feu confiées aux esprits malsains. Les jeux vido sont lavés de tout soupçon, mais on hésite encore à nommer un coupable, un responsable. Une véritable cause. Ce rapport apporte des réponses, des clés qui permettront peut-être de libérer la rancoeur des familles, et, qui sait, de leur permettre enfin de faire leur deuil. - Via et Via - Comment mal porter son nom : Common Sense Media contre Manhunt 2
Common Sense Media est une association à but non-lucratif, une association de parents qui se fait fort de donner de bonnes leçons, faisant appel au bon sens de leurs lecteurs. Ce sont des gens qui ont une vision du marché vidéoludique pertinente, en témoignent leurs articles clamant "Jouer aux jeux vidéo violents compte pour 13 à 22% d'augmentation dans le comportement vilent des ados, contre 14% d'augmentation du cancer du poumon provenant de la cigarette".
Cela ne suffit pourtant pas à Common Sense Media qui remet l'autorité de l'ESRB en doute, se plaignant d'un manque de transparence vis-à-vis des changements et de sa décision. L'association, par extension, semble vouloir que l'interdiction de Manhunt 2 soit maintenue. Ou la fin des jeux violents. Ou que sait-on encore, tant que ça provoque des petits remous indignés dans l'opinion publique. Le tout, en parlant du jeu par ouï-dire, enchaînant les affirmations sans jamais avoir vu le produit par soi-même. Navrant de crétinisme puritain.
Et les associations de parents qui n'ont pas encore compris cela sont tout aussi ineptes. Common Sense Media en est une. Plutôt que de dire que les jeux violents détruisent les adolescents, il vaudrait mieux se demander si ce ne sont pas des parents incompétents qui sont responsables de cette violence par leur négligence, leur manque d'écoute et leur démission dans l'éducation de leurs enfants. Les parents réclament des explications de la part de l'ESRB. Mais qui demandera des comptes à ces mêmes parents le jour où leur rejeton fera sa première garde à vue ? Pourquoi la critique n'aurait-elle qu'un seul sens ? Encore un jour où des imbéciles pensent pouvoir blâmer quelqu'un d'autre pour leurs erreurs. Ground Truth : La Sécurité du Territoire américain se lance dans le gaming
Forte d'un projet de 600.000$, la sécurité du territoire américain a financé un jeu nommé Ground Truth, destiné à former les citoyens dans le but de faire face aux catastrophes naturelles et aux attaques terroristes. Le jeu a pour ambition d'inculquer aux joueurs la meilleure façon de réagir avec intelligence et rationalisme à des évènements graves. Cela permettrait, dans la réalité et face à l'adversité, de minimiser les pertes humaines.
D. Djordjevich ajoute que Ground Truth est "une sandobox. Ils [les joueurs] peuvent y jouer et se dire qu'une idée n'a pas fonctionné, mais je préfère qu'ils fassent l'erreur dans le jeu vidéo plutôt que dans la réalité". De même, selon elle, Ground Truth est plus à considérer comme "une plateforme interactive créée pour préparer les preneurs de décision et les premiers secours devant gérer des armes de destruction massive ou d'effet de masse dans des zones urbanisées." Plus soucieuse du réalisme que des jolis effets de bloom, l'équipe préfère ainsi intégrer des réponses et réactions provenant de vrais intervenants et secouristes, qui agirons en fonction de vos recommandations. Le développement n'a commencé qu'en octobre et se prononcer maintenant serait évidemment prématuré. Il n'empêche qu'au-delà des graphismes faiblards, si ce jeu de stratégie temps réel parvient à atteindre ses objectifs, il s'avèrerait être un outil de prédilection pour la gestion de futures crises. Malgré l'optimisme que peut susciter ce projet, visant à épargner des vies lors de tels drames, il n'en demeure pas moins qu'il porte sur lui les stigmates d'une Amérique blessée dans son orgueil de superpuissance, en proie à la paranoïa d'un nouveau 11 septembre. Ground Truth sera-til donc une soupape sécurisante ou une autre marche dans l'escalade sécuritaire ? Resident Evil 5 attaqué pour racisme, ça devait bien arriver
Tout joueur ou joueuse (il y en a) de Resident Evil a depuis longtemps intégré que les créatures du jeu, malgré leur condition antropomorphe, n'ont plus rien d'humain, et le soft lui-même a toujours pris soin de bien mettre en exergue cet état de fait. D'ailleurs, en y pensant, on ne tue jamais le moindre être humain dans ce jeu, tous les boss "humains" de la série ont toujours un virus en eux et une protubérance mortelle qui sort d'un endroit incongru. Personnellement, j'avais surtout été troublée dans les premières images par la réalisation moche et anguleuse des visages des villageois, qui avaient vraiment quelque chose de simiesque et me mettaient mal à l'aise. C'est là que je me suis dit que quelqu'un allait gueuler et n'aurait pas forcément tort. Depuis, les graphismes se sont beaucoup affinées et les villageois ressemblent à de vrais gens. Ce qui dans mon esprit était synonyme d'un plus grand respect ethnique, vrai ? Faux. Le reproche de Black Looks est symbolique. En regardant un trailer ou les habitants d'un village africain sont bien réalisés et se mettent à agiter des machettes pour découper Chris Redfield, les rédactrices du blog craquent leurs bretelles et parlent de provocation raciale. C'est léger, surtout que tout ça est programmé par une bande de bridés tout jaunes à l'autre bout du monde, ce qui à priori les exclut d'une pseudo confrontation "blanc-noir". Si les choses en était restées là, l'intervention de Black Looks serait resté l'un des rares bullshitages un peu légitimes. Mais non. Sur le billet d'hier, de nombreux gamers - cette communauté aimante et intelligente qui partage nos passions et nos chips - ont débarqué pour insulter Kym Platt, l'auteure de la notule incriminée. Morceaux choisis : "La gérante de ce blog est une pute raciste. Stupide salope. C'est un jeu à propos de Zombies en Afrique, vous attendiez que les Zombies soit chinois ? Supide pute noire qui joue la victime raciale, comme d'habitude. Retourne dans les champs de coton, sale négresse. Va te faire foutre et meurs !"
Voilà. Une ordure aux idées qui puent vomit sa pensée nauséabonde sur un blog et fout en l'air des efforts qui auraient pu être fait pour clarifier la situation d'un jeu potentiellement sensible. La réponse de Black Looks tombe ensuite dans la misère intellectuelle, en comparant les joueurs de RE5 à des tueurs de lycée. D'une interrogation épineuse, l'affaire est devenue lamentable. Sur fond de racisme latent, s'étalent alors la bêtise, le mépris et l'incompréhension de tout le monde envers tout le monde. Est-ce aux jeux vidéos de prendre des pincettes ? Non, je ne le pense pas, il s'agit d'un produit culturel, pas de politique. Ce que cette histoire me semble surtout souligner, c'est qu'en tant que gamer, avant de râler et de sauter à la gorge du premier criticard venu, on n'oubliera pas de passer une seconde de son côté de la barrière, juste histoire de s'assurer d'être dans le bon camp. Georges W Bush et tous ceux qui étaient mieux
Il y a ceux sur les billets, celui qui jouait du saxo Martin Van Buren ?! Un président américain ? N'importe quoi, c'est le nom d'un comte vampire de Castlevania. Les quatre nouveaux commandements de l'Eglise AnglicanePosté par Dereck le 09.07.07 à 16:27 | tags : fps, politique et jeu vidéo, ps3, gaming société, sony
1. Respectez nos lieux sacrés, comme lieux de prière, dévotion, apprentissage et héritage Malgré l'échec cuisant des 10 commandements avec lesquels Moïse est venu Le Doyen Govender de Manchester est attristé par la prise de position de tous ceux qui ont défendu l'utilisation de "sa" cathédrale dans Resistance Fall of Man. Il aimerait aussi que les développeurs évitent autant que possible la production de jeux violents. Mais quid des films, des informations télévisuelles et de tous les médias représentant la violence au quotidien ou fantasmée ? L'Eglise Anglicane se concentre sur les jeux vidéo, mais sa pensée est potentiellement dangereuse si elle s'étend à d'autres domaines. En effet, sous couvert de bonnes intentions, c'est la catharsis que l'on cherche à neutraliser. Notre société a besoin de la catharsis pour expulser toutes ses pulsions destructrices. Si on la prive de cette soupape, elle ne pourra plus micro-exploser par épisodes, et ne risque qu'une chose, l'implosion, l'effondrement. Les tragédiens grecs l'avaient compris et théorisés pendant l'Antiquité. Aristote en avait traité dans La Poétique, tout aussi bien que dans la Politique. C'est une démarche nécessaire, qui s'opèrait à travers l'Art et se poursuit aujourd'hui dans les médias. Pourquoi, au 21e siècle, oublie-t-on les préceptes de ceux qui ont inventé le concept de démocratie ? Derrière une banale bataille juridique, le procès d'intentions, se dissimulent des idées réactionnaires qui vont à l'encontre de n'importe quelle analyse intelligente de notre société. D'un autre côté, vous attendiez quelque chose de la part d'une religion ? - Via - Flash Wateufeuk : Les squelettes de WoW bannis de ChinePosté par Dereck le 09.07.07 à 14:46 | tags : politique et jeu vidéo, pc, mmorpg, wow, gaming société
Cachez ces ossements que je ne saurais voir. Le gouvernement a demandé à l'entreprise The9, distributeur et opérateur de World of Warcraft en Chine, de retirer les squelettes du jeu, ainsi que de remplacer les cadavres de joueurs tombés au combat par des tombes. Il semblerait donc que Hu Jintao, le Président Chinois, ait demandé d'entamer une action auprès du Ministère de la Culture. La demande stipulait que les squelettes, afin de devenir acceptable, devraient être recouverts de chair. D'autres aimables sac d'os ont déjà subi le même sort auparavant, comme ceux du jeu de cartes Magic, édité par Wizards of the Coast. Ne blâmons pas le gouvernement chinois, tout cela a une explication très simple. Culturellement, on a un problème avec la mort dans ce pays. Vous voyez, on ne dit pas "exécution sommaire de prisonniers politiques dans l'irrespect total des droits de l'homme", on dit "rééducation harmonieuse de dissidents". - Via - Jack Thompson est-il fou ? No shit, Sherlock. Après la somme incroyable d'esclandres et toutes ses actions en justice abusives, ses lois rédigées à la hâte et ses déclarations publiques incongrues, Jack Thomspon, le procureur de Miami qui avait juré la perte de Rockstar Games/Take Two se fait taper sur les doigts. On s'attendait à un bon coup de parpaing en travers de la tronche, mais ce sera en fait un petit passage chez le psy dont il écope. Le Barreau de Floride vient de proposer à Jack Thompson un test psychologique, ansi qu'une mise à l'épreuve de 3 mois. La démarche vient directement de la cour suprême de Floride. Dans l'échange de mails, transmis par Jacko à Game Politics, quelques éléments supplémentaires viennent éclairer la situation :
La dernière requête de Madame Tuma au cours de la médiation était une suspension de 91 jours, et elle commencé puis fini avec ça plus un divan. C'est de la mauvaise foi..." Toute personne est innocente, jusqu'à ce qu'elle soit reconnue coupable, certes. Mais ça fait déjà des mois que tout le monde sait qu'il ya quelque chose de pourri au royaume cérébral de Jacko. Il trouvera peut-être le moyen de dire qu'on veut le faire taire, que c'est un complot organisé par l'industrie du jeu vidéo, Rockstar et les juifs. Oui, eux aussi. C'est évident, voyons. Mais seulement si vous êtes un neurone de Jack Thompson. - Via - Forza 2 and the sad sappy suckers...C'est un Dereck extasié qui vous avait fait partager son amour de l'éditeur graphique de Forza 2, et que j'ai vu de mes yeux lutter pour peindre un catcheur étoilé sur le capot de sa caisse en collant des dizaines de formes vectorielles les unes sur les autres. Mais il fallait bien qu'à un moment ou un autre, quelqu'un foute en l'air le fun de cet éditeur. ![]() L'image circule depuis un moment sur le XBox live, tandis que le développeur Turn 10 se débrouille tant qu'il peut pour éviter ce genre de débordements et invite à la délation positive. Evidemment, cette caisse viole les conditions d'utilisation du jeu et selon toute vraisemblance, devrait se faire bannir assez rapidement. Cette image est triste et importante à la fois, parce qu'elle montre, si besoin était encore, la ténacité d'idées puantes même au sein d'une population jeune, riche, et "créative".
Le bon truc avec cette image, c'est que les statistiques pourries et la rareté du véhicule s'appliquent aussi aux intellects nécrosés de son auteur et de ses potes. - Via - Familles de France contre Second Life : Dans le cul, Lulu
Le juge s'est prononcé lors de sa décision en délibéré du 2 juillet dernier, dans l'affaire opposant Familles de France face à Linden Labs et aux fournisseurs d'accès Internet français. La demande d'encadrement et de contrôle a été rejetée par le juge, obligeant en revanche les plaignants à reverser 4.700€ de frais de procédure à Linden Labs et à l'association des FAI.
Linden Labs s'en est sorti en précisant que la loi française ne pouvait s'appliquer à Second Life, tout en mettant en doute l'impartialité du constat d'huisser. Ce n'est pas la manière propre, mais ils sont américains, ne l'oubliez pas. Chez eux, les procès sentent plus le fécès que le linge propre. C'est un autre coup dur pour Familles de France et pour l'Union départementale des associations familiales de l'Ardèche, son alliée dans le procès. Leur crédibilité vient encore de se faire souffleter. De l'argent gaspillé, du temps gâché, des orgueils malmenés, mais toujours pas l'ombre d'une collaboration constructive pour tabler intelligemment sur les éventuels problèmes liés à Second Life et à l'accès des mineurs. Je vous avais dit que c'était une utopie. - Via - Dark Sector sur la sellette : L'ESRB s'en va-t-en guerre Les webzines Gaming Today et Destructoid ont une nouvelle histoire hilarante à nous raconter : alors que la bataille de Manhunt 2 s'achève et que, déjà, les corbacs viennent se partager les restes, voilà que l'ESRB, l'Entertainment Software Rating Boards, vient de les sommer de retirer deux bandes annonces de Dark Sector, un jeu de D3 Publisher. Leur "contenu excessif ou offensif" j'apprécie particulière le "ou" s'est révélé trop violent pour l'organisme... alors qu'il s'est écoulé respectivement 6 mois et 3 mois depuis leur publication en ligne. Ces bande-annonces montrent un héros armé d'un boomerang à pointes tailler en pièces détachées des... gros sados-masos, des "troupes d'élite lambda no.16" et lézards vêtus de toges grecques. Je pense que c'est l'évocation d'un lézard homosexuel, et donc la sauvagerie induite par un égorgement zoophile pédéraste, au moins égale à celle d'un chat micro-ondé, qui a joué dans ce cas. Mais l'ESRB dit que non.
"Cependant, même la présence d'un portail d'âge ne permet pas à l'éditeur de mettre n'importe quel contenu dans sa bande-annonce. Toutes les bandes-annonces doivent se conformer aux principes de l'ARC, qui interdit la diffusion d'un contenu excessivement violent ou de tout contenu qui pourrait causer une offense sérieuse au consommateur moyen." J'aime bien le "consommateur" ici. On n'est pas entre gamers, entre passionnés, on est entre "consommateurs moyens" qui se retrouvont tous par un hasard moyen sur un webzine de jeux vidéos, sur la page destinée à un soft de SF un peu sanglant. Exactement la même chose que de tomber sur l'affiche de Saw 3 bourrée de doigts tranchés dans le métro à 7 heures du matin, n'est ce pas ? Pourtant, malgré le portail d'âge et la violence incommensurable faite à tous nos cerveaux moyens, l'ESRB n'a pas jugé utile de demander à l'éditeur D3 de retirer la bande-annonce incriminée du site officiel du jeu. On nage en plein dans l'imbécilité bureaucratique de quelques censeurs mal léchés qui veulent nous montrer la taille de leur pénis après avoir n'avoir rencontré aucune résistance sur l'interdiction de Manhunt 2. Et bien, on les a vu : elles sont petites. Manhunt 2 repoussé : Feu, huile, mode d'emploiPosté par Dereck le 26.06.07 à 15:45 | tags : politique et jeu vidéo, rockstar, gta, manhunt, meurs en enfer
Si cela ne suffisait pas au ridicule de la situation, le National Institute on Media and the Family, une organisation de recherche qui se targue d'être "la plus respectée au monde" (sic) concernant l'influence des médias sur les enfants, ajoute son grain de sel. Selon l'institut, ce retrait de la part de Take Two est "une victoire pour les parents et les enfants". Que n'ont-ils pas compris dans le concept du classement ADULT ONLY ? ADULT. ONLY. Manhunt 2 se retrouvait quasiment mis en quarantaine par ce classement ne le rendant accessible à la vente qu'aux adultes. Et quand bien même il aurait été classé Mature, il n'aurait été disponible que pour les plus de 17 ans, malgré sa présence sur les étalages. Ca en devient presque fatiguant de devoir faire comprendre à ces organismes de bénis-oui-oui qu'il n'y a aucune victoire dans cette affaire. Pas pour les enfants, qui de toutes façons n'auraient jamais eu accès à ce jeu si les parents avaient fait leur travail. Ils sont même totalement étrangers à ce qui se joue au-dessus d'eux. On ne fait que les utiliser pour donner du crédit à une déclaration qui roule des pelles aux idées qui puent de la gueule.
Je suis las de constater que ces parents soit-disants aware sont encore incapables d'assimiler les notions de public cible, de divertissement pour adultes, de restriction parentale. Tant que le jeu vidéo sera considéré comme un loisir exclusivement reservé aux enfants, ces déclarations se multiplieront. Cela devient d'autant plus ridicule que l'institut reconnait que les technologies ont évoluées ainsi que les médias. Pourquoi donc faire abstraction de ses nouveaux enjeux ? La nature du monde vidéoludique a évoluée pour se diversifier et chercher à plaire aux joueurs occasionnels, aux femmes, tout comme aux gamers avides de gore. Pourquoi alors le regard des associations de parents, reste-t-il figé sur une conception 80's du jeu, celle de deux gamins défoncés aux BN et au Banga qui passaient leur après-midi devant Super Mario ? Le jeu vidéo a évolué, ses enjeux, son marché et ses cibles aussi. - Via - |