Jeux vidéo : actu PC et consoles sur le blog Chamboultout
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De par son potentiel médiatique, le jeu vidéo se trouve indiqué lorsqu'il s'agit de communiquer sur le terrain politique. L'armée américaine promeut son action avec America's Army, la police anglaise explique l'éducation civique et l'église n'est pas en reste avec Left Behind.

Brèves de Paddle : Stephen King

Posté par Dereck le 16.04.08 à 12:54 | tags : gaming société, politique et jeu vidéo, citation
Stephen King, Ecrivain et à nouveau subversif
"Ce qui me rend fou c'est à quel point les politiciens sont impatients d'utiliser la pop culture, pas seulement les jeux vidéo, mais aussi la télé, les films et même Harry Potter, comme bouc émissaire. C'est facile pour eux, même plutôt amusant, parce que la pop culture est bruyante. De plus, ça permet aux législateurs d'ignorer les éléphants assis dans le living room.
L'éléphant N°1 est ce clivage toujours plus profond entre ceux qui ont et ceux qui n'ont pas dans ce pays, une situation sur laquelle des gens comme Fiddy et Snoop ont rappé indirectement pendant des années.
L'éléphant N°2 est l'amour pathologique que l'Amérique a pour les armes à feu. Il était plus facile pour les critiques de déclarer - à tort - que Cho Seung-Hui [le tueur de Virginia Tech] était un fan de Counter-Strike.

J'aurais tant aimé que les législateurs eussent été aussi impatients de soulever le fait que ce malade n'a eu aucun problème à se procurer un pistolet 9mm semi-automatique. Cho s'en est servi dans le massacre qui s'est terminé par le meurtre de 32 personnes. S'il n'avait eu qu'un pistolet en plastique [de borne d'arcade], il n'aurait jamais été capable de se suicider.

Dossier Classé."

Fait assez rare pour qu'il soit remarqué, Stephen King sort de sa réserve habituelle pour pamphléter. Encore plus rare, un américain souligne le dysfonctionnement de son pays en exposant l'absurdité du second amendement. Autant se torcher avec la Bible en plein Vatican. Bien que sa prise de position s'appuie sur le bon sens et les faits, Stephen King s'expose à l'incompréhension de toute une population qui ne conçoit pas un pays sans armes à feu dans le tiroir de la commode.

C'est pourtant le fond du problème qu'il soulève, celui que tous les observateurs extérieurs clament depuis des années et que l'on fait semblent de ne pas entendre dans l'armurerie de l'oncle Sam. Qu'un citoyen américain prenne sa plume pour remettre en question un des droits inaliénables rattachés à la constitution nous rassure sur l'utilisation appropriée du premier amendement.

En fait, on est plutôt content que le romancier satiriste des valeurs américaine se réveille enfin.
On se demande juste où il était parti depuis toutes ces années.

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Flash Wateufeuk : Anne Diamond, bullshiteuse au Daily Mail

Posté par Dereck le 31.03.08 à 15:49 | tags : industrie, gaming société, politique et jeu vidéo, meurs en enfer

La bashing-canon est armé, et c'est à bour portant qu'il va faucher la moitié du visage d'Anne Diamond, présentatrice télé anglaise. Pour le fameux Daily Mail, journal avec lequel même votre postérieur refuserait d'entrer en contact, Anne Diamond s'est penchée sur quelques jeux potentiellement violents, couchant ses impressions sur papier en quelques lignes laconiques et assassines.
Dénués de talent et d'investissement personnels, ces condensés de pipeau destinés au grand public avide de sensationnalisme s'insèrent parfaitement dans le cahier-décharge du Daily Mail.

Quel genre de personne est Anne Diamond ? Le genre qui participe à une émission nommée Celebrity Fit Club, où l'on tente de faire maigrir des has-been de la télé, en dissimulant le fait qu'elle a subi la pose d'un anneau gastrique. Le genre bien franc du collet qui nous ferait presque regretter la liberté d'expression.

Pas besoin de la démonter en détail, ni de faire de longues analyses de ses critiques rédigées par-dessus la jambe. Anne Diamond n'a pas joué plus d'un quart d'heure aux jeux qu'elle présente et sa polémique en carton pour tenter d'infirmer la position du Dr Tanya Byron n'a même pas l'épaisseur de son chèque. Le Dr Byron avait en effet énoncé la semaine dernière l'éventualité d'une parité des classements pour les jeux vidéo, par rapport aux films.

Que n'avait-elle pas dit là. Parents conservateurs et mal informés s'indignèrent, unis dans une cacophonie de glapissements rageux.

Pauvre Anne Diamond, dont la crédibilité n'avait déjà plus grande valeur sur le marché du loser. Décrire le scénario de Resident Evil 4 comme "une attaque chimique cataclysmique sur la terre" et inventer de vilains mensonges comme le démembrement des ennemis, quelle tristesse.
La mise en page des articles sur le site du Daily Mail est elle aussi édifiante, avec une photographie de deux enfants en train de jouer à Mario Kart 64 sous-titrée "Un rapport commandé par le gouvernement dit que les jeux peuvent désensibiliser les enfants à la violence". Soit une iconographie putassière et erronée affligée d'un commentaire en contradiction avec les déclarations officielles d'il y a 15 jours.

Plus nocif que la désinformation, la mésinformation. Et dans le sillage de ses dégats, de nombreux parents crédules, anéantis par les odieuses révélations qui leur sont faites. Conditionnés, orientés, par l'avis d'une béotienne réactionnaire à l'éthique douteuse. Ha, elle va être belle l'opinion publique.

Merci, Anne Diamond, d'incarner tout ce que j'exècre.
Vos propos médiocres en font d'autant plus rayonner ceux de St Mizuguchi.

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La cour suprême de Floride à Jack Thompson : Parle à ma main!

Posté par Dereck le 21.03.08 à 10:44 | tags : gaming société, politique et jeu vidéo, jack thompson

Le procureur bipolaire fait encore parler de lui. Notez la forme indirecte. En effet, Jack Thompson vient de se retrouver sous le coup d'une décision juridique de la cour suprême de Floride lui intimant l'ordre de ne plus s'adresser directement à elle. Jack Thompson devra passer par un procureur pour déposer ses propres démarches de procureur. Cette démarche gigogne servira à éviter selon la cour la "perpétuelle et frivole quête de justification de son postulat selon lequel il est une victime du barreau de Floride." de même que "sa récurrente incapacité à maintenir un niveau minimal de convenances et respect envers le système judiciaire auxquels les plaideurs, et surtout les procureurs, doivent se conformer."

Cette mesure s'ajoute à la dernière mise en garde du barreau, le surveillant de près dans l'attente d'une décision finale sur sa carrière d'ici le mois prochain. Il est précisé dans le texte complet que si Thompson lançait un nouveau dossier lui-même, il serait poursuivi pour offense à la cour. Une punition qui pourrait s'étendre à sa communication personnelle si ladite cour tombe sur ce mail où Thompson qualifie ironiquement la décision de "bonne nouvelle" mais aussi d'idiote.
Même face au couperet, Jacko fanfaronne comme l'idiot qu'il est.

Certaines personnes ne savent pas s'arrêter. Ca durera jusqu'à ce qu'un juge excédé tire sur la prise et débranche pour de bon sa carrière moribonde.
De toutes façons, l'encéphalogramme était déjà plat depuis des années.

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Violence et jeux vidéo : L'Angleterre n'y croit officiellement pas

Posté par Dereck le 19.03.08 à 15:48 | tags : industrie, politique et jeu vidéo

Un porte-parole du département pour la Culture, les Médias et le Sport a déclaré qu'il n'y avait pas de preuve reliant les jeux vidéo et la violence. L'Etat britannique décide ainsi de se mettre en retrait du débat et laisse le British Board of Film Classification (BBFC) et le Video Appeals Committee (VAC) se pencher sur la question.
"Il est important de noter qu'il n'y a aucune preuve formelle d'aucun lien entre jouer aux jeux vidéo et un comportement violent dans la vraie vie. Notre préoccupation est d'être sûr qu'un contenu inapproprié reste hors de portée des enfants."

Toutefois, un rapport commandé par le Premier Ministre Gordon Brown sera bientôt publié, afin de prouver ou infirmer l'hypothèse du lien intime entre violence de pixels et violence réelle. Le porte-parole explique que "Le Premier Ministre a demandé au Dr Tanya Brown de mener une enquête pour estimer l'efficacité et l'adéquation des mesures existantes pour éviter aux enfants d'être exposé à des contenus inappropriés et dangereux dans les jeux vidéo et sur Internet, de même que faire des recommandations pour des améliorations ou de plus amples mesures. [...] Les ministres prendront sérieusement en considération ses recommandations."

Après les mots maladroits de Gordon Brown, qui invitait les développeurs à mettre moins de couteaux dans leurs jeux, en raison d'une augmentation sensible des crimes à l'arme blanche, l'Etat britannique a décidé de prendre une attitude mesurée et de se faire conseiller intelligement.
Si la controverse de Manhunt 2 et les conflits d'autorité entre le BBFC et le VAC ont remué beaucoup de boue médiatique pour un soft finalement très moyen, elle a néanmoins décidé un gouvernement à exprimer son opinion pour de bon sur le sujet, et lancer une étude officielle.

C'est une façon de crever l'abcès boursouflé des idées préconçue, un certain progressisme sur le domaine, dont devraient s'inspirer d'autres pays.

Et je ne dis pas ça pour l'Etat du Massachusetts, qui veut pénaliser les jeux dits violents comme la pornographie. Une autre initiative qui privilégie la répression à la sensibilisation, avec Jack Thompson impliqué et des textes quasiment identiques à ceux des projets de loi pour l'Oklahoma, l'Utah ou la Louisiane.

La France ferait bien elle aussi de s'en inspirer, pour donner un rayonnement positif à une industrie victime de la fuite des cerveaux. Un vrai dossier solide avec de vrais experts. Pas une association de bullshiters comme pour le rapport Olivennes, ce prétexte vomitif pour fliquer, museler et punir l'internaute sous tous les prétextes possibles. Et je vous épargne mon opinion sur cette oligarchie cupide qui pénalise un support dont la flexibilité les terrorise. A tous ceux qui rêvaient d'Asie, rassurez-vous, notre liberté numérique sera bientôt celle de la Chine.

Une fois n'est pas coutume, l'Angleterre montre l'exemple dans l'attitude à adopter face aux jeux vidéo.
Peter Molyneux sauve la Reine !

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Flash Wateufeuk : LEGO Indiana Jones planque ses Nazis

Posté par Dereck le 11.02.08 à 11:55 | tags : activision, politique et jeu vidéo, industrie

Finis les accents improbables, les claquements de talons et les poursuites en Panzer. LEGO Indiana Jones sera dépourvu de Nazis, en dépit d'un jeu sensé retracer la trilogie complète. John Burton, chef de projet chez Traveller's Tales, explique que "Lego les a remplacé avec un type d'occultistes génocidaires anonymes portant des trench-coats". Il précisé néanmoins que ce sont des gens "vraiment, vraiment méchants"

LEGO Indiana Jones est certes destiné à un large public, mais était-ce nécessaire de mutiler histoire et fiction d'un même coup de ciseaux ? Les films étaient classés PG-13, voire PG tout court, c'est à dire "Parental Guidance" des parents auprès des enfants. Côté jeu, LEGO Star Wars était classé 3+ par le PEGI, Everyone ou Everyone 10+ par l'ESRB.
L'analyse de la situation est transparente. Pour éviter un classement qui empêcherait de toucher toutes les démographies, et prévenir les grognements des associations parentales, Traveller's Tales a baissé son pantalon à l'avance.

La créativité se portait déjà assez mal comme ça, mais voilà que l'intégrité des oeuvres originales se fait elle aussi sacrifier sur l'autel des objectifs de vente. Il va être beau, l'avenir du jeu vidéo.

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Clash of the Consoles : Greenpeace entame le grand lobbying

Posté par Dereck le 14.12.07 à 14:47 | tags : nintendo, politique et jeu vidéo, wii

 

Greenpeace souhaite sensibiliser les joueurs au problème des déchets qu'occasionnent leurs consoles, et pour ce faire, s'est lancé dans une campagne de lobbying intense. Elle encourage ainsi les utilisateurs à écrire à Micosoft, Sony et Nintendo pour qu'ils se sentent plus concernés par l'avenir de la planète.

C'est bien, la pétition, ça ne force pas à boycotter un produit et ça permet d'avoir la conscience tranquille tout en continuant à acheter son matos High-Tech. C'est win-win.

Suite à sa notation-sanction, Nintendo vient d'ailleurs de répondre indirectement à Greenpeace, via Game Daily.

"Nintendo est surpris par le contenu du rapport Greenpeace. [...]

Pour être sûr que les produits Nintendo se plient aux standards concernant les matériaux chimiques dangereux, Nintendo a établi le Green Procurement Standards, qui demande à chacun de nos fournisseurs de composants de certifier que n'importe quelle partie comportant des matériaux dangereux ne devraient pas être livrés, et Nintendo contrôle totalement ses produits dans l'entreprise.

Nintendo est toujours activement à la recherche de moyens pour améliorer son intendance environnementale, et porte cela comme une priorité à travers le monde."

Bien. Cela confirme quelques chiffres déjà transmis à Go Nintendo en juin dernier. Les bureaux de Nintendo utilisent du papier recyclé et recyclent 70 des déchets générés par leur administration, cafétaria incluse.
Concernant les produits, 80% des emballages de transport sont constitués de papier recyclé, plus de polystirène dans les boîtes et la plupart des emballages plastiques sont recyclables. Le plomb et le mercure sont bannis de leurs composants.

De quoi vous demander "Mais alors l'autre jour, c'était un gros troll pour nous faire débattre d'écologie ?" En effet.

Ceci dit, je trouve la réactivité de Nintendo complètement marketo-opportuniste. La transparence qui sert à sauver les meubles ou gonfler le coefficient sympathie d'un produit à l'instant T d'une hype, c'est limite.

La question écologique devrait au contraire devenir une priorité de communication quand on possède une position qui pourrait influencer les esprits positivement, en servant de modèle. Je n'y vois pas d'humilité, mais une utilitarisation du discours environnemental.

Nintendo a une image publique assez puissante pour sensibiliser efficacement consommateurs et constructeurs. Le tout est de savoir si Big N se sent concerné, au-delà de sa bonne conscience.

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La subvention aux développeurs français enfin validée

Posté par Dereck le 12.12.07 à 14:50 | tags : industrie, politique et jeu vidéo

L'année dernière, en octobre, notre bien aimé Ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres avait annoncé une mesure fiscale destinée à aider les développeurs de jeu vidéo en France. Elle consistait à appliquer un crédit d'impôt similaire à celui dont l'industrie filmique pouvait bénéficier.

Cette subvention indirecte correspond 20% de certaines dépenses sur les coûts de développement, pour un plafond de 3 millions d'Euros par exercice. Cet amendement avait été rejeté par le sénat en décembre 2006, mais le lobbying des professionnels avait réussi par la suite à faire valider le projet auprès de l'assemblée, en février 2007.
La commission paritaire mixte a elle aussi donné son accord pour l'amendement, mais il restait une étape importante à franchir : La Commission Européenne

Celle-ci vient aujourd'hui d'approuver le projet de loi, avec toutefois quelques conditions. Les critères imposés par la Commission sont ainsi l'originalité, la qualité et la promotion de la diversité culturelle Européenne. De plus, les studios élligibles pourront bénéficier du crédit d'impôt pendant une période de quatre ans.

Après une étude poussée et des modification au projet, la Commission a jugé que l'impact de cette subvention sur l'équité de la concurrence sera limité. En effet, les sous-traitances externalisées dans d'autres pays ont été incluses dans les coûts de développement pris en compte. Cela encouragerait les dynamiques économiques dans l'Union Européenne au lieu de risquer un fonctionnement en vase clos de la part des studios français.

Il n'empêche que suite à cette nouvelle, le Tiga a décidé d'entamer le lobbying au Royaume-Uni pour forcer l'Etat anglais à prendre la même mesure que la France.

A ce titre, je lance ici un appel aux quelques acteurs du jeu vidéo qui lisent Chamboultout régulièrement, afin qu'ils nous fassent part de leur opinion quant à cette mesure.

Eclairez-moi, éclairez-nous.
Oui, je te cause, Aymar, fais pas genre t'as pas entendu.

- Via - Le texte de l'amendement -


Vivendi Games épouse Activision, le bâtard s'appelle Activision Blizzard

Posté par Daisy le 03.12.07 à 16:07 | tags : activision, electronic arts, politique et jeu vidéo, ubisoft

C'est Electronic Arts qui lâche une larme au sortir du week end. L'éditeur le plus trimard du monde semble tricard pour la ceinture d'or de l'obèse suintant des jeux vidéos dans les magasins par tous les pores de sa peau. Je parle du titre de numéro 1 de l'édition Jeux Vidéos, là.

Pour 18,9 milliards de dollars, ce sont les bons français de Vivendi Games qui se sont payés un add-on de luxe en ajoutant Activision à leurs excroissances. Une boîte tricolore est donc en passe de dominer l'édition mondiale de notre loisir favori, ce qui signifie, entre autres :

• Torcher des licences cools pour en produire des softs honteux
• Mettre en avant des licences sucées jusqu'à la moëlle sur les rayons d'ici Noël
• Zapper toute forme de rémunération aux artistes en permettant à Activision de piocher tranquille dans le catalogue d'Universal (property of Vivendi Inc.)
• Fournir des équipes de professionnels du online (les mecs de Blizzard) aux gens d'Activision pour révolutionner le Jeu Vidéo à coup de World of Tony Hawk
• Assurer 3,8 milliards de dollars de revenus pour 2008. Ce qui signifie mettre environ 300 millions de dollars d'avance à Electronic Arts Ca fait beaucoup d'épisodes des Sims.

Du côté de la Bourse, les rumeurs courrent selon lesquelles EA pourrait répliquer à l'engloutissement d'une boîte américaine en engouffrant les français de la Porte de Montreuil : Ubisoft, dont ils possèdent déjà 12%. L'action d'Ubi frétille et les boursicoteurs ont déjà commencé à miser leurs billes sur Rayman.

Terminons cette news par un mot de notre bien-aimée et toujours très perspicace Ministre de la Culture, Christine Albanel :

"Avec cette opération, le groupe français Vivendi devient un acteur majeur de l'économie numérique dans le domaine du jeu vidéo, à la fois en ligne et sur console.
Cet accord conforte la place de la France comme pays majeur de la création et de l'édition de jeux vidéo.
"

Repensez-y quand vous pesterez sur le gameplay de StarCraft 2 dans votre mobile SFR. Oui, Vivendi au-ssi !

- Via -


Mass Effect interdit à Singapour : Lesbien nécessaire ?

Posté par Dereck le 15.11.07 à 13:43 | tags : politique et jeu vidéo, microsoft, rpg, xbox 360, gaming société

Les tubes de l'internet gargouillent depuis quelques jours, alors que quelques vidéos de gameplay plus ou moins NSFW de Mass Effect se répandent comme une trainée de pr0n. D'une gradation allant de la strip-teaseuse alien à la scène de fesse lesbienne ci-dessous, Mass Effect a clairement buzzé sur les interactions sexuelles, et plus particulièrement sur les intéractions homosexuelles.

Selon vos interlocuteurs, les jugements sur ce type de relations irons de la bienveillance spontanée au dégoût profond, suivant les tolérances et l'ouverture d'esprit. Sachez qu'à Singapour, on n'aime pas les goudous, on ne supporte pas les bouffeuses de tarte au poil. Tout du moins le gouvernement, qui vient de décider, via l'Autorité du Développement du Média d'interdire Mass Effect sur son territoire.

Si le nom du bureau n'est pas sans vous rappeler ceux des bureaux chinois, c'est parce que Singapour vit au rythme d'une "démocratie autoritaire", comprenez par là que la même famille règne sur le pays depuis l'indépendance de 1965. Une sorte de monarchie ou de dictature déguisée qui apporte évidemment son lot de restrictions et de censure.

L'interdiction de Mass Effect n'est pas une surprise, et pas seulement à cause de la politique très ferme de l'Etat envers l'homosecualité. La pornographie est elle aussi interdite, quelle que soit son orientation, et les films contenant des scènes érotiques ou violentes tombent sous le coup d'une restriction artistique. Ainsi, à l'inverse de l'homosexualité, l'übersexuel Kratos a été interdit à Singapour pour sa paire de baigneuses presque nues dans God of War II. Aucune métaphore ici.

La république de Singapour est une région qui a connu l'une des plus fortes croissances de ces 40 dernières années, ainsi qu'une évolution remarquable sur le plan économique. Mais pas sur celui des mentalités.

Maudit gazon.

- Via - Titre dédicace à Nokiou, l'ami des bons mots -


Il suffira de deux balles...

Posté par Daisy le 08.11.07 à 11:47 | tags : politique et jeu vidéo

C'est une sorte de loi physique et morale, toute action entraîne une réaction. Giflez un enfant, il pleure. Offrez lui un joli nounours, il est content. Confisquez lui sa Playstation... Peut-être ouvrira-t-il des yeux curieux sur ce monde réel énivrant de beauté, ou peut-être tentera-t-il d'engager un tueur à gages pour vous trouer la peau.
Les jeux vidéos sont une passion, parents du monde, et il s'avére épineux parfois de s'interposer entre une âme et ce qui la fait vibrer.

Shannan Troiano, 35 ans, consultante financière, a un fils de 16 ans, Cory Ryder. Il est du genre plutôt turbulent, et pour ça, s'est fait privé de Playstation et de télé. C'est le genre de choses qui arrive assez souvent lorsqu'on a 16 ans. Ce qui arrive moins souvent, c'est que l'ado frustré claque la porte de sa chambre en gueulant "Je vais vous faire tuer".

Le doux parfum du meurtre avec préméditation qui imprègne cette phrase inquiéte quelque peu l'heureuse maman qui - en bonne consultante - se fait la reflexion que prudence était mère de sûreté. Elle prend donc la décision, certes étrange mais très 21e siècle, de piéger son engeance par le biais d'un flic en civil se faisant passer pour un tueur à gage.

Cory Ryder, emmené par la mère d'un copain en qui il avait confiance, rencontre le policier/tueur dans une chambre d'hôtel et lui offrit la camionette de son beau-père en compensation de la mise à mort de ses parents. "Il suffira de deux balles" explique-t-il.

Shannan Troiano, stressée à mort le temps de la rencontre, éclate en sanglots lorsqu'un agent de police lui confirme que Cory s'est fait arrêter et conduire au commissariat. Shannan sera témoin du procureur contre son propre fils. Cory l'abreuve de lettres d'amour mais la maman sait qu'il ne s'agit que de manipulation.
Elle voulait le faire juger dans un tribunal pour adultes afin qu'il n'écope pas seulement d'une sentence de 3 mois avant de rentrer tout sourire à la maison. Ce ne sera pas le cas.

Les jeux vidéos sont vraiment l'un des moindres problèmes de notre civilisation.

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Sony VS l'Eglise Anglicane : Le grand pardon

Posté par Dereck le 25.10.07 à 13:46 | tags : politique et jeu vidéo, sony, ps3, gaming société
La remise des BAFTA a vu Bioshock et Wii Sports récompensés, mais Resistance Fall of Man est reparti quant à lui les mains vides. Nominé aux British Academy of Film and Television Art, le jeu avait encore été la cible de pression de la part de l'Eglise Anglicane, refusant qu'il lui soit attribué une quelconque récompense. Selon les officiels, c'eut été cautionner la violence armée dont Resistance faisait montre dans l'enceinte d'un lieu de culte. Néanmoins, personne ne céda et roulèrent les BAFTA.

Retournement de situation. Suite à la publication du palmarès, le doyen de la paroisse de Manchester s'est décidé à pardonner Sony. "Je pense que d'importantes leçons ont été apprises. Nous pardonnons donc à Sony pour ce qu'ils ont fait, bien qu'ils pensent toujours n'avoir rien fait de mal" annonce-t-il à la BBC.

Je suis curieux de savoir quelle leçon. Apparemment pas celle qui rappelle aux hommes de foi que le pardon est inconditionnel. Cette déclaration, survenue juste après la l'échec relatif de Resistance, fait remonter des odeurs de cadavre. Si pardon il devait y avoir, cela aurait dû se faire dès le début de la polémique, pas après la "punition" des BAFTA. Histoire d''apparaître moins mesquin.

Une attitude parfaitement en phase avec cette doctrine où le patron change les homosexuels en statues de sel. Ceci explique cela.

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Sony VS l'Eglise Anglicane : Priez pour nous, pauvres gamers

Posté par Dereck le 08.10.07 à 15:36 | tags : politique et jeu vidéo, fps, gaming société, sony, ps3

Depuis des années déjà, je ne parle plus à Dieu. Probablement parce que j'ai décidé de ne plus croire à ce Père Noël pour adultes, à cette excuse philosopho-bidon pour que le premier imbécile venu justifie un meurtre ou des propos réactionnaires. Dieu n'est qu'un concept marketing qui comble les questions d'un monde en manque d'introspection à échelle humaine. De ce concept de copain imaginaire bienveillant mais colérique, découlent tout un tas de croyances colorées qui enfreignent leurs principes quotidiennement. Des sectes très populaires dont les fidèles seraient prêts à crever la gueule ouverte pour un bout de paradis.
Que ce soit dit, je n'aime pas la religion, ce n'est qu'une variante ouvertement propagandiste de la politique. Une variante dangereuse qui drape son corps boursouflé dans un linceul de morale.

Comme il est mauvais de mélanger amour et travail, il est tout aussi négatif de mélanger morale et business. Le feuilleton qui vit s'opposer Sony à l'Eglise Anglicane connait un nouveau rebondissement avec une plainte de l'Eglise contre Resistance Fall of Man au près du BAFTA. Le jeu a en effet été nominé aux British Academy of Film and Television Arts, et pourrait remporter un prix lors de la cérémonie du 23 octobre prochain.
L'Eglise veut donc que le BAFTA retire Resistance du palmarès, considérant que la nomination "retournait le couteau dans la plaie". Cela fait suite à la bataille juridique entre Sony et l'Eglise suite à sa plainte contre la désécration de la Cathédrale de Manchester dans le jeu. La farce aurait pu s'arrêter là, mais en plus de demander des compensations financières de la part de Sony, l'Eglise s'est permis de produire des commandements du jeu vidéo.

S'apercevant soudainement qu'elle avait offert de la publicité gratuite pour Sony, l'Eglise Anglicane se rend compte que la polémique a dynamisé les ventes. La nomination est considérée comme une insulte, mais elle n'est pourtant que la conséquence d'une campagne éthique maladroite et vénale. Le doyen Govender fulmine sans comprendre que sa "juste colère" n'est qu'un "caca nerveux" médiatisé.
Je pourrais poursuivre pendant des heures à caillasser tous ces gens qui se posent en experts de la morale propre sur elle, et pensent avoir un quelconque droit de venir imposer leur vision limitée dans des domaines qui les dépassent et dépassent leur autorité. Je pourrais, mais je pense que l'absurdité de la situation parle d'elle-même.

Quand on y pense, la moralité, c'est un peu comme le pastis
Dès qu'on la mélange à autre chose, ça vous colle nausée et gueule de bois.

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Jack Thompson se sent menacé par Grand Theft Auto IV

Posté par Dereck le 20.09.07 à 16:01 | tags : jack thompson, politique et jeu vidéo, gta, rockstar

L'apanage des grands mégalomanes boursouflés de complexes, c'est leur propension à se croire persécutés. Il y a toujours quelqu'un qui leur en veut, et de préférence un quelqu'un sur lequel ils n'ont aucune prise ou aucun pouvoir. De leur frustration nait un sentiment de persécution qui s'auto-alimente dans leurs délires de grandeur à la con. Un phénomène propre aux attention whores avides de médias, et qui s'est accentué avec la recrudescence de célébrités 2.0 dont le vulgus pecum se branle totalement.

Jack Thompson, le procureur de Miami, est une de ces personnes qui inspirent une proportion égale de pitié et de dégoût. Dès qu'un enfant tire sur un voisin, qu'un étudiant massacre ses camarades, qu'un personnage de jeu vidéo se laisse aller à la gayttitude, il sera là pour lever bien haut le bouclier de la moralité. Ou plutôt du bullshit.

Jack Thomspon, en se basant sur un article du Game Informer, a écrit une lettre à Rockstar/Take Two afin de faire retirer la toute première mission du jeu. Celle-ci se déroule pendant la petite heure de jeu accordée par Rockstar aux jouenalistes de Game Informer, trop contents de pouvoir parler de leur découverte exclusive.
Dans la mission concernée, on doit supprimer un avocat déclarant que le barreau défend le second amendement, l'accès libre aux armes. A son speech, il ajouterait même que "Les armes ne tuent pas les gens, ce sont les jeux vidéo qui le font". Jacko se sent donc directement visé et pense que cette partie du jeu pourrait "menacer son intégrité physique" et demande à Rockstar de retirer cette partie, avant ce vendredi après-midi. Rien que ça.

C'est amusant, sa plainte déposée en Floride survient pendant sa période de probation auprès du barreau et viole l'accord passé avec Take Two en avril. Sans oublier que le premier amendement, la liberté d'expression, comprend le droit à la parodie.

Encore un futur échec pour Jacko.
"Ce ne sont pas les jeux vidéo qui tuent la crédibilité de Jack Thompson, c'est lui qui le fait de lui-même"

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Massacre de Virginia Tech : Les jeux vidéo blanchis

Posté par Dereck le 04.09.07 à 14:49 | tags : politique et jeu vidéo, jack thompson

Le Gouverneur Tim Kaine de Virginie a publié le rapport définitif sur le massacre de Virginia Tech du 16 avril dernier, qui a vu Seung Hui Cho tuer 30 élèves et deux professeurs, avant de retourner son arme contre lui-même. Onze chapitres et quatorze annexes pour comprendre et analyser aussi bien la tragédie que le contexte. Cela comprend la question des armes sur le campus, mais aussi de la santé mentale de Seung Hui Cho.

D'après le rapport, il n'aurait joué dans son enfance qu'à des jeux du type Sonic et ses colocataires précisent qu'ils ne l'ont jamais vu jouer, ce qu'ils trouvaient étrange. De même, les softs auxquels il aurait joué auparavant n'auraient pas été ni des jeux violents, ni des jeux de guerre.

Le rapport conclue que plus de vies auraient pu être épargnées si les autorités avaient réagi plus tôt. La Vidéo de Seung Hui Cho, envoyé en guise de testament à NBC, dans laquelle il déclare être le défenseur des faibles face aux riches et aux débauchés, ne laisse pourtant aucun doute sur ses intentions.

Toutefois, le Gouverneur précise que l'heure n'est pas aux reproches mais à la prévention de tragédies futures.

Il est d'ailleurs à noter que certains professeurs et associations de parents débiles avaient fait du lobbying pendant le mois d'août afin d'obtenir de Virginia Tech la possibilité de porter des armes sur soi, dans des holsters ou dans son sac. "Pour se protéger au cas où"
Ce à quoi le Gouverneur et d'autres associations de parents raisonnables avaient répondu que l'escalade armée était la dernière chose à faire. Quelques paroles de bon sens dans un pays qui se pose les mauvaises questions sur la sécurité des personnes. Il est évident que la racine du problème réside dans la constitution et l'accès aux armes pour tout citoyen américain, que ce droit est archaïque, qu'il n'est qu'un vestige d'une nation en guerre, inadapté à un contexte contemporain où les mentalités ont bien changé.

Et pourtant. Aussi énorme que soit l'évidence, ils se contenteront de serrer les dents jusqu'au prochain.

Maintenant que les conclusions officielles des experts et psychologues one été publiées, c'est Jack Thompson qui doit se mordre les couilles. Jacko s'était rué sur les caméras de FOX News pour nous sortir son laïus habituel sur GTA et tous ces jeux violents qui gangrènent les esprits sains. Encore un qui évite la question des armes à feu confiées aux esprits malsains. Les jeux vido sont lavés de tout soupçon, mais on hésite encore à nommer un coupable, un responsable. Une véritable cause.

Ce rapport apporte des réponses, des clés qui permettront peut-être de libérer la rancoeur des familles, et, qui sait, de leur permettre enfin de faire leur deuil.

- Via et Via -

Comment mal porter son nom : Common Sense Media contre Manhunt 2

Posté par Dereck le 03.09.07 à 16:49 | tags : rockstar, politique et jeu vidéo, manhunt

Common Sense Media est une association à but non-lucratif, une association de parents qui se fait fort de donner de bonnes leçons, faisant appel au bon sens de leurs lecteurs. Ce sont des gens qui ont une vision du marché vidéoludique pertinente, en témoignent leurs articles clamant "Jouer aux jeux vidéo violents compte pour 13 à 22% d'augmentation dans le comportement vilent des ados, contre 14% d'augmentation du cancer du poumon provenant de la cigarette".
Vous admirerez l'intelligence avec laquelle ils comparent ce qui est comparable, à quel point leurs arguments retranscrivent une compréhension étendue du média qu'ils critiquent.


Pas de doute possible, nous sommes encore chez des imbéciles redresseurs de torts. Leur derniers couinements ont été provoqués par la révision du classement Adult Only de Manhunt 2 vers un smple "Mature" par l'ESRB. Celà donne ainsi un éventuel feu vert à l'éditeur pour se faire distribuer et accepter par les constructeurs hypocrites-couille-molle genre Nintendo qui lui avaient tourné le dos quelques mois auparavant. Rockstar avait d'ailleurs déclaré, lors l'annonce de la nouvelle date de sortie du jeu, le 31 octobre, que le contenu avait été revu à la baisse, moins gore et moins choquant.
En toute logique, on en déduit que l'ESRB a reclassé Manhunt 2 après un nouveau test de cette version light.


Cela ne suffit pourtant pas à Common Sense Media qui remet l'autorité de l'ESRB en doute, se plaignant d'un manque de transparence vis-à-vis des changements et de sa décision. L'association, par extension, semble vouloir que l'interdiction de Manhunt 2 soit maintenue. Ou la fin des jeux violents. Ou que sait-on encore, tant que ça provoque des petits remous indignés dans l'opinion publique. Le tout, en parlant du jeu par ouï-dire, enchaînant les affirmations sans jamais avoir vu le produit par soi-même. Navrant de crétinisme puritain.


Ce que Common Sense Media oublie dans son aveuglement moraliste, c'est la portée du classement "Mature". Bien qu'Adult Only ne rende le jeu accessible que pour ceux dont l'âge dépasse 18 ans, Mature est accessible à ceux qui ont 17 ans. Quelle victoire sur l'audience-cible. Un an. Dans un cas comme dans l'autre, on n'en est plus au simple ado, mais au jeune adulte.
Plutôt que de cibler les éditeurs, Common Sense Media devrait plutôt se préoccuper des parents, car quiconque donne accès à un jeu dit violent à un enfant pour lequel un organisme de classification a émis une reserve n'est qu'un parent inepte.


Et les associations de parents qui n'ont pas encore compris cela sont tout aussi ineptes. Common Sense Media en est une. Plutôt que de dire que les jeux violents détruisent les adolescents, il vaudrait mieux se demander si ce ne sont pas des parents incompétents qui sont responsables de cette violence par leur négligence, leur manque d'écoute et leur démission dans l'éducation de leurs enfants. Les parents réclament des explications de la part de l'ESRB. Mais qui demandera des comptes à ces mêmes parents le jour où leur rejeton fera sa première garde à vue ? Pourquoi la critique n'aurait-elle qu'un seul sens ?


Encore un jour où des imbéciles pensent pouvoir blâmer quelqu'un d'autre pour leurs erreurs.
A quand l'âge adulte pour ces adultes-là ?


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Ground Truth : La Sécurité du Territoire américain se lance dans le gaming

Posté par Dereck le 03.09.07 à 13:53 | tags : industrie, indépendant, politique et jeu vidéo

Forte d'un projet de 600.000$, la sécurité du territoire américain a financé un jeu nommé Ground Truth, destiné à former les citoyens dans le but de faire face aux catastrophes naturelles et aux attaques terroristes. Le jeu a pour ambition d'inculquer aux joueurs la meilleure façon de réagir avec intelligence et rationalisme à des évènements graves. Cela permettrait, dans la réalité et face à l'adversité, de minimiser les pertes humaines.

Bien que jeu expérimental pour le moment, Ground Truth pourrait devenir un support d'entraînement concret, distribué commercialement. Donna Djordjevich, Développeur au Laboratoire National de Sandia déclare que pour être crédible, le jeu doit déjà être attrayant, comme peuvent l'être les jeux sur PS3 ou 360. Pas facile à envisager au vu des premiers screens.

D. Djordjevich ajoute que Ground Truth est "une sandobox. Ils [les joueurs] peuvent y jouer et se dire qu'une idée n'a pas fonctionné, mais je préfère qu'ils fassent l'erreur dans le jeu vidéo plutôt que dans la réalité". De même, selon elle, Ground Truth est plus à considérer comme "une plateforme interactive créée pour préparer les preneurs de décision et les premiers secours devant gérer des armes de destruction massive ou d'effet de masse dans des zones urbanisées."

Plus soucieuse du réalisme que des jolis effets de bloom, l'équipe préfère ainsi intégrer des réponses et réactions provenant de vrais intervenants et secouristes, qui agirons en fonction de vos recommandations. Le développement n'a commencé qu'en octobre et se prononcer maintenant serait évidemment prématuré. Il n'empêche qu'au-delà des graphismes faiblards, si ce jeu de stratégie temps réel parvient à atteindre ses objectifs, il s'avèrerait être un outil de prédilection pour la gestion de futures crises.

Malgré l'optimisme que peut susciter ce projet, visant à épargner des vies lors de tels drames, il n'en demeure pas moins qu'il porte sur lui les stigmates d'une Amérique blessée dans son orgueil de superpuissance, en proie à la paranoïa d'un nouveau 11 septembre. Ground Truth sera-til donc une soupape sécurisante ou une autre marche dans l'escalade sécuritaire

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Resident Evil 5 attaqué pour racisme, ça devait bien arriver

Posté par Daisy le 02.08.07 à 16:05 | tags : resident evil, politique et jeu vidéo, capcom

Il fallait bien que quelqu'un lance la première grenade : Black Looks, blog de femmes Afro-américaines qui n'ont aucune connaissance de l'histoire ou l'univers de Resident Evil, s'est déclaré choqué hier par un trailer qui montre "un homme blanc en habits militaires qui tue des hordes d'hommes noirs pour sauver l'humanité". Ne montez pas trop vite au créneau, ce ne sont pas des gameuses et oui, leur vision des choses est étroite et inculte : personne ne s'était levé il y a trois ans lorsque Léon explosait des hordes d'espagnols. La carte raciale n'y était pas aussi simple à jouer.

Tout joueur ou joueuse (il y en a) de Resident Evil a depuis longtemps intégré que les créatures du jeu, malgré leur condition antropomorphe, n'ont plus rien d'humain, et le soft lui-même a toujours pris soin de bien mettre en exergue cet état de fait. D'ailleurs, en y pensant, on ne tue jamais le moindre être humain dans ce jeu, tous les boss "humains" de la série ont toujours un virus en eux et une protubérance mortelle qui sort d'un endroit incongru.

Personnellement, j'avais surtout été troublée dans les premières images par la réalisation moche et anguleuse des visages des villageois, qui avaient vraiment quelque chose de simiesque et me mettaient mal à l'aise. C'est là que je me suis dit que quelqu'un allait gueuler et n'aurait pas forcément tort. Depuis, les graphismes se sont beaucoup affinées et les villageois ressemblent à de vrais gens. Ce qui dans mon esprit était synonyme d'un plus grand respect ethnique, vrai ?

Faux. Le reproche de Black Looks est symbolique. En regardant un trailer ou les habitants d'un village africain sont bien réalisés et se mettent à agiter des machettes pour découper Chris Redfield, les rédactrices du blog craquent leurs bretelles et parlent de provocation raciale. C'est léger, surtout que tout ça est programmé par une bande de bridés tout jaunes à l'autre bout du monde, ce qui à priori les exclut d'une pseudo confrontation "blanc-noir". Si les choses en était restées là, l'intervention de Black Looks serait resté l'un des rares bullshitages un peu légitimes.

Mais non. Sur le billet d'hier, de nombreux gamers - cette communauté aimante et intelligente qui partage nos passions et nos chips - ont débarqué pour insulter Kym Platt, l'auteure de la notule incriminée. Morceaux choisis :

"La gérante de ce blog est une pute raciste. Stupide salope. C'est un jeu à propos de Zombies en Afrique, vous attendiez que les Zombies soit chinois ? Supide pute noire qui joue la victime raciale, comme d'habitude. Retourne dans les champs de coton, sale négresse. Va te faire foutre et meurs !"

 

Voilà. Une ordure aux idées qui puent vomit sa pensée nauséabonde sur un blog et fout en l'air des efforts qui auraient pu être fait pour clarifier la situation d'un jeu potentiellement sensible. La réponse de Black Looks tombe ensuite dans la misère intellectuelle, en comparant les joueurs de RE5 à des tueurs de lycée. D'une interrogation épineuse, l'affaire est devenue lamentable. Sur fond de racisme latent, s'étalent alors la bêtise, le mépris et l'incompréhension de tout le monde envers tout le monde.

Est-ce aux jeux vidéos de prendre des pincettes ? Non, je ne le pense pas, il s'agit d'un produit culturel, pas de politique. Ce que cette histoire me semble surtout souligner, c'est qu'en tant que gamer, avant de râler et de sauter à la gorge du premier criticard venu, on n'oubliera pas de passer une seconde de son côté de la barrière, juste histoire de s'assurer d'être dans le bon camp.


Georges W Bush et tous ceux qui étaient mieux

Posté par Daisy le 10.07.07 à 10:34 | tags : politique et jeu vidéo, 10h34, pause café

Martin Von BurenPetit jeu stupide qui dépasse nos frontières : combien de présidents américains des deux derniers siècles connais-tu ?

Il y a ceux sur les billets, celui qui jouait du saxo dans à la stagiaire, et ceux qui n'aiment pas beaucoup l'Irak. Mais ensuite ?

Martin Van Buren ?! Un président américain ? N'importe quoi, c'est le nom d'un comte vampire de Castlevania.

Indice jaune aux yeux globuleux.


Les quatre nouveaux commandements de l'Eglise Anglicane

Posté par Dereck le 09.07.07 à 16:27 | tags : fps, politique et jeu vidéo, ps3, gaming société, sony

Read The Fucking Manual !Bien que Sony se soit encore excusé sans conditions, l'Eglise Anglicane a de nouveau refusé la médiation, rappelant qu'elle attendait plutôt un retrait du jeu Resistance Fall of Man et un dédommagement en espèces sonnantes et trébuchantes. Le Times a relayé en complément quatre commandements émis par l'Eglise, à destination de l'industrie vidéoludique.

1. Respectez nos lieux sacrés, comme lieux de prière, dévotion, apprentissage et héritage
2. Ne croyez pas que l'intérieur des lieux de culte n'est pas soumis au Copyright
3. Demandez une permission de la part des chefs religieux, responsables des intérieurs des bâtiments que vous voulez dupliquer
4. Soutenez le travail de ceux qui luttent contre le crime à main armé, et ceux qui oeuvrent pour la résolution des conflits

Malgré l'échec cuisant des 10 commandements avec lesquels Moïse est venu faire chier le monde dispenser les mots de sagesse prodigués par Dieu, l'Eglise Anglicane espère pourtant que les développeurs de jeux suivent les siens. Déjà que "tu ne tueras point" n'a pas eu beaucoup de succès pendant les croisades, ni maintenant en Irak, je ne suis pas sûr de l'impact de ces nouvelles directives.

Le Doyen Govender de Manchester est attristé par la prise de position de tous ceux qui ont défendu l'utilisation de "sa" cathédrale dans Resistance Fall of Man. Il aimerait aussi que les développeurs évitent autant que possible la production de jeux violents. Mais quid des films, des informations télévisuelles et de tous les médias représentant la violence au quotidien ou fantasmée ? L'Eglise Anglicane se concentre sur les jeux vidéo, mais sa pensée est potentiellement dangereuse si elle s'étend à d'autres domaines. En effet, sous couvert de bonnes intentions, c'est la catharsis que l'on cherche à neutraliser.

Notre société a besoin de la catharsis pour expulser toutes ses pulsions destructrices. Si on la prive de cette soupape, elle ne pourra plus micro-exploser par épisodes, et ne risque qu'une chose, l'implosion, l'effondrement. Les tragédiens grecs l'avaient compris et théorisés pendant l'Antiquité. Aristote en avait traité dans La Poétique, tout aussi bien que dans la Politique. C'est une démarche nécessaire, qui s'opèrait à travers l'Art et se poursuit aujourd'hui dans les médias.

Pourquoi, au 21e siècle, oublie-t-on les préceptes de ceux qui ont inventé le concept de démocratie ? Derrière une banale bataille juridique, le procès d'intentions, se dissimulent des idées réactionnaires qui vont à l'encontre de n'importe quelle analyse intelligente de notre société.

D'un autre côté, vous attendiez quelque chose de la part d'une religion ?

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Flash Wateufeuk : Les squelettes de WoW bannis de Chine

Posté par Dereck le 09.07.07 à 14:46 | tags : politique et jeu vidéo, pc, mmorpg, wow, gaming société

La minute philosophique

Cachez ces ossements que je ne saurais voir. Le gouvernement a demandé à l'entreprise The9, distributeur et opérateur de World of Warcraft en Chine, de retirer les squelettes du jeu, ainsi que de remplacer les cadavres de joueurs tombés au combat par des tombes.

Il semblerait donc que Hu Jintao, le Président Chinois, ait demandé d'entamer une action auprès du Ministère de la Culture. La demande stipulait que les squelettes, afin de devenir acceptable, devraient être recouverts de chair. D'autres aimables sac d'os ont déjà subi le même sort auparavant, comme ceux du jeu de cartes Magic, édité par Wizards of the Coast.

Ne blâmons pas le gouvernement chinois, tout cela a une explication très simple. Culturellement, on a un problème avec la mort dans ce pays. Vous voyez, on ne dit pas "exécution sommaire de prisonniers politiques dans l'irrespect total des droits de l'homme", on dit "rééducation harmonieuse de dissidents".

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Jack Thompson est-il fou ?

Posté par Dereck le 06.07.07 à 12:49 | tags : politique et jeu vidéo, jack thompson, gaming société

Tu-bu-bu-du-bu-du-bu-du...

No shit, Sherlock. Après la somme incroyable d'esclandres et toutes ses actions en justice abusives, ses lois rédigées à la hâte et ses déclarations publiques incongrues, Jack Thomspon, le procureur de Miami qui avait juré la perte de Rockstar Games/Take Two se fait taper sur les doigts. On s'attendait à un bon coup de parpaing en travers de la tronche, mais ce sera en fait un petit passage chez le psy dont il écope.

Le Barreau de Floride vient de proposer à Jack Thompson un test psychologique, ansi qu'une mise à l'épreuve de 3 mois. La démarche vient directement de la cour suprême de Floride. Dans l'échange de mails, transmis par Jacko à Game Politics, quelques éléments supplémentaires viennent éclairer la situation :

"La médiation a échoué aujourd'hui, parce qu'il n'y en avait pas... Madame Tuma [du barreau de Floride] n'a pas bougé de sa demande [de suspension] d'un iota, pas d'un pouce, mais elle a au contraire durci sa requête en demandant que Thompson suive une batterie de test psychologiques, comme partie intégrante du fabuleux marché que le barreau lui offrait...

La dernière requête de Madame Tuma au cours de la médiation était une suspension de 91 jours, et elle commencé puis fini avec ça plus un divan. C'est de la mauvaise foi..."

Toute personne est innocente, jusqu'à ce qu'elle soit reconnue coupable, certes. Mais ça fait déjà des mois que tout le monde sait qu'il ya quelque chose de pourri au royaume cérébral de Jacko.
S'il est suspendu défnitivement suite aux tests, il faudra s'attendre à un délire de persécution de la part de notre drama king juridique préféré.

Il trouvera peut-être le moyen de dire qu'on veut le faire taire, que c'est un complot organisé par l'industrie du jeu vidéo, Rockstar et les juifs. Oui, eux aussi. C'est évident, voyons. Mais seulement si vous êtes un neurone de Jack Thompson.

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Forza 2 and the sad sappy suckers...

Posté par Daisy le 05.07.07 à 15:41 | tags : microsoft, politique et jeu vidéo, xbox 360

C'est un Dereck extasié qui vous avait fait partager son amour de l'éditeur graphique de Forza 2, et que j'ai vu de mes yeux lutter pour peindre un catcheur étoilé sur le capot de sa caisse en collant des dizaines de formes vectorielles les unes sur les autres. Mais il fallait bien qu'à un moment ou un autre, quelqu'un foute en l'air le fun de cet éditeur.

Forza 2 racism

L'image circule depuis un moment sur le XBox live, tandis que le développeur Turn 10 se débrouille tant qu'il peut pour éviter ce genre de débordements et invite à la délation positive. Evidemment, cette caisse viole les conditions d'utilisation du jeu et selon toute vraisemblance, devrait se faire bannir assez rapidement. Cette image est triste et importante à la fois, parce qu'elle montre, si besoin était encore, la ténacité d'idées puantes même au sein d'une population jeune, riche, et "créative".

Petit maître à penser de la merde.En fait, après avoir banni l'utilisateur, peut-être faudrait-il conserver la voiture et lui donner une place spéciale sur la boutique de vente en ligne, comme un pièce du musée de la honte, juste histoire de montrer au monde, et aux gens dont le racisme fait encore partie du quotidien (bonjour, gamers d'Afrique du Sud), que Forza 2 ne cachera pas de racistes en son sein, ni ne les effacera comme si de rien n'était, mais bien que le soft pointera leurs faces du doigt.

Le bon truc avec cette image, c'est que les statistiques pourries et la rareté du véhicule s'appliquent aussi aux intellects nécrosés de son auteur et de ses potes.

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Familles de France contre Second Life : Dans le cul, Lulu

Posté par Dereck le 04.07.07 à 16:25 | tags : second life, politique et jeu vidéo, gaming société

A tous les coups l'on foire

Le juge s'est prononcé lors de sa décision en délibéré du 2 juillet dernier, dans l'affaire opposant Familles de France face à Linden Labs et aux fournisseurs d'accès Internet français. La demande d'encadrement et de contrôle a été rejetée par le juge, obligeant en revanche les plaignants à reverser 4.700€ de frais de procédure à Linden Labs et à l'association des FAI.

Jusqu'à la prochaineLe magistrat Emmanuel Binoche louez son nom a déclaré que l'association ne produisait aucune preuve sur l'existence des problèmes qu'elle soulignait. Cela comprenait, la pornographie, la scatologie, la zoophilie et j'en passe. Les captures d'écrans sous constat d'huisser avaient déjà été rejetées le 20 juin dernier. Je cite le juge : "Les associations demanderesses ne sont pas en mesure de justifier de la réalisation effective d'un trouble grave à caractère manifestement illicite et d'un risque de dommage imminent pouvant affecter les mineurs".

Linden Labs s'en est sorti en précisant que la loi française ne pouvait s'appliquer à Second Life, tout en mettant en doute l'impartialité du constat d'huisser. Ce n'est pas la manière propre, mais ils sont américains, ne l'oubliez pas. Chez eux, les procès sentent plus le fécès que le linge propre.

C'est un autre coup dur pour Familles de France et pour l'Union départementale des associations familiales de l'Ardèche, son alliée dans le procès. Leur crédibilité vient encore de se faire souffleter. De l'argent gaspillé, du temps gâché, des orgueils malmenés, mais toujours pas l'ombre d'une collaboration constructive pour tabler intelligemment sur les éventuels problèmes liés à Second Life et à l'accès des mineurs.

Je vous avais dit que c'était une utopie.

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Dark Sector sur la sellette : L'ESRB s'en va-t-en guerre

Posté par Daisy le 27.06.07 à 14:38 | tags : meurs en enfer, politique et jeu vidéo, industrie

 On a tous dit ça un jour après un meurtre

Les webzines Gaming Today et Destructoid ont une nouvelle histoire hilarante à nous raconter : alors que la bataille de Manhunt 2 s'achève et que, déjà, les corbacs viennent se partager les restes, voilà que l'ESRB, l'Entertainment Software Rating Boards, vient de les sommer de retirer deux bandes annonces de Dark Sector, un jeu de D3 Publisher. Leur "contenu excessif ou offensif" j'apprécie particulière le "ou" s'est révélé trop violent pour l'organisme... alors qu'il s'est écoulé respectivement 6 mois et 3 mois depuis leur publication en ligne.

Ces bande-annonces montrent un héros armé d'un boomerang à pointes tailler en pièces détachées des... gros sados-masos, des "troupes d'élite lambda no.16" et lézards vêtus de toges grecques. Je pense que c'est l'évocation d'un lézard homosexuel, et donc la sauvagerie induite par un égorgement zoophile pédéraste, au moins égale à celle d'un chat micro-ondé, qui a joué dans ce cas. Mais l'ESRB dit que non.
En tout cas, le communiqué, tiré d'une déclaration de presse de sa président Patricia Vance et choisit comme réponse aux interrogations légitimes des sites mentionnés, dit que non. Sans se mouiller des cette affaire spécifique, il statue que "les éditeurs de jeu doivent s'assurer de l'existence de portails d'âge sur les sites tiers qui diffusent des bandes annonces de jeux Mature. Si un site tiers insiste pour diffuser une telle bande annonce sans le placer derrière un portail d'âge, nos services demanderont à l'éditeur de demander le retrait de la bande-annonce, où sa modification."

Cette sensation s'appelle OWNEDLe portail d'âge, c'est ce truc qui vous demande si vous êtes majeur à l'entrée de n'importe quel site sexe ou gore, et que le CSA nous demandera d'installer à la seconde même où quelqu'un leur enverra une liste de titres de Dereck. Gaming Today explique qu'ils avaient en évidemment placé un et on les croit bien volontiers, puisque ce type de protections est à l'entrée de toutes leurs autres bandes annonces classées Mature. Et bien alors, qu'est ce qui vous prend, à l'ESRB ?

"Cependant, même la présence d'un portail d'âge ne permet pas à l'éditeur de mettre n'importe quel contenu dans sa bande-annonce. Toutes les bandes-annonces doivent se conformer aux principes de l'ARC, qui interdit la diffusion d'un contenu excessivement violent ou de tout contenu qui pourrait causer une offense sérieuse au consommateur moyen."

J'aime bien le "consommateur" ici. On n'est pas entre gamers, entre passionnés, on est entre "consommateurs moyens" qui se retrouvont tous par un hasard moyen sur un webzine de jeux vidéos, sur la page destinée à un soft de SF un peu sanglant. Exactement la même chose que de tomber sur l'affiche de Saw 3 bourrée de doigts tranchés dans le métro à 7 heures du matin, n'est ce pas ?

Pourtant, malgré le portail d'âge et la violence incommensurable faite à tous nos cerveaux moyens, l'ESRB n'a pas jugé utile de demander à l'éditeur D3 de retirer la bande-annonce incriminée du site officiel du jeu. On nage en plein dans l'imbécilité bureaucratique de quelques censeurs mal léchés qui veulent nous montrer la taille de leur pénis après avoir n'avoir rencontré aucune résistance sur l'interdiction de Manhunt 2. Et bien, on les a vu : elles sont petites.

- Via et Via - Merci à Dereck pour les illustrations -


Manhunt 2 repoussé : Feu, huile, mode d'emploi

Posté par Dereck le 26.06.07 à 15:45 | tags : politique et jeu vidéo, rockstar, gta, manhunt, meurs en enfer

Comme une odeur de déjà entenduTake Two a décidé de repousser la sortie de Manhunt 2, pour des raisons situées entre bullshit et finances. Bien que l'éditeur affirme qu'il va continuer à défendre ce jeu pour le salut de la liberté d'epression et de la créativité, cela ne l'empêche pas de baisser son pantalon et de stopper ses plans de distribution à cause des désistements couards de Nintendo et Sony.

Si cela ne suffisait pas au ridicule de la situation, le National Institute on Media and the Family, une organisation de recherche qui se targue d'être "la plus respectée au monde" (sic) concernant l'influence des médias sur les enfants, ajoute son grain de sel. Selon l'institut, ce retrait de la part de Take Two est "une victoire pour les parents et les enfants".

Que n'ont-ils pas compris dans le concept du classement ADULT ONLY ? ADULT. ONLY. Manhunt 2 se retrouvait quasiment mis en quarantaine par ce classement ne le rendant accessible à la vente qu'aux adultes. Et quand bien même il aurait été classé Mature, il n'aurait été disponible que pour les plus de 17 ans, malgré sa présence sur les étalages.

Ca en devient presque fatiguant de devoir faire comprendre à ces organismes de bénis-oui-oui qu'il n'y a aucune victoire dans cette affaire. Pas pour les enfants, qui de toutes façons n'auraient jamais eu accès à ce jeu si les parents avaient fait leur travail. Ils sont même totalement étrangers à ce qui se joue au-dessus d'eux. On ne fait que les utiliser pour donner du crédit à une déclaration qui roule des pelles aux idées qui puent de la gueule.

Le retour du chevalier blancToujours plus loin dans le crétinisme, l'institut espère que Take Two tirera des leçons de sa mésaventure et prendra les mesures nécessaires pour rendre ses futurs jeux, dont GTA IV, appropriés aux gamers et aux familles. Encore une licence clairement déstinée aux adultes que l'on voudrait assagir pour que n'importe quel enfant puisse y avoir accès ? Dans son concept même, GTA ne s'adresse pas aux plus jeunes. Ou touche à l'absurdité.

Je suis las de constater que ces parents soit-disants aware sont encore incapables d'assimiler les notions de public cible, de divertissement pour adultes, de restriction parentale. Tant que le jeu vidéo sera considéré comme un loisir exclusivement reservé aux enfants, ces déclarations se multiplieront. Cela devient d'autant plus ridicule que l'institut reconnait que les technologies ont évoluées ainsi que les médias. Pourquoi donc faire abstraction de ses nouveaux enjeux ?

La nature du monde vidéoludique a évoluée pour se diversifier et chercher à plaire aux joueurs occasionnels, aux femmes, tout comme aux gamers avides de gore. Pourquoi alors le regard des associations de parents, reste-t-il figé sur une conception 80's du jeu, celle de deux gamins défoncés aux BN et au Banga qui passaient leur après-midi devant Super Mario ?

Le jeu vidéo a évolué, ses enjeux, son marché et ses cibles aussi.
Il serait vraiment temps de prendre le train en marche.

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