Fil d'actu : politique et jeu vidéo  De par son potentiel médiatique, le jeu vidéo se trouve indiqué lorsqu'il s'agit de communiquer sur le terrain politique. L'armée américaine promeut son action avec America's Army, la police anglaise explique l'éducation civique et l'église n'est pas en reste avec Left Behind.
Tecmo et son Président, Yoshimi Yasuda, vont se faire fesser par une justice aveugle mais pas sourde. Tomonobu Itagaki, Game Designer/Producteur de Dead or Alive et des derniers Ninja Gaiden, avait démissionné début juin pour se jeter à corps perdu dans une bataille légale avec son employeur. Il réclamait des bonus impayés, ainsi que des dommages et intérêts s'élevant à 148 millions de yens, soit environ 872.000€.
Les primes versées en cas de succès commercial sont au centre du débat, mais c'est tout le système Tecmo qu'Itagaki s'apprête à déboulonner. Le 16 juin dernier, Tecmo et le plaignant ont présenté des contrats très différents, l'un précisant des bonus, l'autre pas. Devinez lequel. Ce sont 6,66% des bénéfices récoltés qui échappaient à la Team Ninja, répartis selon leur ancienneté.
Pour soutenir sa thèse et décrédibiliser Yasuda, Itagaki vient d'apporter de nouvelles pièces au dossier. Yoshifuru Okamoto, le producteur de Ninja Gaiden II s'est allié à lui en fournissant un entretien enregistré à l'insu du Président de Tecmo en janvier dernier. Okamoto explique qu'il avait de bonnes raisons pour se protéger, Yasuda l'ayant harcelé moralement.
L'enregistrement est édifiant, confirme les bonus votés par le conseil d'administration avant la prise de fonction de Yasuda, et surtout le discrédite sur sa dernière déposition. Il avait nié avoir taxé Itagaki de rapiat, mais on l'entend clairement le dire à Okamoto. Un point.
Ces nouveaux éléments contredisent Yoshimi Yasuda qui expliquait que les bénéfices ne reposaient que sur la décision du président précédent et devenaient caducs avec lui. Adoptés par le conseil d'administration, ils perdurent et mettent Tecmo en défaut. Deux points.
Il avait aussi déclaré qu'il n'avait jamais été promis de bonus, ce que le contrat de Dead or Alive 4 en date de mars 2005 et la confirmation de l'enregistrement invalident. Trois points.
La partie civile bâtit une thèse graduellement inattaquable, nourrie par des preuves écrites et sonores irréfutables. Itagaki en a d'ailleurs augmenté le montant des dommages et intérêts, évalués maintenant à 966.000€. Il garde d'autres atouts dans ses manches et n'hésite pas à le faire savoir. "Je suis prêt à révéler cette preuve, quand le besoin s'en fera sentir, pour le bien d'une justice supérieure"
Le vainqueur des testicules d'acier pour cette cérémonie des Badass 2008 est : Tomonobu Itagaki.
- Via -


La Sénatrice du Connecticut Gayle Slossberg a déclaré lors d'une conférence de Presse au Capitole qu'elle avait un problème avec GTA IV. Le New Haven Advocate rapporte qu'elle voudrait confirmation d'une éventuelle scène de viol dans Grand Theft Auto IV, mais elle n'arrive pas à ce niveau dans le jeu. En réalité, elle n'a jamais joué à GTA IV, mais voudrait protéger la jeunesse contre la mauvaise influence de tels jeux avec un meilleur étiquetage et plus d'avertissements, sans pour autant être sure ce qui devrait y être inscrit. Je cite : "Je veux dire, qu'est-ce qu'il devrait y avoir d'écrit ? "Ce jeu va faire de vous un sociopathe" ?"
Le doux parfum caractéristique qu'exsudent les politiciens ineptes et opportunistes vous chatouille déjà les narines, pire, il vous agresse les naseaux.
De son côté, le New Haven Advocate stipule que 4 sur 5 des "gamer geeks" réfutent la présence d'une quelconque scène de viol. Evidemment Sherlock, il n'y en a pas. Il faut d'ailleurs savoir qu'aux Etats-Unis, GTA IV comporte déjà une étiquette. "Game Rated M due to Intense Violence, Blood, Strong Language, Strong Sexual Content, Partial Nudity, Use of Drugs and Alcohol" Difficile de faire plus explicite dans la description du contenu.
La Sénatrice Gayle Slossberg a un problème, en effet. Elle est complètement stupide. Vous pouvez d'ailleurs le lui dire vous aussi en lui envoyant un mail de votre composition.
Elle va a-do-rer sa nouvelle popularité.
- Via et Via - La Page officielle de la Sénatrice Slossberg -


C'est en tout cas ce que le site Leftique, spécialiste des habits pour sympathisants du parti Démocrate semble dire. Nous nous garderons ici d'afficher nos opinions politiques, mais il faut reconnaître que le slogan et l'idée sont astucieusement trouvés. Pendant que Clinton sombre dans une Warp Zone et que l'électorat de McCain se trouve dans un autre château, Obama gagne du terrain dans la course à la sympathie. It's-a lui, le candidat populaire. 
Ceux qui résistaient encore à l'Obamania ont peut-être enfin une raison de céder. Rapidement. Parce que Nintendo risque de ne pas apprécier la politisation de ses mycoses.
- Via - Elections américaines et Jeu Vidéo sur Flu le Mag -





Une fois n'est pas coutume, nous allons parler politique intérieure. Depuis que Chamboul' est né, vous remarquerez que les frondes contre la gauche en carton et les frasques de l'über-chtibonhomme sont restées aux portes du temple. Toujours habilement redirigées vers le blog politique où, dans les commentaires, les gauchos bas du front et les UMPistes furtifs étouffent la rhétorique jusqu'au Godwin. Lolla, si tu nous lis...
Aujourd'hui donc, c'est de la commission Olivennes et de l'HADOPI que je vais vous parler. Depuis le début de sa formation, tous les utilisateurs du web plus ou moins informés savent que ce projet est une mascarade, un simulacre de concertation où les intêréts des majors et réseaux de distributions seront préservés au détriment de l'individu consommateur, celui qu'on a totalement oublié dans le processus.
Riche idée d'avoir mandaté Olivennes, PDG de la FNAC de 2003 à mars 2008. C'est ce même humaniste qui a écrit en 2007 un livre nommé "La gratuité, c'est le vol : Quand le piratage tue la culture" aux Editions Grasset & Fasquelle. Avec cette menalité là, à quoi s'attendait-on ?
Nous ne sommes vus que comme des voleurs potentiels. Une tautologie du doute s'est installée, sournoisement, et l'on se garde bien de nous en parler ouvertement. Pendant que la populace caquète sur la potiche du Président, elle ne sent pas les fers se reserrer sur ses chevilles.
En voulant taper sur les doigts des vilains casual-pirates qui téléchargent sur E-Mule, BitTorrent et autres plateformes P2P, c'est tous les mécanismes du web que ces braves gens veulent contrôler. Suivant une logique du tout-répressif, on scrutera vos masses de données transférées, et si vous n'adhérez pas à la checklist du bon citoyen web, le couperet tombera. Oubliez vos droits, vous n'aurez que des devoirs. La CNIL a déjà baissé son pantalon, la loi "Informatique et Liberté" se faisant court-circuiter sur de nombreux points par les textes à venir. Organisme fantoche, il a rendu les armes
Incapable de contrôler l'inondation, la commission préfère couper le robinet. Des solutions archaïques sorties d'esprits cupides et stupides. Comment aucun d'entre eux n'a pu entrevoir qu'ils allaient s'aliéner des milliers d'utilisateurs ?
Pour tout vous dire, je ressens la même aversion pour le sieur Olivennes et sa bande de cadors que pour Zazie et son discours misérabiliste sur les DRM. Son exemple sur la beauté d'un cadeau qu'une famille pauvre va faire à son rejeton, en lui offrant un DVD, m'a fait sortir de mes gonds. Si la famille est pauvre, elle va penser à acheter à manger avant de payer une platine DVD et une TV HD au marmot. Crétine. Au lieu de nous enfler avec des arguments qui puent de la gueule, elle ferait mieux de militer activement pour la baisse de la TVA sur les produits culturels.
Parce que le nerf du problème est ici. Le coût du divertissement et sa qualité. Taxes trop importantes, artistes bidons, et prestations exorbitantes contribuent à un désamour de l'achat. Le plaisir de posséder un album ou une galette perd de son attrait dès lors qu'on se sent racketé en caisse. Quant au marché du cinéma, plombé par le Divx, il plane totalement. Mercredi dernier, je suis allé voir Indiana Jones 4, un film médiocre en tous points. Je peux vous dire que j'ai mal digéré les 9,90€ qu'on m'a arrachés. Je pourrais avoir une carte illimitée, mais je considère le visionnage en salle comme un instant privilégié et ponctuel, la communion d'une foule avec une oeuvre. Au prix de la place, on repassera pour le loisir populaire.
Ce n'est pas le public qu'il faut discipliner, mais l'offre qu'il faut revoir.
La Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur l'Internet (HADOPI) et sa loi anti-piratage sortent de sous le tapis à tout ce que notre démocratie tente d'oublier depuis 60 ans. Derrière une barrière administrative et des sanctions automatisées, se cache tout un système au parfum de déjà-vu. Les FAI devront en effet collaborer avec l'Etat et dénoncer les utilisateurs suspects, fermer des accès internet s'il en a été décidé ainsi.
Quelle fulgurance, les débits contrôlés, que se passera-t-il si l'on dépasse d'éventuels quota en téléchargeant de nombreux films libres de droit ? L'association des fournisseurs d'accès, non concertée dans le débat, fulmine.
La Ministre de la Culture, Christine Albanel, a fait le pire des choix. Mal conseillée, mal informée et mal entourée, elle sacrifie nos libertés sur l'autel d'un Big Brother terrorisé par la rebellion des cloportes. Quelle paire elle fait avec Nadine Morano, la Ministre de la Famille. Celle-ci veut pousser les FAI à densifier le contrôle parental, au lieu de participer à l'éducation de parents technologiquement dépassés, et s'insurge contre GTA IV et son contenu immoral. Beeh beeh font les moutons politique. Et l'on se garde bien de nous rappeler, dans ce fameux rapport Olivennes, le maintien de la taxe sur les supports vierges. Le beurre et l'argent du beurre. Les écrivains, probablement moins cons, n'ont pas encore fait de lobbying pour imposer une taxe sur le papier quand on les cite dans une dissertation.
Zéro carotte pour nous. Que du bâton. Un seul mot résume ces initiatives : Anticonstitutionnelles.
Pour sensibiliser les élus avant que les textes de loi ne soient présentés au parlement en juillet, il reste un recours : A l'initiative de SVM, une pétition a été lancée, regroupant déjà plus de 7500 signatures. Rarement je vous ai appelé à vous mobiliser, mais je pense qu'il faut s'engouffrer dans la brèche et pousser. Jusqu'à éjecter ces textes par-dessus bord.
Vous me demandez le lien entre jeu vidéo et cette prise de position ? Probablement aucun, si l'on excepte le logiciel libre, la copie privée d'isos et toutes les propriétés intellectuelles partagées. Le contrôle, la censure, puis le néant. Sur tous les fronts et même le notre.
Prenez donc quelques minutes de votre temps et signez. Si notre voix est assez forte, peut-être le débat entre consommateurs et créateurs reprendra, peut-être que nos élus se souviendront des trois fondements de notre pays. Nous ne revendiquons pas un droit au pillage, mais à la vie privée. Nous ne pouvons pas laisser la supervision de nos libertés numériques se décider sans notre accord.
"Les peuples ne devraient pas craindre leur gouvernement, c'est le gouvernement qui devrait craindre le peuple" avait dit Thomas Jefferson.
Il serait temps de le rappeler à notre Etat.
- Page de la pétition -


Stephen King, Ecrivain et à nouveau subversif "Ce qui me rend fou c'est à quel point les politiciens sont impatients d'utiliser la pop culture, pas seulement les jeux vidéo, mais aussi la télé, les films et même Harry Potter, comme bouc émissaire. C'est facile pour eux, même plutôt amusant, parce que la pop culture est bruyante. De plus, ça permet aux législateurs d'ignorer les éléphants assis dans le living room.L'éléphant N°1 est ce clivage toujours plus profond entre ceux qui ont et ceux qui n'ont pas dans ce pays, une situation sur laquelle des gens comme Fiddy et Snoop ont rappé indirectement pendant des années.L'éléphant N°2 est l'amour pathologique que l'Amérique a pour les armes à feu. Il était plus facile pour les critiques de déclarer - à tort - que Cho Seung-Hui [le tueur de Virginia Tech] était un fan de Counter-Strike.J'aurais tant aimé que les législateurs eussent été aussi impatients de soulever le fait que ce malade n'a eu aucun problème à se procurer un pistolet 9mm semi-automatique. Cho s'en est servi dans le massacre qui s'est terminé par le meurtre de 32 personnes. S'il n'avait eu qu'un pistolet en plastique [de borne d'arcade], il n'aurait jamais été capable de se suicider.Dossier Classé."Fait assez rare pour qu'il soit remarqué, Stephen King sort de sa réserve habituelle pour pamphléter. Encore plus rare, un américain souligne le dysfonctionnement de son pays en exposant l'absurdité du second amendement. Autant se torcher avec la Bible en plein Vatican. Bien que sa prise de position s'appuie sur le bon sens et les faits, Stephen King s'expose à l'incompréhension de toute une population qui ne conçoit pas un pays sans armes à feu dans le tiroir de la commode. C'est pourtant le fond du problème qu'il soulève, celui que tous les observateurs extérieurs clament depuis des années et que l'on fait semblent de ne pas entendre dans l'armurerie de l'oncle Sam. Qu'un citoyen américain prenne sa plume pour remettre en question un des droits inaliénables rattachés à la constitution nous rassure sur l'utilisation appropriée du premier amendement. En fait, on est plutôt content que le romancier satiriste des valeurs américaine se réveille enfin. On se demande juste où il était parti depuis toutes ces années. - Via -



La bashing-canon est armé, et c'est à bour portant qu'il va faucher la moitié du visage d'Anne Diamond, présentatrice télé anglaise. Pour le fameux Daily Mail, journal avec lequel même votre postérieur refuserait d'entrer en contact, Anne Diamond s'est penchée sur quelques jeux potentiellement violents, couchant ses impressions sur papier en quelques lignes laconiques et assassines. Dénués de talent et d'investissement personnels, ces condensés de pipeau destinés au grand public avide de sensationnalisme s'insèrent parfaitement dans le cahier-décharge du Daily Mail.
Quel genre de personne est Anne Diamond ? Le genre qui participe à une émission nommée Celebrity Fit Club, où l'on tente de faire maigrir des has-been de la télé, en dissimulant le fait qu'elle a subi la pose d'un anneau gastrique. Le genre bien franc du collet qui nous ferait presque regretter la liberté d'expression.
Pas besoin de la démonter en détail, ni de faire de longues analyses de ses critiques rédigées par-dessus la jambe. Anne Diamond n'a pas joué plus d'un quart d'heure aux jeux qu'elle présente et sa polémique en carton pour tenter d'infirmer la position du Dr Tanya Byron n'a même pas l'épaisseur de son chèque. Le Dr Byron avait en effet énoncé la semaine dernière l'éventualité d'une parité des classements pour les jeux vidéo, par rapport aux films.
Que n'avait-elle pas dit là. Parents conservateurs et mal informés s'indignèrent, unis dans une cacophonie de glapissements rageux.
Pauvre Anne Diamond, dont la crédibilité n'avait déjà plus grande valeur sur le marché du loser. Décrire le scénario de Resident Evil 4 comme "une attaque chimique cataclysmique sur la terre" et inventer de vilains mensonges comme le démembrement des ennemis, quelle tristesse. La mise en page des articles sur le site du Daily Mail est elle aussi édifiante, avec une photographie de deux enfants en train de jouer à Mario Kart 64 sous-titrée "Un rapport commandé par le gouvernement dit que les jeux peuvent désensibiliser les enfants à la violence". Soit une iconographie putassière et erronée affligée d'un commentaire en contradiction avec les déclarations officielles d'il y a 15 jours.
Plus nocif que la désinformation, la mésinformation. Et dans le sillage de ses dégats, de nombreux parents crédules, anéantis par les odieuses révélations qui leur sont faites. Conditionnés, orientés, par l'avis d'une béotienne réactionnaire à l'éthique douteuse. Ha, elle va être belle l'opinion publique.
Merci, Anne Diamond, d'incarner tout ce que j'exècre. Vos propos médiocres en font d'autant plus rayonner ceux de St Mizuguchi.
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Le procureur bipolaire fait encore parler de lui. Notez la forme indirecte. En effet, Jack Thompson vient de se retrouver sous le coup d'une décision juridique de la cour suprême de Floride lui intimant l'ordre de ne plus s'adresser directement à elle. Jack Thompson devra passer par un procureur pour déposer ses propres démarches de procureur. Cette démarche gigogne servira à éviter selon la cour la "perpétuelle et frivole quête de justification de son postulat selon lequel il est une victime du barreau de Floride." de même que "sa récurrente incapacité à maintenir un niveau minimal de convenances et respect envers le système judiciaire auxquels les plaideurs, et surtout les procureurs, doivent se conformer."
Cette mesure s'ajoute à la dernière mise en garde du barreau, le surveillant de près dans l'attente d'une décision finale sur sa carrière d'ici le mois prochain. Il est précisé dans le texte complet que si Thompson lançait un nouveau dossier lui-même, il serait poursuivi pour offense à la cour. Une punition qui pourrait s'étendre à sa communication personnelle si ladite cour tombe sur ce mail où Thompson qualifie ironiquement la décision de "bonne nouvelle" mais aussi d'idiote. Même face au couperet, Jacko fanfaronne comme l'idiot qu'il est.
Certaines personnes ne savent pas s'arrêter. Ca durera jusqu'à ce qu'un juge excédé tire sur la prise et débranche pour de bon sa carrière moribonde. De toutes façons, l'encéphalogramme était déjà plat depuis des années.
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Un porte-parole du département pour la Culture, les Médias et le Sport a déclaré qu'il n'y avait pas de preuve reliant les jeux vidéo et la violence. L'Etat britannique décide ainsi de se mettre en retrait du débat et laisse le British Board of Film Classification (BBFC) et le Video Appeals Committee (VAC) se pencher sur la question. "Il est important de noter qu'il n'y a aucune preuve formelle d'aucun lien entre jouer aux jeux vidéo et un comportement violent dans la vraie vie. Notre préoccupation est d'être sûr qu'un contenu inapproprié reste hors de portée des enfants."
Toutefois, un rapport commandé par le Premier Ministre Gordon Brown sera bientôt publié, afin de prouver ou infirmer l'hypothèse du lien intime entre violence de pixels et violence réelle. Le porte-parole explique que "Le Premier Ministre a demandé au Dr Tanya Brown de mener une enquête pour estimer l'efficacité et l'adéquation des mesures existantes pour éviter aux enfants d'être exposé à des contenus inappropriés et dangereux dans les jeux vidéo et sur Internet, de même que faire des recommandations pour des améliorations ou de plus amples mesures. [...] Les ministres prendront sérieusement en considération ses recommandations."
Après les mots maladroits de Gordon Brown, qui invitait les développeurs à mettre moins de couteaux dans leurs jeux, en raison d'une augmentation sensible des crimes à l'arme blanche, l'Etat britannique a décidé de prendre une attitude mesurée et de se faire conseiller intelligement. Si la controverse de Manhunt 2 et les conflits d'autorité entre le BBFC et le VAC ont remué beaucoup de boue médiatique pour un soft finalement très moyen, elle a néanmoins décidé un gouvernement à exprimer son opinion pour de bon sur le sujet, et lancer une étude officielle.
C'est une façon de crever l'abcès boursouflé des idées préconçue, un certain progressisme sur le domaine, dont devraient s'inspirer d'autres pays.
Et je ne dis pas ça pour l'Etat du Massachusetts, qui veut pénaliser les jeux dits violents comme la pornographie. Une autre initiative qui privilégie la répression à la sensibilisation, avec Jack Thompson impliqué et des textes quasiment identiques à ceux des projets de loi pour l'Oklahoma, l'Utah ou la Louisiane.
La France ferait bien elle aussi de s'en inspirer, pour donner un rayonnement positif à une industrie victime de la fuite des cerveaux. Un vrai dossier solide avec de vrais experts. Pas une association de bullshiters comme pour le rapport Olivennes, ce prétexte vomitif pour fliquer, museler et punir l'internaute sous tous les prétextes possibles. Et je vous épargne mon opinion sur cette oligarchie cupide qui pénalise un support dont la flexibilité les terrorise. A tous ceux qui rêvaient d'Asie, rassurez-vous, notre liberté numérique sera bientôt celle de la Chine.
Une fois n'est pas coutume, l'Angleterre montre l'exemple dans l'attitude à adopter face aux jeux vidéo. Peter Molyneux sauve la Reine !
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Finis les accents improbables, les claquements de talons et les poursuites en Panzer. LEGO Indiana Jones sera dépourvu de Nazis, en dépit d'un jeu sensé retracer la trilogie complète. John Burton, chef de projet chez Traveller's Tales, explique que "Lego les a remplacé avec un type d'occultistes génocidaires anonymes portant des trench-coats". Il précisé néanmoins que ce sont des gens "vraiment, vraiment méchants"
LEGO Indiana Jones est certes destiné à un large public, mais était-ce nécessaire de mutiler histoire et fiction d'un même coup de ciseaux ? Les films étaient classés PG-13, voire PG tout court, c'est à dire "Parental Guidance" des parents auprès des enfants. Côté jeu, LEGO Star Wars était classé 3+ par le PEGI, Everyone ou Everyone 10+ par l'ESRB. L'analyse de la situation est transparente. Pour éviter un classement qui empêcherait de toucher toutes les démographies, et prévenir les grognements des associations parentales, Traveller's Tales a baissé son pantalon à l'avance.
La créativité se portait déjà assez mal comme ça, mais voilà que l'intégrité des oeuvres originales se fait elle aussi sacrifier sur l'autel des objectifs de vente. Il va être beau, l'avenir du jeu vidéo.
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Greenpeace souhaite sensibiliser les joueurs au problème des déchets qu'occasionnent leurs consoles, et pour ce faire, s'est lancé dans une campagne de lobbying intense. Elle encourage ainsi les utilisateurs à écrire à Micosoft, Sony et Nintendo pour qu'ils se sentent plus concernés par l'avenir de la planète. C'est bien, la pétition, ça ne force pas à boycotter un produit et ça permet d'avoir la conscience tranquille tout en continuant à acheter son matos High-Tech. C'est win-win.  Suite à sa notation-sanction, Nintendo vient d'ailleurs de répondre indirectement à Greenpeace, via Game Daily. " Nintendo est surpris par le contenu du rapport Greenpeace. [...]Pour être sûr que les produits Nintendo se plient aux standards concernant les matériaux chimiques dangereux, Nintendo a établi le Green Procurement Standards, qui demande à chacun de nos fournisseurs de composants de certifier que n'importe quelle partie comportant des matériaux dangereux ne devraient pas être livrés, et Nintendo contrôle totalement ses produits dans l'entreprise.Nintendo est toujours activement à la recherche de moyens pour améliorer son intendance environnementale, et porte cela comme une priorité à travers le monde." Bien. Cela confirme quelques chiffres déjà transmis à Go Nintendo en juin dernier. Les bureaux de Nintendo utilisent du papier recyclé et recyclent 70 des déchets générés par leur administration, cafétaria incluse. Concernant les produits, 80% des emballages de transport sont constitués de papier recyclé, plus de polystirène dans les boîtes et la plupart des emballages plastiques sont recyclables. Le plomb et le mercure sont bannis de leurs composants. De quoi vous demander " Mais alors l'autre jour, c'était un gros troll pour nous faire débattre d'écologie ?" En effet.
Ceci dit, je trouve la réactivité de Nintendo complètement marketo-opportuniste. La transparence qui sert à sauver les meubles ou gonfler le coefficient sympathie d'un produit à l'instant T d'une hype, c'est limite.
La question écologique devrait au contraire devenir une priorité de communication quand on possède une position qui pourrait influencer les esprits positivement, en servant de modèle. Je n'y vois pas d'humilité, mais une utilitarisation du discours environnemental.
Nintendo a une image publique assez puissante pour sensibiliser efficacement consommateurs et constructeurs. Le tout est de savoir si Big N se sent concerné, au-delà de sa bonne conscience.
- Via et Via -


L'année dernière, en octobre, notre bien aimé Ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres avait annoncé une mesure fiscale destinée à aider les développeurs de jeu vidéo en France. Elle consistait à appliquer un crédit d'impôt similaire à celui dont l'industrie filmique pouvait bénéficier.
Cette subvention indirecte correspond 20% de certaines dépenses sur les coûts de développement, pour un plafond de 3 millions d'Euros par exercice. Cet amendement avait été rejeté par le sénat en décembre 2006, mais le lobbying des professionnels avait réussi par la suite à faire valider le projet auprès de l'assemblée, en février 2007. La commission paritaire mixte a elle aussi donné son accord pour l'amendement, mais il restait une étape importante à franchir : La Commission Européenne
Celle-ci vient aujourd'hui d'approuver le projet de loi, avec toutefois quelques conditions. Les critères imposés par la Commission sont ainsi l'originalité, la qualité et la promotion de la diversité culturelle Européenne. De plus, les studios élligibles pourront bénéficier du crédit d'impôt pendant une période de quatre ans.
Après une étude poussée et des modification au projet, la Commission a jugé que l'impact de cette subvention sur l'équité de la concurrence sera limité. En effet, les sous-traitances externalisées dans d'autres pays ont été incluses dans les coûts de développement pris en compte. Cela encouragerait les dynamiques économiques dans l'Union Européenne au lieu de risquer un fonctionnement en vase clos de la part des studios français.
Il n'empêche que suite à cette nouvelle, le Tiga a décidé d'entamer le lobbying au Royaume-Uni pour forcer l'Etat anglais à prendre la même mesure que la France.
→ A ce titre, je lance ici un appel aux quelques acteurs du jeu vidéo qui lisent Chamboultout régulièrement, afin qu'ils nous fassent part de leur opinion quant à cette mesure.
Eclairez-moi, éclairez-nous. Oui, je te cause, Aymar, fais pas genre t'as pas entendu.
- Via - Le texte de l'amendement -


C'est Electronic Arts qui lâche une larme au sortir du week end. L'éditeur le plus trimard du monde semble tricard pour la ceinture d'or de l'obèse suintant des jeux vidéos dans les magasins par tous les pores de sa peau. Je parle du titre de numéro 1 de l'édition Jeux Vidéos, là.
Pour 18,9 milliards de dollars, ce sont les bons français de Vivendi Games qui se sont payés un add-on de luxe en ajoutant Activision à leurs excroissances. Une boîte tricolore est donc en passe de dominer l'édition mondiale de notre loisir favori, ce qui signifie, entre autres :
• Torcher des licences cools pour en produire des softs honteux • Mettre en avant des licences sucées jusqu'à la moëlle sur les rayons d'ici Noël • Zapper toute forme de rémunération aux artistes en permettant à Activision de piocher tranquille dans le catalogue d'Universal (property of Vivendi Inc.) • Fournir des équipes de professionnels du online (les mecs de Blizzard) aux gens d'Activision pour révolutionner le Jeu Vidéo à coup de World of Tony Hawk • Assurer 3,8 milliards de dollars de revenus pour 2008. Ce qui signifie mettre environ 300 millions de dollars d'avance à Electronic Arts Ca fait beaucoup d'épisodes des Sims.
Du côté de la Bourse, les rumeurs courrent selon lesquelles EA pourrait répliquer à l'engloutissement d'une boîte américaine en engouffrant les français de la Porte de Montreuil : Ubisoft, dont ils possèdent déjà 12%. L'action d'Ubi frétille et les boursicoteurs ont déjà commencé à miser leurs billes sur Rayman.
Terminons cette news par un mot de notre bien-aimée et toujours très perspicace Ministre de la Culture, Christine Albanel :
"Avec cette opération, le groupe français Vivendi devient un acteur majeur de l'économie numérique dans le domaine du jeu vidéo, à la fois en ligne et sur console. Cet accord conforte la place de la France comme pays majeur de la création et de l'édition de jeux vidéo."
Repensez-y quand vous pesterez sur le gameplay de StarCraft 2 dans votre mobile SFR. Oui, Vivendi au-ssi !
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Les tubes de l'internet gargouillent depuis quelques jours, alors que quelques vidéos de gameplay plus ou moins NSFW de Mass Effect se répandent comme une trainée de pr0n. D'une gradation allant de la strip-teaseuse alien à la scène de fesse lesbienne ci-dessous, Mass Effect a clairement buzzé sur les interactions sexuelles, et plus particulièrement sur les intéractions homosexuelles. Selon vos interlocuteurs, les jugements sur ce type de relations irons de la bienveillance spontanée au dégoût profond, suivant les tolérances et l'ouverture d'esprit. Sachez qu'à Singapour, on n'aime pas les goudous, on ne supporte pas les bouffeuses de tarte au poil. Tout du moins le gouvernement, qui vient de décider, via l'Autorité du Développement du Média d'interdire Mass Effect sur son territoire.
Si le nom du bureau n'est pas sans vous rappeler ceux des bureaux chinois, c'est parce que Singapour vit au rythme d'une "démocratie autoritaire", comprenez par là que la même famille règne sur le pays depuis l'indépendance de 1965. Une sorte de monarchie ou de dictature déguisée qui apporte évidemment son lot de restrictions et de censure. 
L'interdiction de Mass Effect n'est pas une surprise, et pas seulement à cause de la politique très ferme de l'Etat envers l'homosecualité. La pornographie est elle aussi interdite, quelle que soit son orientation, et les films contenant des scènes érotiques ou violentes tombent sous le coup d'une restriction artistique. Ainsi, à l'inverse de l'homosexualité, l'übersexuel Kratos a été interdit à Singapour pour sa paire de baigneuses presque nues dans God of War II. Aucune métaphore ici.
La république de Singapour est une région qui a connu l'une des plus fortes croissances de ces 40 dernières années, ainsi qu'une évolution remarquable sur le plan économique. Mais pas sur celui des mentalités.
Maudit gazon.
- Via - Titre dédicace à Nokiou, l'ami des bons mots -


C'est une sorte de loi physique et morale, toute action entraîne une réaction. Giflez un enfant, il pleure. Offrez lui un joli nounours, il est content. Confisquez lui sa Playstation... Peut-être ouvrira-t-il des yeux curieux sur ce monde réel énivrant de beauté, ou peut-être tentera-t-il d'engager un tueur à gages pour vous trouer la peau. Les jeux vidéos sont une passion, parents du monde, et il s'avére épineux parfois de s'interposer entre une âme et ce qui la fait vibrer.
Shannan Troiano, 35 ans, consultante financière, a un fils de 16 ans, Cory Ryder. Il est du genre plutôt turbulent, et pour ça, s'est fait privé de Playstation et de télé. C'est le genre de choses qui arrive assez souvent lorsqu'on a 16 ans. Ce qui arrive moins souvent, c'est que l'ado frustré claque la porte de sa chambre en gueulant "Je vais vous faire tuer".
Le doux parfum du meurtre avec préméditation qui imprègne cette phrase inquiéte quelque peu l'heureuse maman qui - en bonne consultante - se fait la reflexion que prudence était mère de sûreté. Elle prend donc la décision, certes étrange mais très 21e siècle, de piéger son engeance par le biais d'un flic en civil se faisant passer pour un tueur à gage.
Cory Ryder, emmené par la mère d'un copain en qui il avait confiance, rencontre le policier/tueur dans une chambre d'hôtel et lui offrit la camionette de son beau-père en compensation de la mise à mort de ses parents. "Il suffira de deux balles" explique-t-il.
Shannan Troiano, stressée à mort le temps de la rencontre, éclate en sanglots lorsqu'un agent de police lui confirme que Cory s'est fait arrêter et conduire au commissariat. Shannan sera témoin du procureur contre son propre fils. Cory l'abreuve de lettres d'amour mais la maman sait qu'il ne s'agit que de manipulation. Elle voulait le faire juger dans un tribunal pour adultes afin qu'il n'écope pas seulement d'une sentence de 3 mois avant de rentrer tout sourire à la maison. Ce ne sera pas le cas.
Les jeux vidéos sont vraiment l'un des moindres problèmes de notre civilisation.
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 La remise des BAFTA a vu Bioshock et Wii Sports récompensés, mais Resistance Fall of Man est reparti quant à lui les mains vides. Nominé aux British Academy of Film and Television Art, le jeu avait encore été la cible de pression de la part de l'Eglise Anglicane, refusant qu'il lui soit attribué une quelconque récompense. Selon les officiels, c'eut été cautionner la violence armée dont Resistance faisait montre dans l'enceinte d'un lieu de culte. Néanmoins, personne ne céda et roulèrent les BAFTA. Retournement de situation. Suite à la publication du palmarès, le doyen de la paroisse de Manchester s'est décidé à pardonner Sony. " Je pense que d'importantes leçons ont été apprises. Nous pardonnons donc à Sony pour ce qu'ils ont fait, bien qu'ils pensent toujours n'avoir rien fait de mal" annonce-t-il à la BBC. Je suis curieux de savoir quelle leçon. Apparemment pas celle qui rappelle aux hommes de foi que le pardon est inconditionnel. Cette déclaration, survenue juste après la l'échec relatif de Resistance, fait remonter des odeurs de cadavre. Si pardon il devait y avoir, cela aurait dû se faire dès le début de la polémique, pas après la "punition" des BAFTA. Histoire d''apparaître moins mesquin. Une attitude parfaitement en phase avec cette doctrine où le patron change les homosexuels en statues de sel. Ceci explique cela. - Via -



Depuis des années déjà, je ne parle plus à Dieu. Probablement parce que j'ai décidé de ne plus croire à ce Père Noël pour adultes, à cette excuse philosopho-bidon pour que le premier imbécile venu justifie un meurtre ou des propos réactionnaires. Dieu n'est qu'un concept marketing qui comble les questions d'un monde en manque d'introspection à échelle humaine. De ce concept de copain imaginaire bienveillant mais colérique, découlent tout un tas de croyances colorées qui enfreignent leurs principes quotidiennement. Des sectes très populaires dont les fidèles seraient prêts à crever la gueule ouverte pour un bout de paradis. Que ce soit dit, je n'aime pas la religion, ce n'est qu'une variante ouvertement propagandiste de la politique. Une variante dangereuse qui drape son corps boursouflé dans un linceul de morale.
Comme il est mauvais de mélanger amour et travail, il est tout aussi négatif de mélanger morale et business. Le feuilleton qui vit s'opposer Sony à l'Eglise Anglicane connait un nouveau rebondissement avec une plainte de l'Eglise contre Resistance Fall of Man au près du BAFTA. Le jeu a en effet été nominé aux British Academy of Film and Television Arts, et pourrait remporter un prix lors de la cérémonie du 23 octobre prochain. L'Eglise veut donc que le BAFTA retire Resistance du palmarès, considérant que la nomination "retournait le couteau dans la plaie". Cela fait suite à la bataille juridique entre Sony et l'Eglise suite à sa plainte contre la désécration de la Cathédrale de Manchester dans le jeu. La farce aurait pu s'arrêter là, mais en plus de demander des compensations financières de la part de Sony, l'Eglise s'est permis de produire des commandements du jeu vidéo.
S'apercevant soudainement qu'elle avait offert de la publicité gratuite pour Sony, l'Eglise Anglicane se rend compte que la polémique a dynamisé les ventes. La nomination est considérée comme une insulte, mais elle n'est pourtant que la conséquence d'une campagne éthique maladroite et vénale. Le doyen Govender fulmine sans comprendre que sa "juste colère" n'est qu'un "caca nerveux" médiatisé. Je pourrais poursuivre pendant des heures à caillasser tous ces gens qui se posent en experts de la morale propre sur elle, et pensent avoir un quelconque droit de venir imposer leur vision limitée dans des domaines qui les dépassent et dépassent leur autorité. Je pourrais, mais je pense que l'absurdité de la situation parle d'elle-même.
Quand on y pense, la moralité, c'est un peu comme le pastis Dès qu'on la mélange à autre chose, ça vous colle nausée et gueule de bois.
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L'apanage des grands mégalomanes boursouflés de complexes, c'est leur propension à se croire persécutés. Il y a toujours quelqu'un qui leur en veut, et de préférence un quelqu'un sur lequel ils n'ont aucune prise ou aucun pouvoir. De leur frustration nait un sentiment de persécution qui s'auto-alimente dans leurs délires de grandeur à la con. Un phénomène propre aux attention whores avides de médias, et qui s'est accentué avec la recrudescence de célébrités 2.0 dont le vulgus pecum se branle totalement.
Jack Thompson, le procureur de Miami, est une de ces personnes qui inspirent une proportion égale de pitié et de dégoût. Dès qu'un enfant tire sur un voisin, qu'un étudiant massacre ses camarades, qu'un personnage de jeu vidéo se laisse aller à la gayttitude, il sera là pour lever bien haut le bouclier de la moralité. Ou plutôt du bullshit.
Jack Thomspon, en se basant sur un article du Game Informer, a écrit une lettre à Rockstar/Take Two afin de faire retirer la toute première mission du jeu. Celle-ci se déroule pendant la petite heure de jeu accordée par Rockstar aux jouenalistes de Game Informer, trop contents de pouvoir parler de leur découverte exclusive. Dans la mission concernée, on doit supprimer un avocat déclarant que le barreau défend le second amendement, l'accès libre aux armes. A son speech, il ajouterait même que "Les armes ne tuent pas les gens, ce sont les jeux vidéo qui le font". Jacko se sent donc directement visé et pense que cette partie du jeu pourrait "menacer son intégrité physique" et demande à Rockstar de retirer cette partie, avant ce vendredi après-midi. Rien que ça.
C'est amusant, sa plainte déposée en Floride survient pendant sa période de probation auprès du barreau et viole l'accord passé avec Take Two en avril. Sans oublier que le premier amendement, la liberté d'expression, comprend le droit à la parodie.
Encore un futur échec pour Jacko. "Ce ne sont pas les jeux vidéo qui tuent la crédibilité de Jack Thompson, c'est lui qui le fait de lui-même"
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Le Gouverneur Tim Kaine de Virginie a publié le rapport définitif sur le massacre de Virginia Tech du 16 avril dernier, qui a vu Seung Hui Cho tuer 30 élèves et deux professeurs, avant de retourner son arme contre lui-même. Onze chapitres et quatorze annexes pour comprendre et analyser aussi bien la tragédie que le contexte. Cela comprend la question des armes sur le campus, mais aussi de la santé mentale de Seung Hui Cho.
D'après le rapport, il n'aurait joué dans son enfance qu'à des jeux du type Sonic et ses colocataires précisent qu'ils ne l'ont jamais vu jouer, ce qu'ils trouvaient étrange. De même, les softs auxquels il aurait joué auparavant n'auraient pas été ni des jeux violents, ni des jeux de guerre.
Le rapport conclue que plus de vies auraient pu être épargnées si les autorités avaient réagi plus tôt. La Vidéo de Seung Hui Cho, envoyé en guise de testament à NBC, dans laquelle il déclare être le défenseur des faibles face aux riches et aux débauchés, ne laisse pourtant aucun doute sur ses intentions.
Toutefois, le Gouverneur précise que l'heure n'est pas aux reproches mais à la prévention de tragédies futures.
Il est d'ailleurs à noter que certains professeurs et associations de parents débiles avaient fait du lobbying pendant le mois d'août afin d'obtenir de Virginia Tech la possibilité de porter des armes sur soi, dans des holsters ou dans son sac. "Pour se protéger au cas où" Ce à quoi le Gouverneur et d'autres associations de parents raisonnables avaient répondu que l'escalade armée était la dernière chose à faire. Quelques paroles de bon sens dans un pays qui se pose les mauvaises questions sur la sécurité des personnes. Il est évident que la racine du problème réside dans la constitution et l'accès aux armes pour tout citoyen américain, que ce droit est archaïque, qu'il n'est qu'un vestige d'une nation en guerre, inadapté à un contexte contemporain où les mentalités ont bien changé.  Et pourtant. Aussi énorme que soit l'évidence, ils se contenteront de serrer les dents jusqu'au prochain.
Maintenant que les conclusions officielles des experts et psychologues one été publiées, c'est Jack Thompson qui doit se mordre les couilles. Jacko s'était rué sur les caméras de FOX News pour nous sortir son laïus habituel sur GTA et tous ces jeux violents qui gangrènent les esprits sains. Encore un qui évite la question des armes à feu confiées aux esprits malsains. Les jeux vido sont lavés de tout soupçon, mais on hésite encore à nommer un coupable, un responsable. Une véritable cause.
Ce rapport apporte des réponses, des clés qui permettront peut-être de libérer la rancoeur des familles, et, qui sait, de leur permettre enfin de faire leur deuil. - Via et Via -



Common Sense Media est une association à but non-lucratif, une association de parents qui se fait fort de donner de bonnes leçons, faisant appel au bon sens de leurs lecteurs. Ce sont des gens qui ont une vision du marché vidéoludique pertinente, en témoignent leurs articles clamant "Jouer aux jeux vidéo violents compte pour 13 à 22% d'augmentation dans le comportement vilent des ados, contre 14% d'augmentation du cancer du poumon provenant de la cigarette". Vous admirerez l'intelligence avec laquelle ils comparent ce qui est comparable, à quel point leurs arguments retranscrivent une compréhension étendue du média qu'ils critiquent. Pas de doute possible, nous sommes encore chez des imbéciles redresseurs de torts. Leur derniers couinements ont été provoqués par la révision du classement Adult Only de Manhunt 2 vers un smple "Mature" par l'ESRB. Celà donne ainsi un éventuel feu vert à l'éditeur pour se faire distribuer et accepter par les constructeurs hypocrites-couille-molle genre Nintendo qui lui avaient tourné le dos quelques mois auparavant. Rockstar avait d'ailleurs déclaré, lors l'annonce de la nouvelle date de sortie du jeu, le 31 octobre, que le contenu avait été revu à la baisse, moins gore et moins choquant. En toute logique, on en déduit que l'ESRB a reclassé Manhunt 2 après un nouveau test de cette version light.
Cela ne suffit pourtant pas à Common Sense Media qui remet l'autorité de l'ESRB en doute, se plaignant d'un manque de transparence vis-à-vis des changements et de sa décision. L'association, par extension, semble vouloir que l'interdiction de Manhunt 2 soit maintenue. Ou la fin des jeux violents. Ou que sait-on encore, tant que ça provoque des petits remous indignés dans l'opinion publique. Le tout, en parlant du jeu par ouï-dire, enchaînant les affirmations sans jamais avoir vu le produit par soi-même. Navrant de crétinisme puritain. Ce que Common Sense Media oublie dans son aveuglement moraliste, c'est la portée du classement "Mature". Bien qu'Adult Only ne rende le jeu accessible que pour ceux dont l'âge dépasse 18 ans, Mature est accessible à ceux qui ont 17 ans. Quelle victoire sur l'audience-cible. Un an. Dans un cas comme dans l'autre, on n'en est plus au simple ado, mais au jeune adulte. Plutôt que de cibler les éditeurs, Common Sense Media devrait plutôt se préoccuper des parents, car quiconque donne accès à un jeu dit violent à un enfant pour lequel un organisme de classification a émis une reserve n'est qu'un parent inepte.
Et les associations de parents qui n'ont pas encore compris cela sont tout aussi ineptes. Common Sense Media en est une. Plutôt que de dire que les jeux violents détruisent les adolescents, il vaudrait mieux se demander si ce ne sont pas des parents incompétents qui sont responsables de cette violence par leur négligence, leur manque d'écoute et leur démission dans l'éducation de leurs enfants. Les parents réclament des explications de la part de l'ESRB. Mais qui demandera des comptes à ces mêmes parents le jour où leur rejeton fera sa première garde à vue ? Pourquoi la critique n'aurait-elle qu'un seul sens ? Encore un jour où des imbéciles pensent pouvoir blâmer quelqu'un d'autre pour leurs erreurs. A quand l'âge adulte pour ces adultes-là ? - Via et Via -



Forte d'un projet de 600.000$, la sécurité du territoire américain a financé un jeu nommé Ground Truth, destiné à former les citoyens dans le but de faire face aux catastrophes naturelles et aux attaques terroristes. Le jeu a pour ambition d'inculquer aux joueurs la meilleure façon de réagir avec intelligence et rationalisme à des évènements graves. Cela permettrait, dans la réalité et face à l'adversité, de minimiser les pertes humaines. Bien que jeu expérimental pour le moment, Ground Truth pourrait devenir un support d'entraînement concret, distribué commercialement. Donna Djordjevich, Développeur au Laboratoire National de Sandia déclare que pour être crédible, le jeu doit déjà être attrayant, comme peuvent l'être les jeux sur PS3 ou 360. Pas facile à envisager au vu des premiers screens.
D. Djordjevich ajoute que Ground Truth est "une sandobox. Ils [les joueurs] peuvent y jouer et se dire qu'une idée n'a pas fonctionné, mais je préfère qu'ils fassent l'erreur dans le jeu vidéo plutôt que dans la réalité". De même, selon elle, Ground Truth est plus à considérer comme "une plateforme interactive créée pour préparer les preneurs de décision et les premiers secours devant gérer des armes de destruction massive ou d'effet de masse dans des zones urbanisées." Plus soucieuse du réalisme que des jolis effets de bloom, l'équipe préfère ainsi intégrer des réponses et réactions provenant de vrais intervenants et secouristes, qui agirons en fonction de vos recommandations. Le développement n'a commencé qu'en octobre et se prononcer maintenant serait évidemment prématuré. Il n'empêche qu'au-delà des graphismes faiblards, si ce jeu de stratégie temps réel parvient à atteindre ses objectifs, il s'avèrerait être un outil de prédilection pour la gestion de futures crises. Malgré l'optimisme que peut susciter ce projet, visant à épargner des vies lors de tels drames, il n'en demeure pas moins qu'il porte sur lui les stigmates d'une Amérique blessée dans son orgueil de superpuissance, en proie à la paranoïa d'un nouveau 11 septembre. Ground Truth sera-til donc une soupape sécurisante ou une autre marche dans l'escalade sécuritaire ? - Via et Via -


Il fallait bien que quelqu'un lance la première grenade : Black Looks, blog de femmes Afro-américaines qui n'ont aucune connaissance de l'histoire ou l'univers de Resident Evil, s'est déclaré choqué hier par un trailer qui montre "un homme blanc en habits militaires qui tue des hordes d'hommes noirs pour sauver l'humanité". Ne montez pas trop vite au créneau, ce ne sont pas des gameuses et oui, leur vision des choses est étroite et inculte : personne ne s'était levé il y a trois ans lorsque Léon explosait des hordes d'espagnols. La carte raciale n'y était pas aussi simple à jouer.
Tout joueur ou joueuse (il y en a) de Resident Evil a depuis longtemps intégré que les créatures du jeu, malgré leur condition antropomorphe, n'ont plus rien d'humain, et le soft lui-même a toujours pris soin de bien mettre en exergue cet état de fait. D'ailleurs, en y pensant, on ne tue jamais le moindre être humain dans ce jeu, tous les boss "humains" de la série ont toujours un virus en eux et une protubérance mortelle qui sort d'un endroit incongru. Personnellement, j'avais surtout été troublée dans les premières images par la réalisation moche et anguleuse des visages des villageois, qui avaient vraiment quelque chose de simiesque et me mettaient mal à l'aise. C'est là que je me suis dit que quelqu'un allait gueuler et n'aurait pas forcément tort. Depuis, les graphismes se sont beaucoup affinées et les villageois ressemblent à de vrais gens. Ce qui dans mon esprit était synonyme d'un plus grand respect ethnique, vrai ? Faux. Le reproche de Black Looks est symbolique. En regardant un trailer ou les habitants d'un village africain sont bien réalisés et se mettent à agiter des machettes pour découper Chris Redfield, les rédactrices du blog craquent leurs bretelles et parlent de provocation raciale. C'est léger, surtout que tout ça est programmé par une bande de bridés tout jaunes à l'autre bout du monde, ce qui à priori les exclut d'une pseudo confrontation "blanc-noir". Si les choses en était restées là, l'intervention de Black Looks serait resté l'un des rares bullshitages un peu légitimes. Mais non. Sur le billet d'hier, de nombreux gamers - cette communauté aimante et intelligente qui partage nos passions et nos chips - ont débarqué pour insulter Kym Platt, l'auteure de la notule incriminée. Morceaux choisis : "La gérante de ce blog est une pute raciste. Stupide salope. C'est un jeu à propos de Zombies en Afrique, vous attendiez que les Zombies soit chinois ? Supide pute noire qui joue la victime raciale, comme d'habitude. Retourne dans les champs de coton, sale négresse. Va te faire foutre et meurs !" Voilà. Une ordure aux idées qui puent vomit sa pensée nauséabonde sur un blog et fout en l'air des efforts qui auraient pu être fait pour clarifier la situation d'un jeu potentiellement sensible. La réponse de Black Looks tombe ensuite dans la misère intellectuelle, en comparant les joueurs de RE5 à des tueurs de lycée. D'une interrogation épineuse, l'affaire est devenue lamentable. Sur fond de racisme latent, s'étalent alors la bêtise, le mépris et l'incompréhension de tout le monde envers tout le monde. Est-ce aux jeux vidéos de prendre des pincettes ? Non, je ne le pense pas, il s'agit d'un produit culturel, pas de politique. Ce que cette histoire me semble surtout souligner, c'est qu'en tant que gamer, avant de râler et de sauter à la gorge du premier criticard venu, on n'oubliera pas de passer une seconde de son côté de la barrière, juste histoire de s'assurer d'être dans le bon camp.




Bien que Sony se soit encore excusé sans conditions, l'Eglise Anglicane a de nouveau refusé la médiation, rappelant qu'elle attendait plutôt un retrait du jeu Resistance Fall of Man et un dédommagement en espèces sonnantes et trébuchantes. Le Times a relayé en complément quatre commandements émis par l'Eglise, à destination de l'industrie vidéoludique.
1. Respectez nos lieux sacrés, comme lieux de prière, dévotion, apprentissage et héritage 2. Ne croyez pas que l'intérieur des lieux de culte n'est pas soumis au Copyright 3. Demandez une permission de la part des chefs religieux, responsables des intérieurs des bâtiments que vous voulez dupliquer 4. Soutenez le travail de ceux qui luttent contre le crime à main armé, et ceux qui oeuvrent pour la résolution des conflits Malgré l'échec cuisant des 10 commandements avec lesquels Moïse est venu faire chier le monde dispenser les mots de sagesse prodigués par Dieu, l'Eglise Anglicane espère pourtant que les développeurs de jeux suivent les siens. Déjà que "tu ne tueras point" n'a pas eu beaucoup de succès pendant les croisades, ni maintenant en Irak, je ne suis pas sûr de l'impact de ces nouvelles directives. Le Doyen Govender de Manchester est attristé par la prise de position de tous ceux qui ont défendu l'utilisation de "sa" cathédrale dans Resistance Fall of Man. Il aimerait aussi que les développeurs évitent autant que possible la production de jeux violents. Mais quid des films, des informations télévisuelles et de tous les médias représentant la violence au quotidien ou fantasmée ? L'Eglise Anglicane se concentre sur les jeux vidéo, mais sa pensée est potentiellement dangereuse si elle s'étend à d'autres domaines. En effet, sous couvert de bonnes intentions, c'est la catharsis que l'on cherche à neutraliser. Notre société a besoin de la catharsis pour expulser toutes ses pulsions destructrices. Si on la prive de cette soupape, elle ne pourra plus micro-exploser par épisodes, et ne risque qu'une chose, l'implosion, l'effondrement. Les tragédiens grecs l'avaient compris et théorisés pendant l'Antiquité. Aristote en avait traité dans La Poétique, tout aussi bien que dans la Politique. C'est une démarche nécessaire, qui s'opèrait à travers l'Art et se poursuit aujourd'hui dans les médias. Pourquoi, au 21e siècle, oublie-t-on les préceptes de ceux qui ont inventé le concept de démocratie ? Derrière une banale bataille juridique, le procès d'intentions, se dissimulent des idées réactionnaires qui vont à l'encontre de n'importe quelle analyse intelligente de notre société. D'un autre côté, vous attendiez quelque chose de la part d'une religion ? - Via -


Cachez ces ossements que je ne saurais voir. Le gouvernement a demandé à l'entreprise The9, distributeur et opérateur de World of Warcraft en Chine, de retirer les squelettes du jeu, ainsi que de remplacer les cadavres de joueurs tombés au combat par des tombes. Il semblerait donc que Hu Jintao, le Président Chinois, ait demandé d'entamer une action auprès du Ministère de la Culture. La demande stipulait que les squelettes, afin de devenir acceptable, devraient être recouverts de chair. D'autres aimables sac d'os ont déjà subi le même sort auparavant, comme ceux du jeu de cartes Magic, édité par Wizards of the Coast. Ne blâmons pas le gouvernement chinois, tout cela a une explication très simple. Culturellement, on a un problème avec la mort dans ce pays. Vous voyez, on ne dit pas "exécution sommaire de prisonniers politiques dans l'irrespect total des droits de l'homme", on dit "rééducation harmonieuse de dissidents". - Via -
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