Fil d'actu : pub et gaming  Tout de suite une petite page de pubs kitsch comme celles de Nintendo, sophistiquée ou surréalistes comme celles de Sony ou sexy comme les babes exposées à l' E3.

Nous vivons dans un monde formidable, où le n'importe quoi est devenu une norme en soi. L'ASEFOSAM, l'association des plombiers, installateurs gaz et électriciens de Madrid, va décerner le 14 novembre prochain une médaille d'argent au plombier de Nintendo, tout en l'intrônisant membre honorifique.
El Pais relate l'information dans une brève, sans autre commentaire : Mario, la création de Shigeru Miyamoto est publiquement remercié pour on-ne-sait-quoi par une association de plombiers Madrilène. On n'en saura pas plus. En revanche, le site officiel de l'ASEFOSAM précise que Nintendo s'est manifestée auprès d'elle pour l'anniversaire de Mario. En retour, en récompense de l'image positive que le moustachu a donné à la profession, ce dernier sera décoré de la fameuse médaille d'argent du mérite. Aucun doute possible sur la nature marketing de l'évènement puisque New Super Mario Bros Wii sort la semaine prochaine.
Ca aurait été peut-être moins suspect si l'on avait célébré un compte rond pour l'anniversaire de Mario, ou si l'association de plombiers avait été italienne et pas espagnole. D'un autre côté, tout ce que fait Nintendo est suspect. Ce qui n'est pas forcément une allusion au Wii Vitality Sensor.
- Via et Via -


Les campagnes publicitaires pour produits vidéoludiques prennent une toute autre saveur lorsque les marketeux et les communicants pensent qu'une mise en situation séduirait le client potentiel. Sony est pour le moment le champion toutes catégories de cette gaudriole photographique, où les clichés "Lifestyle" donnent des exemples aussi naturels que les loches de Pamela Anderson.
Les promotions passées pour la PS3 et la PSP instaurent un standard de bullshitage visuel, entre les capture d'écran toshopées à la one-again, les consoles pas branchées et les mannequins qui exhibent leur accessoire comme un bling à 400K€. Nintendo, est juste derrière, avec son approche un peu schizophrène, avec la DS pour jet-setters et la DS pour Mamie Tisane. Et Microsoft ? Il ne répond plus depuis un spam de Valérie Lermercier après sa campagne Windows 7.
Lorsque Thrustmaster emboîte le pas de Sony et Big N, vous pensez bien que je m'empresse de publier les photos de son T-Freestyle, le énième accessoire indispensable pour ressembler à un tocard sur sa balance board. Je cite le communiqué de Presse : "Les snowboarders et skateboarders sur Wii pourront grâce à lui se lancer dans des figures et des parcours avec ce même esprit "freedom" et "no limit" qui les caractérise." Explose les limites de ton living room, Dude.
A la manière d'un bon vieux Mickey Parade, je vous propose donc de retrouver les 7 erreurs de ces images, ou de noter ce qui cloche dans le petit intérieur de Bertrand-Maximilien. Toi aussi, aide Donald Dereck à fabriquer du lulz et retrouve les sept erreurs qui se sont glissées dans ce shooting lifestyle.
- Via Communiqué Presse -


Hier soir s'est déroulé le lancement en grandes pompes de Modern Warfare 2, le blockbuster d'Activision qui terrifie tellement l'industrie, qu'ils sont tous partis chialer au premier trimestre 2010. Une soirée en deux temps pour nous autres journalistes, puisque la première partie s'est déroulée au Seven's Café. De 19h30 à 22h, heure du lancement officiel, nous avons patienté en nous goinfrant pour trois mois de petits fours et d'alcool. C'est comme ça quand on est précaire de l'information, on fait des provisions.
Dans le café étaient disposées plusieurs bornes de Modern Warfare 2 sur lesquelles des confères avinés s'essayaient au headshot dans le genou. Des animatrices en treillis clair nous accompagnaient jusqu'au buffet, où nous prenious racine pendant deux heures, entre mondanités et insultes fleuries.
A 22h moins cinq, la masse de journalistes s'ébranlait. Pas en cercle, pour une fois, mais jusqu'à la Fnac des Champs Elysées. D'autres forçats de l'évènementiel nous y attendaient, affublés d'un écran LCD sur lequel tournaient des cinématiques du jeu. La musique crachait son Hans Zimmer à plein ampli, les hôtesses et l'escalator descendant du grand magasin entouré de néons et de grille camouglage nous invitaient à entrer dans les abymes du lancement.
Un petit espace de 10m² tout au plus, bien délimité et encadré de vigiles, contenait les étalages de Modern Warfare 2 toutes plateformes, alors qu'au fond trônaient les packs collectors à 149 boules pour les amateurs de meurtre de campeurs lunettes à vision nocturne. Une mécanique bien huilée, et une vague de fans qui déferlèrent à la suite des journalistes dès que les barrières disposées sur le trottoir s'ouvrirent. Activision avait été réaliste sur l'ampleur de l'évènement et des réservations. Les stocks exposés étaient en accord avec la petite foule amassée dehors, loin des fantasmes numéraires de Sony lors du lancement de la PS3.
Pendant ce temps, nous autres crevards vidéoludiques, nous faisions la queue au comptoir des Relations Presse, pour que le souriant Julien Chevron nous attribue nos copies. Un petit côté coupons de rationnement pour cette phase, où les yeux des pigistes brillaient comme si on leur avait refourgué une belle miche de pain frais en plein février 43.
Une fois tout le monde servi, nous avons remonté les escalators en croisant un flux continu et fluide d'acheteurs, de curieux, qui allaient à la découverte des rayons en tenue de combat.  On se quitte alors, la main crispée sur sa boîte de MW2, impatients de glisser la galette dans la console dès cette nuit. Et l'on échange un rire narquois, en se demandant d'où Acti a pu sortir cette fameuse citation collée sur tous les présentoirs et au dos des jaquettes. Google lui-même s'interroge.
L'éditeur a mené ce soir une bataille propre pour gagner la guerre du marketing. Un lancement chirurgical qui a évité de vitrifié la zone de conflit, une pacification en douceur par les forces alliées.
Et comme toujours avec ce genre de guerres, un soupçon de désinformation pour destabiliser l'ennemi. .
- Un grand merci à l'Agence Cartel, Ségolène Briziou et Julien Chevron, pour cette invitation -

Rats de forums, new game journalists, tous unis pour diffuser des conneries sur le web. Le producteur Sebastien Puel a lancé innocemment quelques idées éventuelles pour de prochains Assassin's Creed, après la fin ouverte du second épisode, et voilà que l'information se retrouve segmentée et transformée pour devenir une rumeur comme on les aime.
Lors d'une interview, il fait allusion aux pistes qui ont été évoquées lors de réflexions sur un hypothétique AC se déroulant pendant la seconde guerre mondiale. Lorsque l'équipe s'est penchée sur cette époque, si elle devait un jour être prise en considération pour la série, ils se sont demandé si une héroïne ne serait pas un choix intéressant, considérant que les femmes géraient les finances pendant que les hommes faisaient la guerre.
A partir de là, nous obtenons sur le web : Assassin's Creed III se passera pendant la seconde guerre mondiale et le héros sera une femme.
Prix Nobel de mésinformation, les gars. Félicitations. 
Abel, le représentant de la France dans Street Fighter IV, n'avait pas à l'origine ni l'histoire ni le physique qu'on lui connait dans la version finale. Dans les premiers stades de design, Abel était une sorte d'adolescent à couettes. Selon Taisaku Okada, Battle Planner sur Street Fighter IV, il devait incarner cette idée du faible qui triomphe du fort. Abel, au lieu d'être la brute de combat libre qu'on peut aujourd'hui déchainer sur Ryu et ses potes, était un judoka chétif qu'on pouvait confondre avec une jeune fille. Retrospectivement, encore heureux que le lien entre Seth et Abel ait été instauré après modification du personnage. J'aurais eu du mal à craindre un boss qui ressemble à une lycéenne albinos atteinte de malnutrition.
On pensait que la team SF IV avait trop joué à King of Fighters, mais c'est de Guilty Gear qu'ils avaient abusé. Comment expliquer sinon la ressemblance entre Old-Abel et Bridget, la nonne-tranvesti ? It's a trap !  Croisé lors du Festival du Jeu Vidéo, le Cyberbike de Big Ben est une cyber-merde pour Wii qui viendra s'ajouter au ratelier des merdes en plastique qui se tgeffent à la console pour crédibiliser l'exergaming. Après Everlast qui se lance dans les haltères pour Wiimote, la planche de step pour Balance Board et les vrais gants pour Wii Boxing, il fallait bien qu'un accessoiriste officiel se décide à pousser l'idée plus loin. Le cyberbike se destine donc à tous les glandeurs qui n'ont pas su se motiver pour acheter un vélo d'appartement, pour qu'ils le laissent ensuite prendre la poussière à côté de la Balance Board.
A un moment, il va falloir se rendre compte qu'un vélo d'appartement connecté à une Wii n'est rien d'autre que ça. Vu le prix du produit, ça promet de belles séances de pédalage grinçant dans des décors bucoliques moches en 3D de 1998. 
Le placement produit, une des grandes problématiques de la publicité in-game. Comment injecter son catalogue dans un univers de jeu sans que ce soit stupide, voire insultant pour l'intelligence du joueur ? Pizza Hut s'en branle complètement de ces questions, preuve en est le contenu promotionnel qu'il a fait ajouter dans Phantasy Star Portable 2. Une planche à pizza comme épée, un carton de livraison comme bouclier. Placement produit. Check. Visibilité de la marque. Check. Cohérence visuelle et thématique. Fatal error. - Via, Via, Via et Via -

 La promotion d'un évènement ou d'un produit à travers un jeu vidéo est un exercice risqué sur lequel les annonceurs se cassent encore les dents. L'état des lieux de la publicité in-game montre que l'implication du joueur et la rencontre des deux médias doivent se faire avec plus de pertinence, avec une meilleure compréhension de la cible.
Le festival Dismember the Alamo, une retrospective de films de zombies, est un évènement organisé par la chaîne de cinémas Alamo Draft House. A l'occasion de ce festival prévu pour Halloween, des courts-métrages seront mis en compétition afin de gagner un prix récompensant le meilleur film de zombies indépendant. Le prix n'est que de 300$, mais pour un cahier des charges qui exige 10 minutes de film et au moins un zombie à lécran, c'est plutôt honnête. 
L'Alamo Draft House de Lake Creek a préparé sa promotion avec un blog et le site corporate officiel, mais également avec la collaboration d'un modder, qui a recréé le ciné de Lake Creek pour en faire une map de Left 4 Dead. Le modder ZapWizard compte terminer sa carte pour la date du festival, et la mettre à disposition des visiteurs sur un stand dédié. A terme, on espère une distribution pour le reste du monde, une fois que Dismember the Alamo sera terminé. Ce serait une riche idée, vu le soin du détail apporté aux textures et aux posters pastiches qui décorent les lieux. ZapWizard a fait un travail admirable, et l'Alamo Draft House nous donne un exemple de publicité in-game intelligente.
Le concept lui-même est intéressant par son aspect cyclique, voire cannibale. La dernière mise en abyme pendant laquelle j'ai massacré des zombies dans un multiplexe doit remonter à Dead Rising. Juste avant, c'était dans la daube Land of the Dead, une adaptation-prequel vidéoludique foireuse qui pourtant me mettait dans une situation surréaliste : Tuer dans une salle de cinéma, les zombies d'un film pour lequel on avait fait un jeu. L'expérience était assez étrange pour m'avoir marqué, malgré la nullité du soft.
C'est dire si j'attends avec impatience la map de ZapWizard, pour revivre cette même immersion à deux lectures.
Appelez ça un retour aux sources si vous voulez. Le terme me convient.
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Dans l'industrie du Jeu Vidéo, le Nazi remplit un rôle utilitaire parce qu'il permet de trouver une incarnation au mal absolu, grâce à deux-trois associations d'idées et quelques traits de caractère bien épais. Des nazis de Wolfenstein à ceux de BloodRayne, en passant par la version originale de Bionic Commando, les Waffen SS sont des salauds romancés qu'on est obligé d'haïr. Avec le zombie et l'extra-terrestre, le nazi fait partie de ces ennemis moins qu'humains qu'on peut tuer sans le moindre poids sur la conscience. Et tant pis s'il a une famille et des lardons, il n'avait qu'à choisir des opinions politiques en accord avec celles du monde libre. Les saintes-nitouches du fond qui se sont bien marrées pendant Inglorious Basterds savent de quoi je parle.
Nous sommes donc forcés de détester le nazi. La défaite de l'allemagne a scellé sa destinée d'enfoiré de service dans l'imaginaire collectif, nous n'avons pas de droit d'exprimer notre sympathie, même relative, pour le diable. A titre d'exemple, je vous renvoie au tollé généré par une interview où Michael Jackson avait qualifié Hitler "d'orateur de génie".
Cette pensée unique entraine donc une épidémie de lèvres pincées lorsque l'agence BBDO révèle sa nouvelle campagne chilienne pour Sony et la PlayStation 3. Elles expriment le concept de résurrection à travers l'idée qu'un joueur peut redonner vie à un héros en lui faisant dont de ses organes ou de son sang. Les scènes anachroniques montrent donc un joueur lambda dont on transplante le coeur sur Jeanne d'Arc, ou dont on transfuse le sang sur Erwin Rommel.
L'opinion publique s'indigne de voir Rommel mis en scène dans un hôpital allemand décoré de svastikas, il digère mal toute l'imagerie associée dans un seul cliché. Bien que la campagne ne soit destinée qu'au Chili, le reste du monde commence déjà à sortir les vieux dossiers sur l'affinité entre l'Amérique du Sud et les criminels de guerre.
Mettons de côté notre conditionnement social-moral pour nous pencher sur Jeanne d'Arc. En quoi devrait-on la considérer comme une héroïne respectable ?
En changeant de perspective, Sainte Jeanne d'Arc n'était qu'une bigote schizophrène et nationaliste, une névrosée qui se cachait derrière un pseudo-texte saint pour en enfeindre les commandements. De son mythe, il nous reste des statues honorant sa mémoire, sur lesquelles auraient craché les anglais du 15e siècle.
Au-delà de cette supposée maladresse, l'agence DDBO a parfaitement réussi son plan com'. Tout le monde parle de la marque et du constructeur, les images circulent avec une efficacité pandémique sur le web, les titres googlisables, les fils de discussion et la visibilité explosent.
Les communicants peuvent le dire, eux aussi : Merci les nazis.
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Le public consommateur de jeux vidéo est une manne potentielle pour les annonceurs. Cette démographie des 20-40 ans correspondrait selon les plus audacieux, à la nouvelle ménagère de moins de 50 ans. En s'immisçant dans le jeu vidéo comme dans les autres médias de divertissement tels la télévision ou le cinéma, les annonceurs voient une opportunité de toucher d'autres clients, à un moment où ils sont très attentifs aux visuels qui défilent sur l'écran. Mais malgré cette disponibilité cérébrale, le gamer reste majoritairement imperméable à la publicité qui envahit ses jeux.
Quelles sont les raisons de cette débandade marketing ?
La publicité in-game ne connait pas sa chance. Elle bénéficie, à la différence des autres supports passifs, d'un spectateur qui s'intéresse à l'écran, y compris pendant les temps morts. On peut encore accentuer cette réceptivité, même si le mécanisme reste encore à l'étude.
Des chercheurs ont récemment trouvé que les joueurs se souvenaient mieux des marques quand elles étaient liées à une interaction qui sollicitait une forme de plaisir, apparemment via la catharsis. En comparant les résultats d'un jeu de course normal, avec des cibles à atteindre, avec sa version gore où les cibles sont remplacées par des piétons, les résultats sont sans appel. Le joueur est un public perméable, il suffit seulement de masser les bonnes zones de son cerveau. {...}
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La promotion de Gears of War, depuis les toutes premières captures d'écran, s'est faite sous nos latitudes avec le fusil-tronçonneuse comme argument de vente. Le Lancer, fusil suisse multi-fonctions, qui peut à la fois déboucher le beaujolais et les moëlles épinières de Locusts, est aussi attrayant pour le joueur de FPS que la fameuse Plasma Sword du Master Chief. A partir de là, les évènements publics et cosplays se sont succédés, de même que les bricolages de passionnés. Pour écouler plus de galettes, Amazon en est venu à faire un pack jeu + Lancer. Le fusil-tronçonneuse est incontestablement l'élément identitaire le plus important de Gears of War.
Chez les japonais, la tendance semblait différente, ils s'étaient plutôt concentrés sur le classement en Cero-Z du jeu pour faire une série de publicités virales, complètement décalées. On pensait les japonais épargnés par le syndrome de la couille de 8 kilos. C'était surestimer la nature humaine.
Lors de la présentation Presse de GoW 2 à Roppongi, une brochette de six personnalités, acteurs et humoristes se sont affrontées en réseau local pour démontrer les vertus divertissantes des mode Horde ou Guardian. Au cours du shooting promotionnel, la testostérone l'a emporté sur le raffinement de façade et l'un d'eux n'a pu s'empêcher de vouloir tronçonner son voisin. 
En cédant à la culpabilité, on pourrait se dire que l'occident à pourri l'archipel avec ses valeurs machistes. Ce serait oublier que les japonais viennent en France faire des stages de bonnes manières. C'est dire s'ils sont dans la merde.
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Sony croule sous tellement d'argent qu'il s'accorde le luxe de le gâcher dans des photoshoots foireux. Quand on essaye de réduire ses dépenses annuelles de 3 milliards de dollars, on n'est plus à 1000 boules près.
La dernière série PSP Lifestyle reprend les bases établies par la série précédente, c'est à dire des gens supposés beaux, habillés semi-fashion, qui consomment des produits Sony au milieu de scènes de genre. Les expressions faciales sont aussi forcées que la gestuelle, les screenshots sont photoshopées à l'arrache sur les écrans et le tout flotte dans un joyeux bidonnage publicitaire qui rappelle les photos de mode.
Vous savez, cet univers parallèle où des squelettes à frange se trimballent en robe de soirée sur un trottoir parisien sans jamais se salir.
UK Resistance publie au compte-gouttes les photos de la série PSP Lifestyle, et l'on se réjouit à chaque update de voir à quel point Sony prend son public pour des truffes. Comme pour le PS3 Lifestyle, une sélection des meilleurs clichés s'impose, commentaires à l'appui.



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. La réalité du Mountain Dew Game Fuel estampillé World of Warcraft n'est pas particulièrement glamour. En partant du principe que pour boire cette liqueur de bouse, il faut avoir une hygiène de vie et une alimentation pourries, cela écarte tous les joueurs de World of Warcraft un peu sains, équilibrés, ceux qu'on fréquente en public sans trop de honte. Ceux-là même à qui on peut préter ses comics ou un DVD sans le retrouver enduit de gras visqueux et de miettes de nachos.
La réalité, c'est un joueur flasque au teint livide, nourri de pizza et de trucs croustillants en sachet plastique, qui fait ses instances dans la pénombre. Peut-être même qu'il joue une Blood Elf et qu'il vit une romance passionnée avec le leader de sa guilde. Pourvu que sa mère ne le sache pas, elle le virerait lui et ses 24 étagères de figurines du sous-sol qui est devenu sa base d'opérations.
Vendre Mountain Dew avec de la réalité ne marchera jamais. Alors on préfère vous faire croire que de jolies jeunes femmes vont acheter des packs de Game Fuel au supermarché et accessoirement se transforment en orc pour se mettre sur la tronche entre les croquettes pour chat et le gel WC.
Ce qui, finalement, n'est pas très éloigné de la réalité, lorsqu'elles se transforment en harpies quand on oublie de remarquer leur nouvelle coupe de cheveux. True story.


Quoi de plus drôle que Michael Clarke Duncan et sa stature de colosse coincés dans une bagnole pour gnome ? Kristin Kreuk qui tabasse un humoriste travesti en Chun Li. Street Fighter The Legend of Chun Li s'annonce comme ou poids lourd du naufrage cinématographique, après quelques semaines d'espoir, puis d'hésitation. Difficile de surpasser le taux de ridicule à la seconde qui suinte de chaque image, et pourtant, les communicants de Capcom Japon ont trouvé comment faire.
Lors d'une présentation Presse à laquelle l'actrice principale assistait avec les doubleurs japonais du film, les organisateurs ont trouvé bon d'insérer lintrusion du comique Suzuki G Taro. Arrivant par "surprise" sur le plateau, il prétend alors être la véritable Chun Li. Exprimant le même regard courroucé expressif que son collègue Tom Welling lorsqu'il sourcille de colère, Kristin Kreuk envoya l'imposteur valser dans le décor constitué de cartons. 
Grâce à un cable caché sous le collant, Suzuki Q Taro vola avec la grâce d'une perruche en plomb, à la grande satisfaction d'un public tout sourire. Vous aussi, vous esquissez un sourire devant la crétinerie spontanée de la scène, et vous en oubliez presque le sujet principal de ce billet :
Pourquoi avoir mis un bouc à Neal McDonough pour incarner M.Bison ?  - Via -

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Dead Rising 2 commence à faire parler de lui avec une campagne virale déposée chez YouTube. Filmée en authentique Shaky-Cam©, votre fournisseur d'images amateur tremblantes, ce teaser nous en apprend très peu sur le contenu du prochain Dead Rising, si ce n'est qu'il se passera en extérieur, dans un casino, et qu'on pourra déambuler dans une boule géante façon Super Zombie Ball.
Les détails plus fins de ce teaser permettent de comprendre qu'Isabella Keyes, du précédent épisode, a trouvé un remède contre l'infestation. On saisit que ce médicament est nommé Zombrex et qu'il se vend dans toutes le bonnes pharmacies. Par ailleurs, les quelques mots de japonais qui émaillent la vidéo font allusion aux termes "infection", "contrôle", 'parasite" et "maladie des cadavres". Tout est raccord avec le thème du premier.
Au risque de spoiler les rares clochards qui n'auraient pas encore touché à Dead Rising depuis 2006, la véritable fin nous laissait avec un Frank West en sursis, car infecté mais soigné par Isabella. On apprenait qu'un bio-terroriste revanchard avait placé des enfants parasités dans chaque état des USA, en attendant qu'ils répandent une pandémie de zombies dans tout le pays.
Avec une telle conclusion, Dead Rising 2 ne peut qu'enchaîner les situations catastrophes, pires que cette vieille hystérique à la recherche de son caniche.
Spéculons sans vergogne sur le retour de Frank West. On peut l'apercevoir vers la fin du trailer, sur le toit du Willamette Mall, en costume de Megaman. Indice ou fausse-piste, il faudra attendre que les premières captures officielles fassent leur apparition.
Ou que mon plan pour l'enlèvement de Keiji Inafune se concrétise enfin. Il me manque encore cinq mètres de corde et trois tueurs à gages.

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Le Super Bowl est en Amérique le jour le plus important pour les annonceurs, celui où ils cassent leur tirelire et prostituent leurs enfants pour se payer un espace publicitaire entre deux colonnes vertébrales tassées.
Le spectacle des footballeurs américains qui se brisent les os dans leurs armures de gladiateurs modernes s'entrecoupe de publicités qui tentent de marquer les esprits des consommateurs pour les mois à venir.
Le dernier spot Coca Cola est de ceux-là. Avec le spot d'Alec Baldwin pour Hulu et la bande-annonce clinquante de Transformers II, il a remporté les suffrages de l'interweb nerd.
Mélanger les références pop comme World of Warcraft et Elvis font toujours bon ménage dans la tête des marketeux. Et dans celle du peuple américain. Car si vous ne l'aviez pas remarqué, amis mélomanes, la bande originale reprise par le miaulant Cee.Lo est Stranger in the crowd d'Elvis Presley.
. Ce spot nous rappelle que si les trois quarts des avatars féminins sont des barbus en caleçon poisseux, une très faible proportion d'avatars masculins sont des femmes. Pensez-y la prochaine fois qu'un Orc vous propose une balade sur la plage d'Auberdine, puis un dîner romantique à Ironforge.
- Les autres bandes-annonces du Super Bowl sont sur le Blog Ciné de Flu -

Red Alert 3 avait J.K. Simmons, Kelly Hu, George Takei et Tim Curry. Il s'était même offert les services de Jonathan Pryce et Randy Couture pour maintenir le Feng Shui du casting. On avait là une belle brochette de vainqueurs, de seconds rôles savoureux et de gloires passées qui cabotinaient à chaque interlude.
Dans son extension Uprising, le STR s'est payé les services d'autres plus-ou-moins-stars pour enrichir sa galerie de gueules, parmi lesquelles : - Malcolm McDowell, vétéran des films-suicide - Jamie Chung, bientôt à l'affiche dans Dragon Ball Evolution - Jodi Lyn O'Keefe, Gretchen Morgan dans Prison Break - Holly Valance, Christie Allen dans le très mauvais Dead or Alive - Ric Flair, ancien catcheur de la WWF surnommé "Nature Boy"
Un casting gastronome qui nous a préparé un savoureux sandwich de couilles fourré à la dinde. Et pas l'inverse. Entre les actrices à casseroll, l'abonnée aux séries et le lutteur exhumé des années 80, mon coeur balance. La vidéo de promotion pour ce non-évènement comprend aussi une interview de Ric Flair qui se termine en foire d'empoigne avec un homme dans un costume d'ours communiste. .
. Pourquoi vous expliquer ces choix, alors qu'il me suffit de vous rappeler qu'ils ont pris David Hasselhoff pour assurer leur promotion virale ? Il y a une logique derrière. Une logique nerd que personne ne vous oblige à comprendre. C'est pour votre bien.
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. D3 Publisher de met au viral avec la promotion d'Oneechanbara sous nos latitudes. La hype sympathie dont bénéficie le zombie a encouragé l'éditeur à produire plusieurs courts bien stupides, qui parodient la sitcom, le clip de RnB et les mauvais slashers. Tout est extrêmement mauvais, tourné avec deux bouts de ficelle pour paupiettes et une capsule de soda. Les acteurs sont minables alors que les décors flirtent avec les cloisons peintes de film porno. La réalisation laisse tout aussi perplexe. . . Je comprends bien que le support de base, soit une japonaise en bikini, boa et chapeau de cowboy qui tranche des zombies au katana soit déjà ultra-cheapos, mais était-ce bien nécessaire de faire encore plus craignos ? Une fine ligne sépare le mauvais-rigolo du mauvais-naze, et la campagne virale d'Oneechanbara tombe dans la seconde catégorie. C'est la même différence qui sépare le nanar du navet. . . Chez D3 Publisher, on a cru que les fans de viande faisandée accepteraient aussi de bouffer de la merde. Raté.
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Les coréens, bien qu'ils aient connu leur lot de conflits et d'occupation, n'ont pas le même passif historique que nous autres occidentaux à propos de la seconde guerre mondiale.
Leur contact avec le parti National Socialiste est loin d'avoir marqué les esprits autant que les japonais ou le parti Communiste. Ces éléments de réponse voux expliqueront pourquoi les marketeux derrière la campagne du MMOFPS Karma II n'ont pas sourcillé à l'idée de faire défiler quelques faux nazis dans Séoul.
Au pas de l'oie et torse nu, un petit régiment de coréens déguisés ont bravé le froit et la honte pour arpenter les rues de Séoul. Le groupe s'arrêtait par moments pour saluer leur chef d'unité en rang d'oignon. Les Coréens n'étant pas spécielemtn au point niveau histoire occidentale, ils ont par ailleurs confondu les uniformes SS et ceux de la Wehrmacht.
Karma II a pour contexte une histoire parallèle où les nazis ont remporté la guerre et s'apprètent à régler leurs comptes avec la Russie. Le jeu est sorti le 11 janvier dernier, avec pour ambition de rassembler autant de joueurs que son prédecesseur : Etant un MMOFPS jouable gratuitement dans un marché où l'offre est énorme, Karma II devait se démarquer d'une façon ou d'une autre. Aux yeux des esprits chagrins, ce n'était pas la meilleure.
D'un point de vue Coréen, toutefois, demandez-vous quel était le pis-aller pour la promotion de Karma II. Avec quelques notions d'histoire et de géographie, on se souvient des 35 ans d'occupation japonaise, de la guerre de Corée, et de la naissance de la République Démocratique. Plus d'un million de morts et un pays coupé en deux, séparant les communistes de leurs compatriotes.
Avec cela en tête, on se dit qu'il était moins risqué de faire défiler des nazis plutôt que que des communistes.
Sans aucun doute, l'opinion internationale froncera les sourcils sans trop chercher à comprendre. Nous n'avons pas tous le même croquemitaine.
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La chaîne de magasins japonais Tsutaya et Hideo Kojima ont entamé un partenariat des plus instructifs pour qui daigne se pencher sur la saga des Metal Gear Solid. Bien qu'il reconnaisse des influences importantes provenant des manga, Hideo Kojima est aussi un cinévore qui s'imprègne profondément de ce qu'il regarde. Voici donc la liste de 15 films choisis par Kojima dans le catalogue Tsutaya, liste qui sera diffusée dans les magasins de l'archipel, tout comme sur le site de Tsutaya Online.
• Les canons de Navarone - Pour le concept d'infiltration • La grande évasion - Pour le cache-cache et les courses-poursuites • Goldfinger - Le Bond préféré de Kojima, à l'origine de MGS • 2001 l'odyssée de l'espace - Pour le véritable nom d'Otacon, Hal • La planète des singes - Pour l'insertion de messages à la société • Voyage au bout de l'enfer - Pour le bandana de Snake • Dawn of the Dead - Pour l'évolution en espaces confinés • Full Metal Jacket - La femme sniper devint Sniper Wolf • Piège de cristal - Pour la mise en espace des scènes d'action • Heat - Pour le réalisme des gunfights • Predator - Pour l'octomaco de MGS 4 • La chute du faucon noir - Pour le moyen-orient dans MGS4 • Les fils de l'homme - Pour le côté faux-documentaire • La mémoire dans la peau - Pour la sobriété des combats • Casino Royale - L'autre James Bond moderne que Kojima apprécie
L'ennuyeux avec les listes, c'est qu'on doit les limiter pour éviter de s'étaler pendant des heures. Les films que Kojima cite ont probablement eu leur impact sur MGS, mais quand on connait le nombre de références qui parsèment la série, on se doute qu'il a dû se retenir pour nous éviter la filmo de douze pages annotée et illustrée.
J'aurais pourtant été curieux de savoir d'où vient l'idée du singe roteur en slip metallisé de Metal Gear Solid 4. L'alcool ne peut pas être la seule explication.
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La promotion d'un jeu au Japon passe souvent par un marketing périphérique orienté vers la nourriture. En occident, ce type d'opérations ne s'est réellement vu qu'avec le menu Guitar Hero de KFC aux Etats-Unis. Côté archipel, personne n'est plus surpris lorsque Sega et Namco font des energy drinks ou revisitent la carte de certains bars. Encore moins quand certains jeux comme Tales of Heart ou Yakuza Kenzan ont bénéficié de leurs propres cup-noodles.
Ce dernier produit est le plus facile à insérer dans une campagne, en choisissant une recette donnée et en appliquant le nom du jeu quelque part sur l'étiquette. La relation des japonais à la gastronomie est différent du nôtre, assez pour lui dédier des films on l'utiliser comme mécanisme scénaristique.
Le dernier dont je me souvienne étant Maiko Haaan !, où un employé dans une entreprise de soupes hyophilisées se faisait muter à Kyoto par amour des geishas, tout en créant une nouvelle gamme de soupes évoquant le goût de l'ancienne cité impériale. C'est simplement japonais.
Capcom et Sega ont ainsi misé l'art culinaire en proposant chacun leurs mets. L'un pour Yakuza 3, l'autre pour Street Fighter IV. Sega s'est décidé pour la reconstitution des Kyushu Ramen, la spécialité du restaurant Chinois auquel on peut s'attabler dans le Kabukicho fictif du jeu. Elles bénéficient d'un bouillon à la viande de porc assaisonné d'oignon jeune, gingembre et sésame.
De son côté, Capcom a investi deux restaurants chinois dans lesquels quatre plats attribués à des personnages du jeu seront ajoutés à la carte, et ce pendant 28 jours à partir du 12 février. On pourra donc déguster la soupe curry très épicée de Dhalsim, le poulet pomme de terres en sauce sur son lit de riz de Sakura, le trio de viandes porc-boeuf-poulet de Rufus, mijoté et saupoudré de sésame, et finalement le poulet pimenté de Chun-Li. Les deux restaurants, Xin-Li et 10.000 Butaki, seront également décorés aux couleurs de Street Fighter IV, histoire de parfaire l'ambiance.  Vous pouvez toujours vous moquer de leur initiative. Moi je sais que ça leur ramen des clients.
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Comme souvent, Game-Designers et Presse japonaise s'adonnent lors des promotions à des frasques qui nous dépassent. Afin de faire parler de Castlevania Judgement, Koji Igarashi a amené son Simon Belmont aux bureaux de Dengeki Online pour qu'il aide aux tâches quotidiennes du journal. Répondre au téléphone, mettre en page un fichier word. Il a fait son travail avec application, pour le plus grand bonheur de l'employée qui lui prêta son bureau. 
Koji Igarashi, le Producteur du jeu, s'est de son côté chargé d'encourager à sa manière les pigistes de Dengeki. Avec son fouet. Ceux qui ne s'essayaient pas à Castlevania Judgement bénéficièrent d'ailleurs d'un traitement de "faveur". C'est en tous cas le terme employé dans certains milieux autorisés où l'on porte des cagoules en latex.  Devant le nombre de détracteurs qu'accumule Castlevania Judgement, Koji Igarashi prévoit une tournée mondiale pour motiver les joueurs. Il sera donc le 18 à New York, le 20 à Los Angeles, le 22 à Londres, le 24 à Paris et le 26 à Fenouillis-les-glotules.
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La meilleure façon de faire parler de soi, c'est de savoir surprendre. L'agence de communication et marketing Periscope a trouvé le bon filon pour se singulariser en lançant une campagne basée sur le personnage de Zangief dans Street Fighter II. Offerte à Capcom, cette série de courts-métrages tombe à point nommé pour la sortie prochaine de Street Fighter IV, tout en jouant la carte de l'humour décalé façon Street Fighter the Later Years.
Au lieu de héros fatigués et d'un Bison en chaise roulante, The Zangief Chronicles relatent les défis quotidiens du lutteur communiste. Celui qu'on admirait pour ses empoignades avec les ours polaires et son kazatchok en compagnie de Gorbatchev nous montre ici son côté pathétique. Ses combats vont de Zangief vs Premier Amour à Zangief vs La St-Sylvestre, le tout avec une dérision et une post-production sonore à se rouler par terre.
 J'ai bien conscience de faire partie des rouages qui alimenteront la popularité ephémère de Périscope le temps d'une opération virale, mais ils méritent leurs quinze minutes de gloire, ne serait-ce que pour avoir pensé à Zangief vs Le mec du local photocopie.
Tornade rouge, tu es le héros du prolétariat geek, notre héros. En slip.
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Les RP aka Relation Presse, vont dans ce business du hardcore gamer refoulé à l'incompétent crucifiable. Selon leur amour et leur connaissance du médium, ils tenteront plus ou moins de vous prendre pour une buse. De fait, les authentiques passionnés vous épargneront le glaçage au bullshit sur votre biscuit. On les en remercie. Puis il reste les autres, qui mélangent com', marketing et maladresse, comme chez Eidos.
Eidos récidive en effet dans la manipulation d'opinion foireuse, en tentant d'influencer les votes du magazine JV indépendant Hyper. Ce mag australien avait soumis à ses lecteurs la possibilité d'élire leur jeu préféré en proposant leur titre culte de 2008. Parmi les votants, quelqu'un tenait à tout prix que Soul Bubbles remporte la première place. Un lecteur comme les autres au détail près que son profil mentionne une adresse mail qui se termine par @eidos.co.uk.
OWNED s'écrie l'internet, amusé. Le shill organisé par Eidos a vite été mis à jour par les administrateurs d'Hyper, désireux de procéder à des élections honnêtes.
Un scandale à GameSpot pour Kane & Lynch, une rétention conseillée pour les mauvaises critiques de Tomb Raider Underworld et maintenant du bidonnage pour Soul Bubbles. Si Eidos commence à maîtriser l'art d'être un trou du cul, il a encore des progrès à faire en furtivité.
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 2008 n'est pas que l'année des licenciements massifs et des studios fermés. Ce n'est pas non plus celle où TreyArch aura épargné les licences qu'on lui a confiées. 2008 aura avant tout été une année propice au wateufeuk et aux débordements de tous genres. Du plan marketing à la boxe thai, le n'importe quoi n'a cessé d'émailler l'actualité au fil des mois :
Janvier - La schizophrénie écologiste du CES 2008 - Ace Combat 6 frise l'overdose d'Idolm@ster
Février - Sega et Namco embrassent les métiers de bouche - LEGO Indiana Jones planque ses Nazis
Mars - Oneechanbara the Movie - Anne Diamond, bullshiteuse au Daily Mail
Avril - Maille Nineténedeau-wi iz euh Pléstachieune - Renaissance Pro Baseball et l'aristoracie française
Mai - Devenez fou avec Resident Evil et la CaramellDansen - Lost Planet Colonies et le caméo perdu
Juin - Les geeks soutiennent Barack Obama ? - Bad Company fait contresens au Japon
Septembre - PC Fit, pour celui qui fut fat et fit fi de Wii Fit - Hula Wii, la wii-sploitation pour crétins des îles
Octobre - La transfiguration live-action de Norton - Sackboy, Coran et David Hasselhoff
Novembre - Vocaloid où vous ne l'attendiez pas - David Hasselhoff vous commande et vous conquiert
Décembre - Kimo Kawa E, le plaisir de la fessée - Chokkan Band, l'air Guitar portable de Taito
Le wateufeuk se vit donc tout au long de l'année, sauf pendant les grandes vacances, où il part valise à la main prendre du repos chez sa mère en haute-garonne. Les instants honteux que nous avons vécu au cours de 2008 ne sont pas tous aussi flagrants, la plupart des vrais moments de consternation se déroulant après avoir inséré un jeu dans la console. Vous ne l'aurez peut-être pas remarqué si pour vous, quatre adultes qui font l'orchestre des mimes sur Happy Birthday en Midi, vous semble normal.
Quittons ainsi 2008 pour 2009, non sans cloturer la série sur le dernier wateufeuk en date : La bande-annonce de Street Fighter the Movie. . . Sur ce, je vous quitte, j'ai promis à une bouteilles de Dalwhinnie 15 ans d'âge de passer la soirée avec elle. Excusez du peu, mais ma nature de gentleman me pousse à la ponctualité. Happy new year, old chaps !
. - Pour ceux qui veulent un résumé plus classique, le Top 10 et le Flop 5 de 2008 sur Flu le Mag - - Et pour les suicidaires au bord du passage çà l'acte, le mini-dossier sur le Line Up Activision -


Le marketing essaye inlassablement de nous faire gober des couleuvres. La campagne Wii Fit et son désormais célèbre "Ceci est un plateau" aurait dû vous en convaincre. On nous promet du merveilleux, du révolutionnaire, le tout avec des petits caractères illisibles au bas des publicités, qui distillent la vérité à demi-mots.
Electronic Arts s'est dernièrement fait épingler par l'Advertising Standards Authority, le BVP anglais. En cause, une publicité télévisuelle pour Tiger Woods 09 dans laquelle le golfeur manie une Wii pour démontrerl'immersion que procure le jeu. Ce sont les passages ingame qui ont fait tiquer l'ASA, puisqu'ils étaient issus de la version XBox 360 du jeu, et non pas de la mouture Wii.
Bien que le spot comporte une petite mention précisant que le jeu existe sur plusieurs plateformes, cela n'a pas suffit à l'ASA qui pense que la publicité trompe les consommateurs. L'explication serait que les extraits de la version Wii "n'étaient pas d'une qualité suffisante pour passer à la télévision". L'agence de communication en charge avait ainsi jugé bon d'insérer des extraits Xbox 360 à la place.
L'ASA considère que les spectateurs voyant Tiger Woods avec une Wiimote feraient l'amalgame entre la qualité des extraits et celle du produit, en faisant abstraction du message inséré. Les publicistes sont peut-être des arnaqueurs, mais la Wiimote possède un véritable pouvoir hypnotique.
"Vos paupières sont lourdes, très lourdes, vous n'entendez que le son de ma voix. Quand j'aurai compté jusqu'à trois, vous vous réveillerez avec une Wiimote à la main. A ce moment, vous serez persuadé que vous faites du sport. Puis lorsque j'aurai claqué des doigts, vous serez un mouton."
Quand j'aurai claqué des doigts, j'ai dit. Ecoutez un peu, bon sang.
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L'univers est fait de lois inébranlables. La gravité. La poussée d'Archimède. Le fait que tout soit meilleur avec du catch. Absolument tout, des transports en commun aux mariages en passant par la vaisselle ou vos relations sexuelles, tout devient meilleur avec du catch.
Au Japon, l'engouement populaire pour le Pro-Wrestling donne aux marketeux la diversion rêvée lors de la présentation d'un jeu moyen.
Rygar Muscle Impact sur Wii a été le dernier à mélanger spectacle, business et people. Le catcheur Wataru Sakata, après une démonstration du jeu en compagnie de l'idol Rina akiyama croisée en poster dans MGS3, s'est fait provoquer sur scène par deux catcheurs rivaux Commander An Jo et Private Shoji. Ces trois-là sont membres de HUSTLE, une ligue de catch japonaise. Alors que Wataru est un face, An Jo et Shoji sont les heels de l'équipe Takada Monster Army.
Wataru a évidemment relevé le défi et la première partie voient s'affronter Banzai Chie et Karate Girl, contre Monster C et Fake Hard Gay.
A l'issue de cet échauffement, débarque de nulle part le véritable Hard Gay, camarade de la New Generation Army de Wataru, qui entame un trois contre un avec le commandant, son sous-fifre et Monster K.
Comme tout combat scénarisé, Hard Gay mène jusqu'à son troisième adversaire avant de se faire broyer, pendant que Shoji s'en prend à l'idol.
Alors que tout semblait perdu, Wataru Sakata débarque déguisé en Rygar. Retournant la situation, il massacre Shoji puis monte sur le ring où il écrase le dernier membre de la Takada Monster Army en le frappant de son Diskarmor.  Victoire flamboyante, applaudissements dans la salle. Les saltimbanques saluent la foule puis disparaissent en coulisse. Tout le monde en a oublié Rygar Muscle Impact.
Je vous l'avais dit, tout est meilleur avec du catch. 
------------------------------------------ Par ailleurs, tout est meilleur aussi avec des maids, comme le prouve la promo d'Item Getter :
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Le sport sur Wii, en dépit des opinions éclairées qui se multiplient ça et là, fait plus souvent le bonheur des chiropracteurs que des balances. Excepté la balance board. En cette période pré-fêtes où les cadeaux inutiles comme les cravates moches et les services à fondue connaissent in attrait renouvelé, Decathlon relance la promotion de son Domyos Interactive System.
Faisant le pont entre le fitness exploitant la Wii en tant que telle, et la réappropriation du concept pseudo-sportif, ce dispositif réunit tapis et console dans un duo qui rappelle la grande époque des simili-DDR. Decathlon tente de repopulariser le step selon les modes, et avec son DIS, semble avoir tout compris au marketing Nintendo.
Sur le papier, les images fixes nous montrent des gens bien propres, pratiquant avec le sourire dans des intérieurs blanc. Les vidéos pour leur part déclinent des saynètes sur une cellule familiale équilibrée de deux parents et deux enfants de sexe différent, dans la ligne directe de la famille idéale de Big N. .
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Puis tout dérape subitement quand les références sexuelles s'invitent à la fête marketing. La copie prend une vie propre, et se détache de la philosophie du sourire pour nous rappeler que le sport c'est aussi de la sueur et des hormones.
Pour 128€, Decathlon propose ainsi un succédané qui se veut ouvertement sportif, et qui n'a finalement que peu de choses en commun avec la Wii si ce n'est en surface, le plaisir du casual-sport. L'imposture aurait été parfaite, si Decathlon n'avait pas dévié vers la grivoiserie. En se sexuant, il aperdu cette dimension universelle et informe du loisir pour tous, hermaphodite, bienveillant et interchangeable. . . Le plan de Decathlon échoue, à cause d'une simple règle : No zob in Wii.
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